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jeudi, 03 novembre 2011

Paris Habitat OPH : effondrement de la production de logements en 2010

« La vocation de notre Office est d’offrir un toit à tous les parisiens qui ne peuvent y accéder aux conditions du marché privé. »
Jean Yves Mano, Président de Paris Habitat OPH, rapport d'activité 2010.

En 2010, la production de logements du premier bailleur parisien a subi une chute brutale, que ne nie pas sa direction : seuls 580 logements ont été produits. Et encore sur ce chiffre, deux tiers, 380 unités, sont des logements acquis occupés * (soit une chute de 78% !)

Qu'est ce qui explique cette chute ?


Ces dernières années, la majeure partie de la production a consisté à acheter des immeubles au privé, et à les re-conventionner. Bien souvent, la majorité des appartements était occupée, et en partie par des locataires aux revenus bien supérieurs à la limite pour pouvoir prétendre à un logement social. Souvent situés dans des quartiers chers, ces logements ont nécessité un immense investissement financier, au détriment des programmes neufs.

La production s'est effondrée, en raison de la chute de l'achat de logements acquis occupés : les investisseurs privés n'ont pas mis autant de biens sur le marché ou ont choisi de les vendre à d'autres que Paris Habitat OPH. De plus, la montée des prix de l'immobilier
conduit à ce que le prix d'achat d'un logement soit de plus en plus élevé, et les finances du bailleur social ne suivent pas.

Voilà comment on en arrive à cette réduction dramatique de la production : 2606 logements en 2009, 560 en 2010, dont seulement 58 constructions neuves.*

Cela fait plusieurs années que notre collectif de mal-logés dénonce cette politique fondée sur l'acquisition de logements occupés dans les quartiers chers, d'un côté, et la construction neuve réservée en grande partie à des logements PLS dans les quartiers populaires de
l'autre. Elle aboutit aujourd'hui à l'effondrement de la production, sans même avoir conduit à une réelle mixité sociale : il suffit de consulter le nombre d'attributions de HLM dans les arrondissements de l'Ouest en 2010. Moins de dix par arrondissement dans le centre, aucun
dans le 7ème, et 130 dans le 16ème, dont une bonne partie à la périphérie de l'arrondissement, dans sa partie populaire !

Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014 : mais depuis 2001, seulement 12 222 PLAI ont été agrées, contre 13 000 PLS.
Soixante-dix pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I et Paris Habitat OPH était le seul bailleur social à en offrir massivement : l'effondrement de sa production est une catastrophe pour les Parisiens modestes.

Voilà pourquoi nous manifestons devant la Direction Territoriale Nord-Ouest : nous voulons des réponses concrètes de la direction générale sur la manière dont elle va remplir la vocation qui est celle de Paris Habitat OPH,  « offrir un toit à tous les Parisiens qui ne peuvent accéder au marché privé »  comme l'a rappelé son Président.

*source : Rapport d’activité 2010 de Paris-Habitat OPH


Paris Habitat OPH : chute de la production de... par HLMPOURTOUS


Sur le même sujet :

- Logement social à Paris : comment "produire" sans créer

- Paris Habitat : les expulsions sont plus rapides que la production de logement

- Inauguration du Réseau Social de Toit à toit de Paris Habitat OPH

- Paris Habitat envisage de porter plainte en diffamation contre des mal-logés

- Paris Habitat : le compte n'est pas bon pour les mal-logés

- Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien Opac

15:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, jean yves mano, sru, paris, hlm | | |  Facebook

jeudi, 16 juin 2011

Mal-logement à Paris : la Mairie du 10éme occupée

Ce matin, une centaine de demandeurs de logement social ont occupé la mairie du 10ème arrondissement , manifestant bruyamment jusqu'à obtention d'un rendez-vous avec le cabinet du maire.

Quasiment 10% des habitants du 10ème sont inscrits sur les listes de demandeurs de logement.

La Ville de Paris se félicite d'avoir résorbé l'insalubrité et parle désormais de « poches d'inconfort » dans l'arrondissement. Ce changement de vocabulaire ne change rien à la vie des concernés, il empire simplement leur situation : aujourd'hui, les critères sont devenus si stricts que les commissions de médiation DALO ne reconnaissent quasiment plus l'insalubrité, et la Préfecture estime n'avoir aucun devoir de relogement sur les dossiers non labellisés.

Ce refus de prise en compte concerne aussi toutes celles et ceux qui payent des loyers de plus en plus chers pour des surfaces de plus en plus petites : c'est le mal-logement invisible celui qui condamne les personnes aux salaires modestes, les retraités, les parents isolés à ne pas manger à leur faim , à s'endetter pour ne pas être jetés à la rue.

