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vendredi, 29 avril 2011

Quand Delanoé fait séquestrer des mal-logés pour s'entretenir avec des journalistes

cfj delanoé.jpgCe matin, Bertrand Delanoë donnait une conférence aux étudiants en journalisme du CFJP.
Plus de 70 parisiens demandeurs de logement s’étaient donc rendus sur place pour évoquer concrètement leur situation catastrophique  et le résultat concret de la politique menée dans la capitale.

Ce résultat est simple : il y avait 100 000 demandeurs de logement enregistrés en 2001, dix ans plus tard, nous sommes au moins 120 000, sans compter tous ceux qui se découragent et ne renouvellent même pas leur dossier, faute de résultats.

Bertrand Delanoë ne semble pas supporter de se voir rappelé à cette réalité. Surtout devant la presse.

Ce sont donc une dizaine de cars de CRS qui ont été réquisitionnés pour nous encercler pendant plusieurs heures, tandis que certains d’entre nous étaient maintenus enfermés dans le sas de l’école pendant tout ce temps. Concernant ces mal–logés , la police nous a bien indiqué qu’il ne s’agissait ni d’un contrôle d’identité, ni d’une garde à vue mais d’un ordre de la direction de l’école et du Maire.

Heureusement pour nos élus, le ridicule ne tue pas, mais le mal-logement brise nos vies tous les jours.

C’est pourquoi notre lutte continue malgré la répression et le mépris. Nous continuerons à nous battre pour notre dû : un logement pour tous, maintenant.

 

16:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoé, cfj, mal logés, expulsion, paris, logement, hlm, paris-habitat oph, rivp, mal-logement | | |  Facebook

jeudi, 31 mars 2011

Paris Habitat ne reloge pas, mais veut faire taire les mal-logés

Notre collectif a appris ce jour par voie de presse ( dépêche AFP reproduite ci-dessous ) que la direction de Paris-Habitat OPH avait l'intention de déposer plainte pour intimidation, menaces et diffamation à notre encontre.

Cette annonce de plainte est l'unique réponse apportée par le premier bailleur social parisien à nos légitimes exigences d'explications sur le contenu précis de la politique menée et sur l'emploi des fonds du logement social.

Pour un bailleur qui met la « transparence » au premier rang de sa communication, cette intimidation ridicule démontre le malaise soulevé par les divers dossiers que nous portons lors de nos actions

- Le cout faramineux du nouveau siège, et les dysfonctionnements graves que la Cour des Comptes met également en avant, sans que Paris Habitat ait à ce jour annoncé porter plainte pour «diffamation »

- Le résultat pour le moins scandaleux, au regard des fonds investis, de certaines opérations d'acquisition en milieu occupé : les centaines de logement achetés dans les beaux quartiers à la Caisse des Mines ont mis presque deux ans pour être reconventionnés, et la situation n'est pas exceptionnelle puisqu'au 34, rue Alexandre Dumas dans le 11ème arrondissement, le délai de huit mois atteint à ce jour, nous est présenté comme « parfaitement normal »...

D'autre part, dans cet immeuble, UN SEUL LOGEMENT était libre de tout occcupant, l'investissement réalisé par le bailleur ne permettra donc qu'une seule attribution nouvelle à moyen terme

- La lenteur effarante de certains projets du bailleur, pour lesquels l'argent public a déjà été dépensé : ainsi, au 63-65 boulevard de Charonne, des bâtiments immenses sur la plus grosse parcelle constructible du 11ème arrondissement restent vides depuis 2007, et le projet de logements n'est pas prévu avant 2014...

Lors de nos rendez-vous avec la direction de Paris Habitat, nous avons l'habitude de nous voir opposer avec mépris notre « méconnaissance » des procédures et du droit immobilier, et d'entendre répéter que la politique menée est parfaitement claire et adaptée...

Mais dans ce cas, pourquoi la direction n'a-t-elle pas d'autre recours que de tenter de nous faire taire avec des plaintes au pénal ?

Pour notre part, nous prenons cette menace comme un encouragement et une reconnaissance du problème représenté par les 120 000 demandeurs de logement en attente, par tous les locataires de Paris Habitat, dont le loyer augmente mais qui ne trouvent jamais de réponse à leur demandes de changement de logement pour suroccupation ou handicap.

