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mercredi, 12 novembre 2014

Sylvain Mathieu, directeur de la DIHAL reçoit la visite des mal-logés au Ministère

sylvain mathieu,dihal,hébergement d'urgence,samu social,plan grand froid,dalo,115,décrets alur,péril,insalubrité,saturnisme,anah,sylvia pinel,accueil inconditionnel,errance urbaine70 mal-logés ont fait irruption cet après-midi dans les locaux fraîchement rénovés du Ministère de l'Ecologie, boulevard Saint Germain. C'est désormais ici que siège le nouveau délégué à l'Hébergement et au Logement, Sylvain Mathieu. Celui-ci a remplacé Alain Régnier, dont les positions contre les expulsions avaient déplu.
 
En ce début d'hiver, nous sommes venus montrer la réalité en face au nouveau délégué: celles de tous les hébergés, de toutes les victimes d'insalubrité , de toutes les personnes en errance urbaine qui vont passer une nouvelle saison dans des hôtels pourris aux quatre coins de l'Ile de France, dans des logements ultra-humides avec des chauffages d'appoint chers et dangereux. Celle de foyers qui attendent un logement depuis dix ans, depuis vingt ans, à qui l'on demande sans cesse de faire des nouvelles procédures, de nouveaux dossiers qui n'aboutissent jamais à rien.
 
Reçus par le directeur de cabinet de Sylvain Mathieu, qui était en réunion à Matignon, nous avons exigé et obtenu l'engagement d'un rendez-vous avec le délégué lui-même. Cet hiver nous ne souffrirons pas en silence, et nous comptons bien multiplier les actions pour le respect d'un droit minimum et élémentaire, le logement.

 


Le Ministère de l'Ecologie (DIHAL) occupé par... par HLMPOURTOUS

Communiqué diffusé sur place
 
Plan Grand Froid  : le mal-logement n’est pas un accident climatique, l’urgence sociale ne dépend pas du thermomètre.


Depuis des années, les gouvernements successifs promettent d’en finir avec la gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence. Mais chaque année, dans le plan Grand Froid hivernal, il faut bien inclure des mesures concernant les sans abri et les mal-logés. Tout simplement, parce que le problème de fond du mal-logement n’est pas traité.


En ce début d’hiver 2014, la situation s’aggrave. En Ile de France, la majorité des appels d’urgence au SAMU social ne débouche sur rien  : à Paris, ce sont 205 personnes en famille, qui chaque soir  n’avaient aucune solution cet automne.
Le nombre de refus de prises en charges par le SAMU social, qui est pourtant le dernier recours, n’a fait qu’augmenter ces dernières années  : au lieu d’agir en amont, cet automne, les Préfectures ont aggravé la situation, en donnant le feu vert même pour les expulsions des prioritaires DALO, les seuls mal-logés à être protégés par une circulaire précédente

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La saturation de l’hébergement d’urgence fabrique l’errance urbaine, crée et aggrave la précarité sociale et professionnelle  : aujourd’hui 70% des familles hébergées en hôtel en Seine Saint Denis ou dans le Val d’Oise viennent de la capitale et y ont leurs enfants scolarisés. Pour ces familles, garder un emploi ou en retrouver un, mettre à jour sa situation administrative, avoir accès aux soins, à une scolarité normale est impossible ou rendu terriblement difficile .Et à ces  mêmes familles, les bailleurs sociaux opposeront des refus de relogement parce que leur dossier est trop précaire.


L’hiver 2014, comme les précédents sera marqué par les conséquences d’une autre forme de mal-logement. Parmi les victimes du fléau des intoxications au monoxyde de carbone, beaucoup le sont à cause de l’insalubrité des logements qui obligent à utiliser des chauffages d’appoint pour moins souffrir du froid. Beaucoup de ménages finissent avec des dettes de loyer et du surendettement à cause des factures énormes pour simplement chauffer des taudis mal isolés.


Dans ce domaine là aussi, l’attentisme est de rigueur  . Confronté à l’habitat indigne, les mal-logés subissent aussi les aléas de l’usine à gaz censée le traiter. Derrière les cas symboliques de marchands de sommeil mis hors d’état de nuire se cache la réalité des centaines de milliers de logement dégradés où le locataire, renvoyé de sa mairie à sa Préfecture, doit attendre que les pouvoirs publics aient classé son problème dans une des innombrables catégories légales qui déclenchent chacune des procédures distinctes et interminables. C’est ainsi que les affections respiratoires graves et chroniques se répandent chez une partie de la population qui passe des hivers sans fin dans des logements pourris par l’humidité , pendant que des propriétaires très au fait des moyens de se protéger encaissent les loyers.


La solution chacun la connaît  : reloger décemment. Seulement, chaque année, les Ministres réaffirment qu’il faut réellement mobiliser le contingent du 1% patronal. Chaque année, on constate l’insuffisance de la production de logements très sociaux, la nécessité d’imposer le respect de la loi SRU, ou d’en finir avec la gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence.Et chaque année, on ouvre des gymnases et les salles d’attente des hôpitaux après avoir constaté que les objectifs de construction n’étaient pas remplis, que les hébergements d’urgence comme l’hôtel ou les foyers sont devenus un piège dont les mal-logés ne sortent pas.


Nous sommes venus dire la colère des demandeurs de logement au nouveau Préfet National chargé de l’Hébergement et du Logement, Sylvain Mathieu. Nous sommes venus lui rappeler nos attentes sur son rôle  : pas la distribution de miettes de droit, de nuitées d’hôtel au compte gouttes, ou d’un coup de peinture pour cacher la misère dans nos taudis, mais le respect du droit au logement pour tous, et un vrai plan d’urgence pour le logement.
 

17:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sylvain mathieu, dihal, hébergement d'urgence, samu social, plan grand froid, dalo, 115, décrets alur, péril, insalubrité, saturnisme, anah, sylvia pinel, accueil inconditionnel, errance urbaine | | |  Facebook

jeudi, 25 octobre 2007

Mme PANAFIEU interpelée par des Mal-Logés en Colère !

Malgré une intervention musclée du service d'ordre de l'hôtel (et de l'UMP) , la candidate à la Mairie de Paris, Mme Panafieu à été contrainte de recevoir une délégation du collectif. Un rendez-vous ultérieur a par ailleurs été fixé.

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Ce soir le Collectif Mal Logés en Colère a interpelé Françoise de Panafieu, venue tenir une réunion-débat dans le 10ème arrondissement, au 36,rue de l’Echiquier

La candidate de l'UMP Paris a choisi un hôtel pour présenter son programme aux habitants.

 

Nous espérons donc qu'il s'agit d'un symbole fort montrant son intérêt pour le problème du logement dans la capitale, sur lequel nous souhaitons avoir ce soir des réponses concrètes et des interventions immédiates. En effet, Mme de Panafieu n'est pas une candidate lambda, mais la représentante à Paris, de la majorité gouvernementale, dont les décisions ont des conséquences sur la survie de plus en plus difficile des mal logés.

 

Nous sommes venus demander des réponses précises aux urgences suivantes :

 

-Pourquoi la Préfecture de Paris ne reloge-t-elle pas des familles qui vivent depuis des années dans des taudis frappés d'arrêtés de péril ou d'interdiction d'habiter, alors même que chaque jour passé dans ces « logements «  les expose à des risques certains pour leur sécurité ?

 

-Pourquoi les arrêtés de péril qui frappent les hôtels meublés parisiens ne s'accompagnent-ils d'aucune mesure de relogement ou même d'hébergement pour les habitants ? Une question urgente pour les habitants des hôtels de la rue Jarry, laissés à la merci des hôteliers qui les menacent d'expulsion et leur ont d'ores et déjà coupé l'eau et le chauffage ?

 

-Pourquoi, alors que la Ministre du Logement , Christine Boutin se proclame une ardente défenseuse de la famille, aucune politique ambitieuse de grands logements à bon marché n'est-elle entreprise pour permettre d'en finir avec le cauchemar de la suroccupation ?

 

En ce début de campagne électorale, jamais la situation n'a été aussi grave et tendue pour les mal logés : le SAMU social affiche complet, les expulsions continuent à une semaine du début de la trève d'hiver. L'ensemble des candidats à la Mairie qui ont d'ores et déjà les possibilités concrètes et les responsabilités qui leur permettent d'agir multiplient les promesses et les déclarations d'intention pour l'après élection.

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Les mal logés n'attendront pas le printemps, c'est maintenant qu'il faut agir !

