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vendredi, 23 novembre 2012

La Ministre de l'Exclusion accueillie à la mairie du 10ème par des mal-logés

Le collectif des Mal Logés en Colère a manifesté ce jeudi devant la mairie du 10ème arrondissement, au moment où Marie-Arlette Carlotti , Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion , vient inaugurer la campagne de la Banque Alimentaire, en présence d'Olga Trostiansky, adjointe au Maire de Paris, chargée de la famille et de la lutte contre l'exclusion.

Les mal-logés sont venus dire à la Ministre et aux élus de la Ville que la charité ne peut pas remplacer l'accès au droit.

Parmi les millions de mal-logés en France, parmi les 120 000 demandeurs de logement parisiens, nous sommes nombreux à n'avoir d'autre choix que le recours à l'aide humanitaire, de la Banque Alimentaire ou d'autres organismes, uniquement à cause de notre situation locative.

Les loyers exorbitants dévorent notre budget, que nous soyons salariés, retraités et/ou précaires.

L'hébergement à l'hôtel et l'errance urbaine augmentent le coût de la vie, notamment à cause de l'absence d'endroit où cuisiner.

Le mal-logement, dans toutes ses déclinaisons brise notre vie professionnelle, les expulsions, les changements d'hébergement incessants entraînent des pertes d'emploi, ou l'impossibilité d'en trouver un.

 

Le gouvernement reconnaît la « plus grande crise du logement et de l'hébergement depuis quinze ans », mais ne se donne pas les vrais moyens de lutter contre. La Ville de Paris se décharge sur l'Etat, qui nous renvoie sur la Ville.

 

  • Le blocage des loyers en zone tendue s'avère être une procédure longue et risquée : elle contraint le locataire à engager un recours contre son propriétaire, qui peut aller jusqu'au tribunal administratif, et peut évidemment entraîner des mesures de rétorsion de sa part comme le non-renouvellement du bail , déjà très fréquent à Paris.

  • Les réquisitions annoncées par Cecile Duflot s'avèrent finalement hypothétiques et impossibles à mettre en œuvre en urgence massivement, la procédure retenue par la loi sur le logement laissant aux propriétaires privés des moyens de recours importants

  • la liste des terrains éventuellement cédés à la Ville de Paris pour du logement social comporte au moins un tiers d'adresses classées en monument historique, ou occupées par des Ministères et des administrations à ce jour

  • il n'y a pas d'augmentation massive prévue du nombre de PLA-I à produire, alors que 75% des demandeurs ne peuvent accéder qu'à ce type de logements et aucun frein n'est mis à la vente de logements sociaux.

 

Dans ce contexte, l'hébergement d'urgence est saturé, et la mise en œuvre du plan hivernal n'empêche pas que le SAMU SOCIAL ne réponde pas à la demande.

Les mal-logés sont en colère et déterminés : la semaine dernière, notre interpellation du premier Ministre par l'occupation du Centre d'Analyses stratégique s'est soldée par une évacuation et l'hospitalisation avec 10 jours d'ITT d'une mal-logée de 63 ans en errance urbaine.

Ce mépris n'est pas acceptable, on ne réglera pas le problème du mal-logement en réprimant les mal-logés en lutte.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Exclusion : la charité ne remplace pas l'accès... par HLMPOURTOUS

15:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : marie-arlette carlotti, exclusion, hebergement, samu-social, expulsions sans relogement | | |  Facebook

vendredi, 19 octobre 2012

Occupation de l'AORIF: les bailleurs sociaux doivent reloger maintenant !

Une centaine de mal-logés ont investi aujourd'hui le siège de l'organisme central de coordination des bailleurs sociaux d'Ile de France, l'AORIF- Union Sociale de l'Habitat IDF, au 15-17 rue de Provence dans le 8ème arrondissement.

En ce début d'hiver, où la Ministre reconnaît la plus grave crise de l'hébergement depuis quinze ans, où le SAMU Social n'est pas en mesure de répondre aux deux tiers des appels , les mal-logés remontent à la source du problème.

Si nous sommes à la rue, si nous nous entassons dans des hébergements précaires, dans des appartements trop petits, si beaucoup d'entre nous sont confrontés aux expulsions sans relogement, c'est en premier lieu parce que les bailleurs sociaux ne remplissent plus leur rôle.

Depuis des années, ce sont toujours les mêmes annonces mirifiques de dizaines de milliers de nouveaux logements: mais entre les PLS et l'accession à la propriété, une bonne part de ces logements ne correspond pas aux besoins des demandeurs de logement, dont 80% ne peuvent accéder qu'à un PLA-I.

Résultat ? Les niveaux de loyer trop élevés aboutissent au rejet des candidatures sur les logements, lorsqu'elles émanent de salariés et de retraités modestes, de précaires, de chômeurs.

Nous voulons des logements correspondant à nos revenus, le logement social est fait pour ça. Et nous les voulons maintenant, car les bailleurs sociaux connaissent depuis des années la nature de la demande.

Les mots et les promesses pour l'avenir ne suffisent plus: nous continuerons notre campagne d'action vers les bailleurs sociaux dans les semaines qui suivent.

UN LOGEMENT MAINTENANT


 Logements "sociaux" trop chers et hébergements... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place

OCCUPATION DE L'AORIF-UNION SOCIALE POUR L'HABITAT

 

A quinze jours de la trève hivernale des expulsions, une centaine de mal-logés occupent l'AORIF-Union Sociale de l'Habitat, organisme regroupant l'ensemble des bailleurs sociaux de la région Ile de France.


Les mots et les bonnes intentions ne suffisent pas : aujourd'hui, 400 000 demandeurs de logement sont recensés en Ile de France. Selon l'ensemble des associations oeuvrant dans le domaine de l'hébergement, les deux tiers des demandes au 115 sont laissées sans réponse.


Si des milliers de personnes et de familles sont à la rue, c'est qu'à l'autre bout de la chaîne de l'urgence, il y a la question de l'accès au logement social. Et dans ce domaine, les bailleurs sociaux ne remplissent plus leur rôle.


Malgré tous les dispositifs mis en avant à grand renfort de publicité en réalité, certains publics sont d'emblée rejetés par les bailleurs sociaux : ainsi l'USH et l'AORIF considèrent comme un grand pas en avant digne d'être mentionné dans leur journal le fait d'avoir relogé vingt anciens SDF en 2012 dans les Hauts de Seine avec le programme Logement d'Abord....alors que des dizaines de milliers de personnes sont à la rue, et des dizaines de milliers d'autres bloquées dans les hébergements d'urgence


Les bailleurs sociaux ne construisent pas assez de logements correspondant aux besoins des demandeurs : 75 % des demandeurs ne peuvent accéder qu'à un loyer de type PLA-I, un peu plus de 6000 logements de ce type sont programmés en Ile de France en 2012. Par contre, trois fois plus de PLS , aux niveaux de loyers les plus chers du HLM sont prévus dans cette même programmation, alors que seulement 15% des demandeurs sont susceptibles d'y accéder.

Résultat : les nouveaux logements sociaux ne sont pas accessibles aux demandeurs.


Des opérations de faux logements sociaux se multiplient , financés par la collectivité : le nombre de logements en Usufruit Locatif Social, la plupart en PLS et comptabilisés au titre de la SRU ne cesse d'augmenter.

Résultat : ces logements , qui permettent à leurs vrais propriétaires des exonérations fiscales énormes , notamment sur l'ISF, rebasculeront dans le privé dans 15 ans, avec obligation pour le bailleur social usufruitier de reloger les locataires en place dans son parc.


De plus en plus, les bailleurs sociaux opèrent un tri des candidatures proposées par les Préfectures et les mairies : sous prétexte de mixité sociale, certains minimisent au maximum le nombre de précaires, de salariés modestes, de familles monoparentales dans leur parc.

Résultat : Les contingents de logements de la Préfecture et des mairies sont déjà faibles et engorgés, mais les bailleurs accentuent la mise à l'écart du logement d'une partie de la population en s'opposant aux relogements.

Faute d'investissements suffisants, certains locataires HLM , en nombre grandissant, redeviennent mal-logés.

Résultat :le manque de logements familiaux et/ou adaptés au handicap empêche tout changement de logement en cas de suroccupation. Le manque d'entretien des logements aboutit à des situations ubuesques, allant jusqu'à des constats d'insalubrité faits par l'Etat dans des logements sociaux

 

Le logement social n'est pas un luxe , les bailleurs sociaux sont là pour loger ceux qui ne peuvent accéder au privé dans des logements dignes de ce nom.

14:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : aorif, ush ile de france, paris habitat oph, pls, pla-i, cession foncier public, dalo, hébergement, samu social | | |  Facebook

jeudi, 29 mars 2012

Dans le 16ème comme ailleurs, le mal-logement est une réalité massive

claude goasguen, 16ème arrondissement, Sainte Perine, logement social, hébergement

Dans le 16ème comme ailleurs, le mal-logement est une réalité massive. C'est ce que sont venus rappeler une centaine de mal-logés parisiens qui ont manifesté dans la cour de la mairie ce matin, avant d'obtenir un rendez-vous avec l'adjoint chargé du Logement, Marc Lumbroso.

Presque 4000 personnes sont actuellement en attente d'un logement social dans le 16ème arrondissement. Aux problèmes rencontrés par tous les mal-logés parisiens , s'ajoute ici celui assez spécifique des chambres de bonne presque invisibles ou des personnes, retraités , femmes isolées, ou travailleurs précaires vivent souvent sans même un sanitaire.

