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jeudi, 04 septembre 2014

Encadrement des loyers, répression des mal-logés : Ian Brossat et la politique de la poudre aux yeux.

Depuis leur arrivée, face à la galère vécue par les Parisiens modestes, l'adjoint au Logement, comme la nouvelle maire jouent la montre médiatique, et l'accompagnent de toutes les intimidations et humiliations possibles envers les demandeurs de logement : en juillet, les mal-loges qui avaient osé occuper une pépinière de bureaux ( à moitié vides ) appartenant à la RIVP, bailleur de la Ville en étaient expulsés par un dispositif policier hors de proportion. A peine la rentrée entamée, ce sont 6 camions de CRS qui attendent une quarantaine de mal-logés venus à la mairie du 10ème demander au maire qui est aussi patron du PS parisien, le respect d'une promesse écrite de rendez-vous faite par l'adjoint au Logement. L'encerclement policier pendant plusieurs heures sera la seule réponse à cette promesse écrite.

Dès leur prise de fonctions, Anne Hidalgo et Ian Brossat, adjoint au Logement, se sont livrés à une opération de communication bien rodée :une dizaine d'inaugurations ont été organisées en quelques semaines . Entre l'immeuble de logement social à la pointe de l'écologie urbaine, celui construit dans d'ancien bureaux vides, celui situé au cœur du 16ème arrondissement et celui avec une voûte gothique dans un hôtel du Marais, les élus de la Ville font rêver : au vu des communiqués de presse, le sort des demandeurs de logement semble non seulement s'améliorer, mais ressemble même à la vie de château grâce à une politique audacieuse dont il faudrait vraiment être gonflé pour se plaindre.

Dans le réel , en Conseil de Paris, les mêmes ont refusé d'augmenter la proportion du logement très social dans les nouvelles productions : depuis 2001, seuls 20% des logements sociaux construits ont des plafonds de type PLA-I, alors que ces plafonds correspondent aux revenus de 75% des demandeurs. Au Conseil de Paris du printemps, la majorité municipale, sous couvert de mixité sociale a refusé d'augmenter la part de ces logements dans les nouvelles constructions et acquisitions.

Pour la rentrée , le nouvel adjoint au Logement communique tous azimuts sur l'encadrement des loyers.

A Paris, le logement représente en moyenne, 21% de la dépense des ménages. . Confrontés au manque de logement social, les Parisiens modestes s'endettent et se privent pour louer très cher dans le privé, très cher et trop petit : en 2010, le taux d'effort des employés et des ouvriers était supérieur de 6 points à celui des cadres.

Les études faites par l'Observatoire parisien des loyers montre que leur « encadrement » , tant vanté par Ian Brossat ne changera rien pour la plupart des logements : seul un tiers des 400 000 locations privées sera concerné en théorie, et en pratique, la plupart respectent déjà le « loyer médian » défini par la loi ALUR....loyer médian exorbitant après des années de hausse globale, et inaccessible aux classes populaires. L'encadrement des loyers n'est donc pas une solution, tout juste une mesure symbolique : de toute façon, parmi le peu de locataires concernés, combien prendront le risque de s'attaquer à leur propriétaire et de risquer un congé pour vente dans le contexte actuel ?

 Tant que le nombre de PLA-I n'augmentera pas, le mal-logement des Parisiens ne reculera pas.

La production de vrais logements sociaux est  une solution au logement trop cher qui concerne tout le monde et pas seulement les « plus pauvres » comme on voudrait nous le faire croire . L'orientation actuelle de la politique municipale, bien loin d'être « équilibrée » , accroît les difficultés de tous : celle des ouvriers, des précaires et des employés, pour qui toutes les formes de mal-logement sont désormais un quotidien banal. Celle des fameuses « classes moyennes » qui ont le « choix » entre des loyers très cher dans le privé  ou l'endettement sur la durée pour acquérir des biens trop petits ou alors éloignés du lieu de travail.

