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mercredi, 06 avril 2016

Paris Habitat ne reloge pas ET dépose plainte contre les luttes de mal-logés.

Notre collectif de demandeurs de logement et de locataires HLM vient d'apprendre que des plaintes étaient déposées à son encontre pour des manifestations et occupations des agences locales de Paris Habitat OPH datant de 2011 . ..et a donc manifesté de nouveau devant le siège du premier bailleur social parisien ce mercredi 6 avril 2016.
 
Cinq ans après les faits, alors que Paris Habitat OPH est en pleine tourmente suite aux révélations sur les salaires exorbitants de ses dirigeants et les anomalies graves de gestion pointées par la Cour des Comptes, la direction du premier bailleur de la Ville n'a rien de mieux à faire que s'acharner sur des mal-logés en lutte. 
 
Voir la vidéo et le récit de la manifestation sur notre nouveau blog:
 

19:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, ian brossat, paris habitat oph | | |  Facebook

mercredi, 06 janvier 2016

Pavillon Circulaire: les demandeurs de logement exigent l'état d'urgences sociales

A Paris, place de l'Hôtel de Ville,  le Pavillon Circulaire, installé pour la COP 21 est notamment construit avec des portes d'anciens logements sociaux. Un symbole fort pour les demandeurs de logement parisiens aux revenus modestes, le plus souvent exclus des nouvelles constructions, aux loyers de plus en plus élevés. C'est donc là qu'une soixantaine de demandeurs de logement se sont réfugiés aujourd'hui, jusqu'à obtenir des interlocuteurs de la Mairie Centrale.

Retrouver le récit et la vidéo de notre action sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/2016/01/etat-urgences-...

17:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, hôtel de ville, pavillon circulaire, anne hidalgo, ian brossat | | |  Facebook

mercredi, 16 septembre 2015

Paris Habitat OPH fait du logement social précaire et expulse les mal-logés

usufruit locatif social, ULS, AXIMO, Paris Habitat OPH, Anne HIdalgo, Ian Brossat, loi SRU, logement intermédiaireSoixante dix demandeurs de logement ont été évacués par de nombreuses forces de police du siège du bailleur social Aximo, filiale de Paris Habitat OPH, en fin d'après-midi à Ivry sur Seine.

La direction d'AXIMO nous a a fait savoir qu'elle ne nous recevrait pas, n'ayant pas compétence pour discuter du choix de produire de l'Usufruit Locatif Social, choix qui était le fait de la maison-mère, Paris Habitat OPH , directement dirigée par la Ville de Paris.

L'Usufruit Locatif Social représente aujourd'hui 1500 logements par an, et le chiffre augmente chaque année. Il est présenté comme une bonne idée pas chère pour loger les « classes moