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jeudi, 29 octobre 2009

Martin HIRSCH interpellé par des Mal-Logés en Colère (Plaine St Denis)

dalo.jpgLe collectif des Mal-logés en Colère à occupé ce matin jusqu'en début d'apres-midi  "l'Usine" 379 avenue du Président WILSON à la Plaine St Denis (93). Une table ronde y était organisée par le Comité national des entreprises d’insertion, en présence notamment de Martin Hirsch sur le thème des politiques "de lutte contre l'exclusion".
Le collectif est sorti après une entrevue avec le chef de cabinet de Martin Hirsch où nous nous sommes entretenus sur le traitement des dossier de demandeurs de logements par les préféctures de Paris et de Seine St Denis.

Ci dessous le communiqué diffusé aux participants de cette réunion :



POUR "L’INSERTION" DES MAL-LOGES…DANS DE VRAIS LOGEMENTS

Nous intervenons aujourd’hui à l’occasion d’une table ronde où Martin Hirsh est annoncé. Parmi d’autres intervenants il est attendu pour discuter des politiques de « luttes contre l’exclusion » initiées par le gouvernement. Le thème du débat : « quel avenir pour les entreprises d’insertion ?». Un avenir sûrement radieux, puisque le RSA de Martin Hirsch consiste en une « insertion » uniquement professionnelle. Un RSA n’apportant pas les mêmes garanties, sociales notamment en matière de logement que le RMI, où l’allocataire pouvait choisir un parcours d’insertion uniquement dédié à l’accès au logement social, jusqu'à l’attribution de ce logement . Beaucoup de mal-logés concernés par cette allocation seront donc orientés vers ces structures sans qu’il ne soit tenu comte de leur problème de logement.
Une autre politique de « lutte contre l’exclusion » qu’il faudra d’une manière ou d’une autre intégrer au débat : le bilan de deux ans de loi DALO.

En effet, lors de nos précédentes rencontres, Martin Hirsch nous a orienté vers les procédures de la loi DALO, censées apporter « une réponse adéquate » à nos problèmes de logement. Les préfectures dédiant désormais l’intégralité de leur contingent aux demandeurs
reconnus prioritaires par les commissions de médiation.


Qui est prioritaire et qui ne l'est pas, selon les commissions de médiations ?


Les mal-logés reconnus "prioritaires" par les commissions de médiation sont tout d’abord ceux qui ont eu la possibilité de monter un dossier où la preuve du mal-logement est à la charge du mal-logé.

L’exemple des logements insalubres, où la reconnaissance de l’insalubrité par la commission de médiation DALO dépend d’un
certificat d’insalubrité délivré par les services techniques de la préfecture.
Que se passe t il pour les logements insalubres où les services préfectoraux ne daignent pas passer malgré les demandes des mal-logés?


Un certain nombre de logements dans ce cas, où la présence de plomb ne fait pas de doute, a été désigné au Haut-commissaire et aux
préfectures concernées il y a plus d’un an par notre collectif. Malgré la présence d’enfants et de plomb, les services techniques ne sont
jamais passés dans ces appartements, et les dossiers DALO ont donc été tout naturellement rejetés.

Les mal-logés non reconnu "prioritaire" par les commissions de médiation sont donc ceux qui n’ont pas la possibilité de prouver leur
mal-logement, alors même qu’obtenir les pièces justificatives s’avèrent souvent impossible auprès des services préfectoraux. Les
préfectures n’ayant aucun intérêt à voir s’accroître le nombre de dossier prioritaire. Sur Paris, le nombre de logements insalubres
était fixé à 1000 par la Ville et la préfecture, pas un de plus !

Les mal-logés «non prioritaire» sont aussi ceux dont le problème de logement, même mis en évidence, ne constitue pas un critère de
priorité pour les commissions DALO. Des mal-logés que la procédure DALO à exclu de tout espoir de toucher un contingent préfectoral qui leur était autrefois ouvert : un contingent préfectoral qui avant la loi DALO était particulièrement réservés aux plus bas revenus. Aujourd’hui, l’impossibilité de pouvoir s’acquitter d’un loyer du privé ne constitue plus un motif de priorité. Un travailleur au RSA
par exemple qui demanderait un logement social sera donc exclu par la commission si il n’apporte pas la preuve d’autres critères de
priorité.

Deux ans après sa mise en place, le bilan de la loi DALO pour les mal-logés s’avèrent être un recul dans l’espoir d’obtenir un logement social. Une majorité de ceux qui pouvaient prétendre aux logements sociaux, selon des critères tout bonnement sociaux, sont désormais exclus du contingent préfectoral par le filtre des commissions DALO.

La loi DALO intervient 6 ans après les premiers plans de destruction massive de logements sociaux initiés par Claude Bartolone, alors
ministre du logement, lui aussi présent à cette table ronde. Apres avoir organisé la destruction du logement social, il fallait régler le
problème du nombre croissant de demandeurs de logements

En Seine Saint Denis, sur 58 000 demandeurs de logements sociaux,seuls 4000 ont passés les mailles du filet de la commission, sans
obtenir de logement pour autant : la préfecture ayant procédé à 200 relogements DALO au 1er  janvier 2009.

Nous refusons de nous plier au tri scandaleux de la loi DALO, elle n’est qu’une tentative ridicule de réduire le nombre de demandeurs de
logement par le filtre de commissions de médiations pour gérer une pénurie organisée.
Erreur de gestion car « prioritaire » ou pas, nous sommes toujours là.


UN LOGEMENT POUR TOUS !

 

 

mal-logés Usine.jpg

 

15:38 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, mal-logés, martin hirsch, prefectures, prioritaires | | |  Facebook

mercredi, 06 mai 2009

DALO+RSA = SDF ?

Le Musée du 104 rue d'Aubervilliers à Paris 19éme recevait les 28 et 29 Avril 2009 les représentants et présidents des différents conseils généraux pour un colloque sur la mise en place du RSA, colloque cloturé par Martin Hirsch.
DALO, RSA, Deux lois aux prétentions sociales qui s'alignent mais ne permettent toujours pas aux demandeurs de logements sociaux d'accéder à un vrai logement.
Le Collectif des Mal-logés en Colère s'est donc invité bruyament au colloque pour poser la question : DALO + RSA = SDF ?

Le communiqué diffusé sur place :

_________________________________________________________

DALO+ RSA= SDF ?

 

Le Collectif Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui au colloque sur la mise en place du RSA dans tous les départements, organisé par l’Assemblée des Départements de France, auquel participera notamment Martin Hirsch.

Des élus des Conseils Généraux de  toute la France sont présents à cette occasion au 104, rue d’Aubervilliers.

 

Nous mal logés, dont beaucoup sont Rmistes, et parents isolés, aux revenus très bas sommes venus poser collectivement et bruyamment la question à laquelle aucun politique ne juge important de répondre.

 

Qui va nous loger pour le prix d’un RSA ?

 

Un SDF sur trois travaille. A Paris, plus de la moitié des Rmistes actuels et des parents isolés sont à la recherche d’un logement stable.

Aucun propriétaire privé ne loue plus aux revenus en dessous du SMIC mensuel, pas plus qu’aux personnes qui ont des contrats de travail de courte durée, où à temps partiel.

 

Le logement social, manifestement, il ne faut plus y compter.

 

Avant la loi DALO, le maigre contingent préfectoral regroupait les logements aux loyers les moins chers et les revenus les plus bas y étaient automatiquement éligibles.

Aujourd’hui, l’Etat avec la loi DALO a décidé de réserver ce contingent aux dossiers reconnus positifs par des commissions de médiation. Des critères supplémentaires et restrictifs sont donc édictés, et le simple fait de ne pouvoir financièrement accéder à un logement décent dans le privé n’est plus suffisant pour prétendre à un logement HLM.