Les maires d'arrondissement ont toujours la même réponse à nous opposer : ils ont un contingent de logements réduits qui ne correspond pas aux plafonds de ressources trop faibles des demandeurs.

La majorité des demandeurs de logements sont donc désormais écartés de tous les contingents : trop pauvres pour celui de la mairie, pas assez « prioritaires » pour la Préfecture...qui ne reloge pas non plus beaucoup de DALO.

Nous ne pouvons pas accepter la fin de non-recevoir qui nous est faite par les maires d'arrondissement qui sont actuellement à mi-mandat : dans un arrondissement où le mal-logement touche 10% des habitants, le rôle des élus est de prendre le problème à bras le corps et de trouver des solutions pour leurs administrés qui sont des Parisiens comme les autres.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !



Paris : la Mairie du 10éme occupée par des... par HLMPOURTOUS

14:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, delanoe, dalo, sru, sdf, mal-logés, hlm, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

mardi, 31 mai 2011

Les 3éme Assises Régionales du logement interdites aux mal-logés en lutte

Les 3èmes Assises régionales du logement se tenaient aujourd'hui à la Cité Universitaire : il s'agissait de « faire le point sur la situation avec tous les interlocuteurs concernés », selon Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse vice-présidente du Conseil Régional chargée du Logement.

Outre ces élus, les représentants de l'Etat, les adjoints au Logement de diverses communes franciliennes , dont Jean-Yves Mano , mais aussi nombre de bailleurs sociaux étaient présents.

Tous ces responsables ont au moins un point d'accord : les mal-logés en lutte, premiers concernés ne sont pas les bienvenus dans ces Assises présentées comme ouvertes : plusieurs cars de CRS nous attendaient en effet de pied ferme devant l'entrée de la Cité Universitaire.

Les élus du Conseil régional prétendent n'avoir aucun poids sur l'Etat pour que celui-ci débloque des budgets pour le logement social, pourtant cela marche très bien lorsqu'il s'agit de gaspiller de l'argent public pour interdire aux demandeurs de logement l'accès aux réunions ou chacun se congratule sur les efforts fournis.

La manifestation bruyante et déterminée de 70 mal-logés a tout de même amené le directeur de cabinet de Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse, élue au Logement, à nous recevoir : nous leur avons donc démontré sur des points précis que la politique menée non seulement n'était pas suffisante en moyens au regard des besoins, mais aussi que l'argent investi revenait à tout le monde sauf aux mal-logés dans de nombreux cas.

Quelques exemples :

  • Le Conseil Régional nous dit financer majoritairement des PLUS et des PLA-I , les vrais logements sociaux .Mais Emmanuelle Cosse et le cabinet de Jean Paul Huchon ont dû reconnaître le problème : actuellement de nombreux bailleurs sociaux refusent en commission d'attribution et pour insuffisance de revenus des foyers dont les ressources correspondent cependant légalement aux plafonds de ces logements.

  • Le Conseil Régional met en avant le financement de l'hébergement d'urgence et des structures gestionnaires : mais sur le terrain, une grande partie de ce financement correspond à celui de chambres d'hôtel . De plus en plus, des foyers qui pourraient tout à fait payer un loyer sont condamnées à errer d'hôtel en hôtel, de banlieue en banlieue, tous les trois ou six mois, quand ce n'est pas plus souvent.

  • La lutte contre l'insalubrité se traduit par le financement de travaux au coup par coup dans des logements sur-occupés et souvent dégradés dans le bâti même. Souvent, après avoir bénéficié de subventions importantes, les propriétaires virent leurs locataires pour vendre leur bien.

Malheureusement, la réponse des élus du Conseil régional n'a rien d'original : comme tous les autres , ils reconnaissent que la situation est catastrophique, ne contestent pas les problèmes que nous soulevons mais estiment être "ceux qui font le plus d'efforts"  dans le domaine du logement social, et que nous devrions donc aller manifester ailleurs.

Nous manifestons partout et nombreux : la seule politique du logement correcte est celle qui élimine le mal-logement, elle se juge aux résultats et pas au nombres de colloques , d'assises et d'évènements presse organisés sur le sujet .

Et si les responsables en sont à prévoir des dispositifs policiers démesurés pour ne pas avoir à entendre la colère des expulsés, des expulsables, de ceux qui ne mangent pas leur faim pour payer leur loyer, c'est qu'ils savent eux même combien les actions engagées sont dérisoires au regard de nos besoins.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

Voir aussi : Mal-logement en Ile de France : la colère monte

 


3éme Assises Regionales du logement en Ile de... par HLMPOURTOUS

15:05 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : emmanuelle cosse, huchon, mal-logement, hlm, expulsion, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

jeudi, 05 mai 2011

LOGIREP : Les "vrais-faux" logements sociaux de Levallois-Perret se multiplient

Une centaine de demandeurs de logement ont occupé bruyamment la mairie de Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine avant d’en être évacués par les forces de l’ordre.

Nous sommes venus dénoncer les faux logements sociaux que la commune et le bailleur social LOGIREP construisent en lieu et place de vrais HLM accessibles à tous.

Dans un département qui compte 100 000 demandeurs de logement, dans une ville qui a les terrains nécessaires, les élus , au lieu de répondre aux besoins , utilisent le dispositif d’Usufruit Locatif Social pour réaliser des programmes de standing : plus de 200 logements, dont 80 déjà construits sont concernés à Levallois.

Ces logements appartiennent à des investisseurs privés , qui les sous louent pendant quinze ans à un bailleur social, ce qui leur donne accès à de nombreuses exonérations fiscales , notamment sur l’ISF. Le bailleur social finance une partie de la construction, s’engage à réaliser tous les travaux et la remise en état neuf à l’issue des quinze années. Passé ce délai, les logements reviennent dans le privé et le bailleur social s’engage à reloger les occupants sur son propre parc.

Dans l’intervalle, ces logement publics à durée déterminée sont cependant comptabilisés au titre de la loi SRU, ce qui permet aux mairies concernées de payer moins ou pas d’amendes du tout.

Alors que 70 pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu’aux logements PLA-I et PLUS, les vrais logements sociaux, les appartements en Usufruit Locatif Social ont des loyers du niveau PLS, les plus chers des logements HLM.

Encore une fois, l’argent du logement social est utilisé pour un dispositif qui ne répond en rien à nos besoins, et ce alors que les bailleurs et les élus prétendent ne pas avoir les fonds nécessaires pour construire les logements correspondant à la demande.

Les élus de Levallois présents nous ont indiqué qu’ils estimaient qu’eux et LOGIREP étaient parfaitement légitimes à choisir le type de population qu’ils voulaient accueillir.

Mais un bailleur social n’est pas un promoteur privé et son objectif , celui pour lequel il est financé par l’argent public est bien de répondre aux besoins des salariés et des familles modestes , des précaires et des retraités.

 

La lutte continue !

Des vrais logements sociaux pour tous !

Sur le même sujet voir aussi :

Usufruit Locatif Social des HLM a durée determinée

Usufruit Locatif Social, quand les bailleurs sociaux proposent des niches fiscales

LOGIREP : bailleur social solidaire...des propriétaires


LOGIREP et les vrais-faux logements sociaux de... par HLMPOURTOUS

15:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logirep, sru, usufruit locatif social, hlm, patrck balkany, mal-logement | | |  Facebook

vendredi, 29 avril 2011

Quand Delanoé fait séquestrer des mal-logés pour s'entretenir avec des journalistes

cfj delanoé.jpgCe matin, Bertrand Delanoë donnait une conférence aux étudiants en journalisme du CFJP.
Plus de 70 parisiens demandeurs de logement s’étaient donc rendus sur place pour évoquer concrètement leur situation catastrophique  et le résultat concret de la politique menée dans la capitale.

Ce résultat est simple : il y avait 100 000 demandeurs de logement enregistrés en 2001, dix ans plus tard, nous sommes au moins 120 000, sans compter tous ceux qui se découragent et ne renouvellent même pas leur dossier, faute de résultats.

Bertrand Delanoë ne semble pas supporter de se voir rappelé à cette réalité. Surtout devant la presse.

Ce sont donc une dizaine de cars de CRS qui ont été réquisitionnés pour nous encercler pendant plusieurs heures, tandis que certains d’entre nous étaient maintenus enfermés dans le sas de l’école pendant tout ce temps. Concernant ces mal–logés , la police nous a bien indiqué qu’il ne s’agissait ni d’un contrôle d’identité, ni d’une garde à vue mais d’un ordre de la direction de l’école et du Maire.

Heureusement pour nos élus, le ridicule ne tue pas, mais le mal-logement brise nos vies tous les jours.

C’est pourquoi notre lutte continue malgré la répression et le mépris. Nous continuerons à nous battre pour notre dû : un logement pour tous, maintenant.

