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vendredi, 27 mai 2011

Zac Claude Bernard et entrepots Macdonald : quelle place pour les mal-logés ?

entrepots mac donald.JPG

 

Ce matin, une soixantaine de demandeurs de logements sont venus interpeller le maire du 19ème arrondissement, Roger Madec lors de l’inauguration d’un pont suspendu aux Entrepôts Mac Donalds, au cœur du nouveau quartier du Nord Est Parisien.

 

L’annonce officielle des chiffres de l’immobilier parisien a confirmé ce que les parisiens aux revenus modestes vivent sur le terrain : les prix à la vente ont augmenté de 20% en un an.

Dans le 19ème, l’éclosion de ce nouveau quartier, les aménagements urbains en cours, l’arrivée d’entreprises a accéléré cette hausse et multiplié le nombre de propriétaires qui souhaitent vendre leurs logements et les procédures d’expulsions qui vont avec.

Même les très petites surfaces peuvent permettre une grosse plus value à la revente, célibataires ou grandes familles sont donc également concernés.

Bien souvent le congé pour vente touche des locataires qui souffraient déjà d’un loyer extrêmement élevé après les augmentations de ces dernières années, et souvent aussi de suroccupation.

Bien souvent, ces locataires ont des demandes de logement anciennes et jamais satisfaites, car le loyer trop cher n’est pas considéré comme un critère de relogement important.

Dans le 19ème, les logements sociaux nouvellement construits sont souvent des PLS, notamment aux Entrepôts Mac Donald. Ils ne correspondent ni en nombre, ni en niveau de loyer aux besoins des demandeurs de logement du quartier.

Si rien n’est fait, des vagues d’expulsion sans précédent vont avoir lieu. Et les habitants des quartiers populaires parisiens se verront relégués dans les circuits de l’hébergement d’urgence francilien, baladées de département en département.

Suite à notre interpellation ce matin, le Maire et son cabinet nous recevra dans les jours qui viennent.

Sur le même sujet voir aussi : Paris-métropole et rénovation urbaine


Nord Est Parisien, ZAC Claude Bernard : le Maire... par HLMPOURTOUS

17:22 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : roger madec, semavip, icade, zac claude bernard, calberson, bnp, tramway, eole évangile | | |  Facebook

vendredi, 15 avril 2011

Caisse des Dépôts et Consignations : le compte n'est pas bon pour les mal-logés

Une petite centaine de demandeurs de logement a investi aujourd’hui un des immeubles de bureaux de la Caisse des Dépôts et Consignations, le trésorier de l’Etat.

Nous sommes venus exiger le relogement immédiat de tous les mal-logés, puisqu’il paraît que la politique menée et  les financements accordés n’ont jamais été aussi importants en matière de logement social.


La Caisse des Dépôts annonce en effet 133 000 nouveaux logements « financés » cette année, un record selon elle, après des chiffres déjà mirifiques annoncés les années précédentes.
Dans ces conditions, et si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes du logement social, pourquoi le nombre de mal-logés ne cesse-t-il d’augmenter ? Pourquoi le délai moyen d’attente à Paris pour obtenir un appartement est-il de dix ans ? Pourquoi, dans toute l’Ile de France, les salariés modestes, les familles, les retraités , les jeunes ne parviennent-ils pas à trouver une solution ?


Tout simplement, parce qu’aujourd’hui l’appellation « nouveau logement social » comprend aussi bien des appartements aux loyers très élevés (PLS), que des hébergements d’urgence très temporaires et des appartements reconstruits après démolition…


Et également, parce que l’Etat et la CDC ne retirent pas de leurs chiffres les logements sociaux qui sont vendus, par exemple les 6000 unités annoncées dans le cadre de la restructuration d’ADOMA sous l’égide de la SNI, elle-même filiale de la Caisse des Dépôts.


De plus, des milliards d’euros viennent d’être à nouveau ponctionnés sur les fonds du livret A, destiné à financer le logement social, et vont servir une nouvelle fois à aider les banques privées.
A la suite de l’occupation, nous serons reçus dans les jours qui viennent par le secrétaire général de la CDC et ses collaborateurs .


Ci dessous le communiqué diffusé sur place

 



Caisse des Dépôts et logement social : 133 000 nouveaux logements, les mal-logés demandent à voir…


Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui dans l’un des magnifiques immeubles neufs de la Caisse des Dépôts et Consignations, quai d’Austerlitz à Paris.
Les mal-logés voudraient bien que les 133 000 nouveaux logements sociaux financés annoncés par la Caisse des Dépôts soient aussi réels que cet immeuble de bureaux et surtout accessibles à leur niveau de revenu.


Mais ce n’est pas le cas :

  • Sur ces 133 000 financements, 30% sont des PLS, aux loyers bien trop élevés pour les salaires au niveau du smic, pour les familles nombreuses, les retraités, les jeunes ou les précaires.
  • Sur ces 133 000 financements, les PLA-I aux loyers très sociaux représentent certes 20% : mais beaucoup sont en réalité des hébergements ou des logements-passerelle qui ne proposent qu’une solution temporaire et pas un vrai relogement
    Sur ces 133 000 logements, il y a les 30 000 logements vendus par ICADE, la filiale d’immobilier privé de la Caisse des Dépôts et rachetés par des bailleurs sociaux. Cette opération n’a produit de nouveaux logements que sur le papier, il s’agit d’un simple conventionnement.
  • Sur ces 133 000 logements, 30 000 sont des programmes achetés aux promoteurs privés en difficulté, et comporte beaucoup de PLS encore une fois inaccessibles à la plupart des demandeurs de logement


A la finale, ce sont au mieux 40 000 nouveaux logements sociaux qui sortiront de terre, soit un chiffre considéré par tous les observateurs comme totalement dérisoire au regard des besoins. Ces chiffres correspondent d’ailleurs à ceux annoncés en grande pompe par Benoist Apparu, en même temps que la promotion était faite de l’accession sociale à la propriété.


Mais Benoist Apparu comme la Caisse des Dépôts communiquent beaucoup moins sur d’autres décisions prises en commun qui mettent un peu plus en danger ce qui reste du logement social et aggravent la crise en cours au lieu de la résoudre.


  • La SNI Société Nationale Immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts, vient de prendre le contrôle d’ADOMA : ses premières mesures, outre la suppression de 600 postes, prévoient la vente de 6000 logements,
  • Un décret vient d’autoriser le prélèvement de 13 milliards d’euros sur les fonds dégagés par le livret A, destinés au financement du logement social : alors que l’Etat réduit sa dotation de dizaines de millions d’euros pour le budget logement dans certaines villes notamment Paris, ces milliards vont une nouvelle fois aller aux banques privées !
  • Pendant qu’on nous répète en boucle, que tout le monde peut être propriétaire, que la « vraie » solution au problème du logement social, les financements de PLSA, les seuls prêts accessibles aux plus pauvres de ceux qui veulent être propriétaires sont gelés par la Caisse des Dépôts et l’Etat.


De plus, alors que la situation est déjà dégradée, que le logement social voit de fait diminuer ses financements, vider ses caisses pour des objectifs autres, le président de la SNI, donc la voix du logement social dans la Caisse des Dépôts , André Yche plaide publiquement pour la privatisation des HLM et la vente accéllérée d’une partie du Parc.


Demandeurs de logement, nous sommes venus dire à la Caisse des Dépôts que les comptes ne sont pas bons, même si son chiffre d’affaires est excellent.

 

Sur le même sujet voir aussi :

2011/03/03/societe-nationale-immoniliere-c-est-notre-arge...

2009/12/22/quand-la-sni-bailleur-social-d-etat-joue-au-pr...

2010/04/15/adoma-la-sni-et-l-etat-doivent-reloger.html

2009/12/23/la-sni-premier-bailleur-social-d-etat-brade-no...

2007/10/11/occupation-de-la-société-nationale-immobilière...

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jeudi, 15 avril 2010

Les mal logés en colère devant ADOMA : VIDEO

20100415-113249.jpgADOMA, LA SNI ET L'ETAT DOIVENT RELOGER !

Ces derniers mois, ADOMA a engagé une politique d'expulsion de ses foyers, notamment celle des mal logés, qui y attendent un logement social depuis des années, suffisamment pour que leur composition familiale ait changé, et qu'il n'aient pas d'autre choix que vivre avec leur famille en suroccupation.

