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samedi, 18 janvier 2014

Cecile Duflot: il faut presser l'ALUR!

Avant, Mme Duflot, présidente d'EELV, défendait les luttes de mal-logés et le droit au logement effectif pour tous.

Mais ça c'était avant. Aujourd'hui, Mme Duflot, Ministre du Logement, fuit les mal-logés en lutte, qu'elle estime trop impatients et revendicatifs.

Pourtant l'urgence est toujours la même, la situation sur le front du mal-logement ne cesse de se dégrader et depuis un an et demi, personne ne peut dire que la politique menée ait tenu compte de cette urgence absolue : en finir avec la précarité , l'insalubrité, la rue , le surendettement pour cause de loyers trop chers, les expulsions ou la sur-occupation.

Puisque Mme Duflot nous fuit, nous sommes allés rencontrer les élus et candidats aux municipales d'EELV qui participaient à une journée de formation dans une salle du 11ème arrondissement. Nous avons pu constater qu'aucun d'entre eux ne remettait en cause les manquements de la politique menée que les mal-logés dénoncent, que tous trouvaient nos revendications légitimes et urgentes. Mais de ce que nous avons compris, ils considèrent ne pas être écoutés par leur Ministre, qui est aussi la nôtre.

En tout cas, notre action a déterminé le Ministère à nous recevoir la semaine prochaine. Nous allons donc continuer à être présents dans cette campagne électorale, continuer à rappeler par nos actions collective l'urgence du mal-logement à l'ensemble des élus et candidats, puisque la lutte est le seul moyen pour que tous se rappellent l'existence des mal-logés et la nécessité de résoudre leurs problèmes.


Cecile Duflot fuit les mal-logés: les mal-logés... par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

 

Formation des élus : la contribution des mal-logés.

 

Nous intervenons aujourd'hui collectivement au séminaire de formation des élus EELV en vue des élections municipales.

Etre élu c'est d'abord répondre aux besoin de la population. Aujourd'hui, nous sommes des centaines de milliers de demandeurs de logement en Ile de France, et encore bien plus de mal-logés, car nombreux sont celles et ceux d'entre nous qui ne déposent plus de demande, trop découragés et précarisés.

Si en 2012, le changement de gouvernement et la nomination de Cecile Duflot au Ministère du Logement avait pu éveiller un espoir de résolution du mal-logement, aujourd'hui notre réalité est plus dure que jamais.

Plus de quatre cent personnes sont mortes dans la rue en 2013, un chiffre en constante augmentation. Dans certains départements, le SAMU Social ne répond qu'à 25% des demandes : et en Ile de France, la « réponse », ce sont des hébergements de quelques jours et l'errance urbaine de département en département. Dans le parc privé, la sur-occupation touche 25% des locataires parisiens.

La réponse institutionnelle et politique au mal-logement, ces deux dernières années, ce sont d'abord des engagements non tenus : 346 000 logements produits contre 500 000 annoncés, aucun plan effectif de relogement massif, puisque Cecile Duflot a reconnu que même l'engagement pris de reloger 15 000 DALO n'a pas été tenu. Concernant le logement très social, qui est le seul auquel 70% au moins des mal-logés peuvent accéder, le tableau est encore plus sombre : la loi sur le foncier public, en prévoyant des décotes pour la construction de logements PLS , et pas seulement pour les PLA-I ne fera qu'aggraver la propension actuelle des bailleurs et des élus à privilégier ce type de logements au détriment du très social.

Nous avons bien lu le programme de Christophe Najdovski qui propose 50% de logements très sociaux sur la production totale, ou la récupération des logements ou des bureaux vacants, et bien d'autres mesures favorables aux mal-logés. Mais ce programme n'est pas différent de celui qui était proposé aux présidentielles, force est de constater que ce n'est plus celui de la Ministre du Logement.

La lutte totale contre le mal-logement ne peut pas être une priorité qu'on met en avant dans les périodes électorales, pour la considérer ensuite comme un objectif secondaire et négociable, une fois aux responsabilités.

Mal-logés, nous ne pouvons pas accepter que l'urgence de nos situations ne soit reconnue que le temps d'une campagne, et qu'ensuite les candidats devenus élus abandonnent l'argument de l'urgence pour nous opposer celui de la « patience ».

Aujourd'hui nous venons donc demander des actes.

14:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, loi alur, loi dalo, expulsions, eelv, insalubrité, sdf, samu social | | |  Facebook

mercredi, 11 décembre 2013

Aubervilliers: manifestation des habitants mal-logés à la mairie


 Aubervilliers: les mal-logés s'invitent dans la... par HLMPOURTOUS

18:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : jacques salvator, aubervilliers, insalubrité, marchands de sommeil, plaine commune habitat, immobilière 3f, rivp | | |  Facebook

jeudi, 12 septembre 2013

Batigère: parc social insalubre, logements sociaux vendus, ça suffit

Mal logés et locataires sont venus ce matin dire leur ras le bol au siège du bailleur social Batigère.

D'un côté des locataires, qui payent leur loyer mais trouvent porte close pour régler les problèmes d'insalubrité de leurs logements , sous prétexte que ceux-ci sont sociaux, et qu'ils devraient déjà être bien contents d'avoir été relogés.

De l'autre des logements sociaux  en très bon état, mis en vente, dans des villes où les listes de demandeurs de logement social ne cessent de s'allonger.

Où va le logement social, dans ces conditions ? Le parc de logements est-il destiné à se racornir comme une peau de chagrin, et à être constitué d'appartements qu'on laisse se dégrader ?

Mal-logés et locataires, nous ne sommes pas prêts d'accepter ça, et c'est ce que nous sommes venus dire à la direction de Batigère ce matin.


Batigere: locataires et demandeurs ensemble... par HLMPOURTOUS


le logement social n'est pas un cadeau,

assez du mépris des bailleurs sociaux.

Un logement social n'est pas un logement gratuit, ce n'est pas non plus une aumône, c'est un droit : pourtant, non seulement ce droit est bafoué, non seulement les demandeurs éligibles au logement social sont de moins en moins satisfaits, mais les rares personnes en obtenant un sont sommés de se contenter de tout, même du pire.

Nous venons aujourd'hui chez Batigère pour plusieurs raisons : d'abord la situation inacceptable de locataires, anciens mal-logés , ayant fini par obtenir un appartement...infesté de nuisibles. La réponse de l'agence Batigère : ils devraient se montrer heureux d'avoir eu un appartement alors que d'autres attendent, et rien ne dit que les nuisibles en question n'ont pas été « apportés » par les nouveaux locataires.

Cette stigmatisation inacceptable des mal-logés n'est malheureusement pas un cas isolé : avoir été habitant d'un taudis, SDF ou en hébergement d'urgence est bien souvent un motif de suspicion avoué ou latent de la part des bailleurs sociaux. Cela se traduit notamment dans la sélection des candidats, et dans le rejet de leurs candidatures lorsqu'ils sont positionnés par les réservataires sur les logements de leur contingent.

Alors que le relogement des salariés modestes, des précaires, des familles monoparentales devrait être tout à fait normal, ceux-ci sont désormais cantonnés à des dispositifs spécifiques avec des relogements limités : les bailleurs sociaux présentent ainsi comme un progrès le fait de s'engager à reloger quelques centaines de DALO ou moins de cent bénéficiaires des accords collectifs par an, c'est le cas de Batigère. Or d'une part, ces dispositifs devraient aboutir de droit au relogement de TOUS ceux qui correspondent au critère, mais bien au delà, le droit au logement social est assuré à toute personne en fonction de simples critères de ressources. Le logement social n'est pas une aumône délivrée seulement en fonction de la plus extrême misère, mais un droit pour tous !

 Nous venons chez Batigère également parce que ce bailleur social vend actuellement des logements sociaux, notamment en petite couronne ( par exemple à Pantin, annonces sur son site internet) ou dans des départements franciliens ayant très peu de logements sociaux,  : alors que la pénurie de logements est invoqué pour laisser à la rue un nombre croissant d'expulsés, alors que le gouvernement se plaint du côut des hébergements d'urgence, comment expliquer que des appartements qui pourraient être loués immédiatement à des mal-logés soient remis dans le parc privé ?

 Nous sommes donc venus demander collectivement à Batigère de remplir pleinement son rôle de bailleur social et de reloger les demandeurs dans de bonnes conditions.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT.

 

14:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : batigere, cilgere, action logement, insalubrité, vente logement social, loi alur | | |  Facebook

mercredi, 15 mai 2013

Appartements insalubres à Paris Habitat OPH: le Préfet interpellé par les mal-logés

Demandeurs d'un logement HLM et locataires du parc social ont manifesté une nouvelle fois ensemble devant le siège du premier bailleur social parisien Paris Habitat OPH pendant la signature d'une convention pour l'embauche de contrats d'avenir entre l'USH-Ile de France ( AORIF), et la préfecture de région, en présence du préfet Jean Daubigny.

C'était l'occasion pour nous d'interpeller simultanément des interlocuteurs, qui en temps normal, se renvoient la balle mutuellement sur les problèmes d'insalubrité du parc social.

Ceux-ci deviennent récurrents en Ile de France, pour plusieurs raisons : le manque de budget alloué à la rénovation, le rachat d'immeubles anciens , sans remise à neuf du bâti. Désormais les nouveaux entrants dans le parc social se voient ainsi confrontés à des problèmes d'installations électriques , à des infestations de nuisibles non traitées, à des carences graves en matière d'isolation thermique.

Mais aussi et c'est un comble, à la présence de peintures au plomb, et donc au risque de saturnisme : c'est le cas pour un immeuble de Paris Habitat du 10ème arrondissement, où la Préfecture a reconnu ce critère d'insalubrité grave ( voire notre article précédent avec le courrier préfectoral )...mais où l'attribution du label DALO aux personnes concernées est rejeté au motif que «  le bailleur social ne reconnaît pas l'insalubrité » (clickez sur l'image ci-dessous pour afficher le courrier de la commission DALo reçu par le demandeur concerné).

 

paris habitat oph,insalubrité,saturnisme,dégradation du parc social,rénovation urbaine acquisition-réhabilitation,dalo

En clair, là où un propriétaire privé se verrait taxé de « marchand de sommeil », un bailleur social peut non seulement se permettre de ne pas reloger son locataire et de le laisser exposé au danger du plomb, mais son avis détermine également le refus du label DALO qui pourrait permettre un relogement préfectoral.

Globalement , aujourd'hui 30% des demandes de logement sont des demandes de mutation au sein du parc social ; motivées aussi par la suroccupation. Or si les bailleurs sociaux se plaignent sans arrêt du faible taux de rotation au sein du parc social, ils ne font rien pour l'améliorer : ainsi nombre de petits logements pourraient être libérés en accordant des logements de taille adaptée aux familles qui galèrent depuis des années dans un appartement devenu trop exigu. Au lieu de ça, certains bailleurs , notamment à Paris envisagent notamment de créer des « colocations » pour célibataires au sein de logements familiaux !

Aujourd'hui la Préfecture, les bailleurs sociaux et notamment Paris Habitat vont donc signer une convention pour embaucher des précaires en contrat d'avenir : mais vont-ils les loger ? Probablement pas, puisque toutes ces institutions pointent sans cesse le manque de ressources suffisantes pour attribuer des logements sociaux aux salariés en CDD, en temps partiel , au SMIC mensuel, ou en dessous et continuent à ne pas prendre en compte le besoin réel en PLA-I et à faire du PLS dans leurs nouvelles constructions.

 La précarité du logement et la dégradation du parc social ça suffit


 Insalubrité à Paris Habitat OPH: les mal-logés... par HLMPOURTOUS

21:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, insalubrité, saturnisme, dégradation du parc social, rénovation urbaine acquisition-réhabilitation, dalo | | |  Facebook

jeudi, 31 janvier 2013

Entre production qui chute et parc social dégradé, où va Paris Habitat OPH ?

Paris Habitat OPH, il y a encore quelques années était réputé pour la qualité globale de son parc, et comparé aux loyers élevés pratiqués par d'autres bailleurs parisiens comme la RIVP et les 3F, ceux du premier bailleur social de la Ville de Paris correspondaient mieux aux revenus réels des demandeurs de logement.

Mais les choses ont bien changé : depuis le milieu des années 2000 , Paris Habitat OPH a priorisé l'achat d'immeubles occupés et à réhabiliter et a racheté le parc en mauvais état d'autres bailleurs, dont la SAGI.

Résultat : la production s'est dramatiquement effondrée en 2010, et le prix de rachat élevé d'immeubles occupés a grevé le budget de la construction neuve. Le nombre d'attributions à des foyers modestes ne cesse donc de baisser, et le nombre de demandeurs de logement, ne cesse lui d'augmenter.

Mais la situation empire aussi au sein du parc : et être relogé ne signifie plus forcément sortir de la galère du mal-logement, comme en atteste la situation de ce foyer dont l'appartement est contaminé au plomb , que nous avons dénoncé récemment ( voir notre article).

Et plus « banalement », les logements livrés avec des sanitaires totalement à refaire , une isolation défectueuse ou une installation électrique précaire sont désormais le lot commun pour de nombreux nouveaux locataires à qui il est sèchement signifié en cas de réclamation, qu'ils doivent se débrouiller eux même pour les travaux de remise en état du logement, en infraction avec la loi qui impose cette obligation au propriétaire.

Comme les démarches individuelles restent sans réponse, nous nous sommes une nouvelle fois rassemblées devant le siège de Paris Habitat. Mais, malgré les situations graves évoqués ci-dessus, la direction nous a fait savoir qu'elle refusait de nous entendre.

Rappelons le , le logement social n'est pas une aumône mais un droit. Et la démarche cynique consistant à opposer les demandeurs qui attendent en vain un logement et les locataires qui vivent dans de mauvaises conditions dans le parc social ne marchera pas.

Tous mal-logés, tous en colère !

Un logement décent pour tous maintenant !


                        Paris-Habitat OPH : Locataires et mal-logés... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé lors du rassemblement


PARIS HABITAT-OPH, premier bailleur social parisien et européen

doit donner l'exemple !

 Paris Habitat OPH, premier bailleur social européen n'aura produit que 543 logements sociaux en 2011.

 Après la chute abyssale de 2010 ( 520 logements pour 2606 en 2009), c'est donc la deuxième année consécutive de sous-production massive pour l'Office, alors que le rythme annoncé en 2008 par la Ville, pendant les élections municipales, était de 1500 à 2000 nouveaux logements par an pendant toute la mandature.

 Et les annonces pour 2012 et 2013 sont malheureusement très décevantes : au mieux un retour à 1700 logements par an, sans rattrapage des objectifs non tenus pour2011 et 2010. Le changement, ce n'est pas encore maintenant pour les mal-logés parisiens.

 Cet effondrement de la production sur deux années a des conséquences dramatiques pour les mal-logés, parce que la production antérieure était déjà très inférieure aux besoins.

 Et même ceux qui se voient proposer un logement ne sont pas toujours sortis d'affaire : depuis des années , sous couvert de mixité sociale, les pouvoirs publics refusent de prendre en compte les ressources réelles des demandeurs pour fixer le type de logements sociaux produits. Alors que plus de 70 % des demandeurs parisiens ne peuvent en théorie accéder qu'à un PLA-I , seuls 22 unités ont été produites en 2011, contre 131 PLS, qui correspondent à 15% de la demande !

 Résultat, on propose des PLS à des personnes qui n'ont pas les moyens d'en acquitter le loyer, et se retrouveront donc rapidement en très grande difficulté budgétaire.

 Paris Habitat OPH rogne aussi sur les fonds nécessaires à la remise en état des logements : des locataires récemment installés se retrouvent avec des lettres de la Préfecture les informant que leur logement est contaminé au plomb par exemple ! De l'insalubrité dans les logements sociaux, voilà la conséquence de la politique menée depuis des années : des immeubles privés ou l'ensemble du parc de la SAGI ont été rachetés en mauvais état, et les locataires en payent aujourd'hui le prix.