D’abord il faut réussir à constituer un dossier : disposer d’une adresse fixe, ou d’une domiciliation SDF. Or celles-ci sont distribuées au compte gouttes. Mais aussi prouver soi même la sur-occupation ou l’insalubrité. La moitié des dossiers sont donc refusés.

 

Et pour les « chanceux », DALO se révèle un label de plus qui ne mène pas au relogement.

 

Avec le RSA, on nous demande de chercher un emploi, et de prendre tous ceux qui se présentent, même quelques heures par ci par là, même sans accès à un mode de garde pour nos enfants. Mais il n’y même pas l’ombre dans cette réforme d’une mesure qui permettrait à tous les concernés d’accéder à un vrai logement

 

Des miettes d’emploi, des bouts de salaire et pas de vrai logement, pour les mal logés, voilà le résultat de l’addition DALO plus RSA.

 

« Au possible, nous sommes tenus » répétait Martin Hirsch, avant la mise en place du RSA, se fixant comme objectif l’éradication totale de la pauvreté, avec un premier palier en 2012..

 

Reloger tous les mal logés relèverait-il de l’impossible, dans un pays où des dizaines de milliards d’euros sortent du chapeau quand il s’agit de les verser aux banques ou aux grandes entreprises ?

 

Nous n’accepterons pas en tout cas que le seul « possible » qui nous soit proposé par la loi DALO et le RSA soit celui d’un emploi qui ne permette même pas d’accéder à un logement décent.

 

 

NOUS SOMMES VENUS EXIGER :

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE, PARCE QUE C’EST POSSIBLE, PARCE QUE C’EST LE MINIMUM

Sur la Loi DALO, d'autres articles du Collectif :

DALO : un tri selectif entre les mal-logés

Les Mal-logés en Colère au Secrétariat d'Etat au Logement

Martin HIRSCH interpellé par les Mal-logés en Colère

104.jpg


 

14:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logés, dalo, rsa, martin hirsch, 104, hlm, logements | | |  Facebook

jeudi, 16 avril 2009

Les mal logés en colère occupent la direction de la CNAF

La direction de la CNAF ( Caisse Nationale d’Allocations Familiales ), située au 32, rue Sibelle dans le 14ème arrondissement a été occupée toute la journée par une centaine de membres du collectif.

Depuis des mois, Martin Hirsch et Christine Boutin organisent des visites médiatiques des antennes des CAF, pour promouvoir leur politique de lutte contre la pauvreté , DALO ou RSA.

Mais lorsque les caméras et le Ministre repartent, la réalité reprend ses droits : la CNAF censée accueillir et conseiller les demandeurs de logement se contente de leur donner des formulaires.

Le DALO est un échec.


De même le RSA va évidemment concerner nombre de mal logés : mais rien n’est prévu pour favoriser leur relogement dans le parc social , et avec un revenu, salaires compris entre 600 et 800 euros comment pourraient-il accéder aux loyers du privé ?


Surtout quand la CNAF et le gouvernement en toute illégalité privent certains de leurs droits aux allocations : c’est le cas pour les enfants de parents en situation régulière mais entrés hors regroupement familial. Pourtant la CNAF a été condamnée sans arrêt devant les tribunaux pour ces refus injustifiés, et non-conformes au droit international et la HALDE a estimé en septembre 2008, que ces refus constituaient bien une atteinte à l’égalité des droits.


Au terme de plusieurs heures de négociations, le cabinet de Martin Hirsch s’est finalement déplacé sur l’occupation, et a reçu le collectif, en compagnie de la conseillère du président de la CNAF et d’un de ses directeurs, qui nous a fixé un rendez-vous de travail sous une semaine.


Par écrit, le cabinet de Martin Hirsch a engagé la parole de celui-ci : lors d’un rendez-vous fixé le 1er juin, le Haut Commissaire aux Solidarités Actives s’engage d’une part à répondre à nos questions concernant le logement des pauvres et des précaires, et d’autre part à donner sa position, en tant que membre du gouvernement sur les refus discriminatoires évoqués ci-dessus, après avoir consulté les autres Ministres compétents, notamment celui des Affaires Sociales , Brice Hortefeux.