 

16:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoé, cfj, mal logés, expulsion, paris, logement, hlm, paris-habitat oph, rivp, mal-logement | | |  Facebook

vendredi, 15 avril 2011

Caisse des Dépôts et Consignations : le compte n'est pas bon pour les mal-logés

Une petite centaine de demandeurs de logement a investi aujourd’hui un des immeubles de bureaux de la Caisse des Dépôts et Consignations, le trésorier de l’Etat.

Nous sommes venus exiger le relogement immédiat de tous les mal-logés, puisqu’il paraît que la politique menée et  les financements accordés n’ont jamais été aussi importants en matière de logement social.


La Caisse des Dépôts annonce en effet 133 000 nouveaux logements « financés » cette année, un record selon elle, après des chiffres déjà mirifiques annoncés les années précédentes.
Dans ces conditions, et si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes du logement social, pourquoi le nombre de mal-logés ne cesse-t-il d’augmenter ? Pourquoi le délai moyen d’attente à Paris pour obtenir un appartement est-il de dix ans ? Pourquoi, dans toute l’Ile de France, les salariés modestes, les familles, les retraités , les jeunes ne parviennent-ils pas à trouver une solution ?


Tout simplement, parce qu’aujourd’hui l’appellation « nouveau logement social » comprend aussi bien des appartements aux loyers très élevés (PLS), que des hébergements d’urgence très temporaires et des appartements reconstruits après démolition…


Et également, parce que l’Etat et la CDC ne retirent pas de leurs chiffres les logements sociaux qui sont vendus, par exemple les 6000 unités annoncées dans le cadre de la restructuration d’ADOMA sous l’égide de la SNI, elle-même filiale de la Caisse des Dépôts.


De plus, des milliards d’euros viennent d’être à nouveau ponctionnés sur les fonds du livret A, destiné à financer le logement social, et vont servir une nouvelle fois à aider les banques privées.
A la suite de l’occupation, nous serons reçus dans les jours qui viennent par le secrétaire général de la CDC et ses collaborateurs .


Ci dessous le communiqué diffusé sur place

 



Caisse des Dépôts et logement social : 133 000 nouveaux logements, les mal-logés demandent à voir…


Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui dans l’un des magnifiques immeubles neufs de la Caisse des Dépôts et Consignations, quai d’Austerlitz à Paris.
Les mal-logés voudraient bien que les 133 000 nouveaux logements sociaux financés annoncés par la Caisse des Dépôts soient aussi réels que cet immeuble de bureaux et surtout accessibles à leur niveau de revenu.


Mais ce n’est pas le cas :

  • Sur ces 133 000 financements, 30% sont des PLS, aux loyers bien trop élevés pour les salaires au niveau du smic, pour les familles nombreuses, les retraités, les jeunes ou les précaires.
  • Sur ces 133 000 financements, les PLA-I aux loyers très sociaux représentent certes 20% : mais beaucoup sont en réalité des hébergements ou des logements-passerelle qui ne proposent qu’une solution temporaire et pas un vrai relogement
    Sur ces 133 000 logements, il y a les 30 000 logements vendus par ICADE, la filiale d’immobilier privé de la Caisse des Dépôts et rachetés par des bailleurs sociaux. Cette opération n’a produit de nouveaux logements que sur le papier, il s’agit d’un simple conventionnement.
  • Sur ces 133 000 logements, 30 000 sont des programmes achetés aux promoteurs privés en difficulté, et comporte beaucoup de PLS encore une fois inaccessibles à la plupart des demandeurs de logement


A la finale, ce sont au mieux 40 000 nouveaux logements sociaux qui sortiront de terre, soit un chiffre considéré par tous les observateurs comme totalement dérisoire au regard des besoins. Ces chiffres correspondent d’ailleurs à ceux annoncés en grande pompe par Benoist Apparu, en même temps que la promotion était faite de l’accession sociale à la propriété.


Mais Benoist Apparu comme la Caisse des Dépôts communiquent beaucoup moins sur d’autres décisions prises en commun qui mettent un peu plus en danger ce qui reste du logement social et aggravent la crise en cours au lieu de la résoudre.


  • La SNI Société Nationale Immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts, vient de prendre le contrôle d’ADOMA : ses premières mesures, outre la suppression de 600 postes, prévoient la vente de 6000 logements,
  • Un décret vient d’autoriser le prélèvement de 13 milliards d’euros sur les fonds dégagés par le livret A, destinés au financement du logement social : alors que l’Etat réduit sa dotation de dizaines de millions d’euros pour le budget logement dans certaines villes notamment Paris, ces milliards vont une nouvelle fois aller aux banques privées !
  • Pendant qu’on nous répète en boucle, que tout le monde peut être propriétaire, que la « vraie » solution au problème du logement social, les financements de PLSA, les seuls prêts accessibles aux plus pauvres de ceux qui veulent être propriétaires sont gelés par la Caisse des Dépôts et l’Etat.


