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mercredi, 28 novembre 2012

Mairie du 11ème: contre le mal-logement , Patrick Bloche choisit la répression

Deux militants de notre collectif ont été  interpellés ce soir à l'issue d'une occupation de la mairie du 11ème arrondissement, et placés en garde à vue sans que le motif ait été précisé pour l'instant, après évacuation par de nombreuses forces de police, et ce alors que l'action s'était déroulée calmement, malgré le refus des élus de nous recevoir . 

 
Quel que soit le prétexte juridique qui sera utilisé, mal-logés en lutte, nous connaissons parfaitement la raison politique de ces arrestations: faire taire à tout prix notre colère devant une situation qui s'aggrave de jour en jour.
 
Nous étions venus à la mairie du 11ème arrondissement pour des raisons malheureusement valables partout en Ile de France: situations de rupture d'hébergement totales, arrêt de prise en charge d'hébergement hôtelier notamment pour des familles, et ce en plein hiver et sans aucune solution de relogement, insalubrité et suroccupation présentant des dangers graves pour la santé.
 
La Ville de Paris, le Ministère, la Préfecture, les mairies d'arrondissement ne cessent de faire des annonces mirobolantes: réquisitions " éventuelles", plan hivernal ne laissant personne sans solution, augmentation du nombre de logements sociaux mis sur le marché...
 
Dans les faits, il n'y a absolument rien: tandis que l'Aide Sociale à l'Enfance du Département interrompt la prise en charge de toutes les familles dont les enfants atteignent plus de trois ans, le SAMU Social ne répond plus qu'à un appel sur trois. 
 
La loi DALO ne sert absolument à rien, comme viennent le rappeler les chiffres publiés aujourd'hui par le Comité National de Suivi: 28 000 dossiers sont actuellement en attente en Ile de France, alors que la Préfecture de Paris attribue en tout et pour tout un peu plus de 1000 logements par an ! Et le nombre de prioritaires DALO n'est que la face émergée de l'iceberg du mal-logement: ses critères ultra-restrictifs et la longueur de la procédure en excluent de fait une grande partie des mal-logés.
 
Les élus de la Ville de Paris nous ont répété pendant les dix ans des précédentes mandatures qu'ils étaient impuissants à cause du gouvernement: aujourd'hui, alors que ce gouvernement a changé , qu'une coordination efficace et des moyens d'urgence pourraient être mis en oeuvre entre Etat et collectivités territoriales pour résoudre le mal-logement, la seule coordination concerne la répression des mal-logés.
 
Il y a deux semaines, une mal-logée de 63 ans était blessée ( 10 jours d'ITT) lors de l'évacuation du centre d'Analyses Stratégiques: aujourd'hui c'est notamment un père de famille menacé d'expulsion et demandeur de logement depuis des années qui a été mis en garde à vue.
 
Nous n'en sommes pas moins déterminés et agirons dès demain si nos camarades ne sont pas libérés.
 
LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT !

19:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, mal-logés, expulsion, patrick bloche, dalo, comité de suivi, insalubrité, samu social | | |  Facebook

mardi, 24 avril 2012

Paris 18: Delanoe annule sa venue à un concert pour cause de mal-logés dans le public

Au centre musical Fleury Goutte d'Or devait se tenir une soirée autour du rôle de la musique pendant et après le Printemps arabe, avec des artistes tunisiens et en présence de Bertrand Delanöe.

Quelle meilleure occasion pour faire connaître nos revendications et nos urgences de mal-logés parisiens à notre maire ?

Nous étions donc une centaine à nous être joints au public et à attendre tranquillement Bertrand Delanöe.

Celui-ci , averti de la présence de demandeurs de logement a ,comme souvent ,annulé sa venue. De surcroit, ordre a manifestement été donné aux responsables de l'Espace Fleury d'annuler également la soirée prévue, ou en tout cas de ne pas laisser jouer les artistes tant que les mal-logés seraient présents.

Le directeur de la structure a donc du annoncer cette annulation, qui a provoqué la colère d'associations du quartier et de musiciens que nous remercions pour leur solidarité ( voir la vidéo ). En sus d'être privés de logement décent, nous sommes donc également privés d'accès aux activités culturelles dès lors que nous osons lutter pour notre droit.

