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jeudi, 30 mai 2013

Paris Métropole : le Grand Paris, cauchemar des mal-logés.

Toute la journée, entre 60 et 70  mal-logés ont occupé le siège de Paris Métropole, sis 55, rue de Lyon. Une banderole a été déployée sur la façade côté rue. L'évacuation policière a été demandée par la direction et a eu lieu vers 17H

Paris Métropole regroupe des élus de 206 collectivités territoriales franciliennes. Le préfet de région Jean Daubigny y était en visite il y a encore quelques semaines.

Officiellement ces élus et le Ministère répètent que les ruptures d'hébergement, c'est terminé, qu'aucune personne prise en charge par le SAMU Social ne sera remise à la rue. Pourtant, confrontés aux cas concrets que nous leur avons soumis, la Préfecture de Région, mais aussi une vingtaine d'élus , dont Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris et Patrick Braouezec, vice-président de Plaine Commune contactés par la direction administrative de Paris Métropole ont affirmé ne rien pouvoir faire.

Pourtant il ne s'agit même pas de "nouveaux" cas. Ainsi, cela fait des années que Madame C. et ses 4 enfants ont déposé une demande de logement, et un an que la personne les hébergeant leur a signifié la nécessité de partir. Mis finalement à la rue le 17 mai, ils ont été envoyés en banlieue pour dix jours dans un hôtel par le 115...puis jetés à la rue. Ainsi, cela fait des années que Mme T. qui a soixante trois ans n'a plus d'hébergement fixe: ces derniers mois, elle a alterné la rue, les brèves prises en charge par le 115 et l'hôpital, en raison de problèmes de santé grandissants, le tout en travaillant à temps partiel. Epuisée, elle risque le pire en dormant dehors.

Et ces quelques exemples ne sont qu'une préfiguration de ce qui va arriver ces prochaines semaines: contrairement encore une fois aux allégations ministérielles et des autres politiques, de nombreuses expulsions sont programmées, et des personnes dont le propriétaire vend l'appartement se voient en bout de procédure et convoquées au commissariat alors même qu'elles ont des demandes DALO en cours.

Mal-logés solidaires, nous l'avions dit dès ce matin aux responsables de Paris Métropole: nous ne sortirons qu'avec des solutions. En signant une réquisition d'évacuation des lieux, l'ensemble de ces élus montre bien que le logement des Franciliens n'est pas une priorité .

Juste en face du siège de Paris Métropole que nous occupions aujourd'hui, des hommes, des femmes, et des enfants vivent dans des tentes posées sur le trottoir. Menacés d'expulsion (voir ici le communiqué de Droit au Logement ), ils seront peut-être demain à l'autre bout de l'Ile de France, tandis que d'autres, expulsés d'autres bidonvilles les remplaceront peut-être.

 Voilà ce qu'est le Grand Paris aujourd'hui pour des centaines de milliers de Franciliens mal-logés, que chaque collectivité territoriale a toujours une bonne raison de ne pas considérer comme des habitants de sa commune. Cela a assez duré. Nous voulons des solutions maintenant.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT



                        Les Mal-logés évacués du siège de Paris-Metropole par HLMPOURTOUS

21:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris métropole, grand paris, cecile duflot, circulaire dalo, expulsions, jean yves mano | | |  Facebook

vendredi, 24 février 2012

Paris Habitat OPH: manifestation contre le fichage des locataires

 

Paris Habitat OPH, fichage, locataires, CNIL, Jean Yves Mano, Stéphane Dambrine, Bertrand Delanöe

Ce matin, une petite centaine de locataires et de demandeurs de logement de l'office public Paris Habitat ont manifesté devant le siège du premier bailleur social de Paris: alors que se tient un Conseil d'Administration , nous voulions exprimer notre colère devant le fichage inacceptable pratiqué pendant des années par l'Office, mais aussi contre ce qu'on est bien obligé de qualifier de mépris total des concernés par la direction de Paris Habitat et les élus membres du CA.

Presque un mois après la révélation de l'existence de ce fichier, et des mentions hallucinantes qui y étaient consignées , le mot "excuses" n'a toujours été prononcé par aucun responsable. Si ceux-ci ont communiqué par voie de presse, les locataires eux n'ont droit qu'au silence. Aucune lettre explicative du bailleur, ni dans les boîtes aux lettres, ni sur les panneaux d'affichage des immeubles.

Aujourd'hui, la présidence de l'Office compte donc s'en tenir à une "information" réservée aux membres du CA et à un audit, dont les résultats ne seront pas connus avant plusieurs mois..

Face à ce scandale, locataires et demandeurs de logements ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour obtenir des explications et des garanties sur l'avenir: aucun élu , fut-il d'opposition, n'a communiqué sur le sujet, avant que la presse ne s'en empare alors même que des associations de locataires avaient engagé le combat qui devait amener la CNIL à faire son rapport depuis plus d'un an.

Murée dans son mépris, la direction de Paris Habitat OPH n'a rien trouvé de mieux que nous faire accueillir par un déploiement policier impressionnant et absurde. Ceci ne nous a pas empêché de manifester plusieurs heures durant.


Paris-Habitat OPH et fichiers informatiques... par HLMPOURTOUS



Le tract diffusé lors du rassemblement

Fichage par Paris Habitat OPH : nous sommes tous concernés et en colère.