Si nous nous rassemblons aujourd'hui devant le siège d'ADOMA, c'est tout simplement pour que cessent ces procédures d'expulsion et que les mal logés concernés soient enfin relogés, car il n'y aucune impossibilité pratique à ce que soit le cas. L'Etat et  les bailleurs sociaux s'accordent à prétendre que l'hébergement est un pas nécessaire et utile vers le relogement définitif en HLM, une étape forcément temporaire, mais sans rupture avant qu'une solution définitive ne soit trouvée.

Alors comment expliquer que des familles soient expulsées et envoyées, au mieux vers des hôtels, où elles vivront dans la même suroccupation que dans les foyers d'ADOMA, pour un coût supérieur ?

ADOMA est détenue majoritairement par l'Etat, mais aussi par la SNI, filiale de la Caisse des Dépôts et premier bailleur public en France, en terme de nombre de logements. Le groupe privé Caisse d'Epargne Logements détient également des parts de la société. Cette « gouvernance partagée » , logiquement devrait être un gage d'efficacité pour le relogement des mal logés, puisque tous les acteurs sont réunis pour le mettre en place.Les résidents d'ADOMA surtout lorsqu'ils sont expulsables, entrent dans les critères de relogement « urgent » que l'Etat a lui même définis de matière déjà extrêmement restrictive dans la loi DALO.

L'Etat invoque la nécessité de respecter le droit des propriétaires privés lorsqu'il expulse leurs locataires ou occupants sans les reloger pour autant. Mais dans le cas d'ADOMA, l'Etat est l'expulseur et celui qui a l'obligation de reloger !

Actuellement l'Etat pourrait se désengager d'ADOMA au profit du bailleur SNI, lui même propriété de la CDC, la banque ...de l'Etat. Ceci passerait par une vente, dont l'Etat engrangerait le bénéfice pris sur les fonds de son bailleur social, sans garantie que ce bénéfice revienne au budget du logement social. Il y a quelques années, des dizaines de milliers de logements sociaux se sont retrouvés transférés de la SNI, vers ICADE, société privée avec actionnariat majoritaire de la Caisse des Dépôts. Et ICADE , il y a quelques mois a ensuite revendu ces logements à la SNI et à d'autres bailleurs sociaux, dégageant ensuite un bénéfice important pour ses actionnaires privés.

Que se passera-t-il pour ADOMA ? Un scénario similaire est loin d'être exclu. Lors du passage de la SNI, à ICADE, les locataires de nombreux quartiers ont connu des hausses spectaculaires de loyer.

La politique d'expulsion et de non relogement des résidents en suroccupation, plus généralement leur maintien dans la durée dans des hébergements, et la non réponse aux demandes de logement social constitue déjà une réalité insupportable au regard des discours tenus par l'Etat sur ses efforts en matière de logement. Nous exigeons

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

Vidéo du rassemblement :

Voir aussi :

Quand la SNI, bailleur public joue au promoteur immobilier

Les Mal-Logés occupent Jean-Marie MESSIER

Les Mal-Logés occupent un bureau de vente de la SNI (article du Parisien)

 

16:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, icade, dalo, mal-logés, apparu caisse-des-depots | | |  Facebook

vendredi, 05 février 2010

La Caisse des Dépôts et Consignations occupée par les mal logés

Ce jeudi 4 février se déroulait , au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations, 15 quai Anatole France, à Paris un colloque sur " Les Politiques de l'Habitat" à l'épreuve des réformes(http://www.rafhael.org/agenda/doc2010/janvier/acteurs_habitat.pdf )

70 mal logés en colère se sont invités en début d'après midi à cette réunion ou intervenaient notamment des élus du Conseil Régional, des élus parisiens, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano, mais aussi les dirigeants de la Caisse des Dépôts, le financeur étatique du logement social.

Une nouvelle fois, nous avons fait entendre, collectivement et bruyamment, notre colère face à la destruction du logement social en cours: vente du parc HLM, multiplication des solutions précaires et couteuses ( sous locations associatives, hébergements toujours temporaires...), investissement massif dans le logement intermédiaire et l'accession à la propriété inaccessibles à la majorité des demandeurs de logement.