La menace de la répression ne nous fera pas taire, car aucune répression ne peut être pire que le mal-logement, l'insalubrité, la rue, l'errance, la suroccupation, les expulsions que nous vivons au quotidien.

La lutte collective, c'est notre dignité , et nous ne sommes pas prêts d'arrêter  d'occuper,  de manifester,  de dénoncer publiquement le détail des politiques du logement menées à Paris, comme nous l'avons dit à la direction lors de notre dernier rendez-vous : que Paris Habitat prépare ses avocats, le combat ne fait que commencer et nous l'assumerons ensemble.

Et ça, ce n'est pas une menace, c'est une promesse.

 

La dépêche AFP , publié à la suite de l'occupation de la Direction Territoriale Paris EST de Paris Habitat

AFP) - Des bureaux de l'établissement public Paris Habitat, qui gère les HLM, ont été occupés jeudi pendant deux heures et demie par une cinquantaine de personnes à l'appel du Collectif des mal-logés en colère, a-t-on appris de sources concordantes. Elles ont occupé de 10H30 à 13H00 environ la direction territoriale de Paris-Habitat, place du Colonel-Fabien (10e arrdt) selon la direction de l'établissmeent public, premier bailleur social public français. Dans un communiqué, les manifestants ont réclamé des "réponses immédiates" sur deux opérations menées par Paris Habitat. Au 34, rue Alexandre Dumas, Paris Habitat "a racheté un immeuble déjà occupé et alors que les logements sont conventionnés depuis quasiment un an, les loyers encaissés sont toujours du niveau de ceux du privé". Le collectif cite également l'achat d'un immeuble et d'un terrain au 65 boulevard de Charonne, qui "depuis 2007 ne débouche sur rien et où la réalisation de logements a été repoussée jusqu'a 2014". Selon le collectif, il y a 120 000 demandeurs de logement à Paris.
La direction de Paris Habitat, qui a déjà fait une main courante auprès du commissariat du 5e arrondissement pour "propos diffamatoires, menaces diverses et intimidation" après une occupation précédente de ses bureaux par ce même collectif, a dit sa volonté de porter plainte. L'occupation, le 24 février, visait à dénoncer le déménagement du siège social du premier bailleur parisien, épinglé par la Cour des comptes.

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © (2011) Agence France-Presse »



Voir aussi : Paris Habitat OPH : la production s'effondre en 2010

19:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, collectif, mal logés, hlm, acquisition | | |  Facebook

mercredi, 09 juin 2010

Paris, Delanoe: du fric pour les entreprises, des flics pour les mal logés

Ce matin, dans le 20ème arrondissement, inauguration d'un bâtiment entièrement réhabilité par le deuxième bailleur social parisien, la RIVP.

Des logements sociaux ? Non, des locaux pour des entreprises financées par l'argent public.

De nombreux décideurs franciliens, en matière de logement social, des élus qui affirment tous être aux côtés des mal logés sont présents: Bertrand Delanoe, maire de Paris et président du Conseil Général, Jean Paul Huchon, président du Conseil Régional, Serge Contat, directeur de la RIVP, mais aussi Julien Bayou, membre fondateur de "Jeudi Noir", désormais élu au Conseil Régional, et président du Centre Francilien pour l'Innovation.

Le Collectif des Mal Logés en Colère était présent aussi: ces élus, ces responsables, quel message ont-ils à faire passer aux demandeurs de logements sociaux en attente de ce qui n'est pas une aumône, mais un droit ?

Il est simple: des dizaines de CRS et de policiers pour nous tenir à l'écart de cette inauguration, réservée aux seuls franciliens qui comptent réellement pour tous ces élus, ceux pour qui l'argent coule à flots, même en temps de "crise": les chefs d'entreprises.

La police pour nous empêcher d'accéder à un bâtiment public, qui devrait revenir aux mal logés.