 

Paris Habitat OPH, fichage, locataires, CNIL, Jean Yves Mano, Stéphane Dambrine, Bertrand DelanöeLocataires de Paris Habitat OPH, demandeurs de logement, nous manifestons aujourd'hui à l'occasion du conseil d'administration du bailleur, pour exiger une nouvelle fois des excuses, des explications et des garanties pour l'avenir après le scandale du fichier utilisé par le premier bailleur de la Ville de Paris.

A ce jour, aucune communication n'a été faite directement par Paris Habitat OPH ou son président à destination des locataires : alors que des évènements mineurs donnent lieu à des affichages dans les parties communes de nos immeubles où à l'envoi de courriers à tous les locataires, il n'y a absolument rien eu depuis le rapport de la CNIL et sa divulgation par la presse.

Pourrait-on imaginer un tel traitement envers les locataires plus fortunés d'un promoteur privé sans que cela entraîne un immense scandale ?

Peut-on se satisfaire des « arguments » de Jean Yves Mano ?

Selon lui tout ceci n'aurait concerné que « quelques centaines de locataires » : sommes-nous censés le croire sur parole , alors que l'existence de ce fichier et son utilisation ne sont rendues publiques que par le combat de locataires concernés ?

Selon lui la faute incombe aux gardiens qui auraient « cru bien faire » et « aider les locataires » : qui peut croire un seul instant que faire figurer des éléments sur la nationalité, le casier judiciaire ou les addictions SUPPOSEES relève d'une intention bienveillante ?

Si la case commentaires existait, c'est qu'elle était faite pour être utilisée : il est facile de prétendre que les gardiens ont agi de leur propre chef, sans aucune consigne de collecte d'informations sur la vie privée, mais rien ne le prouve.

Les gardiens ne faisaient que collecter l'information, qu'en est-il de l'utilisation : il est naturellement impossible que personne , dans la hiérarchie de Paris Habitat OPH n'ait eu connaissance de ce fichier et de son contenu, les fichiers étant faits pour être utilisés. Pourquoi la direction de Paris Habitat OPH ne répond-elle pas sur la question des commissions d'attribution concernant les demandes de changement de logement et de l'utilisation du fichier dans ce cadre ?

Selon le rapport d'activité de Paris Habitat OPH de 2006, « Depuis 2001, l’Opac de Paris utilise Ikos comme progiciel au coeur du système d’information pour ses activités de gestion locative, d’attribution des logements » (source : http://www.parishabitatoph.fr/OPAC/Documents%20Biliothque...

Nous manifestons aujourd'hui devant le siège de Paris Habitat OPH, parce qu'il est inacceptable de se contenter d'une simple « information » à l'occasion d'un conseil d'administration, charge ensuite aux associations de locataires présentes de les relayer, en lieu et place d'explications et d'excuses directement adressées à tous les concernés par Paris Habitat OPH.

Nous manifestons parce que la Ville de Paris utilise manifestement le même fichier pour le traitement de l'insalubrité, comme nous l'a confirmé la direction de SOPRAGROUP, la société éditrice du fichier , lors d'une occupation la semaine dernière.

Nous manifestons parce que nos faibles ressources, comme notre statut social nous rendent plus difficile et plus longue une action juridique pour connaître la vérité, et que nous comptons quand même l'obtenir. Nos membres locataires entameront d'ailleurs des démarches juridiques dans les jours à venir pour obtenir communication de leur dossier et envisager d'éventuelles suites.

15:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, fichage, locataires, cnil, jean yves mano, stéphane dambrine, bertrand delanöe | | |  Facebook

jeudi, 16 février 2012

Locataires méprisés, Paris Habitat s'en fiche

Il aura fallu un rapport de la CNIL rendu public pour que les locataires du principal bailleur de la Ville de Paris apprennent qu'ils étaient potentiellement fichés de manière illégale, et que des informations sur leur vie privée, leur santé ou des appréciations insultantes et diffamatoires étaient soigneusement consignés et accessibles au moins à une partie des salariés du bailleur.

Une centaine de locataires mais aussi de demandeurs de logement sont donc venus demander des explications à la société gestionnaire du logiciel qui a permis ce fichage, IKOS.

En effet du côté de Paris Habitat OPH, de son président Jean Yves Mano, mais aussi de Bertrand Delanôe, la réaction a été sans commune mesure avec la gravité des faits: aucune excuse aux locataires, aucune réelle garantie pour l'avenir non plus, aucune vraie précision sur l'utilisation du fichier, notamment dans les commissions d'attribution concernant les demandes de changement de logement.

Ce scandale sans précédent concerne non seulement les locataires de Paris Habitat OPH mais aussi une bonne partie des mal-logés parisiens: le même logiciel est en effet utilisé pour récolter les informations concernant le traitement de l'insalubrité et donc les habitants des logements traités qui font l'objet d'un suivi social, de questionnaires sur leur santé notamment.

Locataires ou demandeurs de logements nous sommes donc venus manifester notre colère et notre inquiétude.

Notre colère, parce que les élus comme les responsables de Paris Habitat OPH traitent l'affaire avec une légèreté qui témoigne du sous-statut des locataires de HLM et des mal-logés: on nous demande de nous contenter de communiqués lapidaires et évasifs face à la violation de nos droits les plus élémentaires.