De plus, alors que la situation est déjà dégradée, que le logement social voit de fait diminuer ses financements, vider ses caisses pour des objectifs autres, le président de la SNI, donc la voix du logement social dans la Caisse des Dépôts , André Yche plaide publiquement pour la privatisation des HLM et la vente accéllérée d’une partie du Parc.


Demandeurs de logement, nous sommes venus dire à la Caisse des Dépôts que les comptes ne sont pas bons, même si son chiffre d’affaires est excellent.

 

Sur le même sujet voir aussi :

2011/03/03/societe-nationale-immoniliere-c-est-notre-arge...

2009/12/22/quand-la-sni-bailleur-social-d-etat-joue-au-pr...

2010/04/15/adoma-la-sni-et-l-etat-doivent-reloger.html

2009/12/23/la-sni-premier-bailleur-social-d-etat-brade-no...

2007/10/11/occupation-de-la-société-nationale-immobilière...

16:11 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, caisse des dépots et consignation, adoma, benoist apparu, mal-logement, icade, hlm, livret a | | |  Facebook

jeudi, 31 mars 2011

Paris Habitat ne reloge pas, mais veut faire taire les mal-logés

Notre collectif a appris ce jour par voie de presse ( dépêche AFP reproduite ci-dessous ) que la direction de Paris-Habitat OPH avait l'intention de déposer plainte pour intimidation, menaces et diffamation à notre encontre.

Cette annonce de plainte est l'unique réponse apportée par le premier bailleur social parisien à nos légitimes exigences d'explications sur le contenu précis de la politique menée et sur l'emploi des fonds du logement social.

Pour un bailleur qui met la « transparence » au premier rang de sa communication, cette intimidation ridicule démontre le malaise soulevé par les divers dossiers que nous portons lors de nos actions

- Le cout faramineux du nouveau siège, et les dysfonctionnements graves que la Cour des Comptes met également en avant, sans que Paris Habitat ait à ce jour annoncé porter plainte pour «diffamation »

- Le résultat pour le moins scandaleux, au regard des fonds investis, de certaines opérations d'acquisition en milieu occupé : les centaines de logement achetés dans les beaux quartiers à la Caisse des Mines ont mis presque deux ans pour être reconventionnés, et la situation n'est pas exceptionnelle puisqu'au 34, rue Alexandre Dumas dans le 11ème arrondissement, le délai de huit mois atteint à ce jour, nous est présenté comme « parfaitement normal »...

D'autre part, dans cet immeuble, UN SEUL LOGEMENT était libre de tout occcupant, l'investissement réalisé par le bailleur ne permettra donc qu'une seule attribution nouvelle à moyen terme

- La lenteur effarante de certains projets du bailleur, pour lesquels l'argent public a déjà été dépensé : ainsi, au 63-65 boulevard de Charonne, des bâtiments immenses sur la plus grosse parcelle constructible du 11ème arrondissement restent vides depuis 2007, et le projet de logements n'est pas prévu avant 2014...

Lors de nos rendez-vous avec la direction de Paris Habitat, nous avons l'habitude de nous voir opposer avec mépris notre « méconnaissance » des procédures et du droit immobilier, et d'entendre répéter que la politique menée est parfaitement claire et adaptée...

Mais dans ce cas, pourquoi la direction n'a-t-elle pas d'autre recours que de tenter de nous faire taire avec des plaintes au pénal ?

Pour notre part, nous prenons cette menace comme un encouragement et une reconnaissance du problème représenté par les 120 000 demandeurs de logement en attente, par tous les locataires de Paris Habitat, dont le loyer augmente mais qui ne trouvent jamais de réponse à leur demandes de changement de logement pour suroccupation ou handicap.

La menace de la répression ne nous fera pas taire, car aucune répression ne peut être pire que le mal-logement, l'insalubrité, la rue, l'errance, la suroccupation, les expulsions que nous vivons au quotidien.

La lutte collective, c'est notre dignité , et nous ne sommes pas prêts d'arrêter  d'occuper,  de manifester,  de dénoncer publiquement le détail des politiques du logement menées à Paris, comme nous l'avons dit à la direction lors de notre dernier rendez-vous : que Paris Habitat prépare ses avocats, le combat ne fait que commencer et nous l'assumerons ensemble.

