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vendredi, 20 janvier 2012

Mal-logement à Paris 10éme : la colère monte


Une petite centaine de mal-logés ont été évacués aujourd’hui de la mairie du 10ème arrondissement après une occupation qui a duré toute la matinée.
Une nouvelle fois, après une manifestation le 9 décembre , nous sommes venus protester contre les décisions de la mairie , qui est bien loin de faire les efforts nécessaires pour mettre à disposition de nouveaux logements sociaux, dans un arrondissement qui en manque cruellement.

Ce manque d’efforts et de volonté politique s’exprime une nouvelle fois à propos de la restructuration de l’hôpital Lariboisière : alors que des surfaces très importantes vont être libérées, plus de la moitié de ces surfaces, soit 15 000m2 va être vendue au privé par l’Assistance Publique , en accord avec la Ville de Paris, pour faire bureaux et commerces.

Les 14 000 m2 restants ne comporteront que 50% de logements sociaux, le reste sera du logement construit par des promoteurs et naturellement inaccessible aux salariés et aux ménages modestes.
Il est inacceptable , alors que le manque de foncier disponible est prétexté en permanence par les élus, que des terrains publics basculent dans le privé. Le conseil d’administration de l’AP-HP dont les élus de la Ville font partie justifient les ventes par la nécessité de financer la restructuration de l’hôpital…

Bref, sacrifier l’accès à la santé ou celui à un logement décent, voilà la seule alternative proposée !

Les milliers de mal-logés du 10ème arrondissement , comme les 126 000 demandeurs de logement parisien ne peuvent évidemment s’en satisfaire.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


mal-logement à Paris 10éme : la colère monte ! par HLMPOURTOUS

17:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, mairie du 10ème, fernand widal | | |  Facebook

mardi, 24 juin 2008

Les mal logés interdit de réunion publique par le Maire du 10ème arrondissement

969046584.jpgCe soir la Mairie du 10ème arrondissement invitait les habitants du quartier à une réunion sur la Politique de la Ville

http://www.mairie10.paris.fr/mairie10/jsp/site/Portal.jsp...

Les problèmes de logement font intégralement partie de la Politique de la Ville, c'est pourquoi le collectif avait décidé de participer à cette réunion afin d'exposer nos problèmes aux élus présents: Rémi Ferraud, maire du 10ème et Gisèle Stiévenard adjointe à la Politique de la Ville, ainsi qu'Alain Lhostis étaient annoncés.

Mais, manifestement, quand la Ville de Paris invite les habitants de sa commune, il s'agit d'une invitation sélective: les mal logés sont interdits de réunion, interdits de mairie, interdits de parole.

A l'étonnement des autres habitants présents, les élus ne se sont pas montrés et ont décidé d'annuler purement et simplement le débat que tout le monde attendait.

Tandis qu'une partie des gens venus participer au débat étaient interdits d'entrée par les vigiles de la Mairie de Paris, nous avons été évacués par les CRS.

D'un côté , la Mairie du 10ème affirme sur son site " La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville. Ils sont appelés à participer aux réflexions, à l'élaboration et à la mise en oeuvre du projet de quartier. "

De l'autre, elle préfère annuler un débat lorsque les habitants du quartier sont présents en nombre. Nos luttes pour un logement décent participent pourtant activement de la vie du quartier, même si elles nous opposent à une politique municipale qui nous refuse le minimum.

La réunion serait reportée en septembre: si la Mairie ne veut pas de mal logés à ses réunions publiques, qu'elle nous reloge tous !

Le texte diffusé sur place

UN LOGEMENT POUR TOUS ! TOUT DE SUITE !

Ce soir la mairie du 10ème arrondissement organise avec le CICA une rencontre sur le thème de la Politique de la Ville dans le 10ème. Il s'agirait de « réduire les inégalités sociales entre territoires ». Selon les élus parisiens présents ce soir « La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville ».

Nous sommes parisiens, nous sommes victimes des inégalités sociales puisque nous sommes mal logés ou même sans domiciles. Dans le 10ème , ces inégalités sociales nous condamnent à vivre dans des conditions dignes du 19ème siècle.

Quelques exemples :

Au 211 rue Saint Maur, et dans plusieurs autres immeubles avoisinants, des familles s'entassent dans des logements trop petits et insalubres. La présence de plomb a été constatée, par la Préfecture comme par la Mairie, sur les murs mais aussi dans le sang des enfants, dont certains ont un taux de plombémie qui dépasse le seuil légal ou le saturnisme est avéré.

La réponse des pouvoir publics ? Pas de relogement mais des travaux en site occupé, en l'occurrence la pose d'un « papier anti plomb » . Pas dans tous les appartements, pas derrière les meubles. Dans les logements touchés par l'humidité le papier se décolle dès la fin des travaux. Les contrôles quand ils ont lieu ne sont jamais effectués avant un an. La maladie et les traitements lourds doivent être gérés dans des conditions indignes.

Au 8, rue Jarry, depuis plus de huit mois, l'hôtel a été déclaré « insalubre » par la Préfecture de Police. La mairie de Paris a interrompu le financement des chambres, l'hôtelier a tout tenté en vain pour faire partir les familles : coupures d'eau, d'électricité, de chauffage, tentatives d'expulsion sauvage.

La réponse du maire du 10ème et de la Ville de Paris ?:

Dans un premier temps, on a proposé aux familles d'autres hôtels, le plus souvent en banlieue, c'est-à-dire quitter l'enfer d'un hébergement précaire dans son quartier pour un autre hébergement précaire, plus loin. Face à la détermination des habitants, membres de divers collectifs de lutte contre le mal logement la Mairie du 10ème a pris la lourde responsabilité de tenter de les diviser, en acceptant la discussion avec certains collectifs mais pas d'autres. Depuis, si des relogements ont été arrachés par la lutte à la Préfecture ou à des bailleurs sociaux, beaucoup de familles croupissent encore dans l'hôtel, livrées à tous les dangers.

Deux exemples, parmi d'autres qui expliquent nos manifestations hebdomadaires devant la Mairie du 10ème pour que le maire de l'arrondissement respecte ses engagements, notamment sur l'éradication de l'insalubrité. Notre lutte est traitée par le mépris : évacuation policière de notre propre mairie, et refus total de négocier, au niveau de la mairie centrale, comme de la mairie d'arrondissement..

Le 10ème arrondissement ne compte même pas 10 pour cent de logements sociaux et seuls mille logements, dont un tiers de logements VRAIMENT sociaux ont été mis sur le marché depuis 2001.C'est cette réalité là qui devrait déranger les élus municipaux et non pas le regroupement des mal logés en collectifs de lutte qui en est la conséquence.

Nous espérons donc ce soir être considérés, pour une fois , comme les autres habitants du 10ème, et que de vraies solutions soient apportées à nos urgences.

21:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mairie du 10ème, paris, rémi ferraud, tony dreyfus, logement social, politique de la ville, insalubrité | | |  Facebook

 
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