Ne souhaitant pénaliser ni les musiciens, ni le reste du public, nous sommes donc repartis en manifestation.

 La lutte continue !


                      Paris 18ème : Delanoé se défile face aux mal-logés 

Le tract diffusé sur place

LE LOGEMENT , C'EST MAINTENANT

 Bertrand Delanoe , notre maire vient aujourd'hui à la rencontre de musiciens dont les œuvres ont accompagné le printemps arabe.

 Parisiens mal-logés, nous profitons de cette occasion pour l'interpeller, persuadé qu'un tel contexte rendra son oreille plus attentive à nos revendications et à notre situation.

 Celle-ci s'aggrave sans arrêt, en témoignent plusieurs chiffres .

Le nombre de demandeurs de logement social ne cesse d'augmenter : nous sommes désormais officiellement plus de 120 000.

Le nombre de mal-logés est sans doute beaucoup plus élevé, car il inclut tous ceux qui, desespérés ne renouvellent plus leur demande : en effet, seules 15% des sorties annuelles du fichiers concernent des personnes ayant été relogées dans le parc social. Et la proportion de demandeurs de plus de dix ans a recommencé à grimper, elle atteint 7,6 pour cent aujourd'hui , contre 4, 5 en 2004.

 Malheureusement, la politique du logement actuelle ne permettra pas de résoudre les difficultés terribles que tous les mal-logés traversent. Il n'y pas besoin d'être devin pour s'en persuader, les chiffres donnés par l'APUR, l'organisme officiel de la Ville de Paris sont sans appel.

 Actuellement 80 % des demandeurs de logement ne peuvent prétendre qu'à un PLA-I, soit un logement de type très social. Seuls 5 % des demandeurs peuvent prétendre à un PLS, le plus cher des types de logements sociaux.

Pourtant plus de la moitié des logements du contingent de la Ville de Paris libérés en 2010 étaient des PLS.

Pourtant sur plus de 49 000 nouvelles productions de logements depuis 2001 , il y a eu 12 122 PLA-I, pour 13063 PLS !

La non-réponse à nos demandes de logement résulte automatiquement de cette politique : la catégorie de logement qui correspond aux besoins de l'immense majorité ne constitue qu'un quart de la production. A l'inverse on produit en masse du logement qui n'est accessible qu'à 5% des demandeurs ( et à 15 pour cent de la population parisienne ). Il ne s'agit pas d'empêcher les classes moyennes d'accéder au logement social, mais construire BEAUCOUP PLUS de logement très social.

Cela doit changer, MAINTENANT !

Il ne s'agit pas d'empêcher les classes moyennes d'accéder au logement social, mais de construire BEAUCOUP PLUS de logement très social.

Pour avoir des bas revenus, nous n'en sommes pas moins parisiens que les autres.

 Un logement pour tous, c'est le minimum, et c'est possible.


21:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : centre musical fleury, armada bizerat, skred connection, mal-logés, delanoe, pla-i, pls, apur | | |  Facebook

mercredi, 11 avril 2012

Balardgone:les mal-logés interpellent Pierre Vaquier le PDG d'Axa Real Estate

 Sur l'immense parcelle parisienne dévolue au projet Balardgone, il n'y aura pas seulement le nouveau Ministère de la Défense: 90 000m2 ont en effet été cédés pour soixante ans à Axa Real Estate, deuxième investisseur immobilier mondial pour construire un énième complexe de bureaux de prestige, dans une capitale où l'on manque cruellement de logements alors que des bureaux restent vides des années.

Après l'occupation du siège d'AXA France en janvier, une centaine de demandeurs de logement sociaux se sont cette fois invités directement au siège d'AXA Real Estate, sur l'Esplanade de la Défense et ont exigé de rencontrer le PDG de l'investisseur Pierre Vaquier, qui nous a reçus après quelques heures d'occupation.