Et ça, ce n'est pas une menace, c'est une promesse.

 

La dépêche AFP , publié à la suite de l'occupation de la Direction Territoriale Paris EST de Paris Habitat

AFP) - Des bureaux de l'établissement public Paris Habitat, qui gère les HLM, ont été occupés jeudi pendant deux heures et demie par une cinquantaine de personnes à l'appel du Collectif des mal-logés en colère, a-t-on appris de sources concordantes. Elles ont occupé de 10H30 à 13H00 environ la direction territoriale de Paris-Habitat, place du Colonel-Fabien (10e arrdt) selon la direction de l'établissmeent public, premier bailleur social public français. Dans un communiqué, les manifestants ont réclamé des "réponses immédiates" sur deux opérations menées par Paris Habitat. Au 34, rue Alexandre Dumas, Paris Habitat "a racheté un immeuble déjà occupé et alors que les logements sont conventionnés depuis quasiment un an, les loyers encaissés sont toujours du niveau de ceux du privé". Le collectif cite également l'achat d'un immeuble et d'un terrain au 65 boulevard de Charonne, qui "depuis 2007 ne débouche sur rien et où la réalisation de logements a été repoussée jusqu'a 2014". Selon le collectif, il y a 120 000 demandeurs de logement à Paris.
La direction de Paris Habitat, qui a déjà fait une main courante auprès du commissariat du 5e arrondissement pour "propos diffamatoires, menaces diverses et intimidation" après une occupation précédente de ses bureaux par ce même collectif, a dit sa volonté de porter plainte. L'occupation, le 24 février, visait à dénoncer le déménagement du siège social du premier bailleur parisien, épinglé par la Cour des comptes.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2011) Agence France-Presse »



Voir aussi : Paris Habitat OPH : la production s'effondre en 2010

19:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, collectif, mal logés, hlm, acquisition | | |  Facebook

Paris-Habitat OPH : les expulsions de mal-logés sont plus rapides que la production de logements

En cette fin de trêve d'hiver, à Paris, 900 places d'hébergement ferment sans solution alternative, aggravant un peu plus la situation des demandeurs de logement parisiens, qui sont 120 000 à attendre une solution à leur galère sans fin.

Le premier bailleur social parisien non seulement ne tient pas compte de cette urgence, mais se permet de faire expulser par des centaines de CRS, les demandeurs mal-logés qui viennent exiger des explications sur des opérations immobilières, pour lesquelles beaucoup d'argent a déjà été dépensé, mais qui ne débouchent pas sur de nouveaux logements sociaux.

Plus de 80 mal-logés ont eu la force pour toute réponse ce matin, lors de l'occupation de la Direction Territoriale Est de Paris Habitat.

La direction de Paris-Habitat OPH n'a donc rien à dire

- Sur le 34, rue Alexandre Dumas 75011: l'immeuble acheté occup :é , conventionné et compté comme logement social depuis presque un an ne l'est toujours pas dans la réalité. Comme dans le cas des logements rachetés à la Caisse des Mines, les locataires qui sont en dessous des plafonds de revenus HLM payent toujours le même loyer que lorsque le propriétaire était privé! Par un «heureux hasard», la direction annonce que la situation sera régularisée à la fin de ce mois: en ce qui concerne les logements de la Caisse des Mines, Paris Habitat avait aussi « par hasard» régularisé les loyers juste après que nous ayons dévoilé publiquement la situation.

Par ailleurs, dans tout l'immeuble, un seul logement était libre de tout occupant, cette opération ne créera donc qu'un seul HLM disponible de suite sur tout un immeuble acheté !

-Sur le 63-65 boulevard de Charonne 75011 : une des plus grosses parcelles constructibles de Paris, et la plus importante dans le 11ème a été achetée à EDF en 2007. Depuis cette date, les bâtiments sont restés vides et les tentatives d'occupation se sont soldées par des expulsions policière. En février 2011, après quatre ans d'inactivité, Paris Habitat annonce une centaine de logements sociaux...mais pas avant 2014.

Les tours de bureaux, comme celle qui va être construite par Unibail dans le 15ème sont annoncées pour la même date. A Paris, pour une raison inconnue, les bureaux sortent donc de terre deux fois plus vite que les logements sociaux... et le premier bailleur social manque de fonds pour construire mais pas pour payer des évacuations policières.

Malgré la répression contre les mal-logés en lutte, à Grenoble comme à Paris, la mobilisation s'amplifie.

