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mercredi, 03 octobre 2007

Hôtel du 8, rue Jarry : les résidents à la rue le 11 octobre

La DASES ( Ville de Paris) arrête le financement : des familles de l'hôtel du 8, rue Jarry à la rue le 11 octobre

medium_expulsion.2.jpgL'ensemble des familles du 8, rue Jarry ont été averties à la mi-septembre que le financement de leurs chambres d'hôtel s'arrêterait brutalement au début du mois d'octobre. Aucune solution ne leur a été proposée par les services sociaux parisiens.

Aucune de ces familles ne peut, avec ses ressources propres acquitter le loyer de sa chambre, celui-ci correspond en effet à celui d'un grand logement dans le privé.

Pourquoi cette décision des services de la Ville de Paris ?

Mardi , suite à un rassemblement de l'ensemble des résidents de l'hôtel, rejoints par des habitants des hôtels voisins, et le collectif, une délégation a été reçue par Tony Dreyfus, maire du 10ème arrondissement et la directrice de la DASES ( Aide Sociale à l'Enfance ) du 10ème arrondissement. Comme d'habitude, mairie et Préfecture se renvoient la balle: la mairie invoque l'existence d'un arrêté de péril  et de la  fermeture imminente de l'immeuble . Arrêté qui n'a pas été porté à la connaissance des résidents et qui n'a pas été produit lors du rendez-vous d'hier soir, ni confirmé depuis.

 

 

En tout état de cause, la fermeture de l'hôtel si elle était avérée devrait s'accompagner de solutions alternatives pour les parisiens concernés: or aucune proposition sérieuse n'a été avancée par le maire, ni par la directrice de la DASES, qui se contentent de confirmer la fin des prises en charge en cas d'arrêté de péril.

Pourquoi jeter des familles dans la précarité et l'errance ?

Une grande partie des familles de l'hôtel a déjà changé d'hébergement ces derniers mois.Certaines y étaient installées depuis moins de deux mois, suite à la fermeture d'un autre hôtel. C'est le quotidien des Parisiens hébergés dans ces structures depuis 2005 : au lieu de reloger , Ville et Préfecture rouvrent et ferment les structures, imposent aux familles de trouver des solutions par elle-même, ce qui est totalement impossible, l'immense majorité des hôteliers exigeant d'être contactés par les services sociaux et non par les particuliers .Des mal-logés qui habitent la capitale depuis de nombreuses années se voient ainsi rabattues sur le SAMU social ( statutairement destiné aux personnes sans adresse fixe ), sont envoyées au mieux en grande banlieue, et ne sont plus comptabilisées dans les demandeurs de logement parisiens. Est-ce l'effet recherché par les autorités ?

Aujourd'hui, collectivement, les résidents des hôtels de la rue Jarry exigent leur maintien dans les lieux en attendant leur relogement.

 

Parce qu'elles n'ont pas choisi de vivre à l'hôtel, que la responsabilité de cette situation est du côté des autorités, et notamment de la Ville de Paris, qui ne met pas sur le marché le nombre de HLM correspondant aux besoins, l'arrêt des ruptures d'hébergement comme le paiement des hôtels doit être assuré dans la continuité par la DASES.

20:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : hôtel, meublés, expulsion, dases, social, prefecture, mairie | | |  Facebook

 
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