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mercredi, 29 juin 2016

Paris 9ème: les mal-logés manifestent.

Des dizaines de mal-logés ont occupé ce 29 juin la mairie du 9ème arrondissement jusqu'à être reçus par le directeur de cabinet du maire chargé du logement.
 
Au Conseil de Paris, Delphine Bürkli, maire du 9ème arrondissement ne cesse d'exiger, avec toute l'opposition municipale plus de logements intermédiaires. Elle considère aussi que la proportion de logements sociaux les plus chers, les PLS , n'est pas assez importante par rapport aux logements vraiment sociaux.
 
Voir la vidéo et le récit de l'action sur notre nouveau blog
 

17:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delphine burkli, paris 75009, mixité sociale, dalo | | |  Facebook

mercredi, 23 mars 2016

Le Conseil Régional IDF occupé par les mal-logés

Plus d'une soixantaine de demandeurs de logement ont investi le Conseil Régional d'Ile de France et manifesté jusqu'à être reçus directement par Geoffroy Didier , vice président du Conseil Régional chargé du Logement et secrétaire national des Républicains chargé du Logement.

 
Nous lui avons fait part de notre colère devant les propos de la nouvelle majorité francilienne, assimilant les quartiers à fort taux de logement social à des "ghettos", et les habitants ou demandeurs de logement très social à un problème en soi. Nous lui avons rappelé que les PLAI n'indiquent qu'un niveau de loyer, et que les quartiers dégradés ne le sont pas du fait de leurs habitants, mais des problèmes de bâti, d'entretien des logements, d'accès aux transports et aux services publics.
 
La vidéo de l'action et le récit de la rencontre avec le vice-président chargé du Logement , sur notre nouveau blog:

19:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : valérie pécresse, geoffroy didier, pla-i, mixité sociale, pls | | |  Facebook

mercredi, 02 décembre 2015

Les mal-logés à la Direction de la Cohésion Sociale : état d'urgence sociale

Mal-logés, sans-logis, nous sommes 70 à être venus ensemble aujourd'hui à la Direction de la Cohésion Sociale ( 75013), dépendant du Ministère de la Ville.

L'urgence sociale doit aussi être traitée. Plus que jamais la lutte collective et solidaire des mal-logés est nécessaire et vitale.

Retrouvez le récit de notre visite collective et notre vidéo sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/

18:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : patrick kanner, sylvia pinel, mixité sociale, loi sru, politique de la ville, dalo, ministère du logement | | |  Facebook

mercredi, 23 septembre 2015

BATIGERE: le logement social est-il encore la priorité des bailleurs sociaux ?

novigere-logement.jpgAlors que le congrès de l'USH ,se tient à Montpellier, 70 mal-logés ont investi cet après-midi les locaux de Novigère : Novigère est une des nombreuses filiales HLM d'un des principaux collecteurs du 1% , CILGERE.

A Montpellier, les directions des bailleurs sociaux parlent "mixité sociale" et "diversification des activités": alors que les aides à la pierre pour le vrai logement social ne cessent de baisser, le logement intermédiaire est favorisé , au travers d'aides étatiques mais aussi de filiales spécialement dédiées au sein des grands organismes HLM.

Sous couvert de loger les classes moyennes, ce type de logements vise surtout à faire de meilleurs profits avec des loyers beaucoup plus chers. Ce n'est une solution satisfaisante pour personne.

L'obtention d'un logement social est plus que jamais un parcours du combattant pour les demandeurs d'Ile de France. Dans la seule capitale, 150 000 foyers attendent un relogement, souvent depuis plus de dix ans. Les loyers du privé ont augmenté de 42 % en dix ans, l'appartement en HLM est donc l'unique solution accessible à une bonne partie de la population . Les dispositifs censés résorber l'urgence sont saturés : en témoigne l'échec de la loi DALO. En Ile de France, des dizaines de milliers de foyers, reconnus prioritaires par un processus pourtant arbitraire et restrictif n'ont toujours pas de relogement.

 Dans cette situation les bailleurs sociaux font-ils le maximum pour répondre à la demande telle qu'elle est ? Certainement pas.

 Ainsi, dans son rapport d'activité 2013, Batigère annonçait une baisse des attributions de logements de 2 % en un an.

