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mercredi, 28 novembre 2012

Mairie du 11ème: contre le mal-logement , Patrick Bloche choisit la répression

Deux militants de notre collectif ont été  interpellés ce soir à l'issue d'une occupation de la mairie du 11ème arrondissement, et placés en garde à vue sans que le motif ait été précisé pour l'instant, après évacuation par de nombreuses forces de police, et ce alors que l'action s'était déroulée calmement, malgré le refus des élus de nous recevoir . 

 
Quel que soit le prétexte juridique qui sera utilisé, mal-logés en lutte, nous connaissons parfaitement la raison politique de ces arrestations: faire taire à tout prix notre colère devant une situation qui s'aggrave de jour en jour.
 
Nous étions venus à la mairie du 11ème arrondissement pour des raisons malheureusement valables partout en Ile de France: situations de rupture d'hébergement totales, arrêt de prise en charge d'hébergement hôtelier notamment pour des familles, et ce en plein hiver et sans aucune solution de relogement, insalubrité et suroccupation présentant des dangers graves pour la santé.
 
La Ville de Paris, le Ministère, la Préfecture, les mairies d'arrondissement ne cessent de faire des annonces mirobolantes: réquisitions " éventuelles", plan hivernal ne laissant personne sans solution, augmentation du nombre de logements sociaux mis sur le marché...
 
Dans les faits, il n'y a absolument rien: tandis que l'Aide Sociale à l'Enfance du Département interrompt la prise en charge de toutes les familles dont les enfants atteignent plus de trois ans, le SAMU Social ne répond plus qu'à un appel sur trois. 
 
La loi DALO ne sert absolument à rien, comme viennent le rappeler les chiffres publiés aujourd'hui par le Comité National de Suivi: 28 000 dossiers sont actuellement en attente en Ile de France, alors que la Préfecture de Paris attribue en tout et pour tout un peu plus de 1000 logements par an ! Et le nombre de prioritaires DALO n'est que la face émergée de l'iceberg du mal-logement: ses critères ultra-restrictifs et la longueur de la procédure en excluent de fait une grande partie des mal-logés.
 
Les élus de la Ville de Paris nous ont répété pendant les dix ans des précédentes mandatures qu'ils étaient impuissants à cause du gouvernement: aujourd'hui, alors que ce gouvernement a changé , qu'une coordination efficace et des moyens d'urgence pourraient être mis en oeuvre entre Etat et collectivités territoriales pour résoudre le mal-logement, la seule coordination concerne la répression des mal-logés.
 
Il y a deux semaines, une mal-logée de 63 ans était blessée ( 10 jours d'ITT) lors de l'évacuation du centre d'Analyses Stratégiques: aujourd'hui c'est notamment un père de famille menacé d'expulsion et demandeur de logement depuis des années qui a été mis en garde à vue.
 
Nous n'en sommes pas moins déterminés et agirons dès demain si nos camarades ne sont pas libérés.
 
LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT !

19:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, mal-logés, expulsion, patrick bloche, dalo, comité de suivi, insalubrité, samu social | | |  Facebook

mercredi, 27 juin 2012

Présentation des résultats de l'activité 2011 d'Immobilière 3F : les mal-logés ont leur mot à dire

Aujourd'hui, l'un des plus importants bailleurs sociaux français présentait à la presse son rapport d'activités pour l'année 2011.

La direction des 3F est très satisfaite de ses résultats: mais sur le terrain, les locataires comme les demandeurs de logement n'ont pas forcément le même avis et pour cause, les relogements sont bien peu nombreux.

70 d'entre eux ont donc manifesté devant le siège et seront reçus par la direction générale dans les prochains jours.

Ces dernières années, les bailleurs sociaux ont invoqué nombre de mesures de restriction budgétaires et de ponctions sur leurs fonds propres pour justifier une politique gravement insuffisante en matière de production de logement.

Ces dernières semaines, cependant, les premières annonces du Ministère ont concerné l'abolition de quelques unes de ces mesures : nous souhaitons que cette situation profite directement aux demandeurs de logement social et que des garanties soient données à ce niveau.

 Le prélèvement destiné à financer l'ANRU va être supprimé, ce qui représente une économie de 175 millions d'euros tous bailleurs confondus.
 La cession de terrains publics va être proposée aux bailleurs sociaux

Le choix de l'utilisation des  fonds du 1% serait de nouveau  sous la responsabilité des collecteurs et des bailleurs

Mais ces mesures déjà très insuffisantes au regard des besoins ne peuvent profiter aux mal-logés que si des engagements concrets sont pris par les bailleurs sur certains points.

-La vente de logements sociaux doit cesser : ainsi en 2011 , le groupe 3F a effectué 5843 nouvelles mises en chantier, mais opéré 1890 mises en vente. Pour 3 nouveaux logements produits , on en vend donc 1, et ce alors que la production est déjà extrêmement basse par rapport aux besoins.

- Le type de logements produits doit être adapté à la demande , et ce de manière locale : le groupe 3F met en avant une production majoritairement composée de PLUS et de PLA-I. Mais par exemple, dans les banlieues des Hauts de Seine comme Boulogne, bien situées mais manquant gravement de logements sociaux à bas prix, le dernier programme en date est composé de 94 logements intermédiaires inaccessibles à la quasi totalité des demandeurs de logements sociaux pour seulement 38 PLUS. Sur Paris, les programmes les plus importants livrés récemment sont certes classés en PLAI ou PLUS, mais il s'agit en majorité d'hébergements comme les 207 places de foyer livrées Boulevard Pereire.

-Concernant le 1%, le groupe 3F est associé au collecteur SOLENDI .Or il faut bien constater que les salariés aux revenus modestes dont l'entreprise est affiliée à ce collecteur sont les grands oubliés de sa politique. Les propositions de logement adaptés aux faibles revenus sont très rares, et  très mal situées au regard de l'activité professionnelle du demandeur. Les salariés déjà logés par les 3F au titre du 1% et qui demandent une mutation , notamment pour cause de suroccupation n'ont quasiment aucune chance de l'obtenir.

Dans tous ces domaines, nous attendons des changements rapides correspondant à la gravité du mal-logement qui frappe une majorité de Franciliens à revenus modestes et moyens !

13:56 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : immobilière 3f, aedificat, manifestation, pla-i, plsyves laffoucrière, renouvellement urbain | | |  Facebook

mercredi, 13 juin 2012

Le Ministère du Logement ne répond plus ? Occupation du SIAO 75 !


Une centaine de mal-logés a investi ce matin les locaux du SIAO, structure centralisatrice de la gestion de l'hébergement d'urgence et du relogement des hébergés sur Paris, au 42, rue des Jeuneurs.

L'occupation a duré toute la matinée et a pris fin après obtention d'une rencontre en urgence à la Préfecture de Région vendredi, ainsi qu'un rendez-vous avec la direction du SIAO demain matin.

Ces rendez-vous obtenus grâce à la mobilisation ne suffisent évidemment pas à nous rassurer au vu de la situation dramatique actuelle: la majorité des appels au 115 reste sans résultats, même pour des situations que les autorités elles-même définissent comme ultra-urgentes, notamment celles des personnes victimes de violences conjugales. Au bout de la chaîne du mal-logement, la rue devient la norme, l'hébergement même ultra-précaire une exception.

La direction du SIAO n'a pas contesté notre analyse, bien au contraire: à la veille de l'été aucune mesure concrète ne semble prise. La vague d'expulsions locatives "traditionnelle" en ce début d'été a commencé et les commissariats n'ont absolument aucune consigne particulière du Ministère pour les éviter. Patrick Rouilly pourtant gestionnaire principal de l'hébergement d'urgence à Paris nous a indiqué ne pas avoir rencontré Cécile Duflot depuis son entrée en fonction

Par ailleurs, il nous a confirmé l'information disponible sur le site du SIAO ( visible ici https://docs.google.com/file/d/0B_mOS5vuBseLWnB2VTJaRWIxL...): à savoir l'entrée en fonction d'un fichier de toutes les personnes hébergées par des structures publiques ou associatives et par le 115, fichier qui donnerait accès NATIONALEMENT aux données confidentielles et personnelles des usagers à tout connecté au fichier, soit à des milliers de personnes. Ce fichier est pour l'heure maintenu, malgré le refus des personnels et de la direction du SIAO d'y entrer de nouvelles données.

Que fait le Ministère ? Une semaine après son entrée en fonctions, Mme Duflot interpellée en direct par notre collectif avait demandé "un peu de temps" pour prendre des mesures d'extrême-urgence .

Pour le moment, il faut bien constater que la situation se dégrade à une vitesse impressionnante et que l'Etat est aux abonnés absents.

Nous n'avons pas d'autre choix que continuer à nous mobiliser !

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Paris : Une centaine de Mal-logés en Colère... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

ENCORE UN ETE DE CAUCHEMAR POUR LES MAL LOGES ?

C'est en tout cas ce que laisse présager la situation actuelle. C'est la raison pour laquelle une centaine de mal-logés reviennent au SIAO, l'organisme chargé du suivi de l'hébergement avec le SAMU Social, que nous avions déjà investi en décembre.

  • Pour ceux qui ont la « chance » d'être déjà dans le dispositif et d'avoir un hébergement précaire, la contrepartie est très lourde : dans son bulletin numéro 4 ( disponible en ligne ici https://docs.google.com/file/d/0B_mOS5vuBseLWnB2VTJaRWIxLXM/edit?pli=1 ) le SIAO lui-même lance un cri d'alerte et demande aux travailleurs sociaux de ne pas utiliser le logiciel de traitement mis en place récemment car « à terme ce logiciel ayant une vocation nationale, ce sont des milliers de personnes qui auront accès à des données confidentielles relevant de la relation entre un travailleur social et la personne qui lui fait confiance »

 

  • La vague d'expulsions qui suit chaque année la fin de la trève d'hiver n'est absolument pas remise en cause : les locataires, notamment ceux soumis à des congés pour vente, mais aussi ceux qui ont accumulé des dettes de loyer, reçoivent les derniers avertissements du commissariat, et les travailleurs sociaux débordés renvoient vers le 115 , et ne sont même plus en capacité de recevoir les personnes.

 

  • Le 115 ne répond tout simplement plus aux nouvelles demandes : des femmes victimes de violences conjugales, des personnes âgées et/ou malades, des familles qui ont épuisé toutes les possibilités d'hébergement précaire chez des proches ou ne peuvent plus financer elles-même l'hôtel sont tout simplement laissées à l'abandon.

 

  • La politique menée pour les familles hébergées par le SAMU ne semble trouver comme explication valable que la volonté de les contraindre à sortir par elles-même du dispositif : en une semaine, un foyer avec enfants scolarisés peut-être transféré du 93 au 95 puis au fin fond du 78.

 

Il y a un mois, nous avions interpellé Mme Duflot sur ces urgences : elle nous avait indiqué ne pas pouvoir faire de miracles en une semaine : malheureusement, sans parler de miracles, c'est aujourd'hui le minimum qui n'est plus assuré, et l'Etat est aux abonnés absents.

 Qu'espère-t-on ? Qu'en désespoir de cause, les demandeurs de logement abandonnent toute revendication à l'égard des pouvoirs publics, se résignent aux solutions de fortune : squats insalubres et précaires, bidonvilles, campements, marchands de sommeil en tous genres ? Que signifie ce fichage généralisé et certainement hors la loi dénoncé par les gestionnaires de l'hébergement d'urgence eux-même ?

 Nous ne nous résignons pas , ni à être invisibilisés, ni à être des citoyens de seconde zone, sans accès au service public du logement, sans même un hébergement, et devant accepter le fichage de données confidentielles pour éventuellement ne pas dormir à la rue !

 

Nous continuons à manifester pour le minimum : un logement décent pour tous.


14:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, siao, hébergement d'urgence, samu social, dalo, fichage, manifestation, blocage des loyers | | |  Facebook

jeudi, 15 mars 2012

Reprise des expulsions: une centaine de mal-logés occupent la CAF de Paris

Une centaine de mal-logés ont occupés ce 15 Mars,  la CAF du 5ème arrondissement de Paris rue du Pot de Fer.

Aujourd'hui prend fin la trève des expulsions : à Paris, des milliers de foyers se retrouvent sous le coup d'une menace d'expulsion imminente.

Incapable de faire face à ses obligations de relogement pour ces foyers, l'Etat s'apprête actuellement à prendre une mesure qui pourrait en amener des milliers d'autres à se retrouver à la rue à plus ou moins brève échéance, faute de pouvoir payer leur loyer.

En effet, depuis cet hiver, la CAF de Paris a lancé une vague de procédures de suppression des allocations logement, procédures qui vont aboutir au début du mois de mai, juste après les élections.

Cette suppression des allocations logement concerne notamment tous les foyers qui ont été reconnus prioritaires DALO pour cause de suroccupation, un cas de mal-logement très fréquent dans la capitale, ou la cherté des loyers et les difficultés d'accès au logement social condamnent beaucoup de gens à rester entassés à plusieurs générations dans des logements trop petits.

Légalement les allocations logement sont conditionnées à une surface minimum de 9m2 par personne: mais jusqu'ici la CAF ne pénalisait pas les allocataires, dont l'agrandissement du foyer ne permettait plus de remplir cette condition.

En choisissant de supprimer brutalement l'allocation logement aux foyers concernés, l'Etat prend la responsabilité de laisser des milliers de mal-logés en suroccupation dans l'impossibilité de faire face au montant du loyer. Très vite, ce seront donc des procédures d'expulsion qui seront engagées par les propriétaires.

Manifestement, les fichiers du DALO accessibles à la CAF, sont utilisés pour repérer les foyers concernés par la suroccupation: en effet, toute personne reconnue prioritaire sur ce critère à Paris reçoit rapidement un avis de procédure de suppression des allocations émanant de la CAF...

Non seulement, l'Etat ne respecte pas son obligation de relogement , notamment celle qui découle de la loi DALO, mais désormais cette loi est donc apparemment utilisée pour pénaliser les mal-logés !

Nous ne comptons pas nous laisser faire et sommes ici pour exiger le maintien des allocations logement jusqu'au relogement !


Fin de la trêve d'hiver : des mal-logés occupent... par HLMPOURTOUS

12:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsions, trève d'hiver, manifestation, caf, dalo, allocation logement | | |  Facebook

mercredi, 07 mars 2012

Mairie du 11ème arrondissement:une centaine de mal-logés manifestent

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Ce 7 mars, plus d'une centaine de demandeurs de logement ont manifesté devant la mairie du 11ème arrondissement, pendant plusieurs heures. A la veille de la fin de la trève hivernale, nous voulons des actes et pas seulement des promesses:

LE LOGEMENT, C'EST MAINTENANT !


Mairie du 11ème : les Mal-logés sont en Colère ! par HLMPOURTOUS

15:23 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, expulsions, trève hivernale, dalo, paris, paris habitat oph | | |  Facebook

mercredi, 25 janvier 2012

Mairie du 19ème : le logement, c'est maintenant !

roger madec,mal- logement, expulsion, manifestation, immobilier,

La mairie du 19ème arrondissement a été occupée ce matin avant d'être évacuée par d'importantes forces de police: les demandeurs de logement exigeaient des actes immédiats et pas seulement des promesses de la part des élus.


Mairie du 19ème : Le Logement c'est maintenant ! par HLMPOURTOUS

17:14 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : roger madec, mal- logement, expulsion, manifestation, immobilier | | |  Facebook

mercredi, 29 juin 2011

AXA et le mal-logement, une belle histoire d'argent

Soixante-dix mal logés ont investi ce matin le siège d’AXA 27, avenue de Matignon. Alors que les manifestants entraient tranquillement dans le hall, ils ont été violemment chargés par la police, qui a évacué ceux déjà à l’intérieur. L’intervention a entraîné l’hospitalisation d’une retraitée  demandeuse de logement.

Malgré la répression, la manifestation s’est poursuivie devant le siège et en face des immenses locaux de bureaux toujours vides depuis l’évacuation de l’hiver dernier.

La direction d’AXA n’a finalement pas eu d’autre choix que recevoir une délégation du collectif : nous avons réaffirmé aux responsables présents notre détermination à faire pression sur un groupe qui est à la fois investisseur immobilier, en partie responsable de la hausse des prix des loyers dans la capitale et en proche couronne et actionnaire majoritaire du bailleur social Le Logement Français, à qui Axa ne donne pas les moyens de répondre aux besoins des Franciliens en matière de logement social.

La direction d’AXA s’est dite sensible à nos revendications et nous a proposé un autre rendez-vous dans les jours qui viennent.

La lutte continue !

Communiqué ci dessous :


AXA et le Logement-Français interpellés par des... par HLMPOURTOUS

 

AXA et le mal-logement, une belle histoire d'argent


Qui a été un des principaux acteurs des ventes à la découpe qui ont fait flamber les congés pour vente et diminuer l'offre de logements familiaux dans la capitale ?

Qui a obligé la Ville de Paris à lui racheter 900 logements pour éviter la mise à la rue des locataires avec des fonds publics qui auraient pu servir à construire du neuf ?

Qui avait à Paris un parc composé pour les trois quarts de logements d'habitation, et a choisi d'en transformer une bonne part en bureaux (aujourd’hui le ratio est de 50/50) pour augmenter ses profits ?


C'est AXA, dont des mal-logés occupent aujourd'hui le siège : AXA par toutes ces activités a considérablement raréfié l'offre de logements privés accessibles sur la capitale, et a contribué en conséquence à la spirale de l'augmentation des prix des loyers, qui rend impossible l'accès à un logement décent et adapté à ses revenus pour la majorité des franciliens.

L'hiver dernier, l'occupation d'un immeuble immense et vide depuis cinq ans mettait en lumière le rôle de l'assureur dans la crise du logement.
A cette occasion, les dirigeants d'AXA ont alors mis en avant leur activité sociale en rappelant qu'ils étaient actionnaires majoritaires du bailleur HLM Logement Français.

Nous venons donc aujourd'hui collectivement leur demander des comptes sur cette activité : en effet, il y a peu lors d'une occupation de ce bailleur, on nous a notamment répondu que celui-ci n'était absolument pas en mesure de répondre à la demande de logements sociaux, ni à Paris, ni en banlieue et surtout pas pour les familles, car il n'y aurait pas de logements disponibles.

Pas étonnant : parmi les grandes décisions prises par le Logement Français pour les prochaines années, il y a notamment la vente de 200 logements sociaux par an minimum. Le groupe prévoit certes la mise sur le marché de 1800 logements en 2011 : mais la moitié de ces logements sont en acquisition-conventionnement, ce qui signifie très peu de logements disponibles avant cinq ou dix ans pour les demandeurs, puisqu'il s'agit d'appartements occupés. De plus, la proportion de logements PLA-I (correspondant aux besoins de 70% des franciliens) y est faible et le groupe continue de construire des logements intermédiaires ( PLI) et des PLS, trop chers pour l'immense majorité des demandeurs de logements sociaux.

Cette politique qui n'est pas une politique sociale va être étendue à d'autres bailleurs sociaux, puisque le Logement Français est engagé dans une campagne de rachat du parc et des OPHLM des communes franciliennes, notamment celles qui ne respectent pas la loi SRU et souhaitent se désengager au plus vite de toute politique du logement, par exemple Saint Maur les Fossés.

La direction du Logement Français affirme qu'elle n'a pas les crédits nécessaires pour faire mieux et répondre à la demande des demandeurs de logement : mais son actionnaire lui s'enrichit en permanence avec sa politique immobilière qui crée le mal-logement.

A cela, les responsables du Logement Français nous ont répondu qu'il fallait aller le dire directement à AXA : nous avons suivi le conseil et sommes là aujourd'hui

13:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : axa, logement francilien, logement français, axa reim, expulsion, manifestation | | |  Facebook

jeudi, 31 mars 2011

Paris-Habitat OPH : les expulsions de mal-logés sont plus rapides que la production de logements

En cette fin de trêve d'hiver, à Paris, 900 places d'hébergement ferment sans solution alternative, aggravant un peu plus la situation des demandeurs de logement parisiens, qui sont 120 000 à attendre une solution à leur galère sans fin.

Le premier bailleur social parisien non seulement ne tient pas compte de cette urgence, mais se permet de faire expulser par des centaines de CRS, les demandeurs mal-logés qui viennent exiger des explications sur des opérations immobilières, pour lesquelles beaucoup d'argent a déjà été dépensé, mais qui ne débouchent pas sur de nouveaux logements sociaux.

Plus de 80 mal-logés ont eu la force pour toute réponse ce matin, lors de l'occupation de la Direction Territoriale Est de Paris Habitat.

La direction de Paris-Habitat OPH n'a donc rien à dire

- Sur le 34, rue Alexandre Dumas 75011: l'immeuble acheté occup :é , conventionné et compté comme logement social depuis presque un an ne l'est toujours pas dans la réalité. Comme dans le cas des logements rachetés à la Caisse des Mines, les locataires qui sont en dessous des plafonds de revenus HLM payent toujours le même loyer que lorsque le propriétaire était privé! Par un «heureux hasard», la direction annonce que la situation sera régularisée à la fin de ce mois: en ce qui concerne les logements de la Caisse des Mines, Paris Habitat avait aussi « par hasard» régularisé les loyers juste après que nous ayons dévoilé publiquement la situation.

Par ailleurs, dans tout l'immeuble, un seul logement était libre de tout occupant, cette opération ne créera donc qu'un seul HLM disponible de suite sur tout un immeuble acheté !

-Sur le 63-65 boulevard de Charonne 75011 : une des plus grosses parcelles constructibles de Paris, et la plus importante dans le 11ème a été achetée à EDF en 2007. Depuis cette date, les bâtiments sont restés vides et les tentatives d'occupation se sont soldées par des expulsions policière. En février 2011, après quatre ans d'inactivité, Paris Habitat annonce une centaine de logements sociaux...mais pas avant 2014.

Les tours de bureaux, comme celle qui va être construite par Unibail dans le 15ème sont annoncées pour la même date. A Paris, pour une raison inconnue, les bureaux sortent donc de terre deux fois plus vite que les logements sociaux... et le premier bailleur social manque de fonds pour construire mais pas pour payer des évacuations policières.

Malgré la répression contre les mal-logés en lutte, à Grenoble comme à Paris, la mobilisation s'amplifie.

Nous ne laisserons pas dilapider les fonds du logement social

Des logements maintenant !




Paris-Habitat OPH emploie la répression pour... par HLMPOURTOUS

18:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, 65 boulevard de charonne, jean yves mano, delanoé, manifestation, mal-logement, hlm, logements sociaux | | |  Facebook

vendredi, 11 mars 2011

Mal-logement: Benoist Apparu remporte le record des expulsions locatives

Il y a quelques semaines, Mr Benoist Apparu secrétaire d'Etat au Logement depuis maintenant presque deux ans annonçait un soi disant "record" de la production de logements sociaux en France.

Dans la réalité, il n'y a jamais eu autant de demandeurs de logement social en attente, 120 000 pour le seul département de Paris.

En 2010, le chiffre record de 110 000 décisions d'expulsions locatives a été atteint, et le recours à la force publique a bondi de 182 pour cent en quelques années.

Voilà les vrais records consécutifs à la politique du logement menée depuis des années.

Ils vont de pair avec d'autres, ceux de la hausse des loyers, qui précarise et appauvrit des millions de salariés , de retraités, de familles modestes, contraints de se priver de tout pour se loger, et plongés dans la spirale infernale de l'endettement puis de l'expulsion, dès lors que survient le chômage ou une baisse de revenus quelconques.

Les prix à la vente dans l'immobilier, notamment dans les quartiers populaires atteignent également des sommets: en conséquence les propriétaires se séparent de leur bien, et les expulsions suite à des congés pour vente connaissent une hausse exponentielle, touchant des gens qui ont pourtant payé des loyers hors de prix pendant des années.

Aujourd'hui, nous étions une centaine de mal-logés à occuper l'ACSE, l'Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des chances, afin d'exiger l'arrêt immédiat des expulsions et le relogement de tous.

Durant l'occupation le Secrétariat d'Etat, le Ministère de la Ville,comme la Préfecture de Région, comme la Préfecture de Police nous ont fait savoir qu'ils ne pouvaient s'engager sur rien, et même pas sur des solutions d'hébergement pour les expulsés.

Voilà la réalité concrète: on a détruit des centaines de milliers de logements sociaux, on en vend des dizaines de milliers chaque année. L'Etat cède les terrains disponibles aux promoteurs privés, aux constructeurs d'immobilier de bureau. Le budget du logement est utilisé pour subventionner les propriétaires au travers de l'ANAH, les exemptions d'impôt se multiplient.

Le résultat, c'est l'impossibilité d'accéder à un logement décent pour une partie croissante de la population, ce sont des expulsions sèches qui détruisent la vie sociale, professionnelle, scolaire, la santé des concernés.

Aujourd'hui, ce sont des centaines de CRS et de gardes mobiles qui ont été mobilisés pour nous évacuer de l'ACSE, gérée par le Ministère de la Ville.

La loi DALO, comme les mesurettes de Benoist Apparu , notamment la surtaxation hypothétique des petites surfaces louées trop cher ne sont que de la poudre aux yeux.

Mais la détermination des mal-logés ne faiblit pas malgré le mépris et la répression: nous empêcherons la destruction du logement social, nous imposerons la seule solution à la crise du logement, une offre de HLM qui corresponde aux besoins.


UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Expulsions : les mal-logés résistent (occupation... par HLMPOURTOUS

20:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : trève hivernale, expulsions, manifestation, mal-logés, benoist apparu, dalo, acse | | |  Facebook

samedi, 04 septembre 2010

Paris-Habitat OPH, premier bailleur social, jusqu'à quand ?

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé ce matin pendant plusieurs heures devant le siège de Paris Habitat, le premier bailleur social parisien.

Au vu du peu de réponses apportées par la direction générale, nous comptons bien réitérer.

Paris Habitat est , en quelque sorte le dernier grand bailleur social parisien où les demandeurs de logement ouvriers, précaires, chômeurs, les familles nombreuses, les familles monoparentales ont une chance de trouver un logement dont le montant de loyer ne plombe pas trop leurs maigres ressources.

Or, demandeurs de logement et locataires peuvent constater que la situation est en train de se dégrader.

Le nombre d'attributions est ridicule au regard de la demande. Les logements proposés sont de plus en petits: par exemple, les mères isolées se voient systématiquement attribuer des deux pièces, et donc pas de chambre pour elles, tandis que les enfants majeurs, même à charge sont de moins en moins pris en compte dans la taille du logement attribué. De plus en plus souvent, les logements sont livrés avec d'importants travaux de rénovation intérieure à la charge du nouveau locataire. Il devient quasi impossible d'obtenir un changement de logement, lorsque la famille s'agrandit.

Encore une fois, la crise du logement a bon dos: nous le dénonçons depuis longtemps, et cela se confirme, Paris-Habitat OPH, comme d'autres bailleurs s'oriente vers une politique qui diminue l'offre de nouveaux logements, et l'argent du bailleur est utilisé pour des intérêts qui ne sont pas ceux de ces usagers.

Deux exemples permettent de se faire une idée de la situation, et de la politique menée par la direction de Paris-Habitat OPH, sous l'égide de la Ville de Paris qui contrôle le bailleur.

Depuis trois ans, nous avons multiplié les actions concernant le nouveau siège social: jamais Paris Habitat n'a pu justifier le rapport entre le cout énorme de l'opération et son utilité. Aujourd'hui un rapport de la Cour Régionale des Comptes vient clore définitivement le débat: l'argument « écologique » ne tient pas , il n'y aura finalement pas d'économie d'énergie. L'argument de l'espace nécessaire aux salariés non plus, puisque Paris-Habitat OPH est obligé de recourir à la location de bureaux supplémentaires. Et ce ne sont pas les quelques logements sociaux construits sur l'ancien siège qui peuvent cacher la facture finale comprise entre 45 et 55 millions d'euros, lesquels auraient pu permettre bien des opérations de logements à bas prix.

Ce qui est fait est fait, mais les demandeurs de logement n'ont désormais aucune raison d'accepter les sempiternelles justifications de leur bailleur social qui voudrait bien faire plus en matière de logement mais n'en aurait pas les moyens.

Ces moyens vont effectivement se raréfier dans les années qui vont venir, mais parce que les caisses du bailleur, alimentées par les loyers et les fonds public sont siphonnées par la Ville de Paris.

En 2005, la SAGI, un autre bailleur parisien est démantelée en plusieurs morceaux: les logements sociaux proprement dit reviennent à la RIVP, la SNI devient majoritaire dans le capital et gère l'immobilier d'entreprise et les bureaux. Paris-Habitat OPH, lui devient gestionnaire pour le compte de la Ville de Paris de 16 000 logements « intermédiaires », inaccessibles aux classes populaires.

En résumé, Paris-Habitat OPH perçoit les loyers mais reverse de l'argent directement à la Ville de Paris.

Or c'est une très mauvaise affaire pour Paris-Habitat OPH: en effet, celui-ci récupère un patrimoine où des travaux très importants doivent être faits, notamment en ce qui concerne la rénovation des installations électriques. Et la convention signée avec la Ville de Paris implique tout simplement que les loyers perçus par Paris-Habitat OPH pour ces logements seront à terme inférieurs à ce que le bailleur social devra dépenser, entre le versement d'argent à la Ville et les travaux d'entretien !

Le résultat global de cette politique est simple: petit à petit, Paris-Habitat PH dispose de moins en moins de fonds propres pour la mise sur le marché de nouveaux logements, et pour pratiquer des loyers à bas prix.

La situation était déjà catastrophique, le premier bailleur social ne répondait déjà pas aux besoins des demandeurs de logement, 120 000 au moins: elle va empirer.

Nous ne comptons pas laisser faire, nous ne comptons pas laisser détruire le dernier grand bailleur social adapté à nos besoins !

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE.

Voir également :

Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien opac

La RIVP n'est toujours pas un bailleur social

 


Paris-Habitat OPH menacé, le logement social en danger

par HLMPOURTOUS.

12:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, commission, jean yves mano, sagi, manifestation, hlm | | |  Facebook

 
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