 Et même devant ces situations extrêmes, il est impossible aux mal-logés d'être reçus et écoutés par la direction.

 Nous voulons un vrai changement dès maintenant, une production en masse et adaptée à nos besoins.


15:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : insalubrité, pla-i, réhabilitation, saturnisme | | |  Facebook

lundi, 28 janvier 2013

Logement social abusif ? Quand un appartement de Paris Habitat OPH est insalubre et contaminé au plomb....

Ces derniers jours, les médias se sont fait l'écho des taudis dans lesquels vivent de plus en plus de personnes condamnées à l'insalubrité et à la suroccupation, du fait du manque de logements sociaux. La Ministre du Logement a fort justement parlé, à propos de  ces situations de "logement abusif"

Mais l'état du parc de logements sociaux notamment à Paris aboutit aujourd'hui à des situations similaires pour des foyers ayant cru échapper définitivement à l'enfer du mal-logement.

 170120131193.jpgLes photos de murs recouverts par les moisissures que nous reproduisons ci-dessous ne sont pas celle d'un logement du parc privé, mais celles d'un appartement de Paris Habitat OPH situé dans l'Est parisien.

Le locataire de cet appartement avait connu l'errance et l'enfer du mal-logement, avant d'obtenir enfin ce logement social en 2010.

Mais très vite, les peintures commencent à noircir tandis que l'humidité affleure sur les murs. Comme dans tous les immeubles non entretenus correctement à Paris, les problèmes liés au bâti ne peuvent pas se régler juste en aérant au maximum ou en changeant le papier peint, et la couche de moisissures ne cesse de s'épaissir.

Entre temps, le locataire est devenu père de famille, il a effectué une demande de mutation et signalé à de nombreuses reprises les problèmes d'humidité qu'il rencontre à son agence Paris Habitat OPH locale mais aussi au siège...Inquiet pour la santé de son enfant, ses réclamations lui vaudront simplement une lettre du bailleur lui reprochant de soit-disant insultes et le menaçant d'une plainte s'il venait à nouveau dénoncer sa situation.

Mais le pire est à venir : au mois de juillet 2012, alors que le bailleur n'a toujours pas répondu à ses demandes, ce sont les services de lutte contre le saturnisme de l'Etat qui lui envoient un courrier. Il apprend ainsi que son appartement est contaminé au plomb, dans des proportions bien au dessus des seuils légaux. Les conséquences immédiates pour la santé de la famille sont clairement exposées dans ce courrier, reproduit ci-dessous « l'ingestion ou l'inhalation de plomb est toxique et provoque des effets réversibles ( anémie, troubles digestifs) , ou irréversibles ( atteinte du système nerveux) », «  l'humidité des parois devra être surveillée ».

mail.jpgLe saturnisme a d'autant plus de chances de se développer chez les enfants en bas âge et toutes les études scientifiques validées par les autorités publiques montrent que la contamination se fait notamment par l'inhalation des poussières en suspension dans l'air dans les appartements où le bâti cause un problème d'humidité.La famille locataire de ce logement social a un enfant de 20 mois. Chaque mois qui passe, la contamination se poursuit, et pour le moment, depuis ce courrier du mois de juillet, aucune proposition de relogement n'a été faite .

Le logement en question fait partie de l'ancien patrimoine de la SAGI, racheté par Paris Habitat OPH en 2005. Nous avions, déjà, il y a quelques années, dénoncé les risques de ce rachat d'un parc en mauvais état non rénové pour Paris Habitat OPH. Il s'avère aujourd'hui que les risques sont supportés par les locataires.

Plus globalement, cet exemple extrême mais non isolé de logement social en mauvais état traduit les problèmes posés par les choix faits en matière de production de logement par Paris Habitat OPH et la Ville de Paris : en privilégiant le rachat d'immeubles anciens et occupés, mais aussi en rachetant à d'autres sociétés de la Ville un parc en mauvais état, le nombre de « nouveaux » logements sociaux a certes été accru sur le papier dans un premier temps. Mais qu'il s'agisse de problèmes d'isolation thermique ( logements mansardés rachetés par la SIEMP), de vétusté des installations électriques, de problèmes d'accessibilité ( immeubles sans ascenseur ), les nouveaux relogés paient souvent le prix fort de cette politique, et la rénovation nécessaire sera un impact de plus sur le budget des bailleurs et du nouveau logement social en moins. D'ailleurs, cette politique a trouvé ses limites dès 2010, où la production de logements sociaux du premier bailleur francilien a brutalement chuté de presque 80%, la politique d'acquisition en milieu occupé jointe au cout du rachat du parc de la SAGI ayant épuisé les fonds propres de Paris Habitat OPH au fil des années.

 

170120131195.jpgNotre collectif a alerté récemment la direction de l'Union Sociale de l'Habitat sur l'état d'une partie du parc de logements sociaux parisiens. Thierry Bert délégué général de l'USH , nous a informés que le cas précis de cet appartement ( qui n'est probablement pas un cas isolé ) a été transmis directement à Stéphane Dambrine , président de Paris Habitat OPH .

 

Nous attendons donc une réaction rapide et un relogement immédiat de cette famille, au regard du danger sanitaire auquel elle est confrontée. Mais au delà, la question se pose de l'état du parc social parisien en général et de celui de l'ancien patrimoine de la SAGI en particulier.

Même si la situation de cette famille vient à évoluer, parce qu'elle n'est pas restée isolée et a contacté un collectif de lutte, il n'est pas acceptable que des locataires se retrouvent en situation d'insalubrité dangereuse au sein du logement social, sans possibilité individuelle d'être écoutés par leurs bailleurs.

 

Le courrier envoyé par le service saturnisme de la DRIHL au locataire


Clickez sur l'image pour lire le courrier Heberger image

16:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : saturnisme, insalubrité, marchand de sommeil | | |  Facebook

mercredi, 28 novembre 2012

Mairie du 11ème: contre le mal-logement , Patrick Bloche choisit la répression

Deux militants de notre collectif ont été  interpellés ce soir à l'issue d'une occupation de la mairie du 11ème arrondissement, et placés en garde à vue sans que le motif ait été précisé pour l'instant, après évacuation par de nombreuses forces de police, et ce alors que l'action s'était déroulée calmement, malgré le refus des élus de nous recevoir . 

 
Quel que soit le prétexte juridique qui sera utilisé, mal-logés en lutte, nous connaissons parfaitement la raison politique de ces arrestations: faire taire à tout prix notre colère devant une situation qui s'aggrave de jour en jour.
 
Nous étions venus à la mairie du 11ème arrondissement pour des raisons malheureusement valables partout en Ile de France: situations de rupture d'hébergement totales, arrêt de prise en charge d'hébergement hôtelier notamment pour des familles, et ce en plein hiver et sans aucune solution de relogement, insalubrité et suroccupation présentant des dangers graves pour la santé.
 
La Ville de Paris, le Ministère, la Préfecture, les mairies d'arrondissement ne cessent de faire des annonces mirobolantes: réquisitions " éventuelles", plan hivernal ne laissant personne sans solution, augmentation du nombre de logements sociaux mis sur le marché...
 
Dans les faits, il n'y a absolument rien: tandis que l'Aide Sociale à l'Enfance du Département interrompt la prise en charge de toutes les familles dont les enfants atteignent plus de trois ans, le SAMU Social ne répond plus qu'à un appel sur trois. 
 
La loi DALO ne sert absolument à rien, comme viennent le rappeler les chiffres publiés aujourd'hui par le Comité National de Suivi: 28 000 dossiers sont actuellement en attente en Ile de France, alors que la Préfecture de Paris attribue en tout et pour tout un peu plus de 1000 logements par an ! Et le nombre de prioritaires DALO n'est que la face émergée de l'iceberg du mal-logement: ses critères ultra-restrictifs et la longueur de la procédure en excluent de fait une grande partie des mal-logés.
 
Les élus de la Ville de Paris nous ont répété pendant les dix ans des précédentes mandatures qu'ils étaient impuissants à cause du gouvernement: aujourd'hui, alors que ce gouvernement a changé , qu'une coordination efficace et des moyens d'urgence pourraient être mis en oeuvre entre Etat et collectivités territoriales pour résoudre le mal-logement, la seule coordination concerne la répression des mal-logés.
 