Notre inquiétude parce que nos problèmes de logement nous contraignent à fournir des informations confidentielles et potentiellement utilisables de manière nuisible aux travailleurs sociaux, aux bailleurs, à la mairie, et qu'aujourd'hui, nous n'avons plus aucune certitude sur ce qui en est fait.

Chaque locataire, chaque demandeur de logement aurait du recevoir des excuses , des assurances et des explications de la part de l'adjoint au Logement de la Ville et de Paris Habitat OPH.

En lieu et place, à notre collectif qui demandait un rendez-vous pour les obtenir, Stéphane Dambrine, directeur général de Paris Habitat  a proposé de nous téléphoner quand il en aurait le temps...

Et comme ne nous contentions pas de cette proposition méprisante, c'est une expulsion policière qui a eu lieu.

Devant un fichage tellement scandaleux qu'il a conduit à un avertissement public de la CNIL , nous n'en resterons pas là.


OPH Paris Habitat : fichage et mépris des... par HLMPOURTOUS




COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE


Paris Habitat OPH et SOPRA GROUP : le fichage et le mépris.

 

Locataires de Paris Habitat et demandeurs de logement social, nous sommes venus aujourd'hui manifester au siège de SOPRA GROUP: après la révélation du fichage des locataires pratiqué au travers du logiciel IKOS, mis en place par Paris Habitat OPH et cette société, nous ne pouvons nous contenter des maigres justifications de la Ville de Paris, qui invoque « une minorité de concernés », et surtout met en avant une volonté d' « aider socialement » les locataires.

 Parmi nous, il y a des locataires qui ont fait des demandes de changement de logement, en exposant de bonne foi, le handicap ou la maladie grave d'un des leurs, ou les difficultés sociales engendrées par la suroccupation. A l'accueil des directions territoriales, on encourage les locataires mais aussi les demandeurs de logement à exposer une bonne part de leur vie privée, à fournir des justificatifs médicaux indiquant précisément les pathologies mentales ou physiques, mais aussi les cas de violence conjugale par exemple.

 Le délai d'attente inacceptable pour une première attribution ou un changement de logement incite les demandeurs dans la détresse à dévoiler des informations sensibles, intimes dans l'espoir de faire avancer leur dossier.

 Aujourd'hui nous sommes en droit de savoir ce qui est fait de ces informations par Paris Habitat OPH et son prestataire SOPRA GROUP et devant ce qui a été révélé par la CNIL, nous nous interrogeons légitimement sur d'autres dérives possibles. Une chose est certaine : le logiciel IKOS était utilisé dans le cadre des commissions d'attribution de logement au moins concernant les mutations internes, et donc les appréciations éventuelles révélées par la CNIL étaient accessibles dans ce cadre.

 De plus, selon le rapport d'activité de Paris Habitat OPH de 2006, « Depuis 2001, l’Opac de Paris utilise Ikos comme progiciel au coeur du système d’information pour ses activités de gestion locative, d’attribution des logements » (source : http://www.parishabitatoph.fr/OPAC/Documents%20Biliothque...) »

 Le même logiciel est donc manifestement utilisé pour gérer les candidatures de l'ensemble des demandeurs.

 La société qui commercialise ce logiciel SOFRAGROUP a également réalisé un logiciel de traitement des données concernant l'insalubrité à Paris et ses victimes, logiciel qui centralise notamment les observations des travailleurs et structures faites sur le terrain, auprès des mal-logés concernés (source : http://www.sopragroup.com/page.php?lang_code=FR&menu_...)

 Des centaines de milliers de foyers parisiens sont éventuellement concernés par les révélations de la CNIL : pourtant, aucune excuse, aucun regret n'a été exprimé directement aux locataires et aux usagers de Paris Habitat OPH, ni dans le communiqué du bailleur, ni dans celui de la Ville de Paris

 Le mal-logement nous contraint à nous mettre à nu devant les autorités chargées de nous reloger : notre santé, notre situation socio-professionnelle, celle de nos familles est consignée dans les moindres détails dans les dossiers. Pour autant, nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone, dont le fichage serait un problème moindre, dont la vie privée pourrait être accessible à n'importe qui , sous prétexte que nous sommes demandeurs de logement ou bénéficiaires d'un HLM.

 Nous sommes venus demander des excuses, des explications, la transparence et des garanties pour l'avenir.

17:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cnil, fichage, paris habitat oph, jean yves mano, sopragroup | | |  Facebook

mardi, 08 novembre 2011

Mal-logement : Paris, ville solidaire ?

Soixante-dix  demandeurs de logement parisiens attendaient ce soir Bertrand Delanoe à l'entrée du gymnase Jean Dame ( 75002 ) , où le maire de Paris tenait un compte-rendu de mandat. Le thème était "Paris Ville Solidaire", une affirmation bien inappropriée , en ces temps de réduction drastique du nombre de logements sociaux produits, notamment par le principal bailleur de la Ville Paris Habitat OPH.

La manifestation animée a amené le cabinet du maire à nous fixer rapidement un rendez-vous à l'Hôtel de Ville, non sans avoir au préalable mobilisé d'importantes forces de police pour nous encadrer .

Il n'y pas de trève d'hiver pour les galères du mal-logement, il n'y en aura pas dans notre lutte !

Un logement pour tous maintenant !

 Communiqué diffusé sur place ci dessous

 


Delanoé : les mal-logés au Compte rendu de... par HLMPOURTOUS

PARIS VILLE SOLIDAIRE ?