L’ancien président d’Emmaus peut-il faire autre chose que condamner cette discrimination et exiger le rétablissement immédiat des droits des allocataires ?

Peut-il justifier le fait qu’un an et demi après la loi DALO, le nombre de mal logés ne cesse d’augmenter ?


Dans l’attente de ses réponses, en tout cas, nous continuons d’exiger :


UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT

 

Le communiqué diffusé sur place:


 

cnaf.jpg

 

LES MAL LOGES EN COLERE OCCUPENT LA DIRECTION DE LA CNAF


Une centaine de mal logés en Colère occupent depuis ce matin le siège de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales.


Loin des déclarations optimistes de Martin Hirsch et Christine Boutin sur l’éradication de la pauvreté et du mal logement, c’est dans les caisses d’allocation familiales que nous subissons la réalité du DALO et bientôt du RSA


Sur le papier, le DALO devait tout changer pour les mal logés : un vrai logement devait être proposé à chacun en fonction de ses besoins et même en cas de ressources faibles.


Dans la réalité, non seulement le label DALO n’entraîne pas d’attribution de logement, mais l’obtenir relève du parcours du combattant. En janvier 2008, les ministres paradaient dans les CAF avec la direction, promettant accueil et aide au montage du dossier. Un an et demi après, quelques formulaires traînent dans les présentoirs, mais les mal logés doivent se débrouiller seuls pour remplir un dossier complexe et apporter eux même la preuve du mal logement. Résultat, près de la moitié des dossiers déposés entraînent une réponse négative de la commission de médiation. Et si le « label DALO » n’est pas synonyme de relogement, avoir un dossier rejeté signifie le classement dans les « non prioritaires » qui n’ont aucune chance de se voir proposer un logement sur le contingent préfectoral , le seul vraiment accessible aux bas revenus.


Dans moins de deux mois, c’est le RSA qui va entrer en vigueur : la direction de la CNAF prétend que tout est prêt et Martin Hirsch continue d’affirmer que celui-ci permettra aux travailleurs pauvres d’accéder à un revenu qui leur permette de vivre convenablement.


Dans la réalité, avant même la mise en place de la réforme, l’accès aux droits à la CAF est déjà un parcours du combattant : des dizaines de milliers de familles ont été ou sont privées d’allocations logement depuis le mois de janvier, avec des conséquences dramatiques pour ceux qui sont mal logés, dans des logements meublés ou des hôtels ou un mois de retard de loyer peut justifier une expulsion quasi immédiate. Les caisses des Fonds Solidarité Logement ont été vidées pour faire face, et maintenant ce sont autant de mal logés qui ne pourront plus y accéder pour le paiement d’une caution ou d’un retard de loyer.


Martin Hirsch prétend que le RSA instaure de nouveaux droits, en attendant, la CNAF se permet de violer ceux qui existent. Malgré un avis de la Halde et d’innombrables décisions de justice, la CNAF refuse toujours l’accès aux allocations familiales aux enfants entrés hors regroupement familial, même lorsque leurs parents ont un titre de séjour. Ce refus condamne ces familles, même avec un salaire à voir leurs candidatures rejetées par les bailleurs sociaux, faute de ressources suffisantes et stables.


La conjonction de la loi DALO et de la loi RSA devaient permettre, selon Martin Hirsch et Christine Boutin, l’accès à un logement décent pour tous les salariés pauvres et précaires.


Mais le RSA, c’est un revenu tout compris entre 600 et 800 euros, les bons mois. Aucun propriétaire privé ne loue à ce niveau de ressources et la loi DALO, concrètement n’est que le droit à retirer un formulaire de plus.


En octobre 2008, notre collectif occupait le Haut Commissariat aux Solidarités actives pour poser ces problèmes. Martin Hirsch nous promettait alors par écrit un rendez-vous pour répondre concrètement. A ce jour, nous n’avons aucune réponse.

Puisque les portes du Haut Commissariat sont fermées aux mal logés, nous attendons donc Martin Hirsch à la CNAF, ou ses promesses sont la cause de nos problèmes.


