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mercredi, 07 octobre 2015

Paris 10ème: hébergement saturé ? Reloger au lieu d'expulser !

70 mal-logés ont manifesté aujourd'hui devant le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris, contre des expulsions programmées pour des résidents d'hôtel ou de résidence sociale qui attendent un logement depuis des années.

Retrouvez le récit de l'action et sa vidéo en clickant sur notre nouveau blog !

19:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, anne hidalgo, hébergement d'urgence, expulsions, relogement, dominique versioni, hôtels, résidence sociale | | |  Facebook

vendredi, 23 septembre 2011

Paris 18éme : éradiquer l'insalubrité ou évacuer les mal-logés ?

XVIIIème arrondissement :l'insalubrité éradiquée ? Alors pourquoi évacuer les mal-logés ?

A l'arrivée de Bertrand Delanoe à la mairie de Paris, l'insalubrité était très visible notamment dans le 18ème arrondissement. Dix ans plus tard, les taudis les plus voyants ont certes été détruits. Mais le nombre de demandeurs de logement n'a pas baissé, et parmi eux les victimes de l'insalubrité sont toujours aussi nombreuses, même si ses formes actuelles sont de moins en moins prises en compte.

Ainsi, aujourd'hui une petite centaine de demandeurs de logement venus collectivement à la mairie du 18ème  ont eu une évacuation policière comme seule réponse à leur demande de rendez-vous avec les élus .

Parmi nous, il y a pourtant des habitants d'immeubles frappés d'arrêtés d'insalubrité, où le propriétaire condamné par la Préfecture à faire des travaux, refuse de s'exécuter. Sans proposition de relogement, les habitants de ces immeubles sont en danger permanent.

Parmi  nous il y a aussi de nombreux foyers qui vivent dans des immeubles où des appartements rénovés côtoient des logements dégradés, humides et exigus loués à prix d'or. Cette insalubrité-là, diffuse et invisible de l'extérieur est aujourd'hui la plus courante et la moins prise en compte.

Parmi nous aussi des habitants d'hôtels meublés , où les rénovations de façade masquent des conditions de vie insupportables : sur-occupation, mais aussi de plus souvent accès payant aux sanitaires.

Aujourd'hui, les statistiques officielles sur l'insalubrité ne veulent plus dire grand chose, tant les critères sont devenus difficiles à remplir : il faut parfois un an pour obtenir ne serait-ce qu'une visite préliminaire du service technique de l'habitat, et pour leur dossier DALO, les mal-logés sont astreints à amener des preuves officielles qu'ils ne peuvent obtenir.

Le plus souvent les injonctions de travaux sont la seule action proposée : mais les propriétaires privés savent comment retarder leur exécution, ou n'en faire qu'une partie. Dans un contexte où aucun relogement n'est accessible, les locataires, de fait, subissent une pression énorme lorsqu'ils signalent les problèmes d'insalubrité, et se retrouvent le plus souvent avec un congé pour vente et une menace d'expulsion.

Si les responsables politiques parisiens peuvent invisibiliser l'insalubrité dans les statistiques, ils ne pourront pas faire disparaître les mal-logés dans le réel.

Si pour Daniel Vaillant et Bertrand Delanoe, la solution dans le 18ème, c'est l'évacuation, alors les mal-logés reviendront pour d'autres occupations, jusqu'à ce que l'on prenne en compte nos situations.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT


Paris 18éme : La Mairie envahie par des... par HLMPOURTOUS

14:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, anne hidalgo, insalubrité, hotels, siemp, logements sociaux, goutte d'or, est parisien | | |  Facebook

samedi, 17 octobre 2009

DALO : un tri selectif entre les mal-logés

 

pref.jpgIl y a 58 000 demandes de logement en attente en Seine Saint Denis.

 

La loi DALO , dans ce département, ce sont deux cent personnes relogées au 1er janvier 2009 !

 

La disproportion entre ces deux chiffres, suffit à montrer le peu d’intérêt accordés aux besoins en logement social par les autorités.

 

Le département de Seine Saint Denis détient le triste record du nombre de logements insalubres déjà reconnus par la Préfecture : au moins 10 000. Et celui-ci n’est que la partie émergée de l’iceberg, car les procédures de dépistage de l’insalubrité sont longues et très restrictives.

 

C’est aussi le département où l’on relègue de plus en plus fréquemment les personnes sans logement, après une expulsion ou la fermeture d’un hôtel meublé dans un autre département.

Ces mal logés, en hôtels ou en foyer ne sont plus pris en compte nulle part pour leur relogement : ni par leur département d’origine, ni par celui ou ils ont atterri.

 

· La destruction de milliers de logements sociaux dans les grands ensembles n’a pas été compensée par la construction d’appartements équivalents, dans les mêmes communes, au même loyer, et les démolitions ont aggravé la pénurie existante (plan ANRU)

 

· Vivre en suroccupation dans des logements privés dont les loyers augmentent avec plusieurs générations sous le même toit devient la norme pour les familles aux revenus modestes. Dans les HLM, le même phénomène est à l’œuvre, parents, enfants et petits enfants s’entassent dans l’attente d’un relogement qui n’arrive jamais.

 

· La loi DALO, non seulement n’a pas ajouté un seul logement sur le terrain, mais elle a aussi permis d’effectuer un tri scandaleux : en Seine Saint Denis sur plus de 4900 dossiers examinés en janvier 2009, seuls 843 ont été considérés comme prioritaires, tant les critères sont restrictifs, notamment pour l’insalubrité !

 

Mal logés, notre seul espoir c’est la lutte. Les lois successives ne changent rien, en Seine Saint Denis comme ailleurs.

 

Seule la pression des concernées peut aboutir au relogement de tous et à une politique de construction de logements sociaux correspondant à nos besoins.

 

d'autres articles du collectif sur la loi DALO :

DALO+RSA=SDF ?

Le Collectif des Mal-logés en Colère occupe le Secrétariat d'Etat au Logement

Occupation de l'EPF



Les Mal Logés en Colère manifestent devant la Préfecture 93



12:00 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, dalo, prefecture, expulsion, hotels, manifestation | | |  Facebook

mardi, 26 mai 2009

Paris:Occupation de la direction de l'Enfance et de la Solidarité

dscf3456.jpgVendredi 15 mai, une centaine de mal logés en Colère occupent les bureaux de la Direction de l'Action Sociale, de l'Enfance et de la Solidarité.

Dans la capitale, le nombre de personnes en errance ne cesse d'augmenter. Bertrand Delanoe prétend lutter contre les marchands de sommeil et les hébergements indécents , notamment les hôtels meublés.

Mais si le nombre d'hôtels déclarés dangereux par la Préfecture de Police et donc non agrées pour un financement des nuitées par la Ville de Paris ne cesse d'augmenter, le nombre de mal logés lui aussi n'arrête pas de grimper.

La conséquence: de plus en plus nombreux sont ceux et celles qui n'ont plus accès à aucun hébergement et se retrouvent déchues de la qualité de "parisiens", qui leur permet l'accès aux prestations sociales, en vertu de règles toujours plus excluantes édictées par le Département de Paris.

Pour la plupart, le seul recours c'est le SAMU social , ses hébergements de très courte durée, et très vite, l'exil dans des hôtels pourris....de banlieue.

- on impose aux personnes en errance de rechercher elles mêmes un hôtel aux normes: mais les hôteliers ne répondent presque jamais positivement aux demandes des mal logés, si celles-ci ne sont pas assorties d'une garantie de paiement immédiate des services sociaux

- dans les immeubles classés insalubres, promis à la démolition, le relogement est garanti aux seuls locataires: les personnes hébergées, par exemple les parents ou les enfants majeurs de ces locataires ne sont pas concernés, et se retrouvent donc sans aucune solution quand l'immeuble est vidé.

- les hébergements publics sont soumis à des règles d'accueil complexes et ciblées: ainsi les centres maternels sont réservées aux femmes seules avec un enfant de moins de trois ans,lorsque l'enfant atteint les trois ans, la procédure d'expulsion est immédiatement déclenchée, et ce alors même qu'aucune proposition de relogement n'a été faite.

- au fronton de toutes les mairies d'arrondissement, il y a désormais des banderoles "Laissez les grandir ici" pour affirmer le "soutien de la majorité municipale aux familles sans papiers". Pourtant, alors que la loi indique que l'Aide Sociale à l'Enfance est destinée à protéger tous les enfants, le Département de Paris a décidé d'en exclure les familles sans titre de séjour et de les rabattre vers le SAMU Social. Celui-ci les balade d'hôtel en hôtel dans toute la grande couronne, ce qui les isole et les expose d'autant plus à une arrestation, et en tout cas leur interdit la stabilisation, préalable nécessaire à une éventuelle régularisation.

 

Ensemble, nous sommes venus refuser l'exclusion de centaines de milliers de Parisiens comme les autres !

Un logement pour tous, tout de suite

dscf3491.jpg

16:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, hôtels, hébergements, samu social, droit au logement | | |  Facebook

mardi, 06 mai 2008

Le maire du 10ème envoie la police contre les mal logés , mais épargne les marchnads de sommeil

Ce matin soixante dix mal logés du collectif se sont fait expulser par les gardes mobiles de la mairie du 10ème arrondissement.C’est la deuxième fois en quinze jours.

Interrogé tout juste après sa prise de fonctions, Mr Rémi Ferraud nouveau maire du 10ème arrondissement déclarait à un journal parisien « Ma priorité c’est l’éradication de l’insalubrité « . Mais le mal logement s'éradique-t-il en expulsant les mal logés ?

A deux pas de la mairie , dans la rue Jarry des dizaines de familles vivent entassées dans plusieurs hôtels meublés.La suroccupation y est un problème général, qui à lui seul devrait justifier le relogement.


A l’hôtel Crystal, la situation n’ a fait qu’empirer ces derniers mois. Au début du mois d’octobre, un arrêté de péril frappe l’hôtel, la Ville de Paris cesse immédiatement d’assurer le financement de l’hbergement. Elle ne propose aux habitants que des hôtels tout aussi dégradés, et dans l’immense majorité des cas, en banlieue.

Les familles , Parisiennes de longue date, avec leurs enfants scolarisés dans l’arrondissement se mettent en lutte pour leur relogement. Malgré des promesses préélectorales, la Ville ne propose aucune solution stable. Et il faut tout l’hiver manifester, occuper, pour que l’électricité ne soit pas coupée, pour faire face aux tentatives d’expulsions sauvages de l’hôtelier.

Au printemps, les travaux sont faits, l’arrêté de péril concernait la façade : mais immédiatement, une autre injonction de travaux suit, les services sociaux refusent la reprise du financement.

Les élections sont passées, et les mal logés de la rue Jarry, leur détermination incommodent la mairie, qui a refait des propositions de changement d’hôtel, sans aucune garantie de stabilité, comme si il était inconcevable que des habitants du 10ème arrondissement soient relogés à Paris dans un vrai logement.

Désormais, les habitants de l’hôtels qu’ils viennent à la mairie à cinq, à dix ou à 60 sont expulsés par la police sans qu’un élu vienne leur parler.

L’hôtelier  a averti les habitants : la Mairie se désintéressant totalement du sort des familles, il s’estime autorisé à multiplier les pressions et les violences. Depuis quinze jours, il n’y a plus d’eau chaude, l’électricité est régulièrement coupée, les provocations physiques et verbales se multiplient .

Rémi Ferraud prend aujourd’hui une lourde responsabilité : la santé des enfants notamment est gravement menacée par cette situation, et le risque d’expulsion sauvage, comme celui de violences graves est permanent.

Les habitants et le Collectif Mal Logés en Colère vont poursuivre leur lutte pour le relogement de tous. Mais si les familles se retrouvent à la rue, si leur intégrité physique et morale est constamment menacée, la Mairie du 10ème arrondissement ne pourra pas se contenter d’accuser les marchands de sommeil. Quand des élus sont prêts à dépenser l’argent public sans compter pour mobiliser des cars de CRS contre les mal logés, mais refusent de se donner les moyens de reloger, ils se font objectivement le soutien de ces marchands de sommeil.

18:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, marchands de sommeil, rémi ferraud, hôtels, ville de paris, logement social | | |  Facebook

jeudi, 06 mars 2008

Paris:Les mal logés en colère s'invitent à la direction de la Politique de la Ville

Ce jour, environ soixante dix mal logés ont occupé pendant tout l'après midi la direction de la Politique de la Ville et de l'Intégration de la Mairie de Paris

Quelques jours avant les élections municipales, nous voulons rappeler  la réalité du mal logement à Paris, souvent éludée pendant cette campagne, où le bilan du maire sortant s'est résumé à répéter en boucles quelques chiffres, en en oubliant un, celui du nombre de demandeurs de logement qui a augmenté depuis 2001.

De fait des milliers de Parisiens, sont non seulement privés d'un logement décent, mais aussi de l'ensemble de leurs droits à cause de la politique sociale de Bertrand Delanoé


La politique de la Ville à Paris, ce sont par exemple les familles hébergées à l'hôtel qui doivent en permanence passer d'un hôtel à un autre, au gré des ruptures de financement décidés par les services sociaux selon l'état des hébergements, des familles où les enfants ne cessent de changer d'école, où la place en crèche quand il y en avait
une est perdue du fait des déménagements incessants.

La politique de la Ville, c'est aussi une bonne dose de poudre aux yeux: Bertrand Delanoé et son équipe n'ont cessé de mettre en avant l'avancée considérable constituée par les sous locations dans le privé mises en place avec des associations et censées remplacer les hôtels, mais pour l'instant cette expérience se résume à quelques dizaines
d'appartements, et en réalité,  ces sous locations , dans lesquelles on investit l'argent du logement social pour financer des locations privées ne remplacent pas les places en hôtel mais les vrais logements auxquelles les mal logés devraient normalement accéder.

La Politique de la Ville, c'est cette déclaration scandaleuse de Jean Yves Mano dans "Métro" il y a quelques jours: " Nous ne pourrons pas loger tout le monde " prévient l'adjoint au Logement. Qu'est ce que cela signifie ? Que les Parisiens modestes, qui n'ont d'autre solution que le logement social devront quitter leur ville ? La politique de la Ville, est donc faite d'exclusion des plus pauvres ?

Toutes ces questions, nous les avons posées pendant l'occupation à l'adjoint de Mr Lanvers, directeur de la structure. Celui-ci nous a donné une bien étrange réponse: tout ceci n'aurait rien à voir avec la Politique de la Ville ou l'Intégration.....A quoi sert donc cette direction, installée en grande pompe au coeur de la partie la plus pauvre du 19ème arrondissement si elle n'est pas là pour répondre aux problèmes des habitants de l'arrondissement qui compte le plus de mal logés dans tout Paris.

Elections oblige, nous sommes repartis avec une kyrielle de rendez-vous avec les interlocuteurs du logement et de l'action sociale ( a la direction de la politique de la Ville et de l'integration, ainsi qu'a la DASES)

Mais élections ou pas, nous resterons mobilisés et actifs pour que la future équipe municipale construise enfin les logements dont nous avons besoin!

19:16 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, Logement social, hôtels, municipales, Paris, Delanoe, action sociale | | |  Facebook

jeudi, 25 octobre 2007

Mme PANAFIEU interpelée par des Mal-Logés en Colère !

Malgré une intervention musclée du service d'ordre de l'hôtel (et de l'UMP) , la candidate à la Mairie de Paris, Mme Panafieu à été contrainte de recevoir une délégation du collectif. Un rendez-vous ultérieur a par ailleurs été fixé.

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Ce soir le Collectif Mal Logés en Colère a interpelé Françoise de Panafieu, venue tenir une réunion-débat dans le 10ème arrondissement, au 36,rue de l’Echiquier

La candidate de l'UMP Paris a choisi un hôtel pour présenter son programme aux habitants.

 

Nous espérons donc qu'il s'agit d'un symbole fort montrant son intérêt pour le problème du logement dans la capitale, sur lequel nous souhaitons avoir ce soir des réponses concrètes et des interventions immédiates. En effet, Mme de Panafieu n'est pas une candidate lambda, mais la représentante à Paris, de la majorité gouvernementale, dont les décisions ont des conséquences sur la survie de plus en plus difficile des mal logés.

 

Nous sommes venus demander des réponses précises aux urgences suivantes :

 

-Pourquoi la Préfecture de Paris ne reloge-t-elle pas des familles qui vivent depuis des années dans des taudis frappés d'arrêtés de péril ou d'interdiction d'habiter, alors même que chaque jour passé dans ces « logements «  les expose à des risques certains pour leur sécurité ?

 

-Pourquoi les arrêtés de péril qui frappent les hôtels meublés parisiens ne s'accompagnent-ils d'aucune mesure de relogement ou même d'hébergement pour les habitants ? Une question urgente pour les habitants des hôtels de la rue Jarry, laissés à la merci des hôteliers qui les menacent d'expulsion et leur ont d'ores et déjà coupé l'eau et le chauffage ?

 

-Pourquoi, alors que la Ministre du Logement , Christine Boutin se proclame une ardente défenseuse de la famille, aucune politique ambitieuse de grands logements à bon marché n'est-elle entreprise pour permettre d'en finir avec le cauchemar de la suroccupation ?

 

En ce début de campagne électorale, jamais la situation n'a été aussi grave et tendue pour les mal logés : le SAMU social affiche complet, les expulsions continuent à une semaine du début de la trève d'hiver. L'ensemble des candidats à la Mairie qui ont d'ores et déjà les possibilités concrètes et les responsabilités qui leur permettent d'agir multiplient les promesses et les déclarations d'intention pour l'après élection.

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Les mal logés n'attendront pas le printemps, c'est maintenant qu'il faut agir !

Dans la Presse :

extrait du Parisien/Paris du 26 octobre 2007

" Le lieu : hôtel Les Provinces-Opéra, rue de l'Echiquier, quartier de « la petite Turquie »
Affluence : 120 pour 150 places
Coût : 1 000 € pour la location de la salle, le matériel de sonorisation...
Personnalités : Il y en eut peu comparé aux autres meetings, le sénateur Philippe Dominati, les conseillers de Paris Laurence Douvin et Patrick Trémège, et un seul maire d'arrondissement, Jean-Pierre Lecoq (VI e )

 

medium_mal_logés_panafieu.3.gifUN VRAI cauchemar, une soirée à vite oublier. Le meeting de campagne de Françoise de Panafieu, la candidate UMP à la mairie de Paris, a tourné au fiasco hier soir dans le X e arrondissement. La soirée devait être consacrée au thème des transports, mais c'est le logement qui s'est invité avec une manifestation du collectif Mal-logés en colère, qui a dégénéré en échauffourées avec les services de sécurité de l'UMP et ceux de l'hôtel où se tenait le meeting.