C’est le thème du compte-rendu de mandat de Bertrand Delanöe aujourd’hui dans le 2ème arrondissement, à l’occasion duquel le Collectif des Mal Logés en Colère a décidé de manifester.

Il y sera sans aucun doute question de la partie de ping pong à laquelle se livrent depuis des mois l’Etat et la Ville sur la question de l’hébergement d’urgence, ou plus exactement sur celle des milliers de personnes qui n’ont même plus accès à un foyer ou à un hôtel minable et se retrouvent donc dehors.

Sur cette question, le Préfet et le maire se livrent à des batailles de chiffres sur l’action de chacun, et revendiquent la moindre place de dortoir crée.  Le « débat » comme chaque hiver va donc se tenir sur le bout de la chaîne du mal logement, les morts de la rue,  chacun s’en renvoyant la responsabilité.

En 2009, Paris Habitat OPH, premier bailleur de la Ville de Paris a produit 2606 logements. En 2010, seulement 506, soit cinq fois moins.

La production de logements sociaux est issue de conventions signées par l’Etat, les collectivités locales et les bailleurs. Loin des grandes empoignades publiques, tout le monde travaille ensemble au plus haut niveau.
Ce chiffre en annonce d’autres pour 2011 et 2012 : celui de la baisse de nouveaux logements attribuables aux demandeurs. Et donc la hausse des mal-logés maintenus dans les hébergements provisoires, dans les taudis, dans la suroccupation. Mécaniquement ensuite, cela entraînera également la hausse du nombre de ceux à qui il ne sera rien proposé en cas de rupture d’hébergement, et donc celui des personnes à la rue.

Et l’hiver prochain, à nouveau, le Préfet et le Maire se battront à coups de communiqués sur la responsabilité de la situation. Peut-être un peu moins bruyamment que cette année, car les élections seront passées.

Nous, mal-logés n’attendrons pas jusque-là. Nous exigeons de vrais logements maintenant.

 

20:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, plan grand froid, compte rendu de mandat, sdf, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

jeudi, 03 novembre 2011

Paris Habitat OPH : effondrement de la production de logements en 2010

« La vocation de notre Office est d’offrir un toit à tous les parisiens qui ne peuvent y accéder aux conditions du marché privé. »
Jean Yves Mano, Président de Paris Habitat OPH, rapport d'activité 2010.

En 2010, la production de logements du premier bailleur parisien a subi une chute brutale, que ne nie pas sa direction : seuls 580 logements ont été produits. Et encore sur ce chiffre, deux tiers, 380 unités, sont des logements acquis occupés * (soit une chute de 78% !)

Qu'est ce qui explique cette chute ?


Ces dernières années, la majeure partie de la production a consisté à acheter des immeubles au privé, et à les re-conventionner. Bien souvent, la majorité des appartements était occupée, et en partie par des locataires aux revenus bien supérieurs à la limite pour pouvoir prétendre à un logement social. Souvent situés dans des quartiers chers, ces logements ont nécessité un immense investissement financier, au détriment des programmes neufs.

La production s'est effondrée, en raison de la chute de l'achat de logements acquis occupés : les investisseurs privés n'ont pas mis autant de biens sur le marché ou ont choisi de les vendre à d'autres que Paris Habitat OPH. De plus, la montée des prix de l'immobilier
conduit à ce que le prix d'achat d'un logement soit de plus en plus élevé, et les finances du bailleur social ne suivent pas.

Voilà comment on en arrive à cette réduction dramatique de la production : 2606 logements en 2009, 560 en 2010, dont seulement 58 constructions neuves.*

Cela fait plusieurs années que notre collectif de mal-logés dénonce cette politique fondée sur l'acquisition de logements occupés dans les quartiers chers, d'un côté, et la construction neuve réservée en grande partie à des logements PLS dans les quartiers populaires de
l'autre. Elle aboutit aujourd'hui à l'effondrement de la production, sans même avoir conduit à une réelle mixité sociale : il suffit de consulter le nombre d'attributions de HLM dans les arrondissements de l'Ouest en 2010. Moins de dix par arrondissement dans le centre, aucun
dans le 7ème, et 130 dans le 16ème, dont une bonne partie à la périphérie de l'arrondissement, dans sa partie populaire !

Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014 : mais depuis 2001, seulement 12 222 PLAI ont été agrées, contre 13 000 PLS.
Soixante-dix pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I et Paris Habitat OPH était le seul bailleur social à en offrir massivement : l'effondrement de sa production est une catastrophe pour les Parisiens modestes.

Voilà pourquoi nous manifestons devant la Direction Territoriale Nord-Ouest : nous voulons des réponses concrètes de la direction générale sur la manière dont elle va remplir la vocation qui est celle de Paris Habitat OPH,  « offrir un toit à tous les Parisiens qui ne peuvent accéder au marché privé »  comme l'a rappelé son Président.

*source : Rapport d’activité 2010 de Paris-Habitat OPH


Paris Habitat OPH : chute de la production de... par HLMPOURTOUS


Sur le même sujet :

- Logement social à Paris : comment "produire" sans créer

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- Paris Habitat : le compte n'est pas bon pour les mal-logés

- Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien Opac

15:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, jean yves mano, sru, paris, hlm | | |  Facebook

vendredi, 07 octobre 2011

NON ! L'insalubrité n'a pas disparu à Paris

Une centaine de mal-logés ont occupé ce matin le siège parisien de la SIEMP, société d’économie mixte de la Ville de Paris chargée depuis 2001 de l’éradication de l’insalubrité dans la capitale.