Le secrétaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, Louis Quetier s'est engagé rapidement et par écrit à une rencontre avec le collectif. Mais nous exigions aussi de rencontrer le "directeur régional et interdépartemental de l'hébergement et du logement en Ile de France", annoncé au colloque. Confrontés directement aux ruptures sèches d'hébergement, à l'errance urbaine, nous pensions avoir trouvé LE responsable compétent !

Mais très embarrasé, Mr Delorme nous a expliqué n'être qu'un "simple fonctionnaire", et directeur d'une structure...qui n'existe pas pour l'instant !Sauf dans les opérations de communication, manifestement.

Après plusieurs heures de négociation, c'est donc le Préfet de Paris Claude Kupfer qui s'est engagé à nous recevoir dans les jours qui viennent.


Ci dessous le communiqué diffusé sur place.


Photos et vidéos à venir.

NOUS NE LAISSERONS PAS DETRUIRE LE LOGEMENT SOCIAL

Nous nous invitons aujourd'hui au colloque organisé par la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur étatique du logement social.

Ce colloque traite des « politiques de l'habitat à l'épreuve des réformes en cours », et s'intitule «  Quoi de neuf , acteurs ? » Les mal logés ont été malencontreusement oubliés dans les invitations, nous sommes pourtant parmi les principaux acteurs de ce débat.

 

Et à la question « Quoi de neuf ? », nous répondons « Rien, c'est pire ».

Comme tous les ans, la Fondation Abbé Pierre a rendu son rapport sur le mal logement, et comme tous les ans, les responsables politiques et institutionnels, ont annoncé dans la foulée, comme Benoist Apparu, des « réformes profondes » pour lutter contre ce fléau social.

En 2007, la « réforme profonde » s'appelait Loi DALO. Le nombre de demandeurs de logement social a continué à augmenter, mais un tri statistique a été fait entre les mal logés dit « prioritaires »  et les autres. Tri purement formel, puisqu'en Ile de France, le nombre de relogements effectif n'a pas augmenté, il a même baissé sur Paris. Les heureux titulaires du label DALO n'ont donc pour la plupart obtenu qu'un...label DALO.

En 2008, on nous annonçait, plus aucun SDF à la rue, plus aucune rupture d'hébergement : mais le nombre de morts dans la rue n'a pas baissé, les expulsions d'hôtels meublés continue, et les centaines de milliers de personnes hébergées de manière précaire chez des tiers sont laissées à l'abandon.

En 2009, Mme Boutin promettait l'arrêt des expulsions. En ce mois de février, nombre d'entre nous attendent déjà avec angoisse la fin du mois de mars.

En 2010, Mr Apparu nous annonce « un nouvel outil statistique de décomptage du mal logement ». Peut-être ignore-t-il qu'il existe des fichiers recensant très exactement le nombre de demandeurs de logement social, et que s'y trouvent, dans le détail, l'exposé de nos problèmes particuliers.

Il annonce aussi le rachat de logements privés pour en faire des logements gérés par des associations. Des sous locations donc, ni de vrais logements sociaux ni de vrai bail.

Trois mille sous locations, contre 10%du parc HLM promis à la vente.

Si nous venons à la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est parce que c'est ici que se décide et se gère la politique du logement social, loin du rythme médiatique et politique.

La SNI, le bailleur social de la Caisse des Dépôts vient ainsi de vendre trois cent logements à Boulogne au privé, pendant que le Ministre annonce des achats pour plus tard. La SNI vient aussi d'investir des milliards pour racheter le parc de logements sociaux d'ICADE, déjà financé par de l'argent public, permettant aux actionnaires privés de cette société d'engranger 600 millions d'euros. Parallèlement, ce sont seulement six cent vingt quatre autres millions d'euros qui seront investis cette année par l'Etat dans l'aide à la pierre directe.

Comment cette politique pourrait-elle permettre de mettre fin au mal logement ? Nous sommes venus poser la question collectivement aux responsables de la Caisse des Dépôts, mais aussi au Directeur régional et inter-départemental de l'hébergement et du logement en Ile-de-France, représentant de l'Etat dans ce débat.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

Sur le même sujet, voir aussi :

La SNI joue au promoteur immobilier

ICADE fait du profit avec la vente de logements sociaux !