Depuis des années, Bertrand Delanoe et ses élus répètent en boucle que les demandeurs de logement devront se résigner à ne pas tous être rélogés à Paris. Et ils n'hésitent jamais à accompagner leur discours d'intimidations policières envers les demandeurs de logement qui refusent de se résigner.

Depuis des années, nous continuons à exiger et à arracher nos logements.

Le communiqué diffusé sur place et une vidéo de Rue89 en clickant ici

19:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris, paris lab, delanoe, mal logés, huchon, julien-bayou | | |  Facebook

Paris Lab: les mal logés face à Delanoe

Ce mercredi, Bertrand Delanoe, maire de Paris, Jean Paul Huchon, président du Conseil régional d'Ile de France, Serge Contat, directeur de la RIVP et d'autres élus, inauguraient une nouvelle pépinière d'entreprises, Paris Lab, dans le 20ème arrondissement.

Le Collectif des Mal Logés en Colère a manifesté devant l'immeuble flambant neuf, encerclé par d'importantes forces de police: une nouvelle fois, nous avons rappelé que les Parisiens demandeurs de logement n'accepteront pas de quitter la capitale et sa proche couronne pour faire place aux bureaux et aux entreprises.

Voir une autre vidéo, tournée par le collectif en clickant ici

 

 

Ci dessous le communiqué diffusé sur place.

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'invite une nouvelle fois à un événement qui le concerne, puisqu'il s'agit de l'inauguration d'un bâtiment flambant neuf réhabilité par la RIVP, le second bailleur social parisien.

Vingt sept lots, des surfaces allant de 40 à 120 m2 , des espaces collectifs en libre accès, en plein vingtième arrondissement, un quartier en plein développement.

De quoi satisfaire quelques uns des demandeurs de logement sociaux de la capitale en attente dans leurs taudis ou leurs appartements exigus et hors de prix, à l'hôtel ou hébergés chez des proches ?

Pas vraiment, puisqu'il s'agit en fait d'une nouvelle pépinière d'entreprises, dénommée « Paris Lab », une initiative conjointe de la Ville de Paris et du Conseil Régional.

Une structure destinée à être un tremplin pour les jeunes entrepreneurs innovants , une de plus...

Au mois d'avril 2009, nous occupions une autre structure semblable et également financée par la RIVP, non loin de là, rue des Haies. Nous étions notamment venus avec des locataires d'un hôtel de la RIVP qui payent une chambre aussi chère que le loyer des entreprises hébergées dans les pépinières, avec des surfaces beaucoup plus petites.

Au mois de juillet 2009, Bertrand Delanoe reportait l'inauguration d'une autre pépinière financée par la Ville, « La Ruche » dans le dixième arrondissement. Nous étions venus pour exiger qu'on s'occupe des mal logés des immeubles insalubres de l'arrondissement avec autant d'attention que celle allouée aux entrepreneurs.

Aujourd'hui,nous sommes présents en nombre pour les mêmes raisons. « Paris Lab » est financée à 90% par des fonds publics, deux millions d'euros en tout.

A titre de comparaison, l'ensemble du dispositif Louez Solidaire, présenté comme une initiative majeure pour lutter contre le mal logement n'avait bénéficié en 2008 que d'un investissement de 1, 7 millions d'euros pour l'ensemble de la capitale.

Certes le 20ème arrondissement compte 26% de logements sociaux. Mais ces dernières années, l'augmentation des prix à la location dans le privé a réduit l'accès au logement décent des salariés, des précaires, des familles aux revenus modestes, dans cet arrondissement comme ailleurs, et la politique actuelle des bailleurs sociaux parisiens ne permet pas de répondre à la demande !

Lors de notre rencontre récente à l'Hôtel de Ville, avec les représentants du Maire de Paris et de l'adjoint au Logement, on nous a répondu que les élus faisaient tout leur possible pour prendre en compte 120 000 demandeurs de logement parisiens

Mais en une mandature et deux années de la seconde, la « prise en compte » s'est traduit par l'augmentation de plus de dix mille demandeurs sur cette liste. Les élus nous affirment qu'une partie vient de la banlieue, mais nous, nous sommes en partie des Parisiens déplacés « provisoirement » dans des hébergements d'autres départements.