Pourtant le bailleur multiplie les opérations : plusieurs centaines de logements étudiants sur le Plateau de Saclay, Usufruit Locatif Social dans les Hauts de Seine. Et la maison-mère CILGERE ne cesse de diversifier ses activités : elle détient ainsi une société privée SOCALOG , qui fait uniquement du logement intermédiaire .

 Seulement, toutes ces opérations laissent de côté le logement social traditionnel, celui dont les loyers sont accessibles aux ouvriers, aux employés, aux familles ou aux retraités modestes. Comme d'autres, Batigère privilégie d'une part désormais le logement temporaire destiné aux étudiants ou aux jeunes travailleurs , plus rentable que le logement familial, parce que les baux y sont plus souples. Et d'autre part, le bailleur développe une offre aux loyers chers, ceux de la catégorie la plus haute du logement social ( PLS ) ou carrément le logement intermédiaire.C'est ainsi que dans la rubrique «  Logements à louer du bailleur » , on ne trouve aucun 4 pièces à moins de 1100 euros en petite et moyenne couronne. A Suresnes, le bailleur affiche même des loyers de plus de 1500 euros mensuels.

 Si ces logements répondent à des besoins, ce ne sont en tout cas pas ceux des catégories modestes de la population : le gouvernement indiquait à l'automne 2014, que les bailleurs du 1 % ne remplissaient toujours pas l'obligation minimale de 25 % de relogements pour les demandeurs labellisés DALO. En 2013, Batigère annonçait, sur toute la France , seulement 121 relogements en accords collectifs.

 A Paris le parc de logements très sociaux moins de 10 % du parc total de l'ensemble des bailleurs.

 Pourtant, à la veille du Congrès de l'UESH , les bailleurs communiquent surtout sur l'énième réforme des attributions discutée actuellement. Mais ce débat là est un leurre : il ne peut y avoir ni justice sociale, ni transparence , ni respect du droit fondamental au logement, sans une réorientation de la production. Sans logements accessibles, pas de droit au logement. Or aujourd'hui, les classes populaires voient sans cesse diminuer l'offre de logement qui leur est destinée.

 La vocation première d'un bailleur social, est le logement social. Alors que plusieurs millions de mal-logés attendent une solution, ce doit être la priorité absolue, pour Batigère comme pour tous les autres organismes.

17:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : congrès, ush, aide à la pierre, batigère, cilgère, novigere, logement intermédiaire, pla-i, pls, uls, grand paris, saclay, dalo, mixité sociale | | |  Facebook

mercredi, 13 mai 2015

Qui peut habiter chez France Habitation ?

France Habitation70 mal-logés ont occupé ce 15 mai après-midi l'un des sièges du bailleur France Habitation détenu par le collecteur du 1% ASTRIA à Aubervilliers en Seine Saint Denis.

Dans son dernier rapport sur le monde HLM , la Cour des Comptes évoque l'étrange composition sociale du parc de France Habitation : au moins 10 % des locataires ont des revenus dépassant les seuils légaux pour un logement social. Un chiffre nettement supérieur à celui des autres bailleurs sociaux qui représente environ 5000 logements.

Il ne s'agit pas de réserver le logement social aux très bas revenus. Mais le plafond de ressources maximal du logement social est déjà haut : une personne seule gagnant 2500 euros par mois peut en bénéficier . Que des foyers légèrement au dessus des plafonds se maintiennent dans leur logement n'a rien d'anormal au regard de la cherté du parc privé en Ile de France. Mais un locataire sur dix, c'est beaucoup. Surtout quand une partie d'entre eux a des ressources deux fois supérieures aux plafonds, comme c'est le cas pour France Habitation.

La situation est d'autant plus anormale pour un bailleur détenu par un organisme collecteur du 1 % Logement , en l'occurrence ASTRIA : les collecteurs du 1 % et leurs bailleurs ne tiennent pas les engagements de relogement des publics modestes qu'ils prennent eux-même auprès du gouvernement, et préfèrent s'engager sur le logement intermédiaire. ASTRIA ne se gêne même pas pour assumer ouvertement son peu de goût pour le logement social: notre collectif a ainsi retrouvé un document PowerPoint destiné à la formation chez Astria, qui vante la filiale OGIC, spécialisée dans le logement intermédiaire en ces termes :  « quel soulagement d'avoir un partenaire qui ne devrait pas avoir à connaître des contraintes d'une ESH pour les l'attribution des logements ».