Nous ne laisserons pas dilapider les fonds du logement social

Des logements maintenant !




Paris-Habitat OPH emploie la répression pour... par HLMPOURTOUS

18:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, 65 boulevard de charonne, jean yves mano, delanoé, manifestation, mal-logement, hlm, logements sociaux | | |  Facebook

jeudi, 20 janvier 2011

Le Préfet du logement, Alain Regnier, interpellé par des mal-logés

Ce matin, quatre- vingt mal logés ont interpellé de vive voix Mr Alain Régnier, préfet délégué général pour la coordination de l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées, à l’occasion d’un colloque européen sur le logement social à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.
Hier, suite à l’occupation de la DRIHL, nous étions reçus par Jean Martin Delorme chargé des mêmes missions que Mr Régnier,  mais uniquement pour l’Ile de France.  Face à l’urgence de la situation sur le front du logement, Mr Delorme qui s’exprimait également au nom du Préfet, n’a su que nous répéter des chiffres censés démontrer que la situation s’améliore , malgré l’évidence de la dégradation des conditions de vie de millions de mal-logés en France.
On nous annonce des « records » de construction de logements sociaux en 2010, mais le Ministère passe sous silence, les dizaines de milliers de logements sociaux vendus chaque année, et les centaines de milliers d’appartements démolis par l’ANRU depuis le début des années 2000. Les élus font comme si la spéculation immobilière n’existait pas, comme si en dix ans, les logements du parc privés à bas prix n’avaient pas totalement disparu. Le chiffre de 3, 5 millions de mal logés n’existe tout simplement pas à leurs yeux.
Face à ce déni de réalité, face à ce refus de l’Etat de satisfaire un besoin fondamental, l’accès au logement, face à la volonté manifeste d’ignorer et de décourager les mal-logés en lutte, nous avons donc décidé de réagir immédiatement.
Puisque qu’on ne veut pas nous entendre au niveau régional, nous sommes donc allés  à la rencontre de celui qui a été nommé directement par François Fillon, pour réaliser les engagements pris en 2009 sur la résorption du mal-logement, et réitérés fin 2010 dans une circulaire adressée à tous les Préfets.
Puisque les promesses n’engagent que ceux qui les croient, les mal-logés entendent bien les rappeler quotidiennement à ceux qui les font.
Alain Régnier s’est engagé à nous recevoir mardi, pour notre part, la lutte continue jusqu’au relogement de tous.

Voir le communiqué diffusé sur place ci dessous


Mal-logement : Le Prefet Regnier interpellé en direct
envoyé par HLMPOURTOUS. -

 

Mal-logement : nous méritons mieux qu’une politique résiduelle et nous l’obtiendrons.


Si nous sommes aujourd’hui une centaine de demandeurs de logement à nous inviter au colloque organisé par le Préfet Alain Régnier, colloque intitulé «  Le logement social dans tous ses états », c’est que le temps presse, et que l’Etat  n’a pas l’air de s’en rendre compte.
En 2008, Mr Alain Régnier était nommé par François Fillon délégué général pour l’accès au logement des personnes sans abri ou mal logées. Un an plus tard le 16 mars 2009, dans un entretien consultable sur le site du Ministère,  Mr Régnier affirmait que l’objectif était  « qu'à l'horizon 2012, nul ne soit contraint de vivre dans la rue ou dans un habitat indigne ».

Si nous parlons la même langue que notre Préfet, l’ « horizon 2012 », c’est dans un an.


Un an pour reloger ne serait-ce que 374 000 demandeurs de logement franciliens recensés, alors que la DRIHL annonce comme une extraordinaire bonne nouvelle, le fait que 570 demandeurs DALO soient relogés chaque mois , ce qui permettrait au mieux d’arriver à moins de 7000 demandes de logement  satisfaites d’ici la fin de l’année ?
Et cela seulement si le mal-logement ne frappait sans cesse de nouveaux foyers…Or la reprise de la hausse des prix immobiliers en 2010, conduit mécaniquement à une hausse des congés pour vente, des impossibilités de faire face au paiement du loyer et donc des expulsions pour 2011 et 2012.


