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mardi, 20 décembre 2011

Mal-logement: le Préfet de Région annule l'inauguration du SIAO 75

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Le préfet de Région Daniel Canepa devait inaugurer aujourd’hui le SIAO, une nouvelle structure censée, sans moyens supplémentaires , assurer l’hébergement d’urgence pour les personnes à la rue et leur relogement ensuite. Le préfet devait ensuite rejoindre Benoist Apparue et l’ensemble des préfets d’Ile de France pour une réunion sur  le logement.

A une centaine de demandeurs de logement, nous avons ce matin précédé le Préfet  dans les locaux du SIAO.

Nous ne pouvons en effet nous satisfaire d’une réorganisation des services de l’hébergement et du logement de l’Etat, présentée comme la énième solution miracle à l’urgence du mal-logement : on cherchera en effet en vain autre chose que cette réorganisation dans le plan « Logement d’abord » défini par Benoist Apparu.  Le budget du logement social a encore été revu à la baisse lors du dernier plan de rigueur, et le Ministre assume de ne pas ouvrir même de nouvelles places d’hébergement alors que 40% des appels au SAMU social ne débouchent sur aucune prise en charge.

« Logement d’abord » n’est qu’un label de plus, après DALO et bien d’autres. A l’heure actuelle, sur 2200 dossiers examinés, seuls 300 ont obtenu une « préconisation logement », c’est-à-dire rien de concret. Dans la plupart de ces dossiers, l’Etat a déjà une obligation de reloger au titre du DALO ! Par contre dans certains hébergements financés par le SAMU, les hôteliers menacent d’expulser des dizaines de famillles,  par peur de ne plus être payés suite à la mise en place de ce nouveau dispositif.

Le Préfet en a donné la preuve aujourd’hui : alors qu’il disposait de plusieurs heures avant l’inauguration pour entamer une discussion sérieuse et concrète avec les mal-logés, leur simple présence dans une structure qui leur est directement destinée l’a amené à annuler immédiatement sa venue. Le Ministère a également refusé toute prise de contact.

Le SIAO , qui regroupe 38 associations mandatées par l’Etat pour trouver des solutions aux demandeurs de logement n’en a pas eu d’autre que d’ordonner une évacuation policière.

Le « Logement d’abord «  des communiqués de presse se transforme vite en « Police d’abord », lorsque le Ministère Apparu est confronté au réel !

Déterminés et solidaires face au mépris, les mal-logés en lutte continueront à exiger le minimum, un logement maintenant !


SIAO : Logement d'abord ou Police d'abord ? par HLMPOURTOUS



Le communiqué difusé sur place

LOGEMENT D’ABORD : les mal-logés prennent le Ministre au mot.

Nous sommes venus à une centaine de demandeurs de logement inaugurer les locaux du SIAO parisien : cette nouvelle structure, qui sera installée officiellement par le Préfet de Région est censée coordonner à la fois l’accès à l’hébergement et au relogement dès le début du mois de janvier. Elle regroupe la majeure partie des acteurs de l’hébergement en Ile de France.

Mais ses premières actions augurent mal de la suite : en effet, depuis quelques mois, le SIAO a par exemple mené une enquête auprès de tous les hébergés en hôtel du SAMU social. Dans la présentation faite aux concernés par les travailleurs sociaux mandatés, il s’agissait de trouver une solution à leur situation. Dans les faits et selon les résultats affichés par le SIAO sur son site, la moitié des hébergés sont déclarés non relogeables , parce que sans titre de séjour. Dans l’autre moitié, à peine un dixième est considéré comme relevant  possiblement d’un vrai logement. Pour les autres,  ce sont des hébergements améliorés qui sont préconisés. « Préconisé » ne signifie pas proposé réellement, et pour cause : concernant par exemple le dispositif de sous location dans le privé, le nombre de logements disponibles est de quelques milliers, bien en dessous des chiffres prévisionnels annoncés par le Ministère .

Bref, ce tri entre les mal-logés n’aboutit même pas au relogement d’une minorité : dans les fait, des familles sont menacées d’expulsion imminente dans les hôtels concernés.

L’année dernière, à la même époque, Benoist Apparu promettait le relogement de tous les DALO 2008. En 2007, à la même époque Christine Boutin promettait le relogement des gens vivant dans la rue. En 2009, le super préfet chargé de l’hébergement et du logement au niveau national, Alain Régnier , se donnait comme objectif la sortie de la rue et de l’habitat indigne pour toutes les personnes concernées en 2012.

Les Ministres et les responsables étatiques du logement ne peuvent pas ignorer qu’ils promettent du vent en faisant ces déclarations, quelques chiffres suffisent pour en être convaincu.

->Le contingent préfectoral à Paris, c’est encore et toujours mille logements par an pour 120 000 demandeurs de logement .

->A l’heure actuelle, 62 pour cent des demandes d’hébergement en urgence faites au 115 parisien ne sont pas satisfaites, 40% sur les autres départements franciliens.

->En 2010, le nombre d’expulsions locatives effectives a encore augmenté de plus de 10% selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur.

-> En un an, pour les seuls mal-logés ayant fait le parcours du combattant DALO, le nombre de personnes non relogées s’est accru de 5000.

Jouer avec les mots, c’est jouer avec nos vies. « Logement d’abord » dit le Ministre. Très bien, nous le prenons au mot.

C’est la raison pour laquelle nous sommes venus nous installer au SIAO, censé appliquer la procédure qui nous y mènera.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


19:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist apparue, daniel canepa, siao, emmaus, hébergement, samu social, relogement, logement d'abord, dalo, sdf | | |  Facebook

jeudi, 15 décembre 2011

Saint-Denis : les marchands de sommeil expulsent, la mairie s'en prend aux mal-logés.