Malheureusement, il n'a pas été en mesure de nous donner des jutsifications valables au fait qu'AXA qui va réaliser des profits vertigineux sur cette opération ne fasse pas profiter le bailleur social dont elle est propriétaire, Le Logement Français d'une partie du foncier disponible sur la parcelle.

Sur intervention d'AXA, nous avons cependant été immédiatement reçus au siège de ce bailleur à la fin de l'occupation.


                           Balardgone : les mal-logés à l'assault d'AXA REIM par HLMPOURTOUS


Ci-dessous le communiqué diffusé sur place

 

 BALARDGONE : 90 000m2 de bureaux pour AXA , et pas un seul logement social !

 

mal logés, manifestation, réquisitionA-t-on besoin à Paris de 90 000 m2 de bureaux supplémentaires ? Non, pas vraiment puisqu'un million de m2 sont actuellement vides et disponibles dans la capitale.

Pourtant dans le 15ème arrondissement, AXA Real Investment, à qui les mal-logés rendent visite aujourd'hui a obtenu un bail à construction de soixante ans sur des terrains appartenant à l'Etat au sein du projet Balardgone.

Pour le deuxième investisseur immobilier mondial qu'est AXA Real Investment, c'est un magnifique cadeau que lui fait l'Etat : les prix à la location de l'immobilier de bureaux à Paris ont bondi de 5% l'année dernière et tous les observateurs s'accordent à dire que ce n'est que le début de la hausse, notamment pour les programmes neufs, bien situés et prestigieux. Or grâce à l'investissement public réalisé aux alentours du Balardgone ( tram mis en service il y a quelques années, nouvelle sortie de métro spécialement pour le site , rénovation des équipements urbains ), AXA verra évidemment ses projets mis en valeur.

Dans le même temps, dans le seul quinzième arrondissement, des milliers de ménages attendent un simple logement. Il reste encore dans cet arrondissement 5% de logements sans sanitaires et/ou sans accès à l'eau courante.

Mais pas un seul instant, il n'a été envisagé par l'Etat de consacrer une partie de ces 90 000m2 à des logements sociaux. AXA , naturellement n'a pas imaginé non plus faire bénéficier le bailleur social dont elle est propriétaire Le Logement Français, d'une partie de ces 90 000m2 pour construire de nouveaux logements, et ce alors même que la direction de ce bailleur social invoque souvent le manque de foncier constructible à Paris et en petite couronne pour expliquer sa maigre production.

Que retire l'Etat de ce cadeau à AXA Real Investement ? 220 millions d'euros à titre de loyer qui seront utilisés pour financer une partie du coût, par ailleurs exorbitant du nouveau Ministère de la Défense.

Le projet Balardgone est un symbole de la politique menée en matière d'urbanisme dans les zones où le besoin en logements à prix abordables est le plus criant : les besoins de la population ne sont absolument pas pris en compte, tandis que les intérêts des grands investisseurs immobiliers, ceux dont les stratégies font exploser la spéculation immobilière depuis des années sont préservés et favorisés.

On brade le foncier disponible pour ensuite prétexter un manque structurel et insoluble de terrains pour faire du logement social.

Nous ne comptons pas laisser AXA s'enrichir sans aucune contrepartie : AXA peut et doit contribuer aux besoins en logement social puisque ses profits viennent en partie de la montée des prix de l'immobilier.

16:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : axa reim, balardgone, pierre vaquier, logement français, mal-logés, réquisition, dalo | | |  Facebook

jeudi, 05 avril 2012

Dans le 10ème arrondissement, les mal-logés maintiennent la pression !

mal logés, 10ème arrondissement, rémi ferraud

Malgré les milliers de dossiers en attente dans le 10ème arrondissement, le maire Rémi Ferraud se refuse à prendre la mesure du problème: même là ou du foncier est disponible pour construire du logement social neuf, comme sur les terrains qui vont être libérés du fait de la destruction d'une partie de l'hôpital Lariboisière, la municipalité en accord avec l'AP-HP a choisi de vendre au privé !

Comment s'étonner dans ces conditions que le mal-logement s'aggrave et que les demandeurs de logement restent sans solution ?

Rémi Ferraud, faute de réponses concrètes tente de jouer l'usure: une centaine d'entre nous avaient été évacués en janvier dernier de la mairie sans la moindre négociation.