Mais il y a une autre spécificité du 16ème arrondissement : ici, les mal-logés sont un enjeu de polémique perpétuelle pour les élus , ceux de la majorité comme ceux de l'opposition. Devenus bien malgré eux un symbole évoqué régulièrement au Conseil de Paris, les demandeurs de logement n'en sont pas pour autant pris en considération.

Tous ou presque ont fait l'expérience des permanences en mairie : lorsque c'est un élu de la majorité municipale de l'arrondissement qui les recevra, il les renverra sur la compétence du Maire de Paris , arguant du peu de logements attribuables par la mairie d'arrondissement, et glissant au passage quelques mots sur la démagogie de Bertrand Delanoe.

A l'inverse lorsque le même demandeur de logement ira à la permanence de Mr Mano, il se verra énumérer une liste de projets de logements sociaux qui ne verraient pas le jour à cause du maire du 16ème. Et on lui expliquera également que la Ville de Paris refuse de céder au chantage et d'abandonner l'idée que les mal logés du 16ème doivent être relogés dans le 16ème pour favoriser la mixité sociale.

Ces derniers mois, tandis que les élus de la majorité du Conseil de Paris dénonçait des blocages de construction de HLM, notamment à Sainte Perrine, les élus de l'opposition pointaient eux, le fait que les logements sociaux de l'AP-HP gérés notamment par la Ville de Paris, étaient attribués dans l'opacité et pas forcément à des salariés modestes

Bref, entre un maire d'arrondissement , qui par principe, réfute la majorité des projets de logements sociaux dans l'arrondissement, et un maire de la capitale qui, par principe , priorise une hypothétique mixité sociale dans un avenir lointain sur des relogements immédiats dans d'autres quartiers, les demandeurs de logement n'ont aucun espoir.

Nous sommes donc venus une nouvelle fois manifester devant la mairie, et nous reviendrons jusqu'à ce que des élus en sortent pour régler les problèmes : depuis un an, en effet, aucun des dossiers soumis n'a avancé. Certains d'entre eux concernent des demandeurs de logements depuis plus de quinze ans, d'autres des familles qui se retrouvent à la rue, sans même une proposition d'hébergement.


                         Paris : Une centaine de mal-logés manifestent... par HLMPOURTOUS

13:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : claude goasguen, 16ème arrondissement, sainte perine, logement social, hébergement | | |  Facebook

mardi, 20 décembre 2011

Mal-logement: le Préfet de Région annule l'inauguration du SIAO 75

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Le préfet de Région Daniel Canepa devait inaugurer aujourd’hui le SIAO, une nouvelle structure censée, sans moyens supplémentaires , assurer l’hébergement d’urgence pour les personnes à la rue et leur relogement ensuite. Le préfet devait ensuite rejoindre Benoist Apparue et l’ensemble des préfets d’Ile de France pour une réunion sur  le logement.

A une centaine de demandeurs de logement, nous avons ce matin précédé le Préfet  dans les locaux du SIAO.

Nous ne pouvons en effet nous satisfaire d’une réorganisation des services de l’hébergement et du logement de l’Etat, présentée comme la énième solution miracle à l’urgence du mal-logement : on cherchera en effet en vain autre chose que cette réorganisation dans le plan « Logement d’abord » défini par Benoist Apparu.  Le budget du logement social a encore été revu à la baisse lors du dernier plan de rigueur, et le Ministre assume de ne pas ouvrir même de nouvelles places d’hébergement alors que 40% des appels au SAMU social ne débouchent sur aucune prise en charge.

« Logement d’abord » n’est qu’un label de plus, après DALO et bien d’autres. A l’heure actuelle, sur 2200 dossiers examinés, seuls 300 ont obtenu une « préconisation logement », c’est-à-dire rien de concret. Dans la plupart de ces dossiers, l’Etat a déjà une obligation de reloger au titre du DALO ! Par contre dans certains hébergements financés par le SAMU, les hôteliers menacent d’expulser des dizaines de famillles,  par peur de ne plus être payés suite à la mise en place de ce nouveau dispositif.

Le Préfet en a donné la preuve aujourd’hui : alors qu’il disposait de plusieurs heures avant l’inauguration pour entamer une discussion sérieuse et concrète avec les mal-logés, leur simple présence dans une structure qui leur est directement destinée l’a amené à annuler immédiatement sa venue. Le Ministère a également refusé toute prise de contact.

Le SIAO , qui regroupe 38 associations mandatées par l’Etat pour trouver des solutions aux demandeurs de logement n’en a pas eu d’autre que d’ordonner une évacuation policière.

Le « Logement d’abord «  des communiqués de presse se transforme vite en « Police d’abord », lorsque le Ministère Apparu est confronté au réel !

Déterminés et solidaires face au mépris, les mal-logés en lutte continueront à exiger le minimum, un logement maintenant !


SIAO : Logement d'abord ou Police d'abord ? par HLMPOURTOUS



Le communiqué difusé sur place

LOGEMENT D’ABORD : les mal-logés prennent le Ministre au mot.

Nous sommes venus à une centaine de demandeurs de logement inaugurer les locaux du SIAO parisien : cette nouvelle structure, qui sera installée officiellement par le Préfet de Région est censée coordonner à la fois l’accès à l’hébergement et au relogement dès le début du mois de janvier. Elle regroupe la majeure partie des acteurs de l’hébergement en Ile de France.

Mais ses premières actions augurent mal de la suite : en effet, depuis quelques mois, le SIAO a par exemple mené une enquête auprès de tous les hébergés en hôtel du SAMU social. Dans la présentation faite aux concernés par les travailleurs sociaux mandatés, il s’agissait de trouver une solution à leur situation. Dans les faits et selon les résultats affichés par le SIAO sur son site, la moitié des hébergés sont déclarés non relogeables , parce que sans titre de séjour. Dans l’autre moitié, à peine un dixième est considéré comme relevant  possiblement d’un vrai logement. Pour les autres,  ce sont des hébergements améliorés qui sont préconisés. « Préconisé » ne signifie pas proposé réellement, et pour cause : concernant par exemple le dispositif de sous location dans le privé, le nombre de logements disponibles est de quelques milliers, bien en dessous des chiffres prévisionnels annoncés par le Ministère .

Bref, ce tri entre les mal-logés n’aboutit même pas au relogement d’une minorité : dans les fait, des familles sont menacées d’expulsion imminente dans les hôtels concernés.

L’année dernière, à la même époque, Benoist Apparu promettait le relogement de tous les DALO 2008. En 2007, à la même époque Christine Boutin promettait le relogement des gens vivant dans la rue. En 2009, le super préfet chargé de l’hébergement et du logement au niveau national, Alain Régnier , se donnait comme objectif la sortie de la rue et de l’habitat indigne pour toutes les personnes concernées en 2012.

Les Ministres et les responsables étatiques du logement ne peuvent pas ignorer qu’ils promettent du vent en faisant ces déclarations, quelques chiffres suffisent pour en être convaincu.

->Le contingent préfectoral à Paris, c’est encore et toujours mille logements par an pour 120 000 demandeurs de logement .

->A l’heure actuelle, 62 pour cent des demandes d’hébergement en urgence faites au 115 parisien ne sont pas satisfaites, 40% sur les autres départements franciliens.

->En 2010, le nombre d’expulsions locatives effectives a encore augmenté de plus de 10% selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur.

-> En un an, pour les seuls mal-logés ayant fait le parcours du combattant DALO, le nombre de personnes non relogées s’est accru de 5000.

Jouer avec les mots, c’est jouer avec nos vies. « Logement d’abord » dit le Ministre. Très bien, nous le prenons au mot.

C’est la raison pour laquelle nous sommes venus nous installer au SIAO, censé appliquer la procédure qui nous y mènera.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


19:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist apparue, daniel canepa, siao, emmaus, hébergement, samu social, relogement, logement d'abord, dalo, sdf | | |  Facebook

jeudi, 08 septembre 2011

La mairie du 11ème occupée par les mal-logés : ensemble, c'est tout !

Chassés des hôtels, étranglés par des loyers trop cher, entassés dans des logements trop petits, hébergés précaires chez des proches ou de la famille, en mauvaise santé à cause du plomb, de l'humidité, de l'errance urbaine, nous sommes tous des mal logés.

Depuis des années, on nous somme de prouver que nous sommes prioritaires, on nous assomme de dossiers à monter, de papiers à ramener, de recours au tribunal à effectuer. Notre situation n'est jamais assez urgente ou assez grave, nous gagnons toujours trop ou pas assez.

On nous demande d'avoir le label DALO, mais quand on l'a, on nous rétorque qu'on n'est pas les seuls.

On nous reproche une demande trop récente, mais à ceux qui en ont une vieille de quinze ans, on répond que l'ancienneté n'est pas un critère en soi.

A la Préfecture, on nous rappelle que ce sont les mairies qui ont le plus gros contingent de logements.

En mairie , on nous renvoie à la responsabilité de l'Etat.

 

Individuellement, dans les rendez vous difficilement obtenus, on nous explique qu'on ne peut pas passer avant les 120 000 autres demandeurs de logement parisiens, on nous cite toujours des cas différents du nôtre.

 

Les mal-logés ne veulent pas passer avant, ils veulent passer tout court !

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère a donc entamé une nouvelle tournée des mairies parisiennes : le 10ème et le 19ème avant l'été, le 20ème pour la rentrée et le 11ème aujourd'hui.

Les élus venus négocier avec nous, dont Jacques Daguenet , adjoint aux Affaires Sociales et à l'Exclusion ont d'abord tenté de nous diviser, en faisant miroiter aux demandeurs du 11ème, un rendez-vous particulier pour chacun d'entre eux, sans le collectif.

Mais nous savons tous que seuls, nos situations n'avancent jamais.

L'occupation a donc duré jusqu'à engagement des élus de recevoir le collectif.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

La vidéo de l'action:

 


Paris : le Collectif des Mal-logés en Colère... par HLMPOURTOUS

16:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, bloche, logement, paris, dalo, macaq, samu social, hébergement, dal | | |  Facebook

jeudi, 13 janvier 2011

Occupation de la DRIHL: les logements en Ile de France, c'est pour quand ?

Le collectif des Mal Logés en Colère s'est invité aujourd'hui à la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement, placée sous l'Autorité du Préfet de Région et crée en juillet 2010.

La DIRHL est censée unifier et coordonner les différents services existant auparavant pour résoudre la question du mal-logement en Ile de France.

Nous sommes donc venus demander à Jean Martin Delorme, directeur de cette nouvelle structure, ce qui a changé, en positif, depuis six mois et comment aujourd'hui nos problèmes peuvent trouver une solution concrète.

En effet, dans nos galères de logement, la tendance est plutôt à l'aggravation.

Face à la mobilisation montante de tous les mal-logés, jeunes ou vieux, célibataires ou en famille, seule la Préfecture de Police semble envoyée sur le terrain, pour faire taire les demandeurs de logement social qui exigent leur dû.

Benoist Apparu répète en boucle qu'il faut faire du logement social là où il y en a besoin, mais il s'agirait de faire au lieu de parler.

Après négociation, nous avons obtenu en échange de notre sortie un rendez-vous de travail avec Jean Martin Delorme, directeur de la DRIHL, et représentant de la Préfecture de Région: après des mois d'évacuations policières et de politique de la porte fermée, un interlocuteur de l'Etat compétent  nous est donc proposé.

Nous verrons ce qu'il en sera en termes concrets, et restons déterminés jusqu'au relogement de tous.


Paris : des mal-logés occupent la DRIHL
envoyé par HLMPOURTOUS. -

 

La dépêche AFP

Des mal-logés occupent la Direction du Logement d'Ile-de-France

 Des militants du collectif des Mal-logés en colère occupaient jeudi à la mi-journée les locaux de la Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (Drihl) à Paris pour dénoncer la politique du gouvernement et réclamer des logements.

 Entre 70 et 80 militants, selon une source policière, se sont introduits "dans les bureaux" de la Direction, située dans le XVe arrondissement, a expliqué une militante du collectif, confirmant leur nombre, par téléphone.

 Le collectif demandait à être reçu par Jean-Martin Delorme, le directeur de cette structure, pour entamer "des négociations concrètes" sur leur accès à un logement, a-t-elle précisé, sous couvert de l'anonymat.

 "La Drihl a été créée en juillet 2010 pour coordonner l'accès au logement en Ile-de-France et six mois après on n'a pas l'impression que la situation s'arrange. Au contraire, elle s'aggrave", a expliqué la militante.

 "Des gens se font virer de leur hébergement car ils y sont restés trop longtemps et il n'y a pas de porte de sortie", a-t-elle dénoncé.

 Dans un communiqué, le collectif dénonce aussi la situation de "certains foyers (qui) s'endettent pour payer le loyer", celle de "retraités de plus en plus souvent en errance ou hébergés chez des proches eux-même mal-logés", et le fait que "le droit au logement opposable (Dalo) se résume à rien".

16:03 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist apparu, mal-logement, expulsion, sru, dalo, hlm, hébergement | | |  Facebook

mercredi, 15 décembre 2010

Nathalie Kosciusko-Morizet annule sa première visite aux mal logés

Circulaire Fillon: il n'y a rien derrière les effets d'annonce

Quelques jours après l'annonce par le premier Ministre d'une priorité absolue donnée à l'accès au logement, une centaine de mal logés sont venus à la rencontre de la Ministre du Logement, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, afin d'exiger que les actes suivent les paroles.
La Ministre devait inaugurer un foyer des Restaurants du Coeur, projet de toute façon prévu de longue date , bien avant les déclarations du Premier Ministre.

Manifestement, ce gouvernement n'est pas prêt à aller plus loin que l'affichage gratuit de bonnes intentions: pour le reste, la même politique continue.