 

 

12:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : caisse des dépôts, apparu, logement, mal logés, sni, icade, hébergement, vente logements sociaux | | |  Facebook

jeudi, 19 novembre 2009

Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

Jeudi 19 novembre 2009 : 80 Mal-logés en Colère ont occupé plusieurs heures le siège de la Société Nationale Immobilière, à Paris.

 

 

Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

DALO-mal-logés.jpg

Nous occupons aujourd’hui le siège national de la Société Nationale Immobilière, le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations.

 

Avec d’autres bailleurs HLM, la SNI vient de finaliser le rachat, avec les fonds du logement social, de plus de vingt cinq mille logements à ICADE une autre filiale de la Caisse des Dépôts, qui en partage l’actionnariat avec des investisseurs privés.

 

Ces vingt cinq mille logements ont été financés par l’argent du logement social, à l’époque où ils faisaient partie d’une seule et unique structure HLM, la SCIC, contrôlée par l’Etat.

 

L’Etat a donc privatisé des logements pour ensuite les racheter : une opération étalée sur plusieurs années qui permet aujourd’hui aux actionnaires privés d’ICADE d’empocher 600 millions d’euros de dividendes, grâce aux deux milliards que la vente rapporte à la société. Certes l’Etat lui, aussi au travers de l’actionnariat de la Caisse des Dépôts au sein d’ICADE va également empocher une part de dividendes, mais cette somme ira dans la caisse du Fonds Stratégique d’Investissement. Ce fonds public, créé au prétexte de répondre à la « crise » est destiné à aider financièrement les grandes entreprises.

 

Pas un sou de cette vente n’ira donc aux mal logés. Par contre, ce seront bien deux milliards en moins dans les caisses des bailleurs sociaux, et principalement de la SNI pour l’investissement dans la construction de nouveaux logements sociaux. Les logements rachetés dans leur immense majorité avaient des loyers comparables à ceux des HLM, et ne représenteront donc pas une nouvelle offre pour les mal logés, même en cas de départ de leurs occupants actuels.

 

A ces deux milliards pris sur le budget du plus gros bailleur HLM français, il faut ajouter le coût de la rénovation de ces logements, dont ICADE a sciemment négligé l’entretien et les travaux de mise aux normes, ayant depuis longtemps prévu de les revendre.

 

La SNI a donc des comptes à rendre à tous les demandeurs de logement social, à qui elle oppose une fin de non recevoir en prétextant la difficulté à obtenir des crédits pour construire des HLM adaptés à leur revenus.

 

Nous refusons de payer la facture de ces deux milliards d’euros.

Nous n’acceptons pas de subir encore et encore le mal logement et les déclarations d’irresponsabilité des dirigeants de la SNI, qui n’ont jamais d’argent pour répondre à nos problèmes, mais en trouvent pour engraisser les actionnaires d’une société privatisée.

 

Si l’argent ne manque pas, où sont nos relogements ?

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

 

16:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sdf, sni, icade, demandeurs de logements, cdc | | |  Facebook

vendredi, 02 octobre 2009

VIDEO : les Mal-logés en Colère chez Jean-Marie MESSIER

Le 2 octobre 2009, le Collectif des Mal Logés en Colère investit l'agence en conseil financier de jean Marie Meissier: celui-ci vient d'empocher six millions d'euros pour avoir "négocié" la vente de 30 000 logements sociaux d'ICADE à d'autres bailleurs HLM.
Cout total de l'opération : deux milliards d'euros pris sur les fonds du logement social pour racheter des logements déjà payés par l'argent public !

La co-directrice de l'agence Meissier Partners déclare " Nous ne vous devons rien", avant de faire évacuer les lieux par les garde mobiles.

Stop au hold up permanent sur les fonds du logement social ! Un logement pour tous, tout de suite






22:47 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : messier, bonus, logement social, icade, sni | | |  Facebook

Les Mal-logés en Colère occupent Jean-Marie MESSIER

Le Collectif des Mal-logés en Colère à occupé toute la journée, avant de se faire déloger par d'importantes forces de Police, les locaux de la société de jean Marie MESSIER : "MESSIER-PARTNERS", à Paris.