Depuis quelques jours une centaine de familles hébergées dans deux hôtels de la Rue Jesse Owens, à Saint-Denis sont confrontées à une énième tentative d'expulsion illégale de la part de l'hôtelier. Celui-ci tente de leur extorquer des sommes invraisemblables pour le paiement des chambres.

 Dans ces deux hôtels, depuis des années , une partie des habitants est totalement abandonnée à son sort par l'Etat et les mairies : la Ville de Paris refuse de les prendre en charge, bien que les enfants soient scolarisés dans la capitale et qu'elles en soient originaires. Les services sociaux de la Seine Saint Denis , eux , les considèrent parisiennes et leur refusent également tous leurs droits.

 Du coté de l'Etat, le SAMU social qui était censé assurer un suivi les a laissés sans nouvelles pendant des mois, parfois des années, refusant notamment de leur délivrer des attestations d'hébergement nécessaires à leurs démarches. Récemment des travailleurs sociaux mandatés par la Préfecture sont venus faire remplir de longs questionnaires : parmi les demandes, certaines concernaient la vie privée des familles et n'avaient d'ailleurs rien à voir avec une procédure de relogement.

 Les travailleurs sociaux sont repartis, sans proposer aucune solution concrète. Aujourd'hui, les mal-logés des deux hôtels sont seuls face aux pressions du propriétaire.

 Notre collectif avait saisi Mr Stéphane Peu, maire adjoint de Saint-Denis et président de Plaine Commune Habitat de cette situation intenable dès le mois de janvier dernier. Au mois de mai, rien n'ayant avancé, nous sommes revenus collectivement en Mairie de Saint Denis. Mr Peu s'engagea alors à nous recevoir mais ne donna pas suite.

 Aujourd'hui, soit 7 mois plus tard, nous sommes revenus à une centaine témoigner de notre solidarité aux familles menacées d'expulsion et méprisées par les élus.

 Les élus de Saint-Denis ont fait procéder à une évacuation policière de la mairie et à un contrôle d'identité pour quelques uns d'entre nous. A Saint-Denis, manifestement, il vaut mieux être marchand de sommeil que mal-logé en lutte.

 Cela ne nous a pas empêché de continuer la manifestation à l'extérieur de la mairie, et de témoigner notre solidarité aux mal-logés expulsés d'immeubles insalubres rue Gabriel Péri, et qui campent dehors non loin de la mairie, puisqu'à eux non plus, aucune solution de logement n'a été proposée.

 La lutte continue, et nous ne laisserons pas expulser en silence.




Saint Denis : des mal-logés expulsés de la... par HLMPOURTOUS

16:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : saint denis, mal-logés, stéphane peu, didier paillard, expulsion, logement d'abord, dalo, marchand de sommeil | | |  Facebook

vendredi, 09 décembre 2011

Paris 10ème: quand la mairie diminue le nombre de nouveaux logements sociaux constructibles

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Plus de 70 mal-logés ont manifesté une grande partie de la matinée devant la mairie du 10ème arrondissement.

Le 10ème arrondissement compte 4000 demandeurs de logement inscrits au fichier de la Ville.

Mais chaque année , la marie d'arrondissement n'attribue qu'une quarantaine de logements sociaux, dont certains sont des PLS inaccessibles aux revenus modestes.

Le 10ème arrondissement ne compte que 10,3 % de logements sociaux, alors qu'il s'agit d'un des quartiers de Paris où la demande est la plus forte, et où se concentrent beaucoup de situations de mal-logement : hôtels meublés , appartements suroccupés et insalubres, expulsions programmées à cause des congés pour vente qui se multiplient dans un quartier où les prix à la vente ne cessent d'augmenter.

Pourtant des espaces se libèrent qui pourraient permettre de répondre à la demande : prochainement, une partie de l'hôpital Lariboisière va être reconstruite ailleurs. Mais la Ville de Paris, à la demande de l'AP-HP a déjà annoncé qu'elle modifierait le Plan Local d'Urbanisme afin que le nombre de logements sociaux soit moins important . En effet, l'AP-HP souhaite réaliser de meilleurs profits sur cette opération et vendre le maximum de terrain à des promoteurs immobiliers, donc pour du logement privé hors de prix ou des bureaux.

Le même scénario ne cesse d'être reproduit par les élus : devant les situations dramatiques des mal-logés, et l'insuffisance de la production de logement social, la Ville invoque perpétuellement le manque de foncier pour des logements neufs.

Mais lorsque du foncier existe, il y a toujours une bonne raison de réduire le nombre de vrais logements sociaux programmées : sur la ZAC Mc Donald dans le 19ème, la marie invoque la nécessité de la mixité sociale et le nombre de logements sociaux déjà élevé dans l'arrondissement pour privilégier bureaux, logements privé et PLS, les logements les plus chers du parc HLM.

Dans le 10ème, le faible nombre de logements sociaux devrait donc , dans le même objectif de mixité sociale inciter à la construction massive sur tout le foncier disponible : mais cette fois, c'est un autre prétexte qui est trouvé pour en faire le moins possible.

Dans ces conditions, les mal-logés n'ont pas à croire les discours municipaux selon lesquels le maximum est fait pour répondre à la demande, et ne peuvent que continuer leur lutte.

 


Paris, Mairie du 10ème, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

14:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi ferraud, paris, logement social, plu, fernand widal, ap-hp, sru, logement d'abord, delanoe | | |  Facebook

 
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