Nous exigeons toujours:

UN LOGEMENT POUR TOUS TOUT DE SUITE

 

19:03 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris lab, pépinière, mal logés, sru, delanoe, huchon, dalo, immobilier | | |  Facebook

mardi, 01 juin 2010

Paris Métropole et rénovation urbaine: les mal logés s'invitent aux Entrepôts Mac Donald

Pendant trois jours, du 28 au 30 mai, les élus parisiens et sequano dyonisiens de Paris Metropole, en partenariat avec ICADE et des bailleurs publics organisaient une exposition et des débats sur le thème du "Fabuleux Destin du Nord Est Parisien", à l'entrepôt Mac Donald , l'un des projets phares de la rénovation urbaine de Paris et sa proche couronne

Le programme annonçait la participation d'associations d'"habitants":manifestement les mal logés n'étaient pas inclus dans cette catégorie.

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est donc invité au débat final, où devaient intervenir Pierre Mansat, adjoint de la Ville de Paris chargé de Paris Métropole, Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers et Didier Paillard maire de Saint Denis.

Parce qu'il y a toujours 110 000 demandeurs de logement social à Paris et que la rénovation urbaine leur rend inacessibles les quartiers populaires de l'Est Parisien, sans leur ouvrir les portes des quartiers aisés de l'Ouest.

Parce que nous refusons de partir pour faire de la place aux bureaux et aux entreprises.

(sous la vidéo le communiqué diffusé sur place)

 


Habitants comme les autres de l'Est Parisien, les mal logés s'invitent aujourd'hui au débat organisé sur «  la Ville au début du 21ème siècle », dans le cadre de l'exposition «  Le Fabuleux Destin de l'Est Parisien », qui se tient au coeur d'un des plus grands projets immobiliers de la proche couronne : l'Entrepot Mac Donalds et ses alentours.

 

Les organisateurs de ce débat ne seront encore une fois pas forcément ravis de notre arrivée: qu'il s'agisse des élus de Paris, d'Aubervilliers ou de Saint Denis ou des sociétés immobilières publiques ou privées, ICADE ou la SEMAVIP. Mais nous sommes encore là, parce que nous n'avons pas le choix.

 

Paris compte toujours plus de 110 000 demandeurs de logement. Et beaucoup sont concentrés dans le 18ème ou le 19ème arrondissement, beaucoup aussi sont désormais hébergés de manière précaire à Aubervilliers ou à Saint Denis.

 

L'objectif dit de « mixité sociale » a dix ans: si le Nord Est Parisien accueille désormais beaucoup plus de logements privés et chers, beaucoup plus d'entreprises et de bureaux, la hausse des loyers dans toutes les communes concernées ne s'est absolument pas accompagnée d'une offre parallèle de logements sociaux dans les communes plus aisées.

 

Si les mal logés du Nord Est parisien n'ont donc toujours à peu près aucune chance d'être relogés à l'Ouest, aujourd'hui, ils en ont encore beaucoup moins de l'être à l'Est. Les hausses de loyer suite à la rénovation urbaine, les privent même de l'accès au parc privé, aussi inconfortable et dégradé soit-il.

 

Le projet centré autour des Entrepôts Mac Donalds est significatif de cette réalité: il comporte certes 600 logements « sociaux », mais sans précision de leur niveau de loyer, PLS ou PLA-I . Mais surtout plus de 70 000 m2 de bureaux, de pépinières d'entreprises et de commerces, et cette implantation future entraîne déjà des phénomènes de spéculation immobilière. Même les taudis sont rachetés à prix d'or par les investisseurs privés.

Dans les communes limitrophes : la rénovation urbaine centrée sur les Grands Moulins de Pantin a entrainé le même phénomène. Et à Saint Denis, comme à Aubervilliers, communes qui estiment avoir suffisamment de logement sociaux, de nombreuses démolitions de HLM ont eu lieu, des logements sociaux sont vendus, ou reconventionnés pour correspondre à des revenus bien plus élevés que les nôtres.

 

Cette réalité, aucun décideur ne semble prêt à la prendre en compte: nous, mal logés et premiers concernés par le destin du Grand Paris, sommes donc venus aujourd'hui nous manifester collectivement .