Cette occupation faisait suite à la communication récente de Jean-Yves Mano , adjoint au Logement et de Romain Levy, président de la Siemp sur le sujet des taudis : selon leurs déclarations dans la presse, l’essentiel a été fait, l’insalubrité est quasiment résorbée et ce qui reste de taudis ne concernerait pas la Ville, qui en a déjà assez fait.

Les conditions de vie de dizaines de milliers de mal-logés sont pourtant toujours aussi infectes, et nous ne nous ne nous laisserons pas invisibiliser : nos taudis sont moins voyants qu’autrefois, certes, situés dans des immeubles dont la façade a souvent été refaite, et surtout la définition légale de l’insalubrité a été revue à la baisse, désormais l’humidité, les cafards, les champignons, l’amiante, les sanitaires dégradés sont « juste » de l’ « indécence » selon le terme institutionnel.

Pour nous l’ « indécence », c’est celle qui consiste à laisser perdurer pour des dizaines de milliers de personnes de tous âges, des conditions de vie dignes du siècle dernier pendant des années, pour nous l’indécence c’est de prétendre que rien ne peut être fait de plus en termes de production de logement social, pour nous l’ « indécence » , c’est se féliciter des politiques menées quand elles laissent des dizaines de milliers de Parisiens de côté.

Nous avons donc exigé et obtenu un rendez-vous avec le président de la SIEMP, le cabinet de Bertrand Delanöe, et celui de Jean-Yves Mano, pendant lequel il leur sera sans doute plus difficile d’expliquer aux premiers concernés qu’à la presse que le problème de l’insalubrité est réglé.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

Communiqué diffusé sur place ci dessous


Insalubrité à Paris : des mal-logés occupent la... par HLMPOURTOUS


Insalubre, indécent, indigne, en diffus ou pas,
un taudis, est un taudis !


Le Collectif des Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui collectivement à la direction parisienne de la SIEMP , société d'économie mixte chargée par la Ville de Paris d'éradiquer l'insalubrité .

Nous sommes ici , parce que nous sommes inquiets et révoltés de la communication globale faites par les élus parisiens, mais aussi par le gouvernement sur l'insalubrité et son traitement : ces dernières semaines, en se focalisant sur mille immeubles parisiens, dont la liste a été faite il y a des années, Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville, mais aussi Romain Levy, le président de la SIEMP ont affirmé à de nombreuses reprises que l' « insalubrité était quasi-résorbée à Paris ». Dans certains entretiens donnés à la presse, Jean Yves Mano a certes reconnu que subsistait un problème sur l'insalubrité en diffus, c'est à dire des logements isolés dans des immeubles, mais que « La Ville ne pouvait se substituer aux propriétaires privés ».

Les mal-logés savent ce que signifie au quotidien ces affirmations : un délaissement de plus en plus important des problèmes vécus par des dizaines de milliers d'entre nous.

Ce délaissement se fonde sur la distinction entre habitat « insalubre et impropre à l'habitation » et habitat « indécent ».

Concrètement, l'humidité, les infestations récurrentes de nuisibles, la présence de champignons, la mauvaise aération, l'état dégradé des installations électriques, des sanitaires, des fenêtres, de l'isolation, même cumulés ne sont plus de l'insalubrité : il faut que la dégradation en arrive au point de mettre directement et immédiatement la vie en danger pour que l'action des pouvoirs publics se déclenche enfin sous une autre forme que des injonctions de travaux inopérantes.

Concrètement, on peut très bien vivre dans un logement pourri, souffrir de pathologies récurrentes liées au mal-logement, sans pouvoir prétendre à un quelconque droit au relogement immédiat. Pire le soupçon pèse sans arrêt sur nous, les mal-logés sont très souvent accusés de « noircir le tableau » pour « extorquer un logement social. »

Les propriétaires privés, eux, bénéficient d'une considération bien plus grande, on subventionne leurs travaux, on ne recourt quasiment jamais à la suspension du loyer, on leur laisse des délais. Juridiquement plus accompagnés que les mal-logés, ils parviennent à faire financer la remise en état des logements pour ensuite congédier leur locataire et revendre en réalisant d'importantes plus-values. Ils ont à leur disposition des services d'information et d'aide immédiate et centralisée, notamment à la SIEMP, quand les mal-logés doivent attendre parfois six mois ou plus pour une visite de constat dans un appartement, et multiplier les démarches auprès de services différents pour chaque problème spécifique.

Non, le problème de l'insalubrité et des taudis n'est pas réglé à Paris, il prend simplement des formes plus discrètes, et ce d'autant plus que les mal-logés osent de moins en moins souvent le dénoncer : face à la pénurie de logements, face au peu de chances d'obtenir un logement social, s'attaquer à son propriétaire, c'est prendre le risque de l'expulsion sèche à brève échéance.

Un logement décent, c'est le minimum pour tous, il n'y pas d'insalubrité « relative » et supportable !