Il y a deux semaines, une mal-logée de 63 ans était blessée ( 10 jours d'ITT) lors de l'évacuation du centre d'Analyses Stratégiques: aujourd'hui c'est notamment un père de famille menacé d'expulsion et demandeur de logement depuis des années qui a été mis en garde à vue.
 
Nous n'en sommes pas moins déterminés et agirons dès demain si nos camarades ne sont pas libérés.
 
LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT !

19:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, mal-logés, expulsion, patrick bloche, dalo, comité de suivi, insalubrité, samu social | | |  Facebook

jeudi, 05 avril 2012

Dans le 10ème arrondissement, les mal-logés maintiennent la pression !

mal logés, 10ème arrondissement, rémi ferraud

Malgré les milliers de dossiers en attente dans le 10ème arrondissement, le maire Rémi Ferraud se refuse à prendre la mesure du problème: même là ou du foncier est disponible pour construire du logement social neuf, comme sur les terrains qui vont être libérés du fait de la destruction d'une partie de l'hôpital Lariboisière, la municipalité en accord avec l'AP-HP a choisi de vendre au privé !

Comment s'étonner dans ces conditions que le mal-logement s'aggrave et que les demandeurs de logement restent sans solution ?

Rémi Ferraud, faute de réponses concrètes tente de jouer l'usure: une centaine d'entre nous avaient été évacués en janvier dernier de la mairie sans la moindre négociation.

Nous sommes donc revenus manifester ce matin pendant plusieurs heures !


                         Paris :  des mal-logés manifestent... par HLMPOURTOUS

15:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, bertrand delanöe, mal-logés, insalubrité, expulsions, dalo, crise du logement | | |  Facebook

mercredi, 21 mars 2012

Aménagement urbain: les mal-logés remettent en cause les priorités de la mairie

Ce matin, Anne Hidalgo, première adjointe de Bertrand Delanöe avait invité les journalistes à une visite en bus des nouveaux prototypes de mobilier urbain installés dans la capitale.

Les mal-logés se sont invités au départ de la visite: derrière le Paris high-tech, derrière la ville ultra-moderne, il y a la réalité des centaines de milliers de mal-logés parisiens, qui, eux , survivent dans des conditions dignes d'un autre âge.

Nous étions là pour exiger que les mêmes moyens technologiques et financiers qui sont déployés pour l'image de la capitale soient aussi mis au service de la résolution immédiate des problèmes de logement.

Après l'obtention d'un rendez-vous demain avec le cabinet du maire, nous avons laissé partir le bus.


Paris : Anne Hidalgo interpellée par des mal-logés par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

Le Collectif des Mal Logés en Colère manifeste aujourd'hui à l'occasion d'une visite dans Paris organisée pour la presse par Mme Hidalgo, première adjointe de la Ville : il s'agit de faire découvrir des exemples de mobiliers urbains innovants récemment installés dans la capitale, fruit des dernières avancées technologiques mis au service du loisir et du tourisme.

 Nous sommes venus montrer l'autre visage de Paris, pas celui de la ville high tech, mais celui où des centaines de milliers de personnes survivent dans des conditions souvent dignes des siècles passés, à cause du mal-logement.

 Logements indécents et insalubres, mal aérés et humides , infestés par les rats et les cafards. Sanitaires dégradés , inutilisables ou inexistants. Errance urbaine, faite d'hébergements précaires, de logements de fortune, de passages par la rue. Parents, enfants et grand-parents entassés dans des logements trop petits.

 Tous ces problèmes d'un autre temps perdurent et s'aggravent dans la capitale : les prouesses technologiques, l'innovation , l'investissement ne sont pas de mise en ce qui concerne la résolution du mal-logement.

 Au contraire, la production de logements sociaux à bas loyer baisse .

 En 2010, la production de logements du premier bailleur social parisien déjà bien insuffisante administré par la Ville de Paris, Paris Habitat OPH est passée de 2606 à 508,unités, soit une réduction de plus de 75% en un an !

 Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014 : mais depuis 2001, seulement 12 222 PLAI ont été agrées, contre 13 000 PLS. Or les PLS, les plus chers des logements sociaux sont inaccessibles en termes de loyer à la plupart des ménages parisiens, alors que 80% des demandeurs de logement sociaux ont des ressources correspondant à celles du PLA-I.

 Paris est devenue une ville à deux vitesses : pour ceux qui ont les moyens, une capitale high tech.

Pour les autres, et notamment pour les mal-logés une ville ou les innovations qui comptent en terme de mobilier urbain sont surtout les installations anti-SDF qui prolifèrent un peu partout pour rendre la misère invisible.

 Comme lors de nombreuses autres inaugurations, nous sommes présents aujourd'hui en nombre, parce que seule la visibilté du mal-logement incitera nos responsables politique à le faire disparaître définitivement du paysage en mettant les moyens nécessaires au logement de tous.


16:01 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, bertrand delanoe, aménagement urbain, logement social, insalubrité | | |  Facebook

mardi, 08 novembre 2011

Mal-logement : Paris, ville solidaire ?

Soixante-dix  demandeurs de logement parisiens attendaient ce soir Bertrand Delanoe à l'entrée du gymnase Jean Dame ( 75002 ) , où le maire de Paris tenait un compte-rendu de mandat. Le thème était "Paris Ville Solidaire", une affirmation bien inappropriée , en ces temps de réduction drastique du nombre de logements sociaux produits, notamment par le principal bailleur de la Ville Paris Habitat OPH.

La manifestation animée a amené le cabinet du maire à nous fixer rapidement un rendez-vous à l'Hôtel de Ville, non sans avoir au préalable mobilisé d'importantes forces de police pour nous encadrer .

Il n'y pas de trève d'hiver pour les galères du mal-logement, il n'y en aura pas dans notre lutte !

Un logement pour tous maintenant !

 Communiqué diffusé sur place ci dessous

 


Delanoé : les mal-logés au Compte rendu de... par HLMPOURTOUS

PARIS VILLE SOLIDAIRE ?

C’est le thème du compte-rendu de mandat de Bertrand Delanöe aujourd’hui dans le 2ème arrondissement, à l’occasion duquel le Collectif des Mal Logés en Colère a décidé de manifester.

Il y sera sans aucun doute question de la partie de ping pong à laquelle se livrent depuis des mois l’Etat et la Ville sur la question de l’hébergement d’urgence, ou plus exactement sur celle des milliers de personnes qui n’ont même plus accès à un foyer ou à un hôtel minable et se retrouvent donc dehors.

Sur cette question, le Préfet et le maire se livrent à des batailles de chiffres sur l’action de chacun, et revendiquent la moindre place de dortoir crée.  Le « débat » comme chaque hiver va donc se tenir sur le bout de la chaîne du mal logement, les morts de la rue,  chacun s’en renvoyant la responsabilité.

En 2009, Paris Habitat OPH, premier bailleur de la Ville de Paris a produit 2606 logements. En 2010, seulement 506, soit cinq fois moins.

La production de logements sociaux est issue de conventions signées par l’Etat, les collectivités locales et les bailleurs. Loin des grandes empoignades publiques, tout le monde travaille ensemble au plus haut niveau.
Ce chiffre en annonce d’autres pour 2011 et 2012 : celui de la baisse de nouveaux logements attribuables aux demandeurs. Et donc la hausse des mal-logés maintenus dans les hébergements provisoires, dans les taudis, dans la suroccupation. Mécaniquement ensuite, cela entraînera également la hausse du nombre de ceux à qui il ne sera rien proposé en cas de rupture d’hébergement, et donc celui des personnes à la rue.

Et l’hiver prochain, à nouveau, le Préfet et le Maire se battront à coups de communiqués sur la responsabilité de la situation. Peut-être un peu moins bruyamment que cette année, car les élections seront passées.

Nous, mal-logés n’attendrons pas jusque-là. Nous exigeons de vrais logements maintenant.

 

20:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, plan grand froid, compte rendu de mandat, sdf, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

 
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