Comme lors de notre intervention le 17 décembre au premier forum de Paris Métropole, comme lors de l'occupation le 12 mars de l'Atelier du Grand Paris crée par le gouvernement et installé au Palais de Tokyo, nous sommes venus rappeler que la ville de demain ne se fera pas sans nous.

 

Nous sommes venus demander aux bailleurs et aux élus présents aujourd'hui, non pas un « fabuleux destin » pour demain, mais le minimum : un logement pour aujourd'hui.

Pendant trois jours, du 28 au 30 mai, les élus parisiens et sequano dyonisiens de Paris Metropole, en partenariat avec ICADE et des bailleurs publics organisaient une exposition et des débats sur le thème du "Fabuleux Destin du Nord Est Parisien", à l'entrepôt Mac Donald , l'un des projets phares de la rénovation urbaine de Paris et sa proche couronne

Le programme annonçait la participation d'associations d'"habitants":manifestement les mal logés n'étaient pas inclus dans cette catégorie.

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est donc invité au débat final, où devaient intervenir Pierre Mansat, adjoint de la Ville de Paris chargé de Paris Métropole, Patrick Braouezec, président de Plaine Commune, Jacques Salvator, maire d'Aubervilliers et Didier Paillard maire de Saint Denis.

Parce qu'il y a toujours 110 000 demandeurs de logement social à Paris et que la rénovation urbaine leur rend inacessibles les quartiers populaires de l'Est Parisien, sans leur ouvrir les portes des quartiers aisés de l'Ouest.

Parce que nous refusons de partir pour faire de la place aux bureaux et aux entreprises.

Le Fabuleux Destin du Nord Est Parisien.jpg

 

 

 

 

 

14:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : entrepôts-mac-donald, mal logés, paris, aubervilliers, saint-denis, mansat, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 15 avril 2010

ADOMA, LA SNI et l'ETAT doivent reloger !

Les Mal-logés en Colère chez ADOMA.jpgCe jeudi 15 avril, le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé pendant plusieurs heures devant le siège d'ADOMA, ex-Sonacotra, bailleur d'Etat.

Actuellement, la vente d'ADOMA à la Société Nationale Immobilière est en cours de négociation avec l'Etat, actionnaire majoritaire actuel.

Mais il ne s'agit pas de négociations entre sociétés indépendantes: ADOMA, c'est l'Etat, mais la SNI est une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, et celle-ci est la banque de l'Etat !

Une chose est donc sûre: c'est l'argent d'un bailleur social public qui va venir renflouer les caisses de l'Etat, qui utilisera comme bon lui semble l'argent du logement social. Comment les demandeurs de logement pourraient-il être chose que les grands perdants dans cette affaire ?

C'est ce que nous avons demandé au directeur de cabinet du président d'Adoma, qui a finalement reçu le collectif. Notamment à travers un exemple très concret, celui de familles en instance d'expulsion des foyers ADOMA, où elles vivent en suroccupation, faute de relogement. La cause de l'expulsion demandée par ADOMA est le mal logement lui même, c'est à dire l'impossibilité de trouver une autre solution que le maintien dans une chambre de foyer pour une famille entière !

La réponse du responsable d'ADOMA révèle la gravité de la situation, la destruction du logement social en cours: selon lui, les expulsions sèches se produisent parce que le relogement, légitime est difficile voire impossible à mettre en oeuvre ! Et pour cause, selon lui, un bailleur de l'importance d'ADOMA ne sera pas en mesure de se maintenir financièrement à flot si de l'argent n'est pas investi de manière massive !

Ces dernières semaines, les collecteurs du 1% ont évoqué une "faillite possible" de ce dispositif , et également le fait que l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine n'aurait pas les crédits nécessaires pour assurer les réhabilitations et les constructions promises pour l'avenir proche, après les démolitions de centaines de milliers de logements sociaux, faites en temps et en heures, elles !

Après la crise du logement, la faillite du logement social ?

Et les demandeurs de logement dans le rôle des petits actionnaires ruinés et à la rue ?