15:11 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : saturnisme, pascale dietrich-ragon, mal-logement, siemp, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

mardi, 13 septembre 2011

Paris Habitat : les mal-logés présents à l'inauguration du réseau social « De toit à toit »

Près d'une centaine de locataires de Paris Habitat OPH et de demandeurs de logement social ont manifesté ensemble ce soir, devant le siège du premier bailleur parisien. Nous n'étions évidemment pas invités à la petite fête donnée par la direction en l'honneur de l'ouverture du réseau social interne aux locataires , en présence de nombreux élus dont Jean Yves Mano, l'adjoint au logement de la Ville de Paris.

Nous sommes venus quand même , en nombre, pour rappeler que les locataires comme les mal-logés attendent de Paris Habitat OPH qu'il réponde à leurs besoins avant de se lancer dans le superflu.

C'est loin d'être le cas dans le réel, et un service virtuel n'y changera rien : 120 000 demandeurs de logement attendent une politique immédiate et ambitieuse de mise sur le marché de logements sociaux adaptés aux ressources. La sur-occupation est devenu le problème des milliers de locataires du bailleur qui ne parviennent pas à obtenir un changement de logement.

Les antennes de proximité ferment alors que la qualité d'habitat se dégrade dans certains ensembles du bailleur, où par exemple les ascenseurs restent quatre mois sans fonctionner.

Notre présence collective à cette inauguration nous a permis d'obtenir un rendez-vous dès demain matin avec le directeur -adjoint de Paris Habitat OPH, Gilles Romano, qui nous tenait porte close depuis des mois.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Paris-Habitat OPH : Inauguration perturbée pour... par HLMPOURTOUS




Le communiqué diffusé sur place




Paris Habitat OPH diversifie ses activités mais oublie le principal, le logement social !


Avant Paris Habitat OPH, s'appelait OPAC de Paris. Dans les années 70 et 80, le bailleur social a construit massivement des logements sociaux de qualité, répondu en partie et convenablement à la demande en réalisant sans hésiter de la construction neuve pour les plus modestes des Parisiens.

C'était un bailleur social ordinaire, avec des antennes de proximité ouvertes tous les jours et un siège social correct : être locataire de l'OPAC de Paris, c'était avoir la sécurité d'un bail à vie mais aussi la possibilité de changer de logement quand la famille s'agrandissait.

Depuis quelques années, l'OPAC de Paris est devenu Paris Habitat OPH : le bailleur social a désormais un siège luxueux, à l'architecture dernier cri, qui a coûté aussi cher que celui d'une boîte privée. Paris Habitat OPH fait plein de nouvelles activités : des expos d'art, des locaux pour les entreprises et les commerces, des logements pour de nouvelles populations,les PLS, inaccessibles aux salariés les plus modestes.

Aujourd'hui Paris Habitat OPH organise une soirée de lancement de son nouveau réseau social, et n'a pas lésiné sur les moyens pour que le cocktail offert aux journalistes soit réussi, allant jusqu'à payer une agence qui fait aussi la communication pour Yves Rocher...

Pendant ce temps 120 000 demandeurs de logement attendent, et le délai au delà duquel leur demande sera considérée comme anormalement ancienne est de dix ans. Parmi ces demandeurs, des  milliers de foyers sont déjà locataires du bailleur, mais attendent en vain un changement, qu'il soit motivé par la sur-occupation ou par un handicap.

Pendant ce temps, certaines antennes de proximité ne sont plus ouvertes que sur rendez-vous, dans des cités où l'on annonce l'arrêt des ascenseurs pendant quatre mois consécutifs sans rien proposer aux personnes âgées ou aux handicapés qui habitent dans les étages.

Pendant ce temps, la moitié des logements nouveaux sont des logements rachetés occupés, souvent à des prix très élevés , où le départ des locataires au dessus des plafonds du logement social prend en moyenne six ou sept ans, alors que des centaines de milliers de personnes vivent .dans l'urgence absolue du relogement.

Mal-logés et locataires de Paris Habitat pour certains d'entre nous, notre lutte dérange, et la direction de Paris Habitat non seulement ne répond pas à nos demandes mais n'hésite pas à nous menacer de plaintes et à nous envoyer la police comme unique interlocuteur. Le bailleur n'a pourtant pas la même sévérité vis à vis d'associations qui ont sous loué à des entreprises privées des locaux lui appartenant et devant être transformés en logements sociaux.

Mais notre lutte ne s'arrêtera pas : une nouvelle fois ce soir, les mal-logés en colère s'invitent à la fête pour exiger le minimum : un logement adapté à nos besoins et à nos ressources, ni plus ni moins

Un bailleur social , ça sert à ça, et nous sommes venus manifester ce soir pour le rappeler !

20:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, bailleur social, paris habitat, panne ascenseurs, association locataires, dossier dalo, jean yves mano, delanoe | | |  Facebook

mardi, 31 mai 2011

Les 3éme Assises Régionales du logement interdites aux mal-logés en lutte

Les 3èmes Assises régionales du logement se tenaient aujourd'hui à la Cité Universitaire : il s'agissait de « faire le point sur la situation avec tous les interlocuteurs concernés », selon Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse vice-présidente du Conseil Régional chargée du Logement.

Outre ces élus, les représentants de l'Etat, les adjoints au Logement de diverses communes franciliennes , dont Jean-Yves Mano , mais aussi nombre de bailleurs sociaux étaient présents.

Tous ces responsables ont au moins un point d'accord : les mal-logés en lutte, premiers concernés ne sont pas les bienvenus dans ces Assises présentées comme ouvertes : plusieurs cars de CRS nous attendaient en effet de pied ferme devant l'entrée de la Cité Universitaire.

