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vendredi, 21 février 2014

Logements municipaux de luxe dans le 3ème arrondissement de Paris : le vrai scandale est celui des loyers libres.

 C'est sans étonnement que notre collectif prend connaissance des articles de presse consacrés au logement à loyer libre du bailleur Elogie de la rue du Parc Royal, actuellement occupé par une personne dont les revenus sont de l'ordre de 9000 euros mensuels.

 Depuis de nombreuses années, les mal-logés exigent la transparence concernant les logements dits à loyer libre détenus par les bailleurs sociaux parisiens : le 8 janvier dernier , nous étions une centaine à manifester devant le siège social d'Elogie ( ex-SGIM) pour dénoncer le fait que plus de la moitié des logements de ce bailleur sont justement des « loyers libres », sur lesquels l'opacité est de mise.

A cette occasion, nous dénoncions le fait de n'avoir jamais eu aucune réponse , malgré de précédents entretiens avec la direction du bailleur , « sur ce parc non conventionné et notamment sur plusieurs centaines de logements, tous situés dans des quartiers prestigieux ».

En effet, ELOGIE possède des appartements de ce type un peu partout dans les zones les plus côtées de la capitale.

Lors de notre entretien avec Mr Louis Marie Lance, quelques jours après la manifestation du 8 janvier, nous avions de nouveau posé la question de ces logements et de leur devenir : en effet, on peut raisonnablement se demander quel est l'intérêt pour un bailleur social, de conserver des immeubles de très grande valeur immobilière, dès lors que ce ne sont pas des logements sociaux , dont la Ville manque cruellement. La vente d'un seul de ces logements peut permettre d'en acheter au moins deux autres ailleurs !

Mr Louis Marie Lance n'avait que deux mots en réponse à nos interrogations : « mixité sociale ». Selon lui, ce parc prestigieux permet justement de loger les fameuses « classes moyennes », sur la définition desquelles le secrétaire général d'Elogie était resté extrêmement vague, suivant en cela le flou de rigueur chez tous les candidats à la mairie de Paris.

Avec des appartements attribués à des personnes qui gagnent à elles seules 9000 euros par mois, les Parisiens ont une réponse claire : il ne s'agit manifestement pas des cadres moyens, des infirmières, ou des professeurs de l'enseignement supérieur donnés en exemple dans les discours électoraux.

Demandeurs de logement en lutte, nous n'entendons pas tomber dans la démagogie : il ne s'agit pas pour nous de pointer tel ou tel chanceux locataire, quels que soient ses revenus. Ni d'aller chercher quel responsable ou élu aurait attribué tel ou tel logement.

Le vrai scandale , c'est l'existence même de ces logements au sein du parc des bailleurs sociaux parisiens : depuis longtemps, le statut de « loyer libre » aurait dû disparaître. Ces appartements auraient dû être reconventionnés en logements sociaux, avec des plafonds de loyers et de ressources correspondant à la demande : c'est à dire une majorité de PLA-I et une partie de PLS, pour accueillir les classes moyennes. Et dans les immeubles, où il s'avérait légalement impossible de libérer les lieux de leurs locataires plus fortunés, il fallait tout simplement vendre et ainsi dégager des fonds pour la construction ou l'achat de nouveaux logements.

Rappelons que les Parisiens mal-logés n'exigent pas d'être relogés dans les hôtels particuliers des rues les plus courues de la capitale, mais plus prosaïquement de vivre décemment dans un logement ordinaire et adapté à leur composition familiale.

Si chaque campagne électorale a son lot d'anecdotes croustillantes sur les locataires people du parc public parisien, les mal-logés attendent de leurs élus autre chose que des indignations de surface sur le scandale des loyers libres, qui représentent au moins 34 000 logements à Paris.

Voir aussi:

Le 8 janvier dernier, le Collectif des Mal Logés en Colère dénonce le scandale des loyers libres chez le bailleur social ELOGIE

En 2009, déjà le Collectif des Mal Logés en Colère posait des questions très précises sur ces prestigieux logements du centre de Paris au directeur général de la SGIM ( aujourd'hui ELOGIE), les réponses apportées restant elle, très floues, et pour cause...

 

16:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : elogie, sgim, loyers libres, pierre aidenbaum, transparence, municipales 2014, yves contassot, mixité sociale, rue du parc royal | | |  Facebook

jeudi, 19 septembre 2013

Dans le 10ème comme ailleurs, le logement, c'est maintenant !

Remi feraud, Anne Hidalgo, municipales 2014, logement paris, Paris Habitat OPH

L'accès au logement est la première préoccupation des Parisiens.

Pas étonnant dans ces conditions que les promesses sur ce sujet soient au coeur du discours des candidats en campagne électorale. Du côté NKM, que nous avons interpellé à son QG il y a quinze jours, on nous annonce des avancées pour les retraités et les actifs des classes moyennes. Du côté Anne Hidalgo, nos maires d'arrondissement comme la candidate nous promettent 30% de logements sociaux d'ici 2017.

Vendre du rêve, c'est le principe des campagnes électorales, rien que de très normal, mais en attendant, les mal-logés vivent toujours le cauchemar !

Et au vu de la situation actuelle, nous ne sommes pas dupes: si l'on veut que quelque chose de concret sorte maintenant et plus tard de toutes ces promesses, il faut que les premiers concernés se fassent entendre.

C'est ce que nous avons fait ce matin, dans le 10ème arrondissement , où un comité d'accueil revendicatif et déterminé d'une soixantaine de demandeurs de logement attendait le maire Rémi Feraud qui venait inaugurer le Centre d'Action Sociale , rue Bichat.

Beaucoup de policiers en renfort , mais à la finale un rendez-vous en mairie la semaine prochaine. Evidemment, si nous sommes prêts à discuter, les mots ne remplacent pas les actes , et dans l'attente, les mal-logés en lutte comptent bien se faire entendre à chaque occasion dans cette campagne municipale.


Paris 10ème, les mal-logés viennent voir le... par HLMPOURTOUS

Dans le 10ème comme ailleurs, le logement, c'est maintenant !!!

 Nous venons donc aujourd'hui à la rencontre de Rémi Ferraud, maire du 10ème arrondissement qui vient inaugurer le centre d'action sociale de la rue Bichat.

 Si nous venons manifester, ce n'est pas parce que la mairie refuserait de recevoir les demandeurs de logement de l'arrondissement : dans le 10ème, reconnaissons-le , on est reçu quand on veut. Individuellement, une permanence spéciale est dédiée aux demandeurs, où chaque mois, on trouvera un nouveau document à vous faire apporter. Collectivement, les membres du cabinet de Mr Feraud font preuve d'une courtoisie indéniable, et d'un souci sans failles du détail de chaque dossier .

On ressort toujours content et confiant des rendez-vous en mairie d'arrondissement. Seulement, ensuite il ne se passe jamais rien.

Ainsi, des habitants du 10ème exilés depuis des années en hôtel en banlieue voient leurs enfants scolarisés dans l'arrondissement se faire menacer d'être chassés de leur école. On avait exigé des ressources pour reloger, les deux parents travaillent, s'épuisent en heures de transport, mais cela ne change rien.

Des locataires de Paris Habitat OPH découvrent du plomb dans leur logement, reçoivent des courriers alarmants de la Préfecture sur l'insalubrité : à la mairie d'arrondissement, on affirme d'abord ne pas être au courant, puis l'on prétend ensuite que le locataire n'a pas fait toutes les démarches, et que de simples travaux pourraient peut-être régler la question. Sorti d'un logement insalubre pour être relogé dans un autre logement insalubre, les mal-logés se voient culpabilisés. Pas le maire , ni le principal bailleur social parisien qui a racheté à prix d'or des immeubles en mauvais état à la SAGI.

Les demandes de plus de dix ans ? C'est que le mal-logé n'est pas assez mal-logé.