L'adjointe de Mr MESSIER à déclaré au collectif "ne rien devoir aux mal-logés". Ce n'est évidement pas l'avis des demandeurs de logement du collectif, affaire à suivre...


banniere mal-logés messier.jpg

Communiqué :

LES MAL LOGES EN COLERE CHEZ JEAN MARIE MESSIER

 

Le collectif Mal Logés en Colère rend aujourd’hui une visite collective à Meissier Partners, l’agence de conseil de Jean Marie Meissier, dans ses locaux de la rue du Faubourg Saint Honoré.

 

Des demandeurs de logement social chez un banquier d’affaires, quel est le rapport ?

 

Le dit banquier d’affaires a encaissé trois millions d’euros, et pourrait en recevoir six à la finale, pour avoir « conseillé » ICADE, une filiale contrôlée par la Caisse des Dépôts et Consignations, l’argentier de l’Etat et du logement social, dans l’opération de vente de 30 000 logements sociaux….à une autre filiale de la Caisse des Dépôts, la Société Nationale Immobilière, pour un montant de plus de 2 milliards d’euros.

 

Dans cette affaire, il y a les gagnants : les actionnaires d’ICADE, privés et publics, d’abord. L’action du promoteur est immédiatement montée après la vente d’un patrimoine de logements dont la construction a été financée par l’argent public.

La Caisse des Dépôts, actionnaire public, réinvestira ses dividendes dans le Fonds Stratégique d’Investissement, c'est-à-dire les subventions aux entreprises pour leur permettre de « faire face à la crise ».

 

Autre gagnant , Jean Marie Meissier : six millions d’euros pour négocier une vente entre deux sociétés contrôlées par le même donneur d’ordres, la Caisse des Dépôts, c’est plutôt cher payé, pour faire en sorte que la main gauche donne à la main droite !

 

Et puis, il y a les perdants : les mal logés. Les deux milliards d’euros investis par la Société Nationale Immobilière, le plus grand bailleur social public pour racheter des logements sociaux financés par l’argent public seront autant d’argent en moins pour financer du nouveau logement social.

 

A travers cette opération, la Caisse des Dépôts transfère donc de l’argent public du secteur du logement social ( SNI) vers le secteur privé ( ICADE).

 

Et un banquier d’affaires empoche au passage une commission de quelques millions d’euros, vu l’ampleur du bénéfice réalisé sur le dos des mal logés, ICADE et la Caisse des Dépôts n’en sont pas à compter quelques millions de plus ou de moins.

 

Il y a un an tout juste, le Collectif des Mal Logés en Colère occupait DEXIA, pour dénoncer le financement du « sauvetage » de la banque par la Caisse des Dépôts et donc, par l’argent du logement social. Au passage, déjà, le PDG de Dexia, démissionnaire s’accordait quelques millions d’euros de bonus , avant d’y renoncer au lendemain de notre occupation.

 

Loin d’être une « opération exceptionnelle en temps de crise », le financement de DEXIA par la Caisse des Dépôts ne faisait que préfigurer le hold up permanent sur les fonds du logement social.

 

Jean Marie Meissier, conseiller en « opérations bancaires et financières » n’aurait jamais du se retrouver à négocier la vente de logements sociaux, car le logement social n’est pas à vendre !

 

Il est donc parfaitement logique qu’aujourd’hui, les mal logés viennent lui demander des comptes sur une « affaire » dont ils sont les grands perdants.

 


 

17:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : messier, mal-logés, dexia, icade, sni | | |  Facebook

dimanche, 05 avril 2009

Mal logés:ICADE nous doit plus que le papier peint

Le 26 mars une centaine de mal logés en Colère ont occupé pendant plusieurs la Décothèque d'Icade, le promoteur immobilier de la Caisse des Dépôts et Consgnations. Cette action, comme la précédente occupation du siège du Pôle Logement Icade visait à dénoncer le profit réalisé par la société sur le dos des mal logés : celle-ci en effet vend aujourd'hui ses logements sociaux , en tire un bénéfice conséquent qui sera reversé d'une part aux actionnaires et d'autre part au Fonds Stratégique d'Investissement gouvernemental. Et ce sont des bailleurs sociaux qui sont contraints de racheter ces logements, qui sont donc payés deux fois par des fonds destinés au logement social !

Ci dessous, le communiqué diffusé lors de l'occupation et un article du Parisien relatant l'action.

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ICADE nous doit des logements

 

Après l'occupation du Pôle Logement d'ICADE, le 27 février,  les Mal Logés en Colère occupent aujourd'hui la « Décothèque » D'ICADE CAPRI, la fililale « Immobilier de prestige » de la société, par ailleurs filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations.


Lors de notre occupation du Pôle Logement, nous dénoncions la vente de ses logements sociaux par ICADE : en effet, ICADE, malgré des apparences bien entretenues n'est pas un promoteur comme les autres. ICADE est la résultante de la privatisation partielle de la SCIC, l'ex plus gros bailleur social contrôlé par l'Etat. C'est avec l'argent public, destiné à financer le logement social qu'ICADE s'est développé. Et aujourd'hui, l'actionnaire principal d'ICADE est toujours l'Etat à travers la Caisse des Dépôts et consignations. Les profits d'ICADE sont toujours reversés en partie à l'Etat, notamment ceux de la vente des logements sociaux, mais au lieu d'abonder les fonds du logement social , ils vont dans le Fonds d'Investissement créé pour renflouer les caisses des grandes entreprises « victimes de la crise » , et au passage les poches de certains dirigeants comme celui de Valeo.


Après l'occupation du Pôle Logement, nous avons été reçus par la direction d'ICADE, qui nous a affirmé sa « bonne volonté », sa « sensibilité aux urgences des mal logés », tout en précisant que la vente de ses logements HLM dégagerait la société de toute responsabilité dans ce domaine.


Ce n'est ni l'avis des locataires des logements promis à la vente, ni celui des mal logés : partout en Ile de France, et notamment à Paris et en très proche banlieue, la filiale de la Caisse des Dépôts construit des dizaines de milliers de m2 de bureaux de prestige et de logements privés, sur lesquels son profit est immense, comme l'atteste l'augmentation constante de ses bénéfices. Toutes ces surfaces auraient pu être occupées par les logements sociaux qui manquent comme jamais depuis la Seconde Guerre Mondiale


Aujourd'hui, nous occupons la Décothèque, ou ceux qui ont la possibilité financière d'acheter dans le privé chez Icade peuvent bénéficier de conseils de décoration intérieure.


Nous, les bas revenus qui ne pouvons pas nous loger ailleurs que dans le logement social, nous sommes venus dire aux dirigeants d'ICADE qu'ils nous doivent un peu plus que le papier peint.

 

le parisien Icade.jpg

 

23:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : icade, vente logements sociaux, caisse des dépôts et consignations, mal logés, hlm | | |  Facebook

lundi, 02 mars 2009

Occupation d'Icade: rendez nous nos logements sociaux !

 

 

Les Mal Logés en Colère ont occupé vendredi 28 février le Pôle Logement d’ICADE, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, dans le parc du Millénaire ( 75019) pour exiger l’arrêt immédiat des ventes de logements sociaux par cette société majoritairement détenue par l’Etat, et l’affectation immédiate des bénéfices d’Icade au financement de nouveaux HLM.

 

Face à l’échec flagrant de la loi DALO, la Ministre du Logement ose dire qu « il était évident que l’Etat ne pourrait faire face à son obligation de relogement les premières années ».

 

Lot de consolation ? Les mal logés, même reconnus prioritaires n’auront donc qu’à attendre, mais l’Etat versera 10 à vingt euros par jour par mal logé non relogé !

 

Dans le même temps, ICADE annonce la vente de tout son patrimoine social d’ici la fin 2009, « notamment »  aux bailleurs sociaux, ce qui signifie qu’une partie ira au privé. 34 000 HLM sont mis en vente, leurs locataires soumis à des doublements, des triplements de loyer, comme ça a déjà été le cas, obligés de partir, et de rejoindre les files d’attente des demandeurs de logement.

 

ICADE ose rappeler que les bailleurs sociaux ont la possibilité de racheter ces logements, …au prix du marché. Des logements qui ont été construits avec l’argent public devraient donc être rachetés avec de l’argent public pour rester des logements sociaux !

 

L’Etat compte dégager au moins huit cent millions d’euros des ventes annoncées. Mais ces sommes serviront à combler le vide sidéral des caisses après les cadeaux aux banques. Icade annonce d’ailleurs que l’ensemble de ses bénéfices devrait revenir au Fonds Stratégique d’Investissement dont l’objectif est de financer des entreprises privées, soi disant pour leur permettre de faire face à la crise financière.