Nous n’entendons pas empêcher les chercheurs de chercher, mais nous n’acceptons plus que la politique du logement social se résume à une communication permanente du Ministère, à coups d’études et de colloques , pour nous persuader  que tout va de mieux en mieux et que les chiffres qui font état d’une augmentation constante du nombre de mal-logés ne sont pas ceux qui comptent. Nous ne pouvons rester sans réaction devant  un évènement officiel , organisé par le gouvernement et ses représentants, et dont l’un des sujets traités est « Et si ce n’est pas le logement social, quel secteur prend en charge les populations perçues comme indésirables ? »

Quelles sont  ces « populations perçues comme indésirables »? Sans aucun doute les demandeurs de logement social dans leur ensemble, puisque ce colloque est notamment consacré à l’exposé de la conception «  résiduelle » du logement social, selon laquelle celui-ci devrait être réservé aux « personnes les plus défavorisées ».


Le collectif des Mal Logés en Colère est donc venu aujourd’hui rappeler que le logement social n’est pas une « mesure d’urgence » pour quelques pauvres méritants et triés sur le volet, mais une conquête sociale, la possibilité pour toutes les personnes aux revenus modestes de se loger décemment sans y consacrer tout son budget.
Nous comprenons bien que notre démarche nous classera immédiatement dans ces « populations indésirables » qui rappellent en 2011 aux représentants de l’Etat les engagements pris en 2009.
Mais nous sommes là quand même, et notre lutte constante et déterminée démontre en tout cas que le mal-logement ne sera pas un problème résiduel pour les responsables de la situation.

15:03 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist apparu, construction, logements sociaux, sru, hlm, dalo, mal-logement | | |  Facebook

jeudi, 13 janvier 2011

Occupation de la DRIHL: les logements en Ile de France, c'est pour quand ?

Le collectif des Mal Logés en Colère s'est invité aujourd'hui à la Direction Régionale et Interdépartementale de l'Hébergement et du Logement, placée sous l'Autorité du Préfet de Région et crée en juillet 2010.

La DIRHL est censée unifier et coordonner les différents services existant auparavant pour résoudre la question du mal-logement en Ile de France.

Nous sommes donc venus demander à Jean Martin Delorme, directeur de cette nouvelle structure, ce qui a changé, en positif, depuis six mois et comment aujourd'hui nos problèmes peuvent trouver une solution concrète.

En effet, dans nos galères de logement, la tendance est plutôt à l'aggravation.

Face à la mobilisation montante de tous les mal-logés, jeunes ou vieux, célibataires ou en famille, seule la Préfecture de Police semble envoyée sur le terrain, pour faire taire les demandeurs de logement social qui exigent leur dû.

Benoist Apparu répète en boucle qu'il faut faire du logement social là où il y en a besoin, mais il s'agirait de faire au lieu de parler.

Après négociation, nous avons obtenu en échange de notre sortie un rendez-vous de travail avec Jean Martin Delorme, directeur de la DRIHL, et représentant de la Préfecture de Région: après des mois d'évacuations policières et de politique de la porte fermée, un interlocuteur de l'Etat compétent  nous est donc proposé.

Nous verrons ce qu'il en sera en termes concrets, et restons déterminés jusqu'au relogement de tous.


Paris : des mal-logés occupent la DRIHL
envoyé par HLMPOURTOUS. -

 

La dépêche AFP

Des mal-logés occupent la Direction du Logement d'Ile-de-France

 Des militants du collectif des Mal-logés en colère occupaient jeudi à la mi-journée les locaux de la Direction régionale et interdépartementale de l'hébergement et du logement (Drihl) à Paris pour dénoncer la politique du gouvernement et réclamer des logements.

 Entre 70 et 80 militants, selon une source policière, se sont introduits "dans les bureaux" de la Direction, située dans le XVe arrondissement, a expliqué une militante du collectif, confirmant leur nombre, par téléphone.

 Le collectif demandait à être reçu par Jean-Martin Delorme, le directeur de cette structure, pour entamer "des négociations concrètes" sur leur accès à un logement, a-t-elle précisé, sous couvert de l'anonymat.

 "La Drihl a été créée en juillet 2010 pour coordonner l'accès au logement en Ile-de-France et six mois après on n'a pas l'impression que la situation s'arrange. Au contraire, elle s'aggrave", a expliqué la militante.

 "Des gens se font virer de leur hébergement car ils y sont restés trop longtemps et il n'y a pas de porte de sortie", a-t-elle dénoncé.

 Dans un communiqué, le collectif dénonce aussi la situation de "certains foyers (qui) s'endettent pour payer le loyer", celle de "retraités de plus en plus souvent en errance ou hébergés chez des proches eux-même mal-logés", et le fait que "le droit au logement opposable (Dalo) se résume à rien".

16:03 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist apparu, mal-logement, expulsion, sru, dalo, hlm, hébergement | | |  Facebook

 
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