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mercredi, 12 octobre 2016

Manifestation devant les 3F: pour du logement vraiment social

Manifestation des mal-logés devant le siège des 3F, le plus gros bailleur social privé, cet après midi dans le 13ème arrondissement.

Cet automne, au gouvernement comme les grands bailleurs sociaux, on n'y va pas de main morte sur le triomphalisme: l'année est un record pour la construction de logements, qui aurait connu une augmentation sans précédents du nombre de logements sociaux crées.

Les 3F notamment annoncent plus de 6350 nouveaux logements l'an dernier, soit une augmentation de 16% par rapport à l'année précédente. 

Seulement, dans le même temps, le nombre de demandeurs de logement social ne faiblit pas. Les délais moyens d'attente continuent à être extrêmement élevés, et même le label DALO, de plus en plus difficile à obtenir ne résout rien pour les dizaines de labellisés en attente. 

Voir la vidéo de l'action sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/2016/10/chez-les-3f-pr...

 

19:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 3f, bailleur social, loi sru, loi egalité et citoyenneté | | |  Facebook

mercredi, 21 septembre 2016

17ème arrondissement: les mal-logés défendent le logement social.

 La mairie du 17ème a reçu aujourd'hui la visite des mal-logés en colère contre les multiples prises de position anti-logement social de la maire de l'arrondissement, Brigitte Küster.
 
Au Conseil de Paris, au mois de juillet Mme la Maire du 17ème a déposé un vœu plutôt exigeant : la suppression de pas moins de huit emplacements réservés au logement social sur l'arrondissement par le Plan Local d'Urbanisme.
 
Le 17ème serait-il extraordinairement bien pourvu en logements sociaux ? Pas du tout. En 2015 l'arrondissement comptait moins de 13 % de HLM , bien en deça de ce qu'exige la loi.
Le 17ème arrondissement ne compterait-il aucun demandeur de logement social ? Pas du tout, il en compte plus de 7500 .
 
Voir le récit et la vidéo de la manifestation sur notre nouveau blog:
 

19:19 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : brigitte kuster, loi sru, mairie 17ème | | |  Facebook

mercredi, 11 mai 2016

Paris Habitat : les mal-logés toujours mobilisés

Si les élus parisiens ont choisi le silence concernant les dérives de Paris Habitat, les demandeurs de logement n'entendent pas laisser partir leur patrimoine à la dérive.
 
Contre la baisse de la production de logements annoncée par le directeur général Stéphane Dambrine lors du comité d'entreprise de décembre 2015, malgré les plaintes absurdes déposées pour nous faire taire, nous avons manifesté une nouvelle fois devant le siège social du premier bailleur social parisien.
 
Lire la suite et voir la vidéo de l'action sur notre nouveau blog:
 

18:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, anne hidalgo, stéphane dambrine, loi sru, logement social | | |  Facebook

mercredi, 02 décembre 2015

Les mal-logés à la Direction de la Cohésion Sociale : état d'urgence sociale

Mal-logés, sans-logis, nous sommes 70 à être venus ensemble aujourd'hui à la Direction de la Cohésion Sociale ( 75013), dépendant du Ministère de la Ville.

L'urgence sociale doit aussi être traitée. Plus que jamais la lutte collective et solidaire des mal-logés est nécessaire et vitale.

Retrouvez le récit de notre visite collective et notre vidéo sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/

18:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : patrick kanner, sylvia pinel, mixité sociale, loi sru, politique de la ville, dalo, ministère du logement | | |  Facebook

mercredi, 16 septembre 2015

Paris Habitat OPH fait du logement social précaire et expulse les mal-logés

usufruit locatif social, ULS, AXIMO, Paris Habitat OPH, Anne HIdalgo, Ian Brossat, loi SRU, logement intermédiaireSoixante dix demandeurs de logement ont été évacués par de nombreuses forces de police du siège du bailleur social Aximo, filiale de Paris Habitat OPH, en fin d'après-midi à Ivry sur Seine.

La direction d'AXIMO nous a a fait savoir qu'elle ne nous recevrait pas, n'ayant pas compétence pour discuter du choix de produire de l'Usufruit Locatif Social, choix qui était le fait de la maison-mère, Paris Habitat OPH , directement dirigée par la Ville de Paris.

L'Usufruit Locatif Social représente aujourd'hui 1500 logements par an, et le chiffre augmente chaque année. Il est présenté comme une bonne idée pas chère pour loger les « classes moyennes »,. Mais qu'en est-il vraiment ?

Le dispositif consiste à démembrer la nue-propriété et l'usufruit d'un logement pour une période de quinze ans : l'acheteur du logement bénéficie d'une ristourne allant jusqu'à la moitié de la valeur actuelle du bien, et en cède l'usufruit à un bailleur social qui va louer ces logements en PLS ( les loyers les plus chers du logement social) ou en logement intermédiaire. Pendant quinze ans, le propriétaire ne perçoit pas de loyers : mais il ne paye aucun impôt sur le bien ( ni ISF, ni taxe foncière) ...et à l'issue des quinze ans, il ne paiera pas d'impôt sur la plus-value s'il revend le logement. Le bailleur social aura l'obligation de remettre le logement à neuf et de reloger les locataires dans son parc, à moins de racheter le logement.

Un bon plan pour les gros investisseurs privés !

 Le journal Capital parle de l'ULS comme d' «un bon plan méconnu pour les gros patrimoines immobiliers » et pour cause....Ce dispositif n'est accessible qu'à des fortunes suffisantes pour immobiliser un bien pendant quinze ans, mais permet à celles-ci des exonérations fiscales énormes et des achats de biens à des prix défiant toute concurrence.

Les logements en ULS ne correspondent pas à la demande urgente en terme de loyers accessibles à tous. Ils finiront dans le patrimoine des gros investisseurs immobiliers privés qui auront réalisé dans l'intervalle une excellente affaire sur le dos de la collectivité. Depuis quelques années, un marché de revente de la nue-propriété s'est même développé : les logements en ULS sont l'objet de ventes et de reventes à court terme, permettant à des investisseurs successifs de bénéficier des même avantages fiscaux.

Un dévoiement de la loi SRU et des loyers inaccessibles aux demandeurs de logement social

Toutes ces opérations immobilières n'ont rien à voir avec les mécanismes du logement social : pourtant ces logements privés de fait , avec des loyers élevés, sont bien considérés comme du logement social au titre de la loi SRU. C'est un dévoiement inacceptable . Aximo a ainsi réalisé un programme d'ULS au Perreux, une ville qui a moins de 10 % de logements sociaux, et dont le maire est un opposant de toujours à la loi SRU. Désormais Aximo réalise aussi des programmes à Paris, dont le Carré des Buttes Chaumont, une résidence en PLS dans la partie la plus chère du 19ème arrondissement, où 80 % des demandeurs de logement social ne peuvent pas accéder à un PLS.

 A tous ceux qui survivent dans des bidonvilles en pleine rue, à Paris et en petite couronne, on oppose le manque d'hébergements en urgence, comme on l'oppose chaque année à celles et ceux qui dénoncent le scandale des morts de la rue et le SAMU social qui ne répond plus : mais si les bailleurs sociaux créaient des logements accessibles pour reloger massivement celles et ceux qui sont depuis des années coincés dans des hôtels, dans des résidences sociales ou des foyers d'urgence, au lieu de se lancer dans des opérations immobilières qui n'ont de social que le nom, l'hébergement d'urgence ne serait pas saturé. Il y a de la place pour tout le monde quand on ne ferme pas sciemment les portes .

 

Paris Habitat OPH et sa filiale doivent construire du vrai logement social , pas de l'ULS !

 

21:22 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : usufruit locatif social, uls, aximo, paris habitat oph, anne hidalgo, ian brossat, loi sru, logement intermédiaire | | |  Facebook

mercredi, 09 septembre 2015

Usufruit Locatif Social: le 19éme arrondissement se met aux faux logements sociaux

Dans le 19ème arrondissement, la demande de logement social est très forte, et les urgences du mal-logement criantes. Comme dans tout Paris, l'immense majorité des gens a besoin de vrais logements sociaux, des PLA-I , aux loyers accessibles à tous.

Mais sous prétexte de mixité sociale, la part des PLS, les plus chers des logements sociaux, accessibles seulement à 8% des inscrits au fichier des demandes en 2013, ne cesse de se renforcer.

Plus choquant encore, cette rentrée est marquée par l'arrivée d'un nouveau type de logements: les PLS à durée déterminées, en Usufruit Locatif Social. Il s'agit d'un dispositif qui permet à des investisseurs privés d'acquérir à moindre coût des logements, de bénéficier d'exonérations fiscales notamment sur l'ISF, à condition d'en céder l'usufruit pendant quinze ans à un bailleur social. A l'issue des quinze ans, le bailleur doit non seulement remettre le logement en état, mais également racheter le logement au propriétaire ou reloger les locataires.

En résumé, voilà des logements privés , avec des  niveaux de loyers inaccessibles à 90% des demandeurs parisiens, qui sont comptés comme logements sociaux au titre de la loi SRU. C'est une mauvaise affaire pour les finances publiques et pour les parisiens mal-logés, et une très bonne affaire seulement pour de gros investisseurs. ...et pour des élus qui pourront brandir de bons chiffres de production de logements sociaux qui ne correspondront pas à la réalité. Ainsi, 55 logements en Usufruit Locatif Social sont commercialisés par la société PERL dans une résidence de standing, le Carré des Buttes Chaumont.

Nous étions aujourd'hui une soixantaine de demandeurs de logement à manifester devant la mairie: le directeur de cabinet du maire a déclaré ne pas comprendre notre mode de mobilisation. C'est pourtant simple, face aux chiffres tronqués qui invisibilisent la situation dramatique des Parisiens modestes, seule la lutte nous permet d'être vus et entendus.


 Paris 19ème: les mal-logés font leur rentrée. par HLMPOURTOUS

18:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : roger madec, françois dagnaud, usufruit locatif social, loi sru, demande de logement, ian brossat | | |  Facebook

mardi, 10 mars 2015

Foncier public: les décideurs débattent, les mal-logés se battent

Une mobilisation du foncier public sans précédent et en urgence pour construire du logement social, c’est ce qu’annonçait la Ministre du Logement Cecile Duflot en juillet 2012. L’urgence a fait long feu, de même que la longue liste des terrains immédiatement mobilisables qui avait été présentée à l’époque.

Deux ans et demi plus tard, élus franciliens et décideurs institutionnels participaient ce soir un débat organisé à par l’Ordre des Architectes intitulé : « Crises du logement : quelles voies pour le foncier ». Demandeurs de logement et victimes de cette crise, nous sommes venus demander collectivement au directeur de l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France, au directeur adjoint de la mission de préfiguration de la métropole du Grand Paris et à l’ensemble des élus présents à quoi servaient les mêmes débats organisés il y a des années par ces mêmes décideurs. A quoi ont servie ensuite ceux qui ont eu lieu à l’Assemblée Nationale et au Sénat, puis le vote d’une loi sur le foncier public, puis les décrets d’application de cette même loi. …pour recommencer aujourd’hui à débattre.

Finalement, il n'y avait pas de place pour les mal-logés à ce débat sur la "crise du logement"....Les CRS nous attendaient devant l'entrée de la Chapelle du Couvent des Récollets, et des renforts policiers absurdement nombreux sont arrivés tandis que Jacques Baudrier , adjoint à la Ville chargé du Renouvellement Urbain, et président de la SemPariSeine se décidait à venir à notre rencontre.

En deux ans et demi, le nombre de demandeurs de logement franciliens a nettement augmenté, nous sommes aujourd’hui un demi-million d’inscrits dans les fichiers. La production nationale de logement social a baissé de 9% cette année : le nombre de logements très sociaux aussi, en Ile de France, seules 9500 unités ont été comptabilisées cette année, et ce chiffre inclut les hébergements. Les mêmes communes bafouent impunément la loi SRU, votée il y a quinze ans. Les bailleurs sociaux évoquent 10 000 logements HLM déprogrammés par les collectivités territoriales depuis les municipales. Chaque soir, en Ile de France, le SAMU social laisse à la rue même des enfants. Le financement étatique des logements sociaux ne cesse de baisser, ce qui a des conséquences surtout pour le logement très social, les bailleurs privilégiant le logement intermédiaire ou les PLS, les plus chers des logements sociaux, plus rentables pour leurs budgets.

Mal-logés, nous n’avons pas la prétention d’être des spécialistes de l’action foncière et du renouvellement urbain : cependant, nous avons des yeux pour voir, et faire des constats simples. Partout en Ile de France, sans débats interminables, ni nouvelles lois, on a beaucoup construit ces deux dernières années : des zones d’activité commerciale, des centaines d’immeubles de bureaux et même une nouvelle tour à La Défense. A Paris, le Balardgone, le nouveau Forum des Halles, l’immense parc du Millénaire , le nouveau Palais de Justice et autres constructions massives se font sans difficultés.

Ce soir étaient annoncés comme thèmes de débat : «  Où construire en Ile de France », « Comment innover sur le foncier ». Notre manifestation est en tout cas venue combler un manque dans les sujets abordés : la question que nous sommes venus poser, c’est «  La volonté politique et publique, un levier nécessaire, mais souvent oublié ?

22:11 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : epfif, foncier public, loi alur, jacques baudrier, ian brossat, grand paris aménagement, loi sru, mal-logement | | |  Facebook

jeudi, 26 février 2015

Batigère vend des logements sociaux en zone tendue.

 Retrouvez le nouveau site du Collectif des Mal Logés en Colère en clickant sur ce lienlogo-batigere.png

Une manifestation surprise des mal-logés a eu lieu ce matin devant le siège de Batigère IDF, pour protester contre la vente de logements sociaux dans des zones où des centaines de milliers de demandes sont en attente.

Plusieurs  quatre pièces proche du métro , à Boulogne Billancourt, au cœur d'une ville et d'un département où la loi SRU est peu respectée . Des appartements de deux ou trois pièces à Puteaux, Pantin, Créteil, Rueil Malmaison, là où la demande de logement est très forte et jamais satisfaite. Voilà le genre d'annonces qu'on trouve actuellement dans la rubrique «  Logements  à vendre » du bailleur social Batigère Ile de France.

De qui se moque-t-on ? On vient d'apprendre que la production neuve avait baissé de 9 % en Ile de France cette année, et que le nombre de logements très sociaux sortis de terre n'avait jamais été aussi bas. Des milliers de familles galèrent entre l'hôtel et la rue, des salariés dorment dans leur voiture, d'autres ont des heures de transport pour venir travailler dans la métropole. Des retraités se privent de manger pour payer un loyer exorbitant dans le privé.

Demandeurs de logement dans l'urgence, nous manifestons aujourd'hui devant le siège social de Batigère Ile de France pour que ce bailleur cesse immédiatement de vendre des logements sociaux. Sa direction peut bien nous rétorquer que ces ventes sont « peu nombreuses ». Les logements sociaux disponibles sont eux aussi très peu nombreux, si peu nombreux, qu'un demi million de demandes sont en attente sur l'Ile de France, et que même les rares demandeurs soit-disant ultra-prioritaires reconnus par l'Etat sont 47 000 sans relogement au titre du DALO. De plus, l'argument de la « vente aux locataires » déjà contestable en soi, dans une période de pénurie totale de logements sociaux disponibles à la location ne tient pas. Désormais 35 % des ventes sont faites à des investisseurs non-locataires, et un rapport récent pointe

Des milliers de logements sociaux sont ainsi privatisés chaque année, tandis que la production neuve baisse en quantité et que les loyers y sont de plus en plus chers. C'est d'autant plus scandaleux en ce qui concerne Batigère, une émanation du deuxième collecteur français du 1 % Logement, Cilgère. En effet, les collecteurs du 1 % Logement n'ont jamais respecté leur obligation de réservation de 25 % de leur contingent aux demandeurs les plus modestes, notamment ceux orientés par les Préfectures. Dans les faits, si le nombre de logements qu'ils proposent a un peu augmenté, c'est à cause de propositions quasi-systématiquement faites dans la partie la plus dégradée de leur parc, et la plus éloignée des centres économiques des métropoles.

La politique de Batigère Ile de France est à l'unisson des volontés de mutation du bailleur social : dans le communiqué de création d'une nouvelle société « Novigère » ( http://www.batigere.fr/actualites/20141103-1641-novigere-l-energie-du-logement-social/), les dirigeants de Batigère disent « rechercher une diversification de l’offre sociale, hors du logement familial, segment traditionnel des ESH. ». « Diversifier l'offre sociale au détriment du logement familial, c'est concrètement privilégier les foyers, les résidences étudiantes, et autres structures où les baux sont précaires, les surfaces beaucoup plus petites et donc beaucoup plus rentables. C'est aussi grignoter petit à petit le principe de stabilité et de sécurisation des locataires, l'accès à un logement durable, que le propriétaire ne peut remettre en cause quand il le souhaite. Diversifier l'offre sociale au détriment du logement familial, c'est aussi, tout simplement aller à l'encontre de la demande existante et urgente de logements sociaux.

 

Vidéo :
Batigère : Non à la vente de logements sociaux ! par HLMPOURTOUS

14:16 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : novigere, erigère, vente logements sociaux, loi sru, zones tendues, foncier public, loi sru hauts de seine | | |  Facebook

jeudi, 16 octobre 2014

SNI: quand un bailleur social trouve "inopinée" la visite de mal-logés...

groupe SNI.jpgHier, nous étions environ 70 mal-logés et locataires de la S.N.I rassemblés devant le siège social du bailleur, avenue de France.

Suite à plusieurs heures de manifestation, la police nous a fait savoir que la direction, en réunion" commerciale", ne pouvait prendre une décision sur un rendez-vous avec le collectif, avant la fin de la dite réunion. Finalement,en début de soirée, la S.N.I envoyait un communiqué, à la presse, où elle se déclarait notamment prête à recevoir une "délégation de pétitionnaires". C'est donc par l'intermédiaire d'une dépêche AFP que le dialogue a été entamé.

Anecdotique ? Pas vraiment, tant cela illustre la difficulté du demandeur de logement social ou du locataire isolé à se faire entendre d'un bailleur public gigantesque, engagé dans mille projets, dont beaucoup relèvent du logement dit "intermédiaire", c'est à dire quasiment aux prix du marché.

La direction de la S.N.I trouve notre visite" inopinée": mais du côté des locataires OSICA de notre collectif,reconnus prioritaires DALO, et qui attendent un changement de logement depuis des années, tout en ayant frappé à toutes les portes de ce bailleur, rien d'"inopiné" dans une manifestation collective qui s'avère être le seul moyen d'être entendu, pour eux comme pour les centaines de milliers de demandeurs de logement social qui attendent en vain que leurs situations d'urgence soient prises en compte.


SNI : les mal-logés manifestent pour de vrais... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place

 

 

SNI : la mixité sociale à géographie variable du premier bailleur social public.

 

 

 

 

 

La SNI premier bailleur social public en France affiche la mixité sociale parmi ses objectifs prioritaires : c'est ainsi que la société, propriété de la Caisse des Dépôts justifie notamment une politique d'investissement dans le « logement intermédiaire », au travers d'un nouveau fond le « FLI » géré en commun avec des investisseurs privés, assurances et banques.

 

 

 

10 000 nouveaux logements seront financés avec ce fond, aux loyers encore plus chers que les PLS, les plus chers des logements sociaux. Ils seront notamment situés à Paris, où l'on manque toujours de foncier pour faire du logement très social, mais où, étrangement, les terrains se libèrent très vite lorsqu'on veut faire plus cher.

Demandeurs de logement et locataires de la SNI issus des catégories populaires, nous manifestons aujourd'hui pour rappeler au bailleur SOCIAL sa véritable vocation : reloger correctement tous ceux qui n'ont pas accès au privé.

Un constat s'impose : la SNI, aujourd'hui ne propose pas grand-chose aux demandeurs de logement parisiens et de la petite couronne. Et pour cause, dans ces zones, c'est la filiale EFIDIS qui possède le plus de patrimoine et produit le plus souvent les nouvelles opérations. Or les logements d'EFIDIS ont le plus souvent un loyer élevé avec des charges des très importantes, et entrent dans la catégorie des PLS, les plus chers des logements sociaux. Ils sont inaccessibles à 85% des demandeurs de logement parisiens et de la petite couronne.

La SNI a bien un patrimoine un peu plus social : c'est essentiellement celui d'OSICA, une autre filiale, mais ce patrimoine est localisé essentiellement en moyenne et en grande couronne.

Sur le papier, la SNI semble remplir ses objectifs de mixité sociale, en cumulant des logements très sociaux et des logements PLS , ainsi que du logement intermédiaire.

Mais sur le terrain, la réalité est très différente : à Paris et en petite couronne, le parc de la SNI est inaccessible en grande partie aux ouvriers, aux employés, aux précaires , aux retraités modestes. Lorsque ceux-ci obtiennent un relogement, ce sera beaucoup plus loin en banlieue, dans des zones mal desservies en transport, et en services publics. Et quels que soient les besoins de ces locataires, un changement de logement a peu de chances d'aboutir, au vu de la structure du parc.

La SNI est le principal opérateur de l'Etat pour sa politique du logement : actuellement, en plus du fond créé pour le logement intermédiaire, la SNI va aussi gérer un programme de création de 10 000 nouveaux logements sociaux . Mais au vu de la politique actuelle, les inquiétudes sur leur localisation sont légitimes.

Demandeurs de logement et locataires du logement social sont déjà confrontés à une production dramatiquement insuffisante de vrais logements sociaux : il serait inacceptable que leur répartition sur le territoire aboutisse à renforcer une situation d'exclusion spatiale, amenant les catégories populaires à vivre toujours plus loin des centres urbains, des services publics et de leur lieu de travail. Surtout si dans le même temps, le plus important des bailleurs publics s'associe avec des investisseurs privés pour le logement intermédiaire, permettant à ces derniers de s'assurer les meilleurs terrains et les meilleurs emplacements pour rentabiliser leurs programmes.

 

 

 

12:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, osica, efidis, adoma, andré yche, mixité sociale, loi sru, pls, pli, uls, logement intermédiaire | | |  Facebook

jeudi, 02 octobre 2014

Dans le 15ème comme ailleurs, le mal-logement n'est pas une fatalité.

Au moins dix mille foyers sont en situation de mal-logement dans le 15ème, sans doute beaucoup plus car ce chiffre ne recense que les personnes qui renouvellent chaque année leur demande de logement.