 

Bref, tant pis pour la crise du logement, tant pis pour les millions de mal logés qui survivent dans les pires conditions, la bonne santé des banques et des entreprises vaut bien quelques centaines de morts dans la rue chaque année, et l’enfer du mal logement pour tous ceux qui n’ont pas d’autre recours que le logement social qui disparaît.

 

Locataires d’Icade ou mal logés en attente, nous refusons de voir ces logements vendus, nous refusons qu’Icade engrange l’argent public qui permettrait d’en construire d’autres.

 

Nous exigeons que ces 34 000 logements restent dans le parc social au même niveau de loyer

Nous exigeons que l’intégralité des bénéfices d’Icade, promoteur et spéculateur public revienne au financement de nouveaux logements

 

Des logements pour tous, tout de suite !

23:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : icade, logement social, vente, loyers, caisse des dépôts, mal logés | | |  Facebook

mardi, 15 avril 2008

Les mal logés occupent la SOVAFIM

Une centaine de mal logés en colère ont occupé  les locaux de la SOVAFIM , 27 rue de Ville l'Evèque dans le 8ème arrondissement.

 

La SOVAFIM est une société anonyme dont le capital est détenu par l'Etat, un des outils créés en 2006 pour la fameuse "réforme de l'Etat ".

 

Objectif affiché ? Vendre au meilleur prix bâtiments et terrains publics pour améliorer l'offre de logements.

 

La réalité de l'activité de la SOVAFIM, dont le président du Conseil d'Administration est aussi celui de la plus grosse société foncière francilienne d'immobilier de bureaux , est bien différente.

 

En 2006, la SOVAFIM a ainsi cédé l'hôtel Saint Lazare à un fonds de pension Westbrook, déjà connu pour son rôle dans les ventes à la découpe.

 

A Saint Denis, la vente de terrains à Plaine Commune Développement est destinée à la construction de bureaux et d'un « centre de conférences  .

 

C'est aussi la SOVAFIM qui a été chargée de vendre l'entrepôt Mac Donald dans le 19ème arrondissement de Paris, sur la ZAC Claude Bernard à ICADE : une minorité de logements, et encore moins de logements sociaux, une majorité de bureaux et de locaux commerciaux y seront construits.

 

Trois exemples parmi d'autres de l'objectif réel de cette société : livrer aux promoteurs et aux investisseurs des terrains et des bâtiments publics, au lieu d'utiliser ces biens pour la construction de logements sociaux. Dans le même temps, la Ministre du Logement a beau jeu de pointer le manque de foncier disponible pour expliquer le peu de logements mis sur le marché francilien.

 

Et les bénéfices énormes dégagés par la SOVAFIM sont reversés à l'Etat qui en dispose comme bon lui semble : pas pour le logement, en tout cas, dont le budget fait partie de ceux qui viennent d'être drastiquement réduits, alors même qu'on nous annonce une réforme des aides à la personne dans ce domaine qui réduirait encore les possibilités pour les ménages modestes de se loger dans le parc privé.

 

Dans ces conditions, ne nous étonnons pas que la loi DALO soit une usine à gaz, une machine à faire tourner en rond les mal logés : les refus de dossiers pourtant conformes aux critères requis légalement se multiplient, et les Préfectures usent de manœuvres dilatoires pour se dédouaner de leurs obligations légales : une pratique nouvelle se généralise, les "propositions fantômes" : plusieurs mal logés se voient proposer le même appartement, mais attendent en vain que la « proposition » se transforme en attribution.

 

Nous n'acceptons pas cette politique de l'écran de fumée permanent : nous n'acceptons pas qu'une société qui contribue à la baisse de l'offre de logements sociaux, qui sert les intérêts des promoteurs et des spéculateurs soit en plus présentée comme un outil de lutte contre le mal-logement.

 

Nous n'acceptons pas que la loi DALO soit présentée par le Ministère du Logement comme la loi de la sortie de crise pour les mal logés, alors qu'elle est un écueil de plus dans l'accès au logement, qui va désormais nécessiter un hypothétique passage au tribunal pour avoir une chance d'être effectif.

 

Nous voulons des logements maintenant.

15:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sovafim, mal logés, immobilier, spéculation, icade, dalo, boutin | | |  Facebook

 
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