Nous avons signifié à ADOMA par ce premier rassemblement , que les mal logés n'étaient pas prêts à se laisser voler leur droit en silence. Nous continuerons à refuser concrètement la destruction du logement social, et à exiger que l'ensemble des acteurs publics et étatiques financés par l'argent public utilisent cet argent pour ce à quoi il est destiné:

ADOMA, l'ETAT et la SNI doivent reloger

 


Ci dessous un article sur la vente d'ADOMA à la SNI , publié le 23 mars 2010 dans le Parisien (cliquez)

L'Etat vend ADOMA..jpg

 

 

Voir aussi : Rassemblement devant le siège d'ADOMA

Occupation de la Caisse des Dépots et Consignations

Quand la SNI vend nos logements

Occupation de la SNI

 

 

 

 

17:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, apparu, caisse-des-depots, logement social, mal logés | | |  Facebook

vendredi, 05 février 2010

La Caisse des Dépôts et Consignations occupée par les mal logés

Ce jeudi 4 février se déroulait , au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations, 15 quai Anatole France, à Paris un colloque sur " Les Politiques de l'Habitat" à l'épreuve des réformes(http://www.rafhael.org/agenda/doc2010/janvier/acteurs_habitat.pdf )

70 mal logés en colère se sont invités en début d'après midi à cette réunion ou intervenaient notamment des élus du Conseil Régional, des élus parisiens, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano, mais aussi les dirigeants de la Caisse des Dépôts, le financeur étatique du logement social.

Une nouvelle fois, nous avons fait entendre, collectivement et bruyamment, notre colère face à la destruction du logement social en cours: vente du parc HLM, multiplication des solutions précaires et couteuses ( sous locations associatives, hébergements toujours temporaires...), investissement massif dans le logement intermédiaire et l'accession à la propriété inaccessibles à la majorité des demandeurs de logement.

Le secrétaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, Louis Quetier s'est engagé rapidement et par écrit à une rencontre avec le collectif. Mais nous exigions aussi de rencontrer le "directeur régional et interdépartemental de l'hébergement et du logement en Ile de France", annoncé au colloque. Confrontés directement aux ruptures sèches d'hébergement, à l'errance urbaine, nous pensions avoir trouvé LE responsable compétent !

Mais très embarrasé, Mr Delorme nous a expliqué n'être qu'un "simple fonctionnaire", et directeur d'une structure...qui n'existe pas pour l'instant !Sauf dans les opérations de communication, manifestement.

Après plusieurs heures de négociation, c'est donc le Préfet de Paris Claude Kupfer qui s'est engagé à nous recevoir dans les jours qui viennent.


Ci dessous le communiqué diffusé sur place.


Photos et vidéos à venir.

NOUS NE LAISSERONS PAS DETRUIRE LE LOGEMENT SOCIAL

Nous nous invitons aujourd'hui au colloque organisé par la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur étatique du logement social.

Ce colloque traite des « politiques de l'habitat à l'épreuve des réformes en cours », et s'intitule «  Quoi de neuf , acteurs ? » Les mal logés ont été malencontreusement oubliés dans les invitations, nous sommes pourtant parmi les principaux acteurs de ce débat.

 

Et à la question « Quoi de neuf ? », nous répondons « Rien, c'est pire ».

Comme tous les ans, la Fondation Abbé Pierre a rendu son rapport sur le mal logement, et comme tous les ans, les responsables politiques et institutionnels, ont annoncé dans la foulée, comme Benoist Apparu, des « réformes profondes » pour lutter contre ce fléau social.

En 2007, la « réforme profonde » s'appelait Loi DALO. Le nombre de demandeurs de logement social a continué à augmenter, mais un tri statistique a été fait entre les mal logés dit « prioritaires »  et les autres. Tri purement formel, puisqu'en Ile de France, le nombre de relogements effectif n'a pas augmenté, il a même baissé sur Paris. Les heureux titulaires du label DALO n'ont donc pour la plupart obtenu qu'un...label DALO.

En 2008, on nous annonçait, plus aucun SDF à la rue, plus aucune rupture d'hébergement : mais le nombre de morts dans la rue n'a pas baissé, les expulsions d'hôtels meublés continue, et les centaines de milliers de personnes hébergées de manière précaire chez des tiers sont laissées à l'abandon.