Nous sommes donc revenus manifester ce matin pendant plusieurs heures !


                         Paris :  des mal-logés manifestent... par HLMPOURTOUS

15:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, bertrand delanöe, mal-logés, insalubrité, expulsions, dalo, crise du logement | | |  Facebook

jeudi, 15 mars 2012

Occupation de la CAF: trois mal-logés interpellés en plus d'être privés d'allocations

Ce 15 mars, une centaine de mal-logés occupait une antenne de la CAF de Paris, rue du Pot de Fer, dans le 5ème arrondissement.

A la suite de l'occupation, et après évacuation, trois mal-logés, dont deux femmes ont été interpellées par la police sur plainte de la CAF et sont actuellement au commissariat du 6ème arrondissement.



En ce jour de reprise des expulsions, il s'agissait pour nous de dénoncer une mesure qui risque justement d'entraîner des milliers de procédures d'expulsions dans les mois qui viennent.

La CAF de Paris a en effet décidé de supprimer les allocations logement à toutes les familles et personnes vivant en suroccupation dans leur logement, faute d'accéder à une autre solution. Dès le mois de mai, les premières suppressions seront effectives, condamnant les concernés à ne plus pouvoir payer des loyers souvent très élevés.

Le comble, c'est que la CAF repère manifestement les personnes concernées lorsque celles-ci sont reconnues prioritaires au titre du DALO sur le critère de suroccupation ! Non seulement l'Etat ne respecte pas son devoir de relogement mais il se sert des fichiers DALO pour pénaliser doublement les mal logés ! Interrogée par les médias, la direction de la CAF de Paris n'a pas démenti les faits ( voir dépêche AFP ci-dessous )

 Deux de  mal-logés interpellés sont en tout cas directement concernés par cette suppression des allocations logement, et vivent par ailleurs dans l'insalubrité.

 Non contente de les priver de leurs droits, la CAF tente donc l'intimidation et la répression: accusées de dégradations et de violences inexistantes, ces personnes , désignées par le responsable de la CAF, sont celles qui tenaient le mégaphone et la banderole pendant l'occupation de la CAF.


Nous exigeons évidemment leur libération immédiate et continuerons nos actions jusqu'à ce que la CAF de Paris renonce à supprimer leurs allocations aux mal-logés



Fin de la trêve d'hiver : des mal-logés occupent... par HLMPOURTOUS


La dépêche de l'AFP

Un collectif de mal-logés a occupé aujourd'hui pendant quelques heures une caisse d'allocation familiale (CAF) de Paris, pour dénoncer selon eux la suppression d'allocations logement à des foyers reconnus prioritaires Dalo (droit au logement opposable), a-t-on appris de sources concordantes.

La CAF de Paris n'a pas pu confirmer ni infirmer les accusations des militants.
Un centaine de militants selon la police ont finalement été évacués du centre de gestion de la CAF du 5e arrondissement sans avoir pu rencontrer un responsable, ont-ils expliqué à l'AFP.

Deux personnes de la CAF ont été légèrement blessées lors de l'occupation, et trois militants du collectif ont été interpellés, a-t-on appris de source policière.
Les manifestants protestaient contre "une mesure qui risque, selon eux, d'entraîner des milliers de procédures d'expulsions dans les mois qui viennent".

Ils affirment que la CAF de Paris a "depuis cet hiver, lancé une vague de procédures de suppression des allocations logement, procédures qui vont aboutir au début du mois de mai, juste après les élections".

Cette suppression des allocations logement concerne notamment "des foyers qui ont été reconnus prioritaires Dalo pour cause de suroccupation, un cas de mal-logement très fréquent dans la capitale, ou la cherté des loyers et les difficultés d'accès au logement social condamnent beaucoup de gens à rester entassés à plusieurs générations dans des logements trop petits", affirme un communiqué du collectif.

Or, "légalement, les allocations logement sont conditionnées à une surface minimum de 9m2 par personne: mais jusqu'ici la CAF ne pénalisait pas les allocataires, dont l'agrandissement du foyer ne permettait plus de remplir cette condition", ajoute le collectif.