Le gouvernement a décidé de financer massivement le logement intermédiaire, et encourage les bailleurs sociaux à produire ce type de logements inaccessibles à la majorité des demandeurs franciliens. Dans le même temps en 2013, la production de logements sociaux a baissé de 9 %.

Quant à la qualité des relogements proposés, elle est bien souvent inacceptable pour les salariés et les foyers modestes : presque systématiquement situés en très grande banlieue, dans un parc peu accessible en transports et souvent mal entretenu.Au terme d'une longue procédure, France Habitation a d'ailleurs été condamné pour l'insalubrité de certains de ses logements à Asnières sur Seine en 2013 .

 Que reste-t-il aux mal-logés aux revenus modestes, salariés, précaires, retraités , chômeurs ?Pas grand-chose.

C'est la raison pour laquelle les listes d'attente pour un logement s'allongent sans cesse. Le droit au logement opposable ne signifie plus rien avec des dizaines de milliers de foyers qui ont fait de longues et restrictives procédures pour se retrouver...sur une autre liste d'attente. Aujourd'hui, même l'hébergement d'urgence le plus précaire est saturé.


France Habitation: le siège d'Aubervilliers occupé par HLMPOURTOUS

 

 Le parc social doit rester social !

Un logement pour tous maintenant !

18:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : france habitation, ogif, astria, action logement, mixité sociale, dalo, commission, attribution, logement intermédiaire | | |  Facebook

mercredi, 06 mai 2015

Jemengage.Paris: les mal-logés tenus à l'écart de l'inauguration

150.100.1069490.jpg&w=300&q=80Anne Hidalgo inaugurait ce matin les locaux de Sensecube, un nouvel incubateur d'entreprises dédié au "social business": c'est une entreprise de cet incubateur " Paris je t'aide" qui va gérer la nouvelle plateforme collaborative de la Ville, destinée à encourager les Parisiens à s'engager.

Sur ce sujet, notre Maire peut difficilement trouver plus engagés que les Parisiens mal-logés, en lutte depuis des années pour le logement de tous.

Pourtant, de nombreux cars de police nous attendaient et ont bloqué la rue Biscornet pour nous tenir éloignés de l'inauguration: il est vrai que notre engagement nous conduit à contester des mesures injustes qui pénalisent les Parisiens modestes, comme la construction en sur-nombre de PLS, les logements sociaux les plus chers qui souvent restent vides. Ou le refus de reloger des demandeurs aux revenus modestes dans des HLM des quartiers populaires, sous prétexte de mixité sociale.

Mais avec ou sans plateforme collaborative, nous serons toujours là pour faire respecter nos droits.


Inauguration #sensecube par Anne Hidalgo: les... par HLMPOURTOUS

 

Le tract diffusé sur place

DEVENEZ DES HEROS SOLIDAIRES

Relogez les mal-logés !!!!

Le collectif des Mal Logés en Colère vient à la rencontre d'Anne Hidalgo qui inaugure les locaux de « Paris, je m'engage » et d'autres entreprises du « social business » ou de l' « entreprenariat social ».

Il s'agit d'un énième incubateur d'entreprises : « innovantes » , « solidaires », « équitables », à Paris : les entreprises ont toujours de bonnes raisons d'être soutenues par la Ville, sous la forme de subventions ou de loyers sociaux pour leurs bureaux. Pourquoi pas ?

Mais dans le même temps, les demandeurs de logement parisiens aux revenus modestes se voient toujours opposer de « bonnes raisons » pour être laissés de côté.

Pour garantir la mixité sociale, le tiers des logements produits par la Ville sont des PLS, inaccessibles à 80 % des demandeurs de logement. Certains de ces logements flambants neufs restent vides, par exemple Porte de Saint Ouen : mais la Ville estime que cette situation est préférable au relogement de mal-logés en urgence, car il faut « renouveler la population » des quartiers populaires.

La mixité sociale sans les moyens de la faire exister partout, c'est l'exclusion sociale : aujourd'hui Paris Habitat OPH refuse des candidatures DALO proposées par la Préfecture sur son contingent de logements. Le motif ? Ces logements sont situés dans des ensembles où sont déjà relogés des foyers modestes. Mais Paris Habitat OPH ne propose pas de solution alternative et les personnes concernées continuent à vivre le mal-logement.