En effet Mme Kosciusko-Morizet a rebroussé chemin et annulé sa visite dès qu'elle a appris que des mal logés étaient sur les lieux: sans doute n'y at-il rien dans la ciculaire Fillon qui puisse lui permettre de répondre publiquement aux attentes légimites des demandeurs de logement social.

Mr Benoist Apparu avait lui aussi annulé un déjeuner pour ne pas faire face aux mal logés, sa Ministre de Tutelle annule, elle, une visite prévue à son agenda: manifestement, hors des communiqués de presse, la politique de relogement n'existe pas.
Le mépris affiché par le Ministère du Logement ne suffira pas à décourager les mal logés présents en nombre aujourd'hui.

Mercredi dernier, le premier Ministre François Fillon a envoyé une circulaire aux préfets, qui réaffirme l’accès au logement comme une priorité du gouvernement.

Aujourd’hui, Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre du Logement  visite et inaugure un centre d’hébergement de l’Association des Amis des Restos du Cœur, dans le 18ème arrondissement.

C’est toujours comme ça : l’hiver arrive, des mal logés meurent, de grandes déclarations sont faites, on inaugure en grande pompe un ou deux équipements d’urgence prévus depuis longtemps, puis les bonne résolutions fondent comme neige au soleil.
Les mal logés sont donc venus en nombre demander à Mme Kosciusko-Morizet  la traduction en actes immédiate et effective des engagements du Premier Ministre.

Dans le réel, en effet rien ne vient les confirmer : des évacuations ont bien eu lieu en ce début d’hiver, sans relogements effectifs et même sans prise en charge sur la durée des hébergements, notamment dans le 19ème arrondissement.  La spéculation a repris de plus belle ces derniers mois, et les congés pour vente arrivant à expiration se multiplient.

Il est impossible aux personnes à revenus faibles de trouver la moindre alternative, dans le logement social ou dans le privé : et ce d’autant plus que le dispositif Garantie des Risques Locatifs, présenté comme une grande avancée l’année dernière a échoué, comme l’a reconnu Benoist Apparu, bien que cela ait été beaucoup moins médiatisé que la circulaire Fillon.

Lorsque nous demandons au Maire de Paris, les relogements auxquels nous avons droit, celui –ci rétorque que la faute en revient à L’Etat et que le Ministère n’a même pas encore versé les maigres crédits prévus au budget pour le logement social.Aujourd’hui à peine une semaine après les annonces de Mr Fillon, la loi LOPSI va être votée : elle va mettre les occupants de logements insalubres dans une situation encore plus précaire et catastrophique que précédemment, puisqu’ils pourront désormais être expulsés en 48h !
L’accès au logement comme priorité fondamentale est affirmé par le premier Ministre, mais dans les faits les mal logés seront mis à l’abri de l’insalubrité en étant jetés dans la rue ?

Il y a un an tout juste, Benoist Apparu faisait lui aussi une déclaration solennelle sur l’accès au logement, en présentant comme une solution formidable, la nomination d’un référent pour chaque mal logé et en présentant l’éradication de l’habitat insalubre comme une question de moyens et de mois.

Des mal logés sont donc venus aujourd’hui exiger que les mots aient un sens, et que les circulaires débouchent sur des actes.
L’accès au logement, nous en avons besoin maintenant !

Un logement pour tous, tout de suite.

10:18 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : kosciusko-morizet, hebergement, logement social, paris, apparu, lopsi, fillon | | |  Facebook

samedi, 27 novembre 2010

Plan "grand-froid" : Nous voulons des logements, pas des gymnases

Ce 26 novembre, le Maire de Paris défend sa politique du logement au journal de France 3: il évoque la production de masse de logements sociaux accomplie depuis 2001. Pourtant, cette politique présentée comme ambitieuse n'empêche pas qu'il s'exprime devant un gymnase, seule solution proposée par une des villes les plus riches du monde aux mal logés qui sont à la rue...Peut-être parce que la fameuse production de logements ne signifie pas construction sur le terrain comme le Collectif des Mal Logés en Colère l'a récemment démontré

Ce 26 novembre, les mal logés en lutte ont interrompu la Conférence Territoriale pour l'aménagement de l'Ile de France afin de dire leur ras le bol des discours lénifiants  et des promesses pour après demain, en matière de logement social, comme le relaie la suite du journal de France



19:03 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logement, hebergement, samu social, maraude, delanoe, ile de france, grand paris, sdrif, paris-métropole, paris-habitat | | |  Facebook

vendredi, 09 avril 2010

Conseil Régional IDF: les mal logés posent leurs exigences

Ce vendredi 9 avril, une centaine de membres du Collectif des Mal Logés en Colère ont occupé le Conseil Régional d'Ile de France, jusqu'à la venue d'Emmanuelle Cosse vice présidente en charge du Logement.

Pendant la campagne électorale nous avons attentivement écouté les promesses des uns et des autres en matière de logement et d'aménagement du territoire: l'échelon régional est en effet très important, car la Région influe sur la politique en matière d'aménagement du territoire  ( bureaux ou logements ) , au travers d 'établissements publics , notamment l'EPF, qui revendique la mise en place d'un million de m2 de bureaux , mais aussi à travers l'Agence Régionale de Développement, dotée d'un budget énorme destiné à faciliter l'installation et l'implantation durable d'entreprises sur le territoire.

On rappelle assez souvent aux mal logés que "Paris et sa proche couronne ne sont pas extensibles" pour que nous sachions très bien ce que signifie concrètement la priorité accordée par la Région aux espaces dédiés à l'activité économique: les demandeurs de logement sont condamnés , de plus en plus à aller là ou les bureaux ne sont pas, c'est à dire loin , très loin en grande banlieue. La Région participe d'ailleurs financièrement aux opérations de démolition de l'ANRU, qui aboutissent en termes de reconstruction, à moins de logements à bas prix et plus de bureaux sur les mêmes sites.

En Ile de France, la question de la place laissée au logement social dépend d'institutions multiples, raison pour laquelle nous multiplions les interpellations, de l'association du Grand Paris crée par le gouvernement, au Forum Paris Métropole, mis en place par des élus des communes franciliennes.

La vice présidente nous a reçu pendant plus d'une heure, et répété que le Conseil Régional "voulait avoir une parole forte sur les questions du logement".

Une "parole forte", pour une instance décisionnaire, ce sont des actes.

Or à ce niveau, ce n'est pas gagné

- Le conseil Régional investit 210 millions d'euros par an dans le logement, social et non social y compris, puisqu'une partie des fonds vont à l'aide aux propriétaires privées, et pas forcément occupants. Mais si l'on retire de cette somme, le financement des PLI, logements intermédiaires, des PLS logements sociaux inacessibles aux revenus modestes, le financement de l'ANRU, et surtout le financement d'hébergements toujours d'urgence , toujours temporaires , combien reste-t-il pour de vrais logements sociaux, et combien à Paris et en proche banlieue, là où la demande est la plus forte ?

Et ce chiffre inclut aussi la réhabilitation de l'existant, nécessaire et normale mais qui ne produit aucun nouveau logement.

- sur la question des hébergements, Emmanuelle Cosse a pointé leur nécessité , "pour faire sortir les gens des hôtels", mais aussi pour des "personnes en processus medicaux" en ce qui concerne les CHRS: mais en quoi, les mal logés ont-il besoin d'un foyer, d'une maison relais, d'une résidence sociale plutôt qu'un vrai logement ?

Emmanuelle Cosse le disait pourtant elle même en 2007 , à propos des mal logés expulsés du squat de Cachan "Nicolas Sarkozy en avait fait un problème d’immigration parce qu’il était incapable, tout comme le président de la région et celui du conseil général, de répondre à la demande sociale posée : un logement près de mon travail, près de mon école, près de mes proches, bref, là où je vis. Il a fallu une très forte solidarité pour trouver une solution plus ou moins pérenne aux familles de Cachan, qui commençaient visiblement à gêner par leur résistance. Et depuis, ceux qui avaient accepté des solutions temporaires tels des hébergements en hôtel ne sont guère plus avancés."

C'est effectivement la solidarité et la lutte qui peuvent permettre aux demandeurs de logement social d'imposer leur exigence : un logement pour tous maintenant, et de faire en sorte que les décisionnaires ne se contentent pas de mesures cache misère .

La vice présidente chargée du logement nous a finalement proposé un nouveau rendez-vous dans un mois. Nous lui avons signifié que la lutte des mal logés sera un élément à prendre en compte toute la nouvelle mandature qui s'ouvre, et jusqu'à ce qu'il y ait en Ile de France comme ailleurs, un logement pour tous !

 

Sur le même sujet, voir également:

Occupation de l'EPF Ile de France

Les mal logés au forum de Paris Métropole

Les mal logés expulsés du Grand Paris

 

18:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : emmanuelle-cosse, logement, conseil-régional, hébergement, huchon, foncier, aménagement, ard, epf | | |  Facebook

vendredi, 05 février 2010

La Caisse des Dépôts et Consignations occupée par les mal logés

Ce jeudi 4 février se déroulait , au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations, 15 quai Anatole France, à Paris un colloque sur " Les Politiques de l'Habitat" à l'épreuve des réformes(http://www.rafhael.org/agenda/doc2010/janvier/acteurs_habitat.pdf )

70 mal logés en colère se sont invités en début d'après midi à cette réunion ou intervenaient notamment des élus du Conseil Régional, des élus parisiens, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano, mais aussi les dirigeants de la Caisse des Dépôts, le financeur étatique du logement social.