Vidéo: quand la CAF ne veut pas écouter les mal logés, ils se font entendre !

 

23:54 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : allocations familiales, logement, dalo, rsa, martin hirsch, halde, discriminations | | |  Facebook

vendredi, 28 novembre 2008

Les Mal-logés en Colère occupent le Haut Commissariat aux Solidarités Actives

 

COMMUNIQUE de L'OCCUPATION :

Le collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la Pauvreté

Comme chaque hiver, comme après chaque incendie de taudis, Mme Boutin et son gouvernement n'ont qu'une seule réponse : hiérarchiser les dangers que courent TOUS les mal logés.

Ainsi, ceux qui campaient l'hiver dernier, aujourd'hui qualifiés d « objets encombrant la voie publique » étaient alors qualifiés de mal logés chanceux, dans la mesure ou l'insalubrité de leurs hôtels et de leurs taudis leur « garantissaient tout de même un toit ». Mme Boutin mettait alors en avant sa soi disant priorité : les SDF.

Mais cet hiver, on découvre qu'il y a des « mieux lotis » même chez les SDF : Mme Boutin considère que ceux qui vivent dans des abris de fortune sont tout de même dans une situation moins urgente que ceux qui n'ont qu'une couverture.

Et être classé en tête dans la hiérarchie du malheur de Mme Boutin et de son Ministère n

e signifie pas être relogé ou même pris en compte. Mme Boutin fait mine de compatir sur les uns pour mieux laisser mourir les autres, mais ne reloge jamais personne, sauf éventuellement sous la pression des luttes.

Quand à Martin Hirsch, la lutte contre la pauvreté se résume désormais pour lui à se scandaliser vertueusement de quelques « excès » de sa confrère : Martin Hirsch est contre le fait de faire payer des amendes aux mal logés qui dorment dans des tentes pour ne pas crever dans les taudis, mais le fait que la politique du Logement aboutisse à ce que les campements de fortune, les taudis ou l'errance plus discrète d'hébergements en hébergements soient le lot commun de millions de personnes ne le dérange pas outre mesure.

D'ailleurs, en imposant à l'ensemble des allocataires des minima sociaux des démarches d'insertion professionnelle, il vient lui-même d'exposer une partie des mal logés et les SDF à la suppression de tout revenu. Et ce alors que l'emploi ne résout pas les problèmes de logement, plus d'un SDF sur trois travaille, et ne se voit pourtant pas attribuer de logement social.

Les mal logés, SDF ou pas passent leur vie à faire des dossiers pour des commissions qui trient soigneusement les prioritaires, pour ne finalement rien faire : parmi ceux qui ont franchi le parcours du combattant des commissions DALO, l'immense majorité n'a toujours pas de logement.

Le logement est un droit minimum pour tous et toutes, pas une aumône exceptionnelle délivrée uniquement sur la base de critères d'urgences de plus en plus restrictifs. Ne pas avoir de logement décent, voilà l'urgence absolue que partagent tous les mal logés. Et ce qu'ils partagent également c'est le mépris total de ce gouvernement, et sa volonté de réprimer toutes les formes de lutte et de résistance que développent, de plus en plus nombreux, les mal logés.

Mal logés, et en plus insultés et criminalisés, ça suffit. Depuis un an et demi, l'ex président d'Emmaus, met la « bonne réputation » acquise à ce titre, au service d'un gouvernement qui détruit le logement social. A ce titre il est au moins aussi responsable que Christine Boutin ses déclarations lénifiantes ne lui coûtent rien, alors que nous payons cher la politique qu'il soutient.

NOUS EXIGEONS UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

malloges.jpg

 

COMMUNIQUE DE FIN D'OCCUPATION :

La centaine de Mal Logés en Colère a quitté le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la pauvreté à 14H15.