La situation devient ubuesque : les mal-logés aux ressources modestes des quartiers populaires ont tous des lettres de leur maire d'arrondissement les informant que leurs revenus ne sont pas suffisants pour les reloger sur les logements du contingent municipal, aux loyers trop élevés. Ils ont également des courriers de Ian Brossat, l'adjoint au Logement qui leur annonce avoir demandé au Préfet,de respecter leur droit au relogement.

Mais dans le même temps, les bailleurs de la Ville , et notamment le plus important d'entre eux , Paris Habitat OPH font obstacle à la Préfecture lorsque celle-ci propose effectivement un relogement.

Notre collectif a manifesté la semaine dernière devant la mairie du 18ème arrondissement, où Ian Brossat est élu, pour dénoncer ces refus de relogement : signe de l'embarras de l'Adjoint au Logement, notre demande de rendez-vous pour obtenir l'explication de cette politique est restée sans suite.

Cette logique absurde broie des vies : quand toutes les portes du relogement se ferment, le mal-logement perdure. Qui peut prétendre que le maintien des Parisiens dans l'insalubrité, la sur-occupation, l'hébergement d'urgence ou l'errance urbaine favorise la « mixité sociale » ? La mixité sociale est-elle respectée quand des locataires aisés cohabitent dans le même immeuble avec des locataires qui se privent de tout pour payer le loyer d'un logement trop petit, ou survivent dans une chambre de bonne sans lumière, sans aération et sans sanitaires individuels ?

Pourtant c'est aussi cela, la réalité parisienne : des murs invisibles qui séparent des centaines de milliers d'habitants, condamnés à vivre des années à part, car le mal-logement détruit la vie professionnelle, la vie sociale, la scolarité, la santé des concernés.

La mixité sociale sans égalité sociale, c'est l'exclusion.

Le relogement est la seule solution

 

15:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sensecube, jemengage.paris.fr, ma ville je t'aide, loc'annonces, anne hidalgo, loyers trop chers, logements vides, mixité sociale, pls | | |  Facebook

vendredi, 17 avril 2015

Loc' Annonces : la Ville vend très cher le rêve d'un logement social.

loc annonces.PNG

Des appartements HLM en ligne ? Depuis des mois, Ian Brossat et Anne Hidalgo nous avaient vendu le teaser de cette nouvelle opération : dans l'esprit de « simplification » et de  « transparence » cher aux élus parisiens, les « demandeurs de logement » pourraient désormais se positionner directement sur des propositions de « logement social ».

Beaucoup de Parisiens parmi les 150 000 demandeurs recensés au fichier de la Ville n'ont jamais eu, ne serait-ce qu'une proposition ou un contact pour un éventuel parcours de relogement après des années d'inscription. Beaucoup s'imaginent donc que le problème est l'injustice des attributions et que leur dossier serait pris si seulement il était présenté. Loc'Annonces représentait donc un espoir.

Depuis hier, l'espoir est aux oubliettes pour la majorité des demandeurs de logement social : tous les logements mis en ligne ce jeudi sont des PLS, les plus chers des logements sociaux. Les 2 pièces proposés ont un loyer entre 850 et 1000 euros, les 4 pièces montent jusqu'à 1800 euros. Certains logements affichent en plus un chauffage individuel, électrique, ce qui majore encore le budget réel qui  pour les futurs locataires.

De toute façon, 85 % des Parisiens demandant un logement social sont exclus d'emblée : en effet, d'après les statistiques de la Ville elle-même, seuls 15 % des demandeurs peuvent accéder à un PLS.

loc annonces 2.PNGLes logements mis en ligne par Loc'Annonces démontrent que la prétendue égalité des demandeurs entre eux mise en place avec le fameux système de « scoring » n'existe pas : aussi élevée que soit la « note » d'un demandeur , l'accès au logement dépendra de ses revenus. Un employé, un précaire, une mère isolée en emploi à temps partiel pourra bien être à la rue, dans un logement insalubre, à l'hôtel ou hébergée chez des tiers, elle ne pourra pourtant prétendre à aucun des beaux logements mis en ligne par la Ville.

Pour 8 demandeurs de logement sur 10, la seule solution accessible c'est un PLA-I : or en quinze ans, seuls 22 % des logements produits à Paris relèvent de cette catégorie, et encore ce chiffre inclut une bonne part d'hébergements.

Où est la mixité sociale promise par nos élus ? La plupart des logements proposés par Loc'Annonces se situent certes dans les quartiers populaires de la capitale, et sera donc attribuée à des « classes moyennes ». Mais où sont les logements accessibles aux ménages modestes qu'on nous promet depuis quinze ans dans les beaux quartiers ?

Loc'Annonces démontre par l'exemple qu'ils ne sont qu'une infime minorité, un affichage sans portée réelle : la mixité sociale n'existe pas, par contre l'exclusion du logement social pour les catégories populaires est une réalité massive.

loc annonces 3.PNGIl suffit d'ailleurs de consulter le nombre de candidatures pour chaque logement proposé par le site de la Ville : les logements proposés dans les quartiers populaires là où la demande est la plus forte ont pour la plupart moins de 3 candidatures. Seuls les rares logements proposés à des loyers exorbitants dans le 16ème ou dans le 17ème ont des candidatures nombreuses, parce qu'ils correspondent à un vrai gain de loyer par rapport au privé. Mais ce gain n'est accessible qu'à la minorité de demandeurs qui peuvent payer ces loyers conséquents.

La mise en ligne de Loc'Annonces est bien une réponse aux Parisiens mal-logés : un refus d'accès au logement social, résultat d'une politique qui a privilégié des loyers élevés et inaccessibles à la majorité des demandeurs.

En un an de mandature, Anne Hidalgo a lancé une agence immobilière publique pour les "classes moyennes exclues du logement social", Multiloc, annoncé de grandes initiatives pour le "logement intermédiaire", aujourd'hui voici donc un site de location de "logements sociaux" excluant l'immense majorité des demandeurs de logement social....

Décidément le changement , ce n'est pas maintenant: à moins de considérer que la visite virtuelle des appartements que les mal-logés n'auront pas soient un progrès, et que la transparence consiste à afficher les loyers hors de prix des nouvelles constructions dont les Parisiens modestes imaginaient qu'elles leur étaient destinées.

12:27 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, pls, mixité sociale, loc'annonces, ville de paris, anne hidalgo, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

mercredi, 01 avril 2015

Paris 13ème: la mixité sociale passe aussi par le logement très social.

Les mal-logés lisent la presse: voilà qui avait l'air de scandaliser le directeur de cabinet du maire du 13ème arrondissement, qui recevait une délégation du Collectif pendant notre manifestation improvisée devant la mairie.

Effectivement, nous avons lu l'article du Point consacré à l'attribution supposée de 9 logements sociaux, dont des PLI à des collaborateurs du maire. Et nous avons réagi par une manifestation: manifestation qui avait comme objectif , non pas de dénoncer ces attributions, mais de dénoncer une politique du logement qui laisse des centaines de milliers de demandeurs SANS attribution, parce que l'offre n'est pas adaptée à leurs revenus.

En effet, depuis onze ans, notre collectif lutte pour un logement décent pour tous et contre l'édiction permanente de critères restrictifs, hiérarchisant arbitrairement l'urgence sociale. Le logement social est un service public d'intérêt général, il n'y a rien d'anormal à ce que des cadres, des salariés municipaux ou des élus d'arrondissement en bénéficient.

La démagogie n'est donc pas du côté des mal-logés en lutte: par contre, nous dénonçons la démagogie de la prétendue "transparence" qui consiste à gérer la pénurie de logements sociaux pour les classes populaires plutôt qu'y remédier. La démagogie, c'est prétendre par exemple que les systèmes de scoring, qui trient les demandeurs entre eux sont justes et rétablissent l'égalité: car l'égalité, c'est le respect du droit au logement pour TOUS, pas une application de ce droit limitée par des critères arbitrairement fixés.

La démagogie, c'est aussi opposer la mixité sociale aux salariés modestes , aux précaires ou aux familles en difficulté pour ne pas faire correspondre la demande et l'offre de logement social.

Depuis des années, notre collectif dénonce la disproportion entre le nombre de logements vraiment sociaux et celui des loyers libres et des PLI gérés par les bailleurs sociaux de la Ville.