L'enlisement dans une chambre minuscule d'une résidence sociale pour une personne seule qui pourrait parfaitement accéder à un logement autonome convenable ? C'est toujours mieux que la rue.

L'hébergement contraint chez des proches ? C'est très bien que la solidarité familiale remplisse son rôle, d'autres n'ont pas cette chance.

Une expulsion imminente à cause d'un congé pour vente ? L'expulsable peut continuer à payer des indemnités d'occupation , sans bail et dans la peur du lendemain, au pire il fera le 115, en attendant mieux.

 De toute façon, la mairie fait son maximum dans un « arrondissement très dense », nous dit-on. La preuve , avant l'été on inaugurait en grande pompe , en présence du maire et du Préfet, 82 nouveaux logements sociaux. Du moins, c'est ce que disait la presse. En réalité, il s'agit de 63 places en résidence sociale, donc de l'hébergement et de seulement 19 logements , dont aucun PLA-I. Il ne s'agit pas de contester les besoins éventuels en hébergements. Mais aujourd'hui, si les hébergements sont saturés, c'est bien parce qu'il n'y a pas de logements sociaux au bout de la chaîne.

En ce début de campagne électorale , tous les élus, tous les maires sont prêts à recevoir et à écouter les mal-logés. Malheureusement, dans le 10ème comme ailleurs, nombreux sont ceux , parmi nous, qui ont été « écoutés » en 2008 et n'en sont pas moins mal-logés aujourd'hui. L'accès au logement est la première préoccupation des Parisiens, et si les demandeurs officiellement inscrits sont « seulement » 126 000 , c'est aussi parce que beaucoup d'habitants ont renoncé à faire une demande, au fil des années, à force de non-réponses.

Mais la lutte des mal-logés perdure, on ne nous aura pas à l'usure. Et nous n'attendrons pas 2017 et ses éventuels 30% de logements sociaux promis par Mr Féraud et ses alliés pour exiger nos droits.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

14:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi feraud, anne hidalgo, municipales 2014, logement paris, paris habitat oph | | |  Facebook

vendredi, 06 septembre 2013

Les mal-logés apportent les vrais chiffres du logement à NKM

Une quarantaine de mal-logés ont rendu ce matin une visite surprise au QG de Natalie Kosciusko-Morizet , rue de La Lune, dans le 2ème arrondissement.
 
Une manifestation destinée à remettre les pendules à l'heure en ce début de campagne pour les élections municipales: en effet, Mme Kosciusko-Morizet semble ne pas avoir les bonnes  informations sur le mal-logement à Paris.
 
A de nombreuses reprises , elle a en effet déclaré que la mairie avait privilégié le "logement très social dans la capitale" ne permettant qu'aux plus riches et aux plus pauvres de se loger. Pour les très riches, c'est vrai, pour les Parisiens modestes et pauvres, ces déclarations sont un comble, comme nous le démontrons, chiffres à l'appui dans le communiqué ci-dessous.
 
Manifestement embarrassé par la manifestation, le directeur de campagne de Mme Kosciusko-Morizet , , Jean-Didier Bertault, également conseiller de Paris et élu du 17ème nous a reçu très rapidement pour nous proposer un rendez-vous vendredi prochain.
 
Ce sera pour nous l'occasion d'évoquer la situation dans l'Ouest Parisien, où beaucoup d' d'arrondissements, gérés par des maires qui sont aussi des soutiens de Mme Kosciusko-Morizet ont moins de 10 , voire 5 % de logement sociaux, ce qui pénalise en premier lieu les habitants et salariés modestes de ces arrondissements. Nous comptons également y rappeler que les 126 000 demandeurs de logement social ne sont pas des Parisiens de seconde zone et que nous ne serons pas les otages de polémiques politiciennes entre candidats.
 
Le drame du mal-logement à Paris doit être une priorité de la campagne.

Un logement pour tous !


 Paris: visite surprise chez NKM par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

«  Une politique concentrée sur le logement très social à Paris » ? Où cela, Mme Kosciusko-Morizet ?