Sont également concernés par les suppressions des allocations logement, des familles reconnues prioritaires Dalo pour des logements insalubres, a également précisé à l'AFP, Elie Simon, un porte-parole du collectif.

La CAF de Paris a indiqué à l'AFP que "les conditions d'accueil en matière de sécurité et de confidentialité n'étant pas respectées, le centre a dû être fermé". 

Elle ajoute, que "le collectif, qui a envahi le centre de gestion de la CAF de Paris n'ayant communiqué aucun élément sur des dossiers susceptibles d'être vérifiés, la CAF de Paris ne peut à l'heure actuelle ni confirmer ni infirmer les dires des occupants".


20:45 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, expulsion, caf, paris, mal-logés, allocation logement | | |  Facebook

jeudi, 15 décembre 2011

Saint-Denis : les marchands de sommeil expulsent, la mairie s'en prend aux mal-logés.

Depuis quelques jours une centaine de familles hébergées dans deux hôtels de la Rue Jesse Owens, à Saint-Denis sont confrontées à une énième tentative d'expulsion illégale de la part de l'hôtelier. Celui-ci tente de leur extorquer des sommes invraisemblables pour le paiement des chambres.

 Dans ces deux hôtels, depuis des années , une partie des habitants est totalement abandonnée à son sort par l'Etat et les mairies : la Ville de Paris refuse de les prendre en charge, bien que les enfants soient scolarisés dans la capitale et qu'elles en soient originaires. Les services sociaux de la Seine Saint Denis , eux , les considèrent parisiennes et leur refusent également tous leurs droits.

 Du coté de l'Etat, le SAMU social qui était censé assurer un suivi les a laissés sans nouvelles pendant des mois, parfois des années, refusant notamment de leur délivrer des attestations d'hébergement nécessaires à leurs démarches. Récemment des travailleurs sociaux mandatés par la Préfecture sont venus faire remplir de longs questionnaires : parmi les demandes, certaines concernaient la vie privée des familles et n'avaient d'ailleurs rien à voir avec une procédure de relogement.

 Les travailleurs sociaux sont repartis, sans proposer aucune solution concrète. Aujourd'hui, les mal-logés des deux hôtels sont seuls face aux pressions du propriétaire.

 Notre collectif avait saisi Mr Stéphane Peu, maire adjoint de Saint-Denis et président de Plaine Commune Habitat de cette situation intenable dès le mois de janvier dernier. Au mois de mai, rien n'ayant avancé, nous sommes revenus collectivement en Mairie de Saint Denis. Mr Peu s'engagea alors à nous recevoir mais ne donna pas suite.

 Aujourd'hui, soit 7 mois plus tard, nous sommes revenus à une centaine témoigner de notre solidarité aux familles menacées d'expulsion et méprisées par les élus.

 Les élus de Saint-Denis ont fait procéder à une évacuation policière de la mairie et à un contrôle d'identité pour quelques uns d'entre nous. A Saint-Denis, manifestement, il vaut mieux être marchand de sommeil que mal-logé en lutte.

 Cela ne nous a pas empêché de continuer la manifestation à l'extérieur de la mairie, et de témoigner notre solidarité aux mal-logés expulsés d'immeubles insalubres rue Gabriel Péri, et qui campent dehors non loin de la mairie, puisqu'à eux non plus, aucune solution de logement n'a été proposée.

 La lutte continue, et nous ne laisserons pas expulser en silence.




Saint Denis : des mal-logés expulsés de la... par HLMPOURTOUS

16:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : saint denis, mal-logés, stéphane peu, didier paillard, expulsion, logement d'abord, dalo, marchand de sommeil | | |  Facebook

mardi, 13 septembre 2011

Paris Habitat : les mal-logés présents à l'inauguration du réseau social « De toit à toit »

Près d'une centaine de locataires de Paris Habitat OPH et de demandeurs de logement social ont manifesté ensemble ce soir, devant le siège du premier bailleur parisien. Nous n'étions évidemment pas invités à la petite fête donnée par la direction en l'honneur de l'ouverture du réseau social interne aux locataires , en présence de nombreux élus dont Jean Yves Mano, l'adjoint au logement de la Ville de Paris.