En 2009, Mme Boutin promettait l'arrêt des expulsions. En ce mois de février, nombre d'entre nous attendent déjà avec angoisse la fin du mois de mars.

En 2010, Mr Apparu nous annonce « un nouvel outil statistique de décomptage du mal logement ». Peut-être ignore-t-il qu'il existe des fichiers recensant très exactement le nombre de demandeurs de logement social, et que s'y trouvent, dans le détail, l'exposé de nos problèmes particuliers.

Il annonce aussi le rachat de logements privés pour en faire des logements gérés par des associations. Des sous locations donc, ni de vrais logements sociaux ni de vrai bail.

Trois mille sous locations, contre 10%du parc HLM promis à la vente.

Si nous venons à la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est parce que c'est ici que se décide et se gère la politique du logement social, loin du rythme médiatique et politique.

La SNI, le bailleur social de la Caisse des Dépôts vient ainsi de vendre trois cent logements à Boulogne au privé, pendant que le Ministre annonce des achats pour plus tard. La SNI vient aussi d'investir des milliards pour racheter le parc de logements sociaux d'ICADE, déjà financé par de l'argent public, permettant aux actionnaires privés de cette société d'engranger 600 millions d'euros. Parallèlement, ce sont seulement six cent vingt quatre autres millions d'euros qui seront investis cette année par l'Etat dans l'aide à la pierre directe.

Comment cette politique pourrait-elle permettre de mettre fin au mal logement ? Nous sommes venus poser la question collectivement aux responsables de la Caisse des Dépôts, mais aussi au Directeur régional et inter-départemental de l'hébergement et du logement en Ile-de-France, représentant de l'Etat dans ce débat.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

Sur le même sujet, voir aussi :

La SNI joue au promoteur immobilier

ICADE fait du profit avec la vente de logements sociaux !

 

 

12:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : caisse des dépôts, apparu, logement, mal logés, sni, icade, hébergement, vente logements sociaux | | |  Facebook

vendredi, 29 janvier 2010

Vidéo : Logement social: BATIGERE voit l'avenir en bleu

Batigere fait partie des bailleurs sociaux qui appliquent fidèlement la politique de destruction du logement social: le groupe vend plusieurs centaines de HLM par an. Ces dernières années , il a aussi participé à de nombreuses opérations de démolition de l'ANRU.

En guise de production de logements à bas cout accessibles à tous, la filiale "très sociale"de BATIGERE annonce ....13 nouveaux logements cette année.

Les mal logés  ont donc de très bonnes raisons de venir crier leur colère chez BATIGERE: une première occupation a eu lieu le 8 janvier 2010, au siège du groupe dans le 17ème arrondissement. Après plusieurs heures de négociation, la direction générale s'engage par écrit à un rendez-vous de travail le 28 janvier.

Ce jour là, le siège est totalement fermé , même les salariés ne peuvent entrer. Le directeur général est absent et son adjoint refuse de recevoir la délégation du collectif, voulant choisir une seule personne en son sein. Il nous informe que le groupe a pris ses précautions, et qu'aucune nouvelle occuaption ne sera possible, qu'il s'agit donc du "rendez-vous de la dernière chance".

Le lendemain, nous sommes des dizaines à investir la filiale "Le Logement Urbain". La direction générale est contrainte de venir sur place, mais exige cette fois notre sortie des lieux, pour entamer la discussion.

Nous sommes mal logés, mais pas idiots.

Le bailleur social prend donc la décision d'ordonner une évacuation policière. Sans doute pas assez violente à son gout, puisqu'une fois ramenés à l'extérieur du bâtiment par les CRS, nous sommes soumis sur sa demande à un contrôle d'identité collectif !

Le métier de bailleur social exige une certaine connaissance du mal logement, dont la direction de Batigère semble totalement dépourvue.

Les humiliations et l'intimidation n'ont jamais arrêté la lutte des mal logés, parce que la lutte est la seule solution pour sortir de l'enfer quotidien de l'errance, de la suroccupation, des taudis et des expulsions.

Nous ne laisserons pas détruire le logement social.

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

 

23:28 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : batigère, logement urbain, mal logés, vente logements sociaux | | |  Facebook

vendredi, 11 décembre 2009

VIDEO: la ballade parisienne des mal logés

Le 10 décembre 2009, le Collectif des Mal loges en Colère met la politique de la Ville de Paris en matière de logement social à l'épreuve des faits: perturbation d'une inauguration spectacle de quelques logements sociaux dans la mer du mal logement par les élus, puis intervention au siège de Paris Habitat OPH, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano est également le président.

La réponse des élus de la Ville de Paris à nos problèmes ? Police partout, logement nulle part !

Cependant, l'évacuation n'empêche pas la manifestation devant le siège du premier bailleur parisien de se poursuivre une bonne partie de l'après midi.

Nous exigeons toujours:

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

 

Voir le communiqué complet en cliquant ici

Paris : la ballade des Mal-logés en Colère

envoyé par HLMPOURTOUS.

11:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : jean yves mano, paris habitat, rivp, batigère, delanoe, mal loges, collectif | | |  Facebook

dimanche, 07 juin 2009

Occupation de la DIDOL: une offre de logements, où ça ?

dscf3671.jpgVendredi 5 juin, la délégation interministérielle pour le développement de l'Offre de Logements a été occupée une bonne partie de la journée, par une centaine de membres du Collectif Mal Logés en Colère: nous étions venus demander des comptes à cette délégation, née en 2005.


Car , manifestement, sa mission est un échec total, dans la mesure, ou le nombre de logements accessibles et bon marché se réduit chaque année comme une peau de chagrin.


Voici le communiqué diffusé sur place et quelques photos


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dscf3662.jpgLes mal logés en Colère sont aujourd’hui venus rendre une visite collective à la Délégation Interministérielle pour le Développement de l’Offre de Logements, au 78 rue Lecourbe dans le 15ème arrondissement

La DIDOL a été crée en 2005, au moment où par ailleurs le gouvernement et l’ANRU démolissaient des centaines de milliers de logements sociaux.




Il y a encore dix ans, il n’y avait pas de DIDOL : l’offre de logements se séparait en deux. Des logements privés d’un côté, des HLM de l’autre.



Aujourd’hui l’offre de logements a connu une inflation sans précédent : celles des sigles.



Désormais, le logement social, le vrai est réduit à sa portion congrue : et les crédits budgétaires qui lui sont affectés servent en partie à alimenter des dispositifs de logements précaires ( Louez Solidaires, Solibail, résidences sociales, maisons relais ) ou de l’accession « solidaire » à la propriété, derrière laquelle se cache , soit la vente de logements sociaux, soit des dispositifs comme l’usufruit social qui permettent à des gros propriétaires et des promoteurs d’être subventionnés et exonérés d’impôts en mettant leurs logements temporairement à disposition des bailleurs sociaux.

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Le lancement incessant de nouveaux dispositifs, qui donnent lieu à des communiqués triomphants du Ministère du Logement, même quand le nombre de logements réellement mis à disposition est symbolique cache une réalité toute autre : entre les démolitions, les logements intermédiaires où à loyers libres développés par les bailleurs sociaux au détriment des vrais HLM accessibles aux bas revenus, l’offre réelle de logements accessibles se réduit comme une peau de chagrin.



Quand le gouvernement annonce une hausse de la construction et de la mise sur le marché de logements très sociaux pour cette année, il oublie de préciser que les foyers et les hébergements temporaires sont inclus dans ces chiffres, ainsi que les logements qui ne font que remplacer ceux qui ont été démolis.



Nous sommes donc venus des comptes à la DIDOL : en l’occurrence, ceux des vrais logements sociaux, avec un vrai bail, qui sont aujourd’hui accessible à ceux qui constituent au moins quatre vingt pour cent des demandeurs de logements, c'est-à-dire tous ceux qui gagnent le SMIC ou moins.

UN LOGEMENT POUR TOUS! TOUT DE SUITE !



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19:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : boutin, collectif, mal logés, hlm, didol, logement social | | |  Facebook

 
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