Après avoir agité la menace d'une évacuation policière « aux conséquences potentiellement graves » pour tenter de nous faire quitter les lieux sans aucun engagement , un rendez-vous avec les Préfets de Seine Saint Denis, de Paris et Martin Hirsch nous a été proposé. Le Haut Commissariat s'est par ailleurs engagé à ce que l'ensemble des immeubles insalubres ou indécents que nous lui signalerons soient visités et pris en compte.

Nous constatons qu'il est donc nécessaire d'occuper collectivement les Ministères pour que les dossiers de mal logement ne soient ne serait-ce qu'ouverts et étudiés par les services dont c'est le travail.

Nous nous ne faisons donc aucune illusion : le relogement de tous ne sera obtenu qu'en harcelant sans trève les responsables du mal logement, en multipliant les actions collectives.

D'ailleurs, Le Haut Commissariat de Martin Hirsch l'avoue lui-même à la presse « Sur soixante dossiers remis par le collectif, dix huit ont été traités depuis juillet « ( source Le Monde ). Le Haut Commissariat oublie simplement de préciser que ces dossiers croupissent pour certains depuis plus de dix ans, date à laquelle ils ont été déposés individuellement en Préfecture. Et que tous relèvent de situations d'urgence, qu'il s'agisse de personnes hébergées, à la rue, de retraités de plus de 70 ans, d'habitants des hôtels ou des taudis.

Parmi ces dossiers ne figurent pas ceux des mal logés que nous n'avons pas rencontré, ceux des centaines de milliers d'entre nous qui n'ont pas la force et la possibilité de se battre. Martin Hirsch fait mine d'avoir l'oreille attentive aux pauvres, mais ne les entend que lorsqu'ils hurlent, sans quoi ils peuvent bien peupler des bidonvilles qui comptent désormais des milliers de personnes rien qu'en Ile de France.

Les mal logés n'ont donc pas le choix : il leur faut cesser d'attendre les conclusions de telle ou telle commission, la décision de tel ou tel Tribunal qui éventuellement leur reconnaitra individuellement un droit déjà inscrit dans la loi depuis des dizaines d'années pour tous, sans résultat notable.

Il est temps de forcer les hommes politiques, les bailleurs sociaux, les Préfets , non seulement à ouvrir le dossier du mal logement, mais surtout à le traiter : il n'y a pas de crise du logement, il y a la volonté de détruire le logement social et le seul moyen de l'empêcher, c'est la lutte collective, pour le relogement de tous, tout de suite.

Depuis quatre ans que notre collectif existe, aucun rendez-vous, aucune promesse ne nous a dissuadé d'occuper, de manifester, d'interpeller publiquement les responsables du mal logement semaine après semaine.Il n'en sera pas autrement concernant Martin Hirsch, et ce d'autant plus que celui-ci n'a sa place au gouvernement que comme caution sociale de la politique menée.

17:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : martin hirsch, mal-logés, sdf, dalo, boutin, tentes | | |  Facebook

vendredi, 11 janvier 2008

Les Mal-Logés en Colère répondent à l'appel de Martin Hirsch , chroniqueur à "Psychologies"

3dd519de0971c6bf274704f8be2e5fd5.jpgAprès plus de sept mois de refus, Martin Hirsch , Haut Commissaire aux solidarités actives et à la lutte contre la pauvreté a enfin accepté de recevoir notre collectif: il nous aura donc fallu aller jusqu'à occuper le journal "Psychologies " ou Martin Hirsch tient désormais une chronique pour obtenir des engagements clairs de l'ex-président d'Emmaus, qui avait été jusqu'à annuler sa participation à un colloque sur les travailleurs pauvres à Paris en juin dernier, pour ne pas nous y rencontrer.

Il aura aussi fallu plusieurs heures de négociations serrées avec Mr Le Naou, chargé de mission du Ministère pour que celui-ci se déplace sur le lieu de l'occupation puis accepte de répondre à notre demande.

Nous attendons des réponses concrètes et immédiates, parce qu'il faut savoir en terminer avec la crise du logement: ces réponses, qui portent notamment sur des demandes de logement datant de dix à vingt ans, des demandes de personnes SDF, nous ne les avons pas obtenues du Ministère de Mme Boutin.