Le directeur de cabinet du maire du 13ème arrondissement nous a assuré que la plupart des logements attribués dont la presse avait fait état l'avaient été à des salariés modestes, et en tout cas dans le respect de la législation en vigueur.

Nous en prenons acte, mais le problème reste entier: car les parisiens modestes ont aussi le droit au respect de la "législation en vigueur" , c'est à dire au relogement immédiat: or lorsque nous venons exiger le respect de ce droit, à la mairie du 13ème comme ailleurs, on nous répond d'abord par une haie de policiers.

Mais qui est hors la loi ?

Le tract diffusé sur place

13ème arrondissement :

le scandale des PLI et loyers libres,

Encore et toujours !

 

Les mal logés en colère manifestent aujourd'hui à la mairie du 13ème arrondissement.

La presse s'est fait l'écho, il y a quelques jours , de la très grande chance des collaborateurs et adjoints du 13ème arrondissement. Neuf d'entre eux ont en effet réussi à obtenir un logement social par la commission de la mairie entre 2007 et aujourd'hui. Une situation enviable quand 150 000 demandeurs sont inscrits sur le fichier parisien, pour certains depuis dix, quinze ans ou plus.

 Mais l'immense majorité des demandeurs n'ont pas d'amertume à avoir : de toute façon, ces « logements sociaux » auraient été bien trop chers pour leurs revenus.

Selon le maire du 13ème, ces logements sont classés en PLI et assimilés : les fameux loyers libres du parc social parisien. Les PLI sont encore plus chers que le PLS , déjà inaccessible à 80 % des demandeurs de logement de la capitale. Or à Paris, les PLI et assimilés représentent 26 % du parc des bailleurs sociaux, soit 60 000 logements. Les logements très sociaux ( PLA-I) qui sont la seule solution vraiment accessible pour 80 % des demandeurs représentent eux 1,7 % et 3987 logements (1)

La disproportion phénoménale entre le parc disponible de logements vraiment sociaux et celui des logements intermédiaires PLI a une conséquence simple : les commissions d'attribution des mairies d'arrondissement et de la mairie centrale peuvent répondre à la demande des personnes pouvant acquitter des loyers un peu en dessous du marché privé. Mais ils n'ont que très rarement de propositions à faire aux Parisiens modestes.

Dans ces conditions , la transparence et l'égalité dans les attributions promises avec le fameux système de « cotation » sont un trompe l'oeil : la demande d'un salarié au SMIC, d'un retraité ou d'un chômeur peut être très bien côtée, son relogement n'avancera pas plus vite car la majorité des logements disponibles à l''attribution ont un niveau de loyer inaccessible. A l'inverse, la demande d'un cadre supérieur ou d'un élu municipal avancera très vite, sans aucune « fraude », puisque de nombreux logements «  sociaux » correspondent à ses ressources.

Une solution existe : reconventionner la plus grande partie des logements PLI et des loyers libres, pour que la nature de l'offre corresponde enfin à la demande. Il faut aussi équilibrer réellement la construction neuve : aujourd'hui, moins d'un tiers est du logement très social, alors alors que les logements aux loyers plus chers , PLS et PLI sont en surnombre. Beaucoup d'entre eux ( presque 78 % des PLS ) sont attribués à des foyers en dessous des plafonds de ressources, ce qui entraîne ensuite des difficultés à payer le loyer !

Année après année, scandale après scandale, les élus promettent la « transparence », comme si le problème était là : l'année dernière cela concernait le duplex au cœur d'un hôtel particulier attribué au directeur de la Fédération française de tennis dans le 3ème arrondissement.

 Mal-logés, nous ne sommes pas contre la mixité sociale même dans le parc des bailleurs sociaux : le logement social est un service public d'intérêt général , dont cadres et élus d'arrondissement peuvent aussi bénéficier.

Mais le vrai scandale, c'est l'absence de mixité sociale dans l'autre sens : ce qui est vraiment choquant c'est que le parc social parisien soit si peu accessible aux ouvriers, aux employés, aux chômeurs et précaires, aux retraités et aux familles modestes. Car la vocation première des HLM est bien de répondre à cette demande là, urgente au regard du mal-logement qui nous frappe.

 

(1)Source:APUR 

18:18 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : pli, pls, pla-i, mixité sociale, loyers libres, rivp, ian brossat | | |  Facebook

mercredi, 25 mars 2015

EFIDIS : le bailleur social aux loyers trop chers pour les demandeurs de logement !

logo-efidis.jpgA la veille du conseil de surveillance de la SNI, le Collectif des Mal Logés en Colère poursuit sa campagne pour que le premier bailleur public d'Etat prenne en compte les besoins réels des demandeurs de logement social: plus de 70 mal-logés ont occupé aujourd'hui EFIDIS, une des filiales du bailleurs, place des Vins de France à Paris.

Le gouvernement a récemment dénoncé l'absence de mixité sociale dans les attributions de logements sociaux : pour le premier Ministre et pour la Ministre du Logement, on doit arrêter de reloger les ménages aux revenus modestes dans des communes déjà pauvres , et faire en sorte que les logements sociaux soient mieux répartis.

Au quotidien, le premier bailleur social public, bras de l'Etat pour la politique du logement, la SNI devrait mettre en œuvre cette politique de mixité sociale. Or c'est tout le contraire. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le parc de ses deux sociétés de logement social, EFIDIS et OSICA, désormais regroupées dans un nouvel ensemble «  Grand Paris Habitat ».

D'un côté , OSICA , avec ses niveaux de loyers majoritairement PLUS et PLA-I : le parc d'OSICA est essentiellement situé dans les banlieues populaires du 95 et du 93. C'est d'ailleurs OSICA qui assure aujourd'hui la plupart des relogements DALO de la SNI.

De l'autre EFIDIS possède un parc de qualité très supérieure , et très bien situé avec de nombreuses adresses dans capitale ou dans des communes riches et attractives : mais très peu de constructions récentes intègrent une part conséquente de logements familiaux très sociaux. Il suffit de consulter la liste du parc disponible sur le site : des immeubles entiers en loyers libres, ou en PLS un peu partout dans la capitale. Quand un programme neuf annonce du « logement » très social, il s'agit le plus souvent d'hébergements temporaires du type résidence sociale.

Aujourd'hui, Manuel Flam directeur général de la SNI en charge du logement social annonce un doublement de la production , dans le cadre du « Grand Paris » : mais il ne dit rien sur le type de logements sociaux qui vont être produits , et rien non plus sur leur répartition sur le territoire.

Les demandeurs de logement aux revenus modestes ont tout à craindre de ce flou .Car le gouvernement a été très clair sur un point : bloquer le relogement , notamment des prioritaires DALO, mais plus globalement des publics modestes dans les communes qui ont déjà 50 % de logement social. On ne nous relogerait donc plus à Sarcelles où à Pierrefitte.

Mais où alors ? Les demandeurs de logement parisien connaissent déjà la réponse : nulle part.

Aujourd'hui certains ménages restent bloqués dans des hébergements temporaires et des résidences sociales pendant des années et des années. D'autres stagnent à l'hôtel. Ce blocage entraîne une saturation de l'hébergement et aboutit à ce que la majorité des appels au 115 restent sans réponse, faute de place.

La priorité pour la mixité sociale, aujourd'hui, c'est la mise en location et la construction de logements très sociaux dans les zones tendues, dans la capitale, et en petite couronne : or, pour le moment, les programmes de logement intermédiaires lancés par la SNI avancent très vite. Outre des financements étatiques et privés, et des accords sur le foncier disponibles, ils ont bénéficié d'un apport de 16 millions d'euros des collecteurs du 1 % Logement.

A l'inverse, la promesse de 11 000 logements sociaux faite par la SNI reste très vague, sur la date de réalisation, sur la location et sur le type de loyer des futurs logements. Et la réalité , c'est la baisse de 9 % de la production de logements sociaux l'année dernière sur l'Ile de France.

 Il y a urgence sur le logement très social et c'est au premier bailleur social d'Etat d'y répondre au plus vite. Demandeurs de logement, nous sommes venus manifester au siège d'Efidis pour avoir des réponses.