A Paris, depuis des années, l'exigence d'une politique d'une construction massive de vrais logements sociaux est portée par les luttes incessantes des Parisiens mal-logés : ce ne sont pas les belles images sur papier glacé de quelques programmes bienvenus, mais symboliques qui suffiront à satisfaire celles et ceux qui vivent au quotidien la précarité financière et le mal-logement.

 UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT.


Ian Brossat : l'adjoint au Logement qui voit l... par HLMPOURTOUS

19:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, loi alur, encadrement des loyers, loyer median, anne hidalgo, immobilier, pla-i | | |  Facebook

mercredi, 25 janvier 2012

Mairie du 19ème : le logement, c'est maintenant !

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La mairie du 19ème arrondissement a été occupée ce matin avant d'être évacuée par d'importantes forces de police: les demandeurs de logement exigeaient des actes immédiats et pas seulement des promesses de la part des élus.


Mairie du 19ème : Le Logement c'est maintenant ! par HLMPOURTOUS

17:14 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : roger madec, mal- logement, expulsion, manifestation, immobilier | | |  Facebook

mardi, 14 septembre 2010

Tous propriétaires , tous endettés, tous mal logés ?

Le budget 20011 est une nouvelle régression pour le logement social: le montant global de l'investissement consacré à la construction de nouveaux logements passe de 610 millions d'euros à 500 millions d'euros..

Dans le même temps, l'Etat a décidé de prélever trois cent millions d'euros sur le budget du 1% logement, alimenté par les cotisations des salariés: cette somme s'ajoute à celles prélevées pour le financement de l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine et va tout simplement réduire quasiment à néant la construction de logements à bon marché par les collecteurs du 1%.

Dans ce contexte, le choix de Nicolas Sarkozy, de Jean Louis Borloo et de Benoist Apparu de faire leur communication de rentrée sur l'accession à la propriété, dont les crédits sont revus une nouvelle fois à la hausse ne signifie rien d'autre que le refus assumé de ne pas prendre en compte les besoins réels en matière de logement de la majorité des salariés, des précaires, et de tous ceux qui ont des revenus modestes.

Le prêt à taux zéro étendu , d'un cout évalué à 2, 5 milliard d'euros va représenter le tiers du budget logement total de l'Etat.

Désormais non soumis à des conditions de ressources, il va donc profiter à une partie de la population qui n'a pas de difficultés particulières à se loger.

Il ne changera par contre rien du tout, pour tous ceux qui sont exclus de l'accès au crédit bancaire: la plupart des précaires, les millions de chômeurs et tous ceux dont les ressources sont trop faibles ou trop instables.

 

Mais la France des propriétaires promise par le gouvernement sera une France de pauvres et de mal logés: aujourd'hui déjà 625 000 propriétaires occupants sont en situation de mal logement parce qu'ils n'ont pas les moyens de faire face au cout des travaux nécessaires à la rénovation de leurs habitations.Parmi eux , il y a notamment une grande partie de ceux qui ont acheté leur logement social dans les années 80 et en sont réduits aujourd'hui à le vendre à des prix cassés parce qu'ils ne peuvent assumer les charges de co propriété.

D'autre part, le gouvernement fait clairement le choix de subventionner l'endettement massif des plus modestes en élargissant la durée légale maximale des emprunts consentis : mais, comme aux Etats Unis, les propriétaires à crédit risquent de se retrouver massivement SDF dans quelques années.

Les premiers à se féliciter de ces nouvelles mesures gouvernementales ont été les fédérations de promoteurs immobiliers: et pour cause, ces mesures seront encore plus favorables pour les logements neufs dans les zones ou le manque de logement est le plus important, c'est à dire celles ou les prix de l'immobilier interdisent de toute façon l'accès à la propriété aux revenus modestes.

Pour les mal logés et les demandeurs de logement social, cette nouvelle mesure est une pierre de plus au mur qui les empêche d'accéder à un logement décent : elle s'ajoute à la vente des logements sociaux existants, aux destructions de HLM par centaines de milliers effectuées par l'ANRU ces dernières années, à l'augmentation permanente des loyers du privés que peuvent se permettre les propriétaires face à la pénurie de logements sociaux. Elle s'ajoute au pillage des cotisations salariales du 1% logement.