Les élus du Conseil régional prétendent n'avoir aucun poids sur l'Etat pour que celui-ci débloque des budgets pour le logement social, pourtant cela marche très bien lorsqu'il s'agit de gaspiller de l'argent public pour interdire aux demandeurs de logement l'accès aux réunions ou chacun se congratule sur les efforts fournis.

La manifestation bruyante et déterminée de 70 mal-logés a tout de même amené le directeur de cabinet de Jean-Paul Huchon et Emmanuelle Cosse, élue au Logement, à nous recevoir : nous leur avons donc démontré sur des points précis que la politique menée non seulement n'était pas suffisante en moyens au regard des besoins, mais aussi que l'argent investi revenait à tout le monde sauf aux mal-logés dans de nombreux cas.

Quelques exemples :

  • Le Conseil Régional nous dit financer majoritairement des PLUS et des PLA-I , les vrais logements sociaux .Mais Emmanuelle Cosse et le cabinet de Jean Paul Huchon ont dû reconnaître le problème : actuellement de nombreux bailleurs sociaux refusent en commission d'attribution et pour insuffisance de revenus des foyers dont les ressources correspondent cependant légalement aux plafonds de ces logements.

  • Le Conseil Régional met en avant le financement de l'hébergement d'urgence et des structures gestionnaires : mais sur le terrain, une grande partie de ce financement correspond à celui de chambres d'hôtel . De plus en plus, des foyers qui pourraient tout à fait payer un loyer sont condamnées à errer d'hôtel en hôtel, de banlieue en banlieue, tous les trois ou six mois, quand ce n'est pas plus souvent.

  • La lutte contre l'insalubrité se traduit par le financement de travaux au coup par coup dans des logements sur-occupés et souvent dégradés dans le bâti même. Souvent, après avoir bénéficié de subventions importantes, les propriétaires virent leurs locataires pour vendre leur bien.

Malheureusement, la réponse des élus du Conseil régional n'a rien d'original : comme tous les autres , ils reconnaissent que la situation est catastrophique, ne contestent pas les problèmes que nous soulevons mais estiment être "ceux qui font le plus d'efforts"  dans le domaine du logement social, et que nous devrions donc aller manifester ailleurs.

Nous manifestons partout et nombreux : la seule politique du logement correcte est celle qui élimine le mal-logement, elle se juge aux résultats et pas au nombres de colloques , d'assises et d'évènements presse organisés sur le sujet .

Et si les responsables en sont à prévoir des dispositifs policiers démesurés pour ne pas avoir à entendre la colère des expulsés, des expulsables, de ceux qui ne mangent pas leur faim pour payer leur loyer, c'est qu'ils savent eux même combien les actions engagées sont dérisoires au regard de nos besoins.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

Voir aussi : Mal-logement en Ile de France : la colère monte

 


3éme Assises Regionales du logement en Ile de... par HLMPOURTOUS

15:05 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : emmanuelle cosse, huchon, mal-logement, hlm, expulsion, insalubrité, jean yves mano | | |  Facebook

jeudi, 31 mars 2011

Paris-Habitat OPH : les expulsions de mal-logés sont plus rapides que la production de logements

En cette fin de trêve d'hiver, à Paris, 900 places d'hébergement ferment sans solution alternative, aggravant un peu plus la situation des demandeurs de logement parisiens, qui sont 120 000 à attendre une solution à leur galère sans fin.

Le premier bailleur social parisien non seulement ne tient pas compte de cette urgence, mais se permet de faire expulser par des centaines de CRS, les demandeurs mal-logés qui viennent exiger des explications sur des opérations immobilières, pour lesquelles beaucoup d'argent a déjà été dépensé, mais qui ne débouchent pas sur de nouveaux logements sociaux.

Plus de 80 mal-logés ont eu la force pour toute réponse ce matin, lors de l'occupation de la Direction Territoriale Est de Paris Habitat.

La direction de Paris-Habitat OPH n'a donc rien à dire

- Sur le 34, rue Alexandre Dumas 75011: l'immeuble acheté occup :é , conventionné et compté comme logement social depuis presque un an ne l'est toujours pas dans la réalité. Comme dans le cas des logements rachetés à la Caisse des Mines, les locataires qui sont en dessous des plafonds de revenus HLM payent toujours le même loyer que lorsque le propriétaire était privé! Par un «heureux hasard», la direction annonce que la situation sera régularisée à la fin de ce mois: en ce qui concerne les logements de la Caisse des Mines, Paris Habitat avait aussi « par hasard» régularisé les loyers juste après que nous ayons dévoilé publiquement la situation.

Par ailleurs, dans tout l'immeuble, un seul logement était libre de tout occupant, cette opération ne créera donc qu'un seul HLM disponible de suite sur tout un immeuble acheté !

-Sur le 63-65 boulevard de Charonne 75011 : une des plus grosses parcelles constructibles de Paris, et la plus importante dans le 11ème a été achetée à EDF en 2007. Depuis cette date, les bâtiments sont restés vides et les tentatives d'occupation se sont soldées par des expulsions policière. En février 2011, après quatre ans d'inactivité, Paris Habitat annonce une centaine de logements sociaux...mais pas avant 2014.

