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mercredi, 24 février 2016

Manifestation à "Paris, cité des Makers"

 Le Collectif des Mal-Logés en Colère s'est invité une nouvelle fois au Pavillon Circulaire, installation temporaire sur le parvis de l'Hôtel de Ville, que nous avions déjà visité au mois de janvier: s'y tenait aujourd'hui une partie des animations de l'évènement "Paris Cité des Makers", une énième opération de soutien de la Ville aux "Entreprises du 21ème siècle

Voir la vidéo et le récit de l'action sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/2016/02/paris-cite-des...

18:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : makers, anne hidalgo, incubateurs, jean-louis missika, mal-logement | | |  Facebook

mercredi, 24 juin 2015

Objectif logement tenu ? Les mal-logés contestent les chiffres d'Anne Hidalgo

Les mal-logés n'ont pas d'autre choix que se montrer pour exister. Là où l'on ne nous attend pas, là où se construit la ville du futur dont nous ne voulons pas être exclus: c'est pourquoi nous avons rendu visite ce matin à la réunion d'aménagement de la Gare du Nord, où devait intervenir Anne Hidalgo, après avoir, ces dernières semaines occupé une pépinière d'entreprises  high tech , ou "participé" à l'inauguration de Sense Cube, un autre incubateur public.

Etre mal-logé c'est déjà difficile. Mais à Paris, s'ajoute à cela l'invisibilisation croissante de nos problèmes. Toutes les semaines, Anne Hidalgo et Ian Brossat font une inauguration presse: quelques logements sociaux neufs font l'évènement quand 76% de la production 2014 est en fait du diffus, c'est à dire majoritairement le rachat d'appartements déjà occupés.

Mais les photos de logements neufs dans la presse remplacent avantageusement la description de la réalité du mal-logement: plus de 138 000 parisiens demandeurs de logement inscrits au fichier central sont quasi-rayés de la carte postale avantageuse d'une capitale accueillante pour tous.


Réunion sur l'aménagement de la Gare du Nord... par HLMPOURTOUS

Le combat des ex-habitants du bidonville de la Chapelle, exemplaire, a démontré une triste réalité : dans la capitale, pour exister il faut lutter. Chaque soir, des mal-logés isolés et à la rue ne trouvent aucune réponse , même en appelant le 115. Non seulement, le relogement serait impossible, mais l'hébergement serait saturé, « malgré tous les efforts de la municipalité », comme le répètent Anne Hidalgo et Ian Brossat.

Mais la lutte des migrants a contraint la Ville à ré-ouvrir en urgence des hébergements fermés après l'hiver.

Ceci appelle une question, à laquelle notre maire doit répondre : combien d'hébergements de ce type, utilisables immédiatement sont-ils vides actuellement dans la capitale, et jusqu'à l'hiver prochain , alors que les besoins sont criants ? Combien d'hébergements pourraient-ils être assurés dans la capitale au lieu d'envoyer des familles entières dans des hôtels de banlieue lointaine, alors que les enfants sont scolarisés sur Paris ?

Ces questions ne touchent pas seulement à la question de l'hébergement. Il y a quelques jours, la majorité municipale annonçait que les objectifs en matière de « production de LOGEMENTS » étaient tenus, annonçant 7200 nouvelles productions en 2014. Mais comme le reconnaît la Ville, le quart de ces « logements » sont en fait des foyers et des hébergements. En réalité, il y a donc eu en 2014 seulement 5400 vrais logements et 1800 places d'hébergements , qui comptent cependant comme logements au titre de la loi SRU, deux hébergements équivalant à un logement très social ( PLA-I). Et la Ville annonce en tout, 28 % de PLA-I sur les 7200 logements sociaux, soit au mieux 2000 PLA-I, hébergements compris.

Calculs faits, il n'y aurait donc que quelques centaines de logements très sociaux, les seuls accessibles à la majorité des demandeurs de logements , produits en 2014 à Paris. Le reste serait de l'hébergement. Et dans ces hébergements, quelle proportion sera réservée à un usage hivernal ?

Ces questions et ces calculs agacent toujours à la Mairie, où les mal-logés en lutte s'entendent toujours rétorquer que Paris est de toute façon beaucoup mieux que les autres villes en matière de logement social, et que s'en prendre à une politique comparativement meilleure est vraiment contre-productif.

Mais plus de 138 000 demandeurs de logement ont besoin d'un logement social à Paris, parce qu'ils y vivent dans le mal-logement, parce qu'ils y travaillent, parce que leurs enfants y sont scolarisés. Et c'est en fonction du respect d'un droit fondamental pour tous qu'on juge une politique, pas selon la situation ailleurs.

 A Paris ce droit est bafoué en permanence, et maintenant soumis à un processus de « notation » du mal-logement, qui aboutit à de nouvelles justifications pour ne pas respecter immédiatement le droit. Les « mauvaises notes » de certains dossiers constituent ainsi une grande partie des discours qui sont tenus en rendez-vous par l'Ajoint au Logement lorsqu'il reçoit les organisations de mal-logés. Il paraît donc qu'une partie des demandeurs de logement pourrait mieux faire en matière de mal-logement, pour améliorer ses chances de relogement.

 Plutôt que suivre ce conseil, nous préférons lutter, et rappeler nos besoins à notre maire chaque fois que nous le pouvons, chaque fois qu'il est question d'urbanisme et de la Ville du futur. Un plan de relogement massif en urgence est possible , il est nécessaire, il est légitime.