Nous ne nous contenterons pas de la loi DALO, une loi qui restreint les critères d'accès prioritaires au logement social, et ne produit même pour ceux qui correspondent à ces critères, qu'un droit virtuel inscrit dans des décisions de justice non respectées.

 

Un logement pour tous, des loyers adaptés à nos ressources, maintenant !

18:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : accession à la propriété, taux zéro, scellier, pass-foncier, logement, sarkozy, apparu, hqe, construction, immobilier | | |  Facebook

mercredi, 09 juin 2010

Paris Lab: les mal logés face à Delanoe

Ce mercredi, Bertrand Delanoe, maire de Paris, Jean Paul Huchon, président du Conseil régional d'Ile de France, Serge Contat, directeur de la RIVP et d'autres élus, inauguraient une nouvelle pépinière d'entreprises, Paris Lab, dans le 20ème arrondissement.

Le Collectif des Mal Logés en Colère a manifesté devant l'immeuble flambant neuf, encerclé par d'importantes forces de police: une nouvelle fois, nous avons rappelé que les Parisiens demandeurs de logement n'accepteront pas de quitter la capitale et sa proche couronne pour faire place aux bureaux et aux entreprises.

Voir une autre vidéo, tournée par le collectif en clickant ici

 

 

Ci dessous le communiqué diffusé sur place.

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'invite une nouvelle fois à un événement qui le concerne, puisqu'il s'agit de l'inauguration d'un bâtiment flambant neuf réhabilité par la RIVP, le second bailleur social parisien.

Vingt sept lots, des surfaces allant de 40 à 120 m2 , des espaces collectifs en libre accès, en plein vingtième arrondissement, un quartier en plein développement.

De quoi satisfaire quelques uns des demandeurs de logement sociaux de la capitale en attente dans leurs taudis ou leurs appartements exigus et hors de prix, à l'hôtel ou hébergés chez des proches ?

Pas vraiment, puisqu'il s'agit en fait d'une nouvelle pépinière d'entreprises, dénommée « Paris Lab », une initiative conjointe de la Ville de Paris et du Conseil Régional.

Une structure destinée à être un tremplin pour les jeunes entrepreneurs innovants , une de plus...

Au mois d'avril 2009, nous occupions une autre structure semblable et également financée par la RIVP, non loin de là, rue des Haies. Nous étions notamment venus avec des locataires d'un hôtel de la RIVP qui payent une chambre aussi chère que le loyer des entreprises hébergées dans les pépinières, avec des surfaces beaucoup plus petites.

Au mois de juillet 2009, Bertrand Delanoe reportait l'inauguration d'une autre pépinière financée par la Ville, « La Ruche » dans le dixième arrondissement. Nous étions venus pour exiger qu'on s'occupe des mal logés des immeubles insalubres de l'arrondissement avec autant d'attention que celle allouée aux entrepreneurs.

Aujourd'hui,nous sommes présents en nombre pour les mêmes raisons. « Paris Lab » est financée à 90% par des fonds publics, deux millions d'euros en tout.

A titre de comparaison, l'ensemble du dispositif Louez Solidaire, présenté comme une initiative majeure pour lutter contre le mal logement n'avait bénéficié en 2008 que d'un investissement de 1, 7 millions d'euros pour l'ensemble de la capitale.

Certes le 20ème arrondissement compte 26% de logements sociaux. Mais ces dernières années, l'augmentation des prix à la location dans le privé a réduit l'accès au logement décent des salariés, des précaires, des familles aux revenus modestes, dans cet arrondissement comme ailleurs, et la politique actuelle des bailleurs sociaux parisiens ne permet pas de répondre à la demande !