Aujourd'hui, parce que Mr Hirsch n'est pas Madame Boutin, et n'a pas le même parcours , comme nous l'a rappelé son cabinet, nous attendons des actions rapides, à la hauteur de l'intérêt affiché dans sa chronique pour les mal-logés.





Communiqué diffusé sur place :

Une soixantaine de "Mal-loges en Colère" occupent aujourd'hui le siège du mensuel Psychologies , et espère y rencontrer un de ses prestigieux chroniqueurs (1), Martin Hirsch par ailleurs Haut Commissaire du gouvernement aux solidarités actives contre la pauvreté.

Ce mois ci, dans sa chronique, le Haut Commissaire conte sa rencontre avec l'un d'entre nous, dans le métro, un SDF à qui il n'a jamais rien donné , ce qui apparemment a crée chez lui, un fort sentiment de culpabilité, car il n'a plus jamais eu l'occasion de le faire.

Qui sait,  l'un de ces précaires si justement décrits dans sa chronique, ceux dont il jure que s'il a l'occasion de les croiser à nouveau il prendra le temps d'écouter leur histoire est peut être l'un d'entre nous ?

Et il serait bien temps que le Ministre chroniqueur nous écoute en effet, au lieu de nous rappeler sèchement, à l'occasion d'un campement, qu'il faut savoir terminer une lutte.

Au lieu de cautionner une Ministre du Logement, qui déclare sans honte que la loi DALO ne résoudra pas grand-chose, avec une franchise qu'apprécieront tous ceux qui font la queue devant les Préfectures en espérant que cette fois, on lira leur dossier, qu'on les sortira des hôtels, des taudis, de l'errance urbaine d'hébergement en hébergement. Une Ministre du Logement, qui face aux morts de la rue ose déclarer qu'il va falloir que jouent les solidarités familiales parce que l'Etat ne peut pas tout faire.

Dans sa chronique Martin Hirsch espère que « son «  mal logé du métro a retrouvé du travail et un toit. C'est peu probable. Les membres de notre collectif eux n'ont pas eu cette chance, plus de huit mois après deux demandes d'audience auprès de Martin Hisrch : celui-ci après avoir refusé de nous rencontrer lors de l'occupation de l'ANSA ( Agence Nationale des Solidarités Actives ), avait préféré en juin annuler sa participation au dernier moment à un colloque sur les travailleurs pauvres plutôt que faire face à nos questions.

En septembre, nous avons déposé au Ministère une liste de demandeurs de logement de plus de dix ans , ainsi qu'une composée de personnes sans aucun hébergement. Aucune réponse n'y a été apportée. Personne ne peut demander à des mal logés qui attendent une solution depuis des années, parfois dans la rue, et toujours dans des conditions de survie insupportables, d'attendre encore l'avis d'une commission puis une décision de justice qui ne changera rien puisque les clefs des logements ne sont pas dans les poches des juges, mais dans celle des bailleurs, des préfectures et des mairies.

Dans son émouvante chronique à Psychologies, Martin Hirsch conclut en jurant que s'il n'est pas arrivé malheur à « son «  mal logé, il « s'arrêtera le temps qu'il faudra et le temps qu'il voudra « .

En venant nous rencontrer , l'ex-président d'Emmaus a une occasion de montrer qu'il ne s'agissait pas là de paroles en l'air, et qu'il n'y aucun décalage entre le chroniqueur ému de la misère quotidienne du mal logement et le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté qui a le pouvoir de prendre des mesures immédiates pour la faire cesser.

(1) la première chronique de Martin Hisrch est dans le numéro de janvier de Psychologies, et lisible ici
http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=6867&estat_svc=s%3D01119%26svc_mode%3DI%26svc_campaign%3DAutresLiensTexte%26svc_partner%3DHP%26svc_position%3DContenu



16:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : martin hirsch, mal-loges, sdf, dalo, boutin, hebergements, solidarité | | |  Facebook

 
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