 

La campagne des élections municipales ne peut pas se faire sur le dos des 126 000 demandeurs de logement parisiens, ni sur l'ensemble des mal-logés. Voilà ce que nous sommes venus dire collectivement à la permanence publique de Mme Kosciusko- Morizet.

 Depuis le mois de juin et son premier déplacement de campagne , justement sur le thème du logement, les mêmes affirmations sont répétées encore et encore : la politique du logement à Paris ne serait utile qu'aux plus riches et aux « plus pauvres et aux plus aidées » . Mme Kosciusko-Morizet a aussi affirmé que la Mairie de Paris avait une politique « exclusivement concentrée sur le logement très social ».

 Aujourd'hui, à Paris, 70% au moins des 126 000 demandeurs de logement ( le délai moyen d'attente est de plus de dix ans ) ne peuvent accéder qu'à un logement très social ( PLA-I ). Or les PLA-I ne constituent que le quart de la production nouvelle entre 2001 et 2011, il y en a eu un peu plus de 13 000, et dans ce chiffre, il faut également comptabiliser les très nombreux hébergements temporaires.

 Dans ces conditions, présenter les salariés modestes, les précaires, les familles monoparentales, les retraités, brefs, toutes celles et ceux qui ont des ressources faibles, comme les privilégiés de la politique du logement, c'est un comble.

 La situation dramatique au niveau du logement touche certes des catégories sociales de plus en plus nombreuses et il ne s'agit pas de les opposer les unes aux autres : s'il y a besoin de logement intermédiaire, il faut en faire. Mais nous sommes venus rappeler à Mme Kosciusko-Morizet, ce qu'entraîne au quotidien le manque de logements très sociaux pour les Parisiens concernés : l'errance urbaine, l'insalubrité, la rue, les hébergements précaires, la suroccupation, et la privation du nécessaire pour pouvoir payer des loyers hors de prix. Dans ces conditions, nous ne pouvons pas laisser dire que nous sommes des privilégiés de la politique du logement.

Rappelons notamment que dans les arrondissements contrôlés par les maires qui soutiennent la candidature de Mme Kosciusko-Morizet, le taux de logements sociaux , toutes catégories confondues ne dépasse jamais 15%, et qu'il inférieur à 10% dans 6 arrondissements sur 8, et inférieur à 5% dans 5 d'entre eux.

Nous sommes donc venus rappeler ces réalités à Mme Kosciusko Morizet, avec des mal-logés des quartiers concernés.

Le drame du mal-logement, vécu par des centaines de milliers de Parisiens devrait être au cœur de la campagne des municipales , mais pour trouver des solutions en urgence, pas pour servir de sujet de polémiques aux candidatEs . Cela fait déjà deux mandatures que les mal-logés sont pris en tenaille entre Bertrand Delanöe et les maires de l'Ouest Parisien, avec le blocage de toutes les opérations de logement pendant des années, parce que les uns et les autres en font un sujet d'opposition médiatique.

Mal-logés , nous n'en sommes pas moins des Parisiens comme les autres : et nous avons droit à des réponses concrètes à nos problèmes. Nous sommes venus demander à Mme Kosciusko-Morizet quelles étaient les siennes

13:42 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : nkm, municipales 2014, anne hidalgo, expulsions, dalo, blocage des loyers, loi alur | | |  Facebook

mercredi, 17 avril 2013

Inauguration du Louxor: les mal-logés s'invitent à la première séance

Bertrand Delanöe avait oublié d'envoyer des invitations à une partie des Parisiens concernés pour l'inauguration du cinéma Le Louxor, un des derniers équipements culturels «  à vocation populaire » de la mandature.

 Peu importe, nous étions là quand même, pour rappeler une évidence : sans accès au droit à un logement décent, les 126 000 demandeurs de logement de la capitale ne risquent pas de profiter des initiatives municipales.