Lors de notre rencontre récente à l'Hôtel de Ville, avec les représentants du Maire de Paris et de l'adjoint au Logement, on nous a répondu que les élus faisaient tout leur possible pour prendre en compte 120 000 demandeurs de logement parisiens

Mais en une mandature et deux années de la seconde, la « prise en compte » s'est traduit par l'augmentation de plus de dix mille demandeurs sur cette liste. Les élus nous affirment qu'une partie vient de la banlieue, mais nous, nous sommes en partie des Parisiens déplacés « provisoirement » dans des hébergements d'autres départements.

Nous exigeons toujours:

UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE

 

19:03 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris lab, pépinière, mal logés, sru, delanoe, huchon, dalo, immobilier | | |  Facebook

mardi, 15 avril 2008

Les mal logés occupent la SOVAFIM

Une centaine de mal logés en colère ont occupé  les locaux de la SOVAFIM , 27 rue de Ville l'Evèque dans le 8ème arrondissement.

 

La SOVAFIM est une société anonyme dont le capital est détenu par l'Etat, un des outils créés en 2006 pour la fameuse "réforme de l'Etat ".

 

Objectif affiché ? Vendre au meilleur prix bâtiments et terrains publics pour améliorer l'offre de logements.

 

La réalité de l'activité de la SOVAFIM, dont le président du Conseil d'Administration est aussi celui de la plus grosse société foncière francilienne d'immobilier de bureaux , est bien différente.

 

En 2006, la SOVAFIM a ainsi cédé l'hôtel Saint Lazare à un fonds de pension Westbrook, déjà connu pour son rôle dans les ventes à la découpe.

 

A Saint Denis, la vente de terrains à Plaine Commune Développement est destinée à la construction de bureaux et d'un « centre de conférences  .

 

C'est aussi la SOVAFIM qui a été chargée de vendre l'entrepôt Mac Donald dans le 19ème arrondissement de Paris, sur la ZAC Claude Bernard à ICADE : une minorité de logements, et encore moins de logements sociaux, une majorité de bureaux et de locaux commerciaux y seront construits.

 

Trois exemples parmi d'autres de l'objectif réel de cette société : livrer aux promoteurs et aux investisseurs des terrains et des bâtiments publics, au lieu d'utiliser ces biens pour la construction de logements sociaux. Dans le même temps, la Ministre du Logement a beau jeu de pointer le manque de foncier disponible pour expliquer le peu de logements mis sur le marché francilien.

 

Et les bénéfices énormes dégagés par la SOVAFIM sont reversés à l'Etat qui en dispose comme bon lui semble : pas pour le logement, en tout cas, dont le budget fait partie de ceux qui viennent d'être drastiquement réduits, alors même qu'on nous annonce une réforme des aides à la personne dans ce domaine qui réduirait encore les possibilités pour les ménages modestes de se loger dans le parc privé.

 

Dans ces conditions, ne nous étonnons pas que la loi DALO soit une usine à gaz, une machine à faire tourner en rond les mal logés : les refus de dossiers pourtant conformes aux critères requis légalement se multiplient, et les Préfectures usent de manœuvres dilatoires pour se dédouaner de leurs obligations légales : une pratique nouvelle se généralise, les "propositions fantômes" : plusieurs mal logés se voient proposer le même appartement, mais attendent en vain que la « proposition » se transforme en attribution.

 

Nous n'acceptons pas cette politique de l'écran de fumée permanent : nous n'acceptons pas qu'une société qui contribue à la baisse de l'offre de logements sociaux, qui sert les intérêts des promoteurs et des spéculateurs soit en plus présentée comme un outil de lutte contre le mal-logement.

 

Nous n'acceptons pas que la loi DALO soit présentée par le Ministère du Logement comme la loi de la sortie de crise pour les mal logés, alors qu'elle est un écueil de plus dans l'accès au logement, qui va désormais nécessiter un hypothétique passage au tribunal pour avoir une chance d'être effectif.

 

Nous voulons des logements maintenant.

15:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sovafim, mal logés, immobilier, spéculation, icade, dalo, boutin | | |  Facebook

 
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