Nous sommes venus quand même , en nombre, pour rappeler que les locataires comme les mal-logés attendent de Paris Habitat OPH qu'il réponde à leurs besoins avant de se lancer dans le superflu.

C'est loin d'être le cas dans le réel, et un service virtuel n'y changera rien : 120 000 demandeurs de logement attendent une politique immédiate et ambitieuse de mise sur le marché de logements sociaux adaptés aux ressources. La sur-occupation est devenu le problème des milliers de locataires du bailleur qui ne parviennent pas à obtenir un changement de logement.

Les antennes de proximité ferment alors que la qualité d'habitat se dégrade dans certains ensembles du bailleur, où par exemple les ascenseurs restent quatre mois sans fonctionner.

Notre présence collective à cette inauguration nous a permis d'obtenir un rendez-vous dès demain matin avec le directeur -adjoint de Paris Habitat OPH, Gilles Romano, qui nous tenait porte close depuis des mois.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Paris-Habitat OPH : Inauguration perturbée pour... par HLMPOURTOUS




Le communiqué diffusé sur place




Paris Habitat OPH diversifie ses activités mais oublie le principal, le logement social !


Avant Paris Habitat OPH, s'appelait OPAC de Paris. Dans les années 70 et 80, le bailleur social a construit massivement des logements sociaux de qualité, répondu en partie et convenablement à la demande en réalisant sans hésiter de la construction neuve pour les plus modestes des Parisiens.

C'était un bailleur social ordinaire, avec des antennes de proximité ouvertes tous les jours et un siège social correct : être locataire de l'OPAC de Paris, c'était avoir la sécurité d'un bail à vie mais aussi la possibilité de changer de logement quand la famille s'agrandissait.

Depuis quelques années, l'OPAC de Paris est devenu Paris Habitat OPH : le bailleur social a désormais un siège luxueux, à l'architecture dernier cri, qui a coûté aussi cher que celui d'une boîte privée. Paris Habitat OPH fait plein de nouvelles activités : des expos d'art, des locaux pour les entreprises et les commerces, des logements pour de nouvelles populations,les PLS, inaccessibles aux salariés les plus modestes.

Aujourd'hui Paris Habitat OPH organise une soirée de lancement de son nouveau réseau social, et n'a pas lésiné sur les moyens pour que le cocktail offert aux journalistes soit réussi, allant jusqu'à payer une agence qui fait aussi la communication pour Yves Rocher...

Pendant ce temps 120 000 demandeurs de logement attendent, et le délai au delà duquel leur demande sera considérée comme anormalement ancienne est de dix ans. Parmi ces demandeurs, des  milliers de foyers sont déjà locataires du bailleur, mais attendent en vain un changement, qu'il soit motivé par la sur-occupation ou par un handicap.

Pendant ce temps, certaines antennes de proximité ne sont plus ouvertes que sur rendez-vous, dans des cités où l'on annonce l'arrêt des ascenseurs pendant quatre mois consécutifs sans rien proposer aux personnes âgées ou aux handicapés qui habitent dans les étages.

Pendant ce temps, la moitié des logements nouveaux sont des logements rachetés occupés, souvent à des prix très élevés , où le départ des locataires au dessus des plafonds du logement social prend en moyenne six ou sept ans, alors que des centaines de milliers de personnes vivent .dans l'urgence absolue du relogement.

Mal-logés et locataires de Paris Habitat pour certains d'entre nous, notre lutte dérange, et la direction de Paris Habitat non seulement ne répond pas à nos demandes mais n'hésite pas à nous menacer de plaintes et à nous envoyer la police comme unique interlocuteur. Le bailleur n'a pourtant pas la même sévérité vis à vis d'associations qui ont sous loué à des entreprises privées des locaux lui appartenant et devant être transformés en logements sociaux.

Mais notre lutte ne s'arrêtera pas : une nouvelle fois ce soir, les mal-logés en colère s'invitent à la fête pour exiger le minimum : un logement adapté à nos besoins et à nos ressources, ni plus ni moins

Un bailleur social , ça sert à ça, et nous sommes venus manifester ce soir pour le rappeler !

20:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, bailleur social, paris habitat, panne ascenseurs, association locataires, dossier dalo, jean yves mano, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 16 juin 2011

Mal-logement à Paris : la Mairie du 10éme occupée

Ce matin, une centaine de demandeurs de logement social ont occupé la mairie du 10ème arrondissement , manifestant bruyamment jusqu'à obtention d'un rendez-vous avec le cabinet du maire.

Quasiment 10% des habitants du 10ème sont inscrits sur les listes de demandeurs de logement.

La Ville de Paris se félicite d'avoir résorbé l'insalubrité et parle désormais de « poches d'inconfort » dans l'arrondissement. Ce changement de vocabulaire ne change rien à la vie des concernés, il empire simplement leur situation : aujourd'hui, les critères sont devenus si stricts que les commissions de médiation DALO ne reconnaissent quasiment plus l'insalubrité, et la Préfecture estime n'avoir aucun devoir de relogement sur les dossiers non labellisés.

Ce refus de prise en compte concerne aussi toutes celles et ceux qui payent des loyers de plus en plus chers pour des surfaces de plus en plus petites : c'est le mal-logement invisible celui qui condamne les personnes aux salaires modestes, les retraités, les parents isolés à ne pas manger à leur faim , à s'endetter pour ne pas être jetés à la rue.

Les maires d'arrondissement ont toujours la même réponse à nous opposer : ils ont un contingent de logements réduits qui ne correspond pas aux plafonds de ressources trop faibles des demandeurs.

La majorité des demandeurs de logements sont donc désormais écartés de tous les contingents : trop pauvres pour celui de la mairie, pas assez « prioritaires » pour la Préfecture...qui ne reloge pas non plus beaucoup de DALO.

Nous ne pouvons pas accepter la fin de non-recevoir qui nous est faite par les maires d'arrondissement qui sont actuellement à mi-mandat : dans un arrondissement où le mal-logement touche 10% des habitants, le rôle des élus est de prendre le problème à bras le corps et de trouver des solutions pour leurs administrés qui sont des Parisiens comme les autres.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !



Paris : la Mairie du 10éme occupée par des... par HLMPOURTOUS

14:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, delanoe, dalo, sru, sdf, mal-logés, hlm, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

jeudi, 24 mars 2011

Mal-logement : Quelques chiffres sur la RIVP

La RIVP ne cesse d’étendre son champ de compétences : elle multiplie la construction de pépinières d’entreprises, de théâtres, de locaux divers et variés.
Mais concernant sa vocation première , le logement social , le compte n’est toujours pas bon.


En 2009, 37 % seulement des 2000 logements attribués par la RIVP étaient des PLUS ou des PLA-I, c’est-à-dire des vrais logements sociaux accessibles même aux salaires et aux revenus les plus bas, dont seulement 2% de PLA-I.


La grande majorité des logements attribués reste du PLS , du loyer libre et de l’ILM.


Et pour cause la politique de financement et de construction n’est pas adaptée aux besoins des 120 000 demandeurs de logement social parisiens , dont 70 % ne peuvent accéder qu'au PLA-I

La RIVP a financé 1268 nouveaux logements en 2009, mais seulement 345 en PLA-I : le problème c’est que 255 des ces 345 « logements"  sont en fait des hébergements, notamment ceux du foyer de la Mie de Pain. Les PLS eux représentent 17 % du total des nouveaux financements 2009, alors que ces logements ont des loyers qui les rendent inaccessibles aux demandeurs parisiens.


Et lorsqu’on examine les logements réellement livrés en 2009, et pas seulement la programmation, les chiffres sont encore plus éloquents : sur 1255 logements, seuls 10% sont des PLA-I et les PLS représentent 30 % des livraisons !!!


Cette politique en totale inadéquation avec la demande parisienne explique bien des situations : notamment celle des hébergés dans les hôtels de la filiale hébergement de la RIVP, le Richemont. Ceux-ci restent des années en suroccupation dans ces hébergements. L’hébergement présenté comme un sas vers le logement social, se révèle un piège.


Le deuxième bailleur social parisien n’a relogé que 89 ménages DALO en 2009, pour 15 000 dossiers reconnus prioritaires ce qui démontre bien l’inutilité totale de cette loi, qui fait le tri entre les mal-logés pour n’aboutir à rien de concret. Et la RIVP avoue dans son rapport d’activité que ces relogements ont entraîné une baisses du nombre de mutations satisfaites, pour les locataires du bailleur en suroccupation , donc également mal-logés. La loi DALO ne change donc rien au mal-logement puisque les principaux bailleurs sociaux ne changent pas leur politique !


Nous exigeons que l’un des principaux opérateurs du logement social parisien remplisse enfin son rôle, le relogement effectif des Parisiens mal-logés.


Des Mal-logés en Colère devant le siège de la RIVP par HLMPOURTOUS

13:40 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, paris, mal-logés, mie de pain, le richemont | | |  Facebook

vendredi, 11 mars 2011

Mal-logement: Benoist Apparu remporte le record des expulsions locatives

Il y a quelques semaines, Mr Benoist Apparu secrétaire d'Etat au Logement depuis maintenant presque deux ans annonçait un soi disant "record" de la production de logements sociaux en France.

Dans la réalité, il n'y a jamais eu autant de demandeurs de logement social en attente, 120 000 pour le seul département de Paris.

En 2010, le chiffre record de 110 000 décisions d'expulsions locatives a été atteint, et le recours à la force publique a bondi de 182 pour cent en quelques années.

Voilà les vrais records consécutifs à la politique du logement menée depuis des années.

Ils vont de pair avec d'autres, ceux de la hausse des loyers, qui précarise et appauvrit des millions de salariés , de retraités, de familles modestes, contraints de se priver de tout pour se loger, et plongés dans la spirale infernale de l'endettement puis de l'expulsion, dès lors que survient le chômage ou une baisse de revenus quelconques.

Les prix à la vente dans l'immobilier, notamment dans les quartiers populaires atteignent également des sommets: en conséquence les propriétaires se séparent de leur bien, et les expulsions suite à des congés pour vente connaissent une hausse exponentielle, touchant des gens qui ont pourtant payé des loyers hors de prix pendant des années.

Aujourd'hui, nous étions une centaine de mal-logés à occuper l'ACSE, l'Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des chances, afin d'exiger l'arrêt immédiat des expulsions et le relogement de tous.

Durant l'occupation le Secrétariat d'Etat, le Ministère de la Ville,comme la Préfecture de Région, comme la Préfecture de Police nous ont fait savoir qu'ils ne pouvaient s'engager sur rien, et même pas sur des solutions d'hébergement pour les expulsés.

Voilà la réalité concrète: on a détruit des centaines de milliers de logements sociaux, on en vend des dizaines de milliers chaque année. L'Etat cède les terrains disponibles aux promoteurs privés, aux constructeurs d'immobilier de bureau. Le budget du logement est utilisé pour subventionner les propriétaires au travers de l'ANAH, les exemptions d'impôt se multiplient.

Le résultat, c'est l'impossibilité d'accéder à un logement décent pour une partie croissante de la population, ce sont des expulsions sèches qui détruisent la vie sociale, professionnelle, scolaire, la santé des concernés.

Aujourd'hui, ce sont des centaines de CRS et de gardes mobiles qui ont été mobilisés pour nous évacuer de l'ACSE, gérée par le Ministère de la Ville.

La loi DALO, comme les mesurettes de Benoist Apparu , notamment la surtaxation hypothétique des petites surfaces louées trop cher ne sont que de la poudre aux yeux.

Mais la détermination des mal-logés ne faiblit pas malgré le mépris et la répression: nous empêcherons la destruction du logement social, nous imposerons la seule solution à la crise du logement, une offre de HLM qui corresponde aux besoins.


UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Expulsions : les mal-logés résistent (occupation... par HLMPOURTOUS

20:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : trève hivernale, expulsions, manifestation, mal-logés, benoist apparu, dalo, acse | | |  Facebook

 
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