Les tours de bureaux, comme celle qui va être construite par Unibail dans le 15ème sont annoncées pour la même date. A Paris, pour une raison inconnue, les bureaux sortent donc de terre deux fois plus vite que les logements sociaux... et le premier bailleur social manque de fonds pour construire mais pas pour payer des évacuations policières.

Malgré la répression contre les mal-logés en lutte, à Grenoble comme à Paris, la mobilisation s'amplifie.

Nous ne laisserons pas dilapider les fonds du logement social

Des logements maintenant !




Paris-Habitat OPH emploie la répression pour... par HLMPOURTOUS

18:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, 65 boulevard de charonne, jean yves mano, delanoé, manifestation, mal-logement, hlm, logements sociaux | | |  Facebook

samedi, 04 septembre 2010

Paris-Habitat OPH, premier bailleur social, jusqu'à quand ?

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé ce matin pendant plusieurs heures devant le siège de Paris Habitat, le premier bailleur social parisien.

Au vu du peu de réponses apportées par la direction générale, nous comptons bien réitérer.

Paris Habitat est , en quelque sorte le dernier grand bailleur social parisien où les demandeurs de logement ouvriers, précaires, chômeurs, les familles nombreuses, les familles monoparentales ont une chance de trouver un logement dont le montant de loyer ne plombe pas trop leurs maigres ressources.

Or, demandeurs de logement et locataires peuvent constater que la situation est en train de se dégrader.

Le nombre d'attributions est ridicule au regard de la demande. Les logements proposés sont de plus en petits: par exemple, les mères isolées se voient systématiquement attribuer des deux pièces, et donc pas de chambre pour elles, tandis que les enfants majeurs, même à charge sont de moins en moins pris en compte dans la taille du logement attribué. De plus en plus souvent, les logements sont livrés avec d'importants travaux de rénovation intérieure à la charge du nouveau locataire. Il devient quasi impossible d'obtenir un changement de logement, lorsque la famille s'agrandit.

Encore une fois, la crise du logement a bon dos: nous le dénonçons depuis longtemps, et cela se confirme, Paris-Habitat OPH, comme d'autres bailleurs s'oriente vers une politique qui diminue l'offre de nouveaux logements, et l'argent du bailleur est utilisé pour des intérêts qui ne sont pas ceux de ces usagers.

Deux exemples permettent de se faire une idée de la situation, et de la politique menée par la direction de Paris-Habitat OPH, sous l'égide de la Ville de Paris qui contrôle le bailleur.

Depuis trois ans, nous avons multiplié les actions concernant le nouveau siège social: jamais Paris Habitat n'a pu justifier le rapport entre le cout énorme de l'opération et son utilité. Aujourd'hui un rapport de la Cour Régionale des Comptes vient clore définitivement le débat: l'argument « écologique » ne tient pas , il n'y aura finalement pas d'économie d'énergie. L'argument de l'espace nécessaire aux salariés non plus, puisque Paris-Habitat OPH est obligé de recourir à la location de bureaux supplémentaires. Et ce ne sont pas les quelques logements sociaux construits sur l'ancien siège qui peuvent cacher la facture finale comprise entre 45 et 55 millions d'euros, lesquels auraient pu permettre bien des opérations de logements à bas prix.

Ce qui est fait est fait, mais les demandeurs de logement n'ont désormais aucune raison d'accepter les sempiternelles justifications de leur bailleur social qui voudrait bien faire plus en matière de logement mais n'en aurait pas les moyens.

Ces moyens vont effectivement se raréfier dans les années qui vont venir, mais parce que les caisses du bailleur, alimentées par les loyers et les fonds public sont siphonnées par la Ville de Paris.

En 2005, la SAGI, un autre bailleur parisien est démantelée en plusieurs morceaux: les logements sociaux proprement dit reviennent à la RIVP, la SNI devient majoritaire dans le capital et gère l'immobilier d'entreprise et les bureaux. Paris-Habitat OPH, lui devient gestionnaire pour le compte de la Ville de Paris de 16 000 logements « intermédiaires », inaccessibles aux classes populaires.

En résumé, Paris-Habitat OPH perçoit les loyers mais reverse de l'argent directement à la Ville de Paris.

Or c'est une très mauvaise affaire pour Paris-Habitat OPH: en effet, celui-ci récupère un patrimoine où des travaux très importants doivent être faits, notamment en ce qui concerne la rénovation des installations électriques. Et la convention signée avec la Ville de Paris implique tout simplement que les loyers perçus par Paris-Habitat OPH pour ces logements seront à terme inférieurs à ce que le bailleur social devra dépenser, entre le versement d'argent à la Ville et les travaux d'entretien !

Le résultat global de cette politique est simple: petit à petit, Paris-Habitat PH dispose de moins en moins de fonds propres pour la mise sur le marché de nouveaux logements, et pour pratiquer des loyers à bas prix.

La situation était déjà catastrophique, le premier bailleur social ne répondait déjà pas aux besoins des demandeurs de logement, 120 000 au moins: elle va empirer.

Nous ne comptons pas laisser faire, nous ne comptons pas laisser détruire le dernier grand bailleur social adapté à nos besoins !

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE.

Voir également :

Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien opac

La RIVP n'est toujours pas un bailleur social

 


Paris-Habitat OPH menacé, le logement social en danger

par HLMPOURTOUS.

12:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, commission, jean yves mano, sagi, manifestation, hlm | | |  Facebook

 
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