 

13:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, ian brossat, jean-louis missika, aménagement urbain, logement social, mal-logement | | |  Facebook

mercredi, 17 décembre 2014

Inauguration du Partech Shaker: Emmanuel Macron, Jean-Louis Missika et les mal logés !

Les mal-logés s'invitent à l'inauguration du Partech Shaker  !

La ville-monde, pour TOUT le monde  !

 

«  Le point commun entre ces investissements nombreux et massifs est en effet leur contribution décisive à l’émergence d’une ville bienveillante c’est-à-dire à la fois ouverte sur le monde et fortement soudée autour des valeurs qui l’identifient : à la fois rayonnante et solidaire.  »

Anne Hidalgo, sur le budget 2015 de la Ville.

 

partech shaker.jpgParis, ville ouverte sur le monde  ? Oui, mais pas pour tout le monde.

Parisiens modestes et en recherche de logement, nous avions décidé de nous inviter aujourd'hui à l'inauguration du Partech Shaker, en présence de notre adjoint à l'Urbanisme, Jean-Louis Missika, mais aussi du Ministre de l’Economie Emmanuel Macron, et des représentants du fonds d’investissemet international Partech.

 

Évidemment, la ville-monde a ses frontières internes et nous avons été bloqués par un cordon de CRS à quelques pas de la fête et de ses invités prestigieux.

 

Mais Jean-Louis Missika est cependant venu à la rencontre de la manifestation bruyante et déterminée des mal-logés, pour nous proposer de nous rencontrer très prochainement, avec l’adjoint au Logement.

 

« Oser Paris », disait Anne Hidalgo pendant sa campagne. C’est ce que les mal-logés en lutte font, en s’invitant là où ils ne sont pas attendus, là où leurs problèmes ne sont pas entendus par les décideurs. Au Partech Shaker aujourd'hui, dans l'un des sièges de la BNP Paribas, il y a quelques semaines, notre manière d'imposer la mixité sociale...

 

Voir le communiqué diffusé sur place ci dessosus

 


Inauguration de PARTECH SHAKER, les mal-logés... par HLMPOURTOUS


Inauguration de PARTECH SHAKER : Colère des mal... par HLMPOURTOUS

Le Partech Shaker, c'est un immeuble de neuf étages, magnifiquement rénové, ultra-moderne et fonctionnel qui accueillera des start-up françaises et internationales, un lieu unique en Europe, financé par un fond d'investissement privé européen.

 

Que viennent faire dans cette inauguration festive , des mal-logés parisiens  ? Ouvriers ou employés, nous avons bien notre place dans cet espace flambant neuf...mais pour faire les travaux de rénovation, pour venir nettoyer les bureaux tôt le matin et tard le soir, nous avons notre place aux alentours, comme vendeuses dans les magasins fréquentés par les salariés du lieu, ou dans les crèches et dans l'ensemble des services publics dont bénéficient l'ensemble des acteurs économiques parisiens.

Mais ensuite, nous sommes priés de nous faire oublier  : sommés de retourner dans des hôtels de banlieue , alors que nos enfants sont scolarisés à Paris. Sommés d'attendre un logement décent, parfois jusqu'à la retraite, sans jamais obtenir satisfaction.

 

On nous annonce toujours des avancées «  considérables  » sur le logement social  : mais si ces annonces séduisent les médias, sur le terrain, la réalité précise est bien différente. 80% d'entre nous ne peuvent accéder qu'à un logement très social, mais en quinze ans, 22% seulement des nouveaux logements sociaux ont ce niveau de loyer.

 

De plus parmi ces logements, beaucoup ne sont pas de la construction neuve  : récemment, Ian Brossat et Anne Hidalgo ont ainsi annoncé le rachat de 10 000 logements privés...déjà occupés pour la plupart. Bien sûr, dans certains d'entre eux, les locataires sont menacés d'un départ contraint à cause d'un congé pour vente., mais comme le reconnaît la mairie, les logements rachetés seront des logements qui avaient déjà des loyers les classant dans le parc social de fait...on ne crée donc pas d'offre nouvelle.

 

Aujourd'hui, nous sommes 150 000 demandeurs de logement à Paris.

Quand les élus parisiens inaugurent un complexe comme le Partech Shaker, ils mettent en avant avec fierté la dimension internationale et européenne des entreprises présentes. Mais cette conception louable de la «  ville-monde  » ne s'applique pas aux mal-logés  : en ce qui nous concerne, la Ville a une idée extrêmement restrictive du «  Parisien  »  . N'est plus Parisien, le locataire expulsé que le SAMU social a envoyé dans un hôtel de banlieue, n'a pas «  vocation à être Parisien  », celui qui travaille en CDD dans une ville voisine, ou celui qui travaille à Paris, mais n'y a pas sa domiciliation.

 

Une ville bienveillante, rayonnante et solidaire  ? C'est là le rêve des Parisiens demandeurs de logement, un rêve dont nous souhaitons la traduction concrète maintenant, au même titre que les start-up, pour lesquelles on n'attend pas 2025, ou autres échéances lointaines fixées pour résoudre le mal-logement.

22:02 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : partech-shaker, jean-louis missika, emmanuel macron, bnp paribas, ian brossat, mixité-sociale, bureaux vides | | |  Facebook

 
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