 Comme souvent, notre manifestation a fortement irrité les élus, qui n'ont pas hésité à demander à la police de tenter de nous refouler physiquement loin de la presse présente. Mais quelques violences policières sont toujours moins graves que ce que nous subissons de toute façon au quotidien, notamment dans le 10ème arrondissement, où même certains locataires de logement social se voient à leur tour touchés par l'insalubrité et la présence de plomb, où les expulsions pour congés pour vente se multiplient. Nous sommes donc restés sur place, jusqu'à avoir l'assurance d'une rencontre dans les quarante-huit heures avec les responsables du logement de la mairie du 10ème et de la mairie centrale.


Inauguration du Louxor : les mal-logés repoussés par HLMPOURTOUS

 Le mal-logement, c'est pas du cinéma.

 

 L'inauguration du Louxor est un des derniers grands évènements de la mandature , une manière de résumer des années de politique culturelle dans la capitale. Mal-logés en lutte, nous avons été présents à nombre d'autres inaugurations du même type dans les quartiers populaires pour exiger une politique du logement aussi volontariste que celle menée dans le domaine de la culture : nous étions là quand notre maire a inauguré le Jardin d'Eole, le Centre Musical Fleury Goutte d'Or, le 104, Paris Plage 19ème et bien d'autres équipements dont nous ne contestons pas l'utilité.

Nous sommes encore là aujourd'hui, car malheureusement, durant toutes ces années, le mal-logement n'a pas reculé massivement, parce que la production de logement social ne correspond toujours pas aux besoins des demandeurs de logement. Nous sommes là parce que près de 80% des 126 000 demandeurs ne peuvent accéder qu'à un PLA-I : or seuls 13 938 PLA-I ont été produits entre 2001 et 20011. Encore faut-il inclure dans ce chiffre, les places de foyer et d'hébergement d'urgence. Nous sommes là parce que seuls 15% des demandeurs peuvent accéder à un PLS, le plus cher des logements sociaux : or 14 660 logements PLS ont été construits entre 2001 et 2011*.

Ce décalage absurde et gigantesque entre les besoins et l'offre de nouveaux logements en terme de loyers aboutit aujourd'hui à ce que 78% des PLS soient attribués à des foyers en dessous des plafonds*. (*source : APUR) Concrètement, cela signifie que l'on propose à des familles modestes, à des retraités, à des ouvriers et à des employés des 4 pièces à 1200 euros comme seule solution pour échapper au mal-logement.

Dans le 10ème arrondissement, spécifiquement, la situation est aussi dramatique qu'au début de la mandature, même si cela se voit moins : des hôtels insalubres ont fermé, mais leurs habitants au lieu d'être relogés ont pour beaucoup été renvoyés dans d'autres hôtels en banlieue, et ce même si les enfants sont toujours scolarisés sur l'arrondissement, si les parents travaillent à Paris. Les congés pour vente et les expulsions qui vont avec continuent. Pire, au sein même du logement social, on trouve de l'insalubrité grave : certains logements de Paris Habitat OPH sont contaminés au plomb, les murs dévastés par l'humidité, et malgré les signalements, la Ville ne bouge pas. Et les élus d'arrondissement promettent aux mal-logés de les recevoir comme lors d'un rassemblement organisé la semaine dernière, mais ne respectent même pas leur engagement par la suite !

Des situations de ce genre ne seraient jamais arrivées si la Ville et les bailleurs n'avaient pas privilégié le rachat de vieux logements ( en l'occurence ceux de la SAGI ) sur la construction neuve , souvent réservée à des plafonds de loyer élevés. Dans le 10ème 90% des demandeurs ne peuvent accéder qu'à un PLA-I mais dans les nouveaux programmes comme celui du Passage Delessert, seuls 25% des 69 logements en sont.

 Les mal-logés ne sont pas des Parisiens de seconde zone, mais des acteurs à part entière de la vie de la capitale : et nous comptons bien être présents à tous les événements de cette campagne électorale qui débute pour que la question du mal-logement ne figure pas au second voire au dernier plan du scénario des municipales .

 

 

13:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : louxor, anne hidalgo, municipales 2014, paris | | |  Facebook

 
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