Une nouvelle fois, nous avons fait entendre, collectivement et bruyamment, notre colère face à la destruction du logement social en cours: vente du parc HLM, multiplication des solutions précaires et couteuses ( sous locations associatives, hébergements toujours temporaires...), investissement massif dans le logement intermédiaire et l'accession à la propriété inaccessibles à la majorité des demandeurs de logement.

Le secrétaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, Louis Quetier s'est engagé rapidement et par écrit à une rencontre avec le collectif. Mais nous exigions aussi de rencontrer le "directeur régional et interdépartemental de l'hébergement et du logement en Ile de France", annoncé au colloque. Confrontés directement aux ruptures sèches d'hébergement, à l'errance urbaine, nous pensions avoir trouvé LE responsable compétent !

Mais très embarrasé, Mr Delorme nous a expliqué n'être qu'un "simple fonctionnaire", et directeur d'une structure...qui n'existe pas pour l'instant !Sauf dans les opérations de communication, manifestement.

Après plusieurs heures de négociation, c'est donc le Préfet de Paris Claude Kupfer qui s'est engagé à nous recevoir dans les jours qui viennent.


Ci dessous le communiqué diffusé sur place.


Photos et vidéos à venir.

NOUS NE LAISSERONS PAS DETRUIRE LE LOGEMENT SOCIAL

Nous nous invitons aujourd'hui au colloque organisé par la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur étatique du logement social.

Ce colloque traite des « politiques de l'habitat à l'épreuve des réformes en cours », et s'intitule «  Quoi de neuf , acteurs ? » Les mal logés ont été malencontreusement oubliés dans les invitations, nous sommes pourtant parmi les principaux acteurs de ce débat.

 

Et à la question « Quoi de neuf ? », nous répondons « Rien, c'est pire ».

Comme tous les ans, la Fondation Abbé Pierre a rendu son rapport sur le mal logement, et comme tous les ans, les responsables politiques et institutionnels, ont annoncé dans la foulée, comme Benoist Apparu, des « réformes profondes » pour lutter contre ce fléau social.

En 2007, la « réforme profonde » s'appelait Loi DALO. Le nombre de demandeurs de logement social a continué à augmenter, mais un tri statistique a été fait entre les mal logés dit « prioritaires »  et les autres. Tri purement formel, puisqu'en Ile de France, le nombre de relogements effectif n'a pas augmenté, il a même baissé sur Paris. Les heureux titulaires du label DALO n'ont donc pour la plupart obtenu qu'un...label DALO.

En 2008, on nous annonçait, plus aucun SDF à la rue, plus aucune rupture d'hébergement : mais le nombre de morts dans la rue n'a pas baissé, les expulsions d'hôtels meublés continue, et les centaines de milliers de personnes hébergées de manière précaire chez des tiers sont laissées à l'abandon.

En 2009, Mme Boutin promettait l'arrêt des expulsions. En ce mois de février, nombre d'entre nous attendent déjà avec angoisse la fin du mois de mars.

En 2010, Mr Apparu nous annonce « un nouvel outil statistique de décomptage du mal logement ». Peut-être ignore-t-il qu'il existe des fichiers recensant très exactement le nombre de demandeurs de logement social, et que s'y trouvent, dans le détail, l'exposé de nos problèmes particuliers.

Il annonce aussi le rachat de logements privés pour en faire des logements gérés par des associations. Des sous locations donc, ni de vrais logements sociaux ni de vrai bail.

Trois mille sous locations, contre 10%du parc HLM promis à la vente.

Si nous venons à la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est parce que c'est ici que se décide et se gère la politique du logement social, loin du rythme médiatique et politique.

La SNI, le bailleur social de la Caisse des Dépôts vient ainsi de vendre trois cent logements à Boulogne au privé, pendant que le Ministre annonce des achats pour plus tard. La SNI vient aussi d'investir des milliards pour racheter le parc de logements sociaux d'ICADE, déjà financé par de l'argent public, permettant aux actionnaires privés de cette société d'engranger 600 millions d'euros. Parallèlement, ce sont seulement six cent vingt quatre autres millions d'euros qui seront investis cette année par l'Etat dans l'aide à la pierre directe.

Comment cette politique pourrait-elle permettre de mettre fin au mal logement ? Nous sommes venus poser la question collectivement aux responsables de la Caisse des Dépôts, mais aussi au Directeur régional et inter-départemental de l'hébergement et du logement en Ile-de-France, représentant de l'Etat dans ce débat.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

Sur le même sujet, voir aussi :

La SNI joue au promoteur immobilier

ICADE fait du profit avec la vente de logements sociaux !

 

 

12:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : caisse des dépôts, apparu, logement, mal logés, sni, icade, hébergement, vente logements sociaux | | |  Facebook

 
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