Il a fallu l'intervention de la police, qui a envoyé une vingtaine d'hommes, pour permettre à la candidate de rentrer dans les lieux. Les mal-logés n'ont accepté de partir qu'après une entrevue avec la candidate"

 

Video "Le Figaro" sur DailyMotion

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23:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dases, hotels, péril, mal-logés, panafieu, samu, paris | | |  Facebook

mardi, 09 octobre 2007

Hôtels de la rue Jarry: les habitants toujours en voie d'expulsion


Depuis les incendies en 2005, les fermetures d’hôtel se multiplient. La liste noire des hébergements que la Ville de Paris refuse de financer s’allonge. Pour autant, si la Ville et la Préfecture se protègent ainsi de toute mise en cause en cas d’accident lié à l’insalubrité, dans les faits, personne ne protège les mal logés en les relogeant, ni même en leur garantissant l’accès à un hébergement stable

A partir du 11 octobre, plus aucun financement ne sera assuré par les services sociaux de la Ville de Paris, pour les familles de l’hôtel Crystal ( 75010) . C’est déjà le cas pour celles de l’hôtel voisin.

La cause : un arrêté de péril, lié à l’état des façades, pris par la Préfecture le 11 août. C’est seulement fin septembre que les habitants auront connaissance de l’existence de cette mesure, ni les services préfectoraux , ni la Ville n’ayant jugé bon de les en informer jusqu’à cette date, ou les travailleurs sociaux leur apprennent que le paiement de leurs hébergements va être interrompu, sans qu’aucune solution, ni de relogement, ni d’hébergement ne leur soit proposée.

Les habitants s’organisent : suite à une occupation de la Mairie du 10ème, ils sont reçus par deux fois par le Maire de l’arrondissement, M. Tony Dreyfus. Après concertation avec Gisèle Stiévenard, adjointe aux affaires sociales de la Ville, M.Dreyfus convie les habitants de l’hôtel à une réunion avec un représentant de la Fondation Abbé Pierre, le lundi 8 octobre à l’Hôtel de Ville du 10éme arrt.

Celui-ci n’est pas là, contrairement à ce qu’avait promis le maire de l’arrondissement, pour proposer une solution de relogement ou d’hébergement, mais pour expliquer aux habitants ….qu’ils peuvent rester légalement dans les lieux sans payer du fait de l’arrêté de péril. Le directeur de cabinet du Maire, présent à cette réunion, confirme qu’il s’agit pour l’instant de la seule proposition de la Ville.

Comment la Ville de Paris peut-elle simultanément refuser de financer les hébergements au prétexte que les hôtels sont dangereux, et dans le même temps enjoindre aux familles de rester sur place et refuser de leur trouver d’autres hébergements ?

Les élus parisiens, comme les services préfectoraux qui ont pris l’arrêté de péril laissent donc les habitants à la merci des pressions des hôteliers, qui exigent déjà leur départ. Qu’importe aux habitants que la loi soit de leur côté, quand il faudrait de longs recours judiciaires pour la faire respecter ? En attendant, dès ce jeudi, les familles ont toutes les chances de subir des tentatives d’expulsion sauvages, des coupures d’eau ou d’électricité et de chauffage, voire pire. Nombreux sont les occupants qui ont déjà vécu cette situation dans d’autres hôtels parisiens

Une nouvelle fois, des discours d’un côté, sur la qualité de la politique du logement menée par la Ville, sur l’augmentation du nombre d’hébergements « de stabilisation « par le Ministère et de l’autre une réalité qui s’aggrave de jour en jour. Des Parisiens livrés aux pressions des marchands de sommeil ou à la rue.

Ne reste donc aux habitants des hôtels de la rue Jarry, comme à tous les mal logés, que la pression des actions collectives pour contraindre la Ville et la Préfecture à assumer leurs responsabilités et à trouver rapidement de vraies solutions.

23:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, hébergement, hôtels, stiévenard, mal-logés, péril, insalubrité | | |  Facebook

 
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