Pourtant, il suffit de taper un mot clé comme "logement social" dans Google, pour se rendre compte qu'il n'est pas associé à un besoin essentiel pour de nombreux habitants, mais à un problème. En effet, on trouve immédiatement des articles intitulés " Logement social: les habitants du 15ème arrondissement échaudés" ou pire " Logements sociaux et insécurité dans le 15ème".

D'emblée les Parisiens en attente d'une solution à leurs problèmes sont donc stigmatisés.

Mais dans le 15ème comme ailleurs, ce ne sont pas les mal-logés qui doivent avoir honte, mais l'ensemble des responsables qui depuis des années se contentent de déplorer la "crise", sans jamais y répondre.

C'est pourquoi pour la seconde fois en quelque mois, une soixantaine de mal-logés ont organisé une manifestation déterminée et revendicative devant les fenêtres de la mairie. En effet, pour faire cesser le premier rassemblement, le collectif avait été rapidement reçu par le directeur de cabinet du maire, qui nous promettait un "dialogue constructif" pour la suite.....Suite qui s'est concrétisée par une méthode malheureusement commune chez les interlocuteurs des mal-logés: observer un silence total aux demandes ultérieures de tenue des engagements.

Mais cette méthode a ses inconvénients, surtout face à des collectifs qui ne s'arrêtent pas d'exister parce que les élus les ignorent: les demandeurs de logement sont donc revenus aujourd'hui devant la mairie du 15ème, plus nombreux que la fois précédente.


Mal-logement: nouvelle manifestation dans le... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place

Mairie du 15ème: quand les mal-logés se rendent visibles...

A Paris on entend souvent dire que la mixité sociale est absente de l'Ouest parisien. En réalité , les très riches y côtoient bien les catégories sociales plus modestes...mais le vrai problème, c'est qu'elles vivent dans des conditions de logement inacceptables et pourtant peu visibles.

Ainsi, le 15ème arrondissement compte 10 000 demandeurs de logement, soit autant que des arrondissements populaires de l'Est. Derrière les façades impeccables de beaucoup d'immeubles, se cachent des logements sur-occupés, où les générations s'entassent, de toutes petites surfaces insalubres où vivent des familles entières, mais aussi des foyers d'hébergement d'urgence où des structures assurant la domiciliation des personnes à la rue, mais pas leur accès au logement.

En manifestant aujourd'hui devant la mairie, nous voulons rendre visible cette réalité.

Nous voulons aussi montrer que les demandeurs de logement n'ont pas à se cacher : en effet dans le 15ème, comme dans d'autres arrondissements, dès qu'un programme de logement social est évoqué, il donne lieu à la stigmatisation des mal-logés. Insécurité, drogue, saleté, laideur architecturale, voilà ce qu'on entend contre le logement social, comme si les Parisiens ouvriers, employés, retraités modestes , qu'on supporte très bien quand ils font vivre la capitale notamment par leurs emplois, devenaient indésirables dès qu'ils exigent un logement décent.

A l'Assemblée Nationale, le maire de l'arrondissement défend le « relogement des DALO près de leur ancien domicile ». Mais dans son arrondissement, alors que la majorité des demandeurs de logements a besoin d'un vrai logement social, il prône le « recentrage » sur les « classes moyennes », et surtout le développement du logement privé. Les 10 000 demandeurs de logement social sont-ils pour lui des administrés de seconde zone ?

Dans le même temps, le 15ème se peuple de bureaux : le Balardgone, mais aussi la future Tour Triangle, un édifice colossal , dédié aux très grosses entreprises, et ce alors que la capitale est déjà pleine de bureaux vides.

En avril dernier, suite à une manifestation, le directeur de cabinet du maire Philippe Goujon s'était engagé à des échanges réguliers, mais n'a plus donné suite. Nos problèmes sont toujours là, nous aussi !

 Dans le 15ème comme ailleurs, tout le monde a droit à un logement !

 

19:06 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : tour triangle, philippe goujon, mal-logement, loi sru, mixité sociale | | |  Facebook

 
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