Dans la Presse :

extrait du Parisien/Paris du 26 octobre 2007

" Le lieu : hôtel Les Provinces-Opéra, rue de l'Echiquier, quartier de « la petite Turquie »
Affluence : 120 pour 150 places
Coût : 1 000 € pour la location de la salle, le matériel de sonorisation...
Personnalités : Il y en eut peu comparé aux autres meetings, le sénateur Philippe Dominati, les conseillers de Paris Laurence Douvin et Patrick Trémège, et un seul maire d'arrondissement, Jean-Pierre Lecoq (VI e )

 

medium_mal_logés_panafieu.3.gifUN VRAI cauchemar, une soirée à vite oublier. Le meeting de campagne de Françoise de Panafieu, la candidate UMP à la mairie de Paris, a tourné au fiasco hier soir dans le X e arrondissement. La soirée devait être consacrée au thème des transports, mais c'est le logement qui s'est invité avec une manifestation du collectif Mal-logés en colère, qui a dégénéré en échauffourées avec les services de sécurité de l'UMP et ceux de l'hôtel où se tenait le meeting.

Il a fallu l'intervention de la police, qui a envoyé une vingtaine d'hommes, pour permettre à la candidate de rentrer dans les lieux. Les mal-logés n'ont accepté de partir qu'après une entrevue avec la candidate"

 

Video "Le Figaro" sur DailyMotion

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23:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dases, hotels, péril, mal-logés, panafieu, samu, paris | | |  Facebook

mardi, 09 octobre 2007

Hôtels de la rue Jarry: les habitants toujours en voie d'expulsion


Depuis les incendies en 2005, les fermetures d’hôtel se multiplient. La liste noire des hébergements que la Ville de Paris refuse de financer s’allonge. Pour autant, si la Ville et la Préfecture se protègent ainsi de toute mise en cause en cas d’accident lié à l’insalubrité, dans les faits, personne ne protège les mal logés en les relogeant, ni même en leur garantissant l’accès à un hébergement stable

A partir du 11 octobre, plus aucun financement ne sera assuré par les services sociaux de la Ville de Paris, pour les familles de l’hôtel Crystal ( 75010) . C’est déjà le cas pour celles de l’hôtel voisin.

La cause : un arrêté de péril, lié à l’état des façades, pris par la Préfecture le 11 août. C’est seulement fin septembre que les habitants auront connaissance de l’existence de cette mesure, ni les services préfectoraux , ni la Ville n’ayant jugé bon de les en informer jusqu’à cette date, ou les travailleurs sociaux leur apprennent que le paiement de leurs hébergements va être interrompu, sans qu’aucune solution, ni de relogement, ni d’hébergement ne leur soit proposée.

Les habitants s’organisent : suite à une occupation de la Mairie du 10ème, ils sont reçus par deux fois par le Maire de l’arrondissement, M. Tony Dreyfus. Après concertation avec Gisèle Stiévenard, adjointe aux affaires sociales de la Ville, M.Dreyfus convie les habitants de l’hôtel à une réunion avec un représentant de la Fondation Abbé Pierre, le lundi 8 octobre à l’Hôtel de Ville du 10éme arrt.

Celui-ci n’est pas là, contrairement à ce qu’avait promis le maire de l’arrondissement, pour proposer une solution de relogement ou d’hébergement, mais pour expliquer aux habitants ….qu’ils peuvent rester légalement dans les lieux sans payer du fait de l’arrêté de péril. Le directeur de cabinet du Maire, présent à cette réunion, confirme qu’il s’agit pour l’instant de la seule proposition de la Ville.

Comment la Ville de Paris peut-elle simultanément refuser de financer les hébergements au prétexte que les hôtels sont dangereux, et dans le même temps enjoindre aux familles de rester sur place et refuser de leur trouver d’autres hébergements ?

Les élus parisiens, comme les services préfectoraux qui ont pris l’arrêté de péril laissent donc les habitants à la merci des pressions des hôteliers, qui exigent déjà leur départ. Qu’importe aux habitants que la loi soit de leur côté, quand il faudrait de longs recours judiciaires pour la faire respecter ? En attendant, dès ce jeudi, les familles ont toutes les chances de subir des tentatives d’expulsion sauvages, des coupures d’eau ou d’électricité et de chauffage, voire pire. Nombreux sont les occupants qui ont déjà vécu cette situation dans d’autres hôtels parisiens

Une nouvelle fois, des discours d’un côté, sur la qualité de la politique du logement menée par la Ville, sur l’augmentation du nombre d’hébergements « de stabilisation « par le Ministère et de l’autre une réalité qui s’aggrave de jour en jour. Des Parisiens livrés aux pressions des marchands de sommeil ou à la rue.

Ne reste donc aux habitants des hôtels de la rue Jarry, comme à tous les mal logés, que la pression des actions collectives pour contraindre la Ville et la Préfecture à assumer leurs responsabilités et à trouver rapidement de vraies solutions.

23:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, hébergement, hôtels, stiévenard, mal-logés, péril, insalubrité | | |  Facebook

 
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