EFIDIS: la filiale de la SNI occupée. par HLMPOURTOUS

17:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : efidis, osica, adoma, scet, sni, andre yche, pierre rené lemas, mixité sociale | | |  Facebook

jeudi, 12 février 2015

Centenaire de Paris Habitat OPH: les mal-logés y étaient

paris habitat logo.jpgDemandeurs de logement et locataires, nous avons choisi de célébrer le centenaire du premier bailleur social européen en manifestant ce soir devant l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée au Pavillon de l'Arsenal. A cette occasion, nous invitons la direction actuelle à se souvenir et à méditer sur l'appellation initiale de l'Office  : Office PUBLIC d'Habitation A BON MARCHE.

Nous manifestons parce que derrière le symbole des cent ans, il y a la dégradation, depuis dix ans, de la vocation première du bailleur public  : permettre aux salariés modestes, aux retraités, aux précaires, aux familles d'ouvriers et d'employés de se loger dans de bonnes conditions.

Paris Habitat OPH a cent ans. Une belle longévité, un beau patrimoine, un symbole concret d'un acquis social majeur  : les HLM sans lesquels il n'y aurait jamais eu de droit au logement pour les classes populaires.

L'écart entre l'offre et la demande ne cesse de se creuser  : 80% des Parisiens demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I, la catégorie de logement social aux loyers les plus abordables. Depuis des années, moins de 30% des nouveaux logements relèvent de cette catégorie. Aujourd'hui Paris Habitat OPH , comme les autres bailleurs parisiens sur-produit du PLS , la catégorie aux loyers les plus chers. La majorité de ces logements sont attribués à des foyers en dessous des plafonds qui ont ensuite des difficultés à payer leur loyer.Mécaniquement les loyers deviennent de plus en plus chers dans le parc de Paris Habitat OPH.

 

L'offre pour les foyers modestes se réduit : le bailleur ne peut faire face à ses obligations de relogement , même lorsqu'ils sont imposés par la loi DALO et recourt à des expédients peu honorables. Aujourd'hui, entre une «  proposition de logement  » et un relogement effectif, il peut s'écouler six mois  : pour compenser une réduction de l'offre et maintenir sur le papier un nombre important de propositions annuelles, Paris Habitat OPH propose des logements en travaux longs, ou encore occupés. Quant aux locataires qui souhaitent une mutation, les délais ne cessent de s'allonger  : certains sont désormais en demande depuis dix ou quinze ans, sans proposition.

Depuis des années, la production nouvelle est constituée en grande partie d'achats d'immeubles au privé et non de constructions neuves  : cette politique a un coût énorme, au vu du marché de l'immobilier, surtout pour les achats dans les beaux quartiers. Les logements achetés sont souvent occupés, le restent pendant des années, et cette politique ne répond donc pas à la demande de logement sur le court et le moyen terme. En 2010, à cause de cette politique très couteuse, la production globale du bailleur chutait de 80%

 Si la production neuve présente des garanties de confort et de bas coût énergétique, ce n'est pas le cas des logements rachetés dans le parc ancien  : souvent les travaux de réhabilitation sont faits à minima dans des immeubles présentant des problèmes de bâti et très énergivores en chauffage. D'ailleurs, le dossier de presse de l'exposition des cent ans présente uniquement des photos d'immeubles neufs pour illustrer la production récente du bailleur, et pour cause, les logements rachetés sont souvent beaucoup moins photogéniques.

Cette politique va être amplifiée  : en sus des immeubles, des appartements isolés dans des copropriétés privées vont être acquis par l'office . Rien n'est dit sur le coût à long terme de cette politique  : Paris Habitat OPH sera forcément amené à financer en partie l'entretien, les charges, la réhabilitation d'immeubles qui resteront dans le secteur privé, et ce sera autant d'argent en moins pour le logement social  !

 Paris Habitat OPH est notre bien commun, et quasiment le seul espoir de logement décent , à prix abordable pour les mal-logés de la capitale car même les autres bailleurs de la Ville de Paris ont des loyers beaucoup plus chers. Nous sommes là pour défendre notre patrimoine social et son avenir, même si sa direction actuelle estime que les mal-logés n'ont pas leur mot à dire et nous refuse toute possibilité de dialogue.

Notre dossier Paris Habitat OPH


Les mal-logés fêtent le centenaire de Paris... par HLMPOURTOUS

00:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, stephane dambrine, anne hidalo, mal-logement, ian brossat, mixité sociale, pla-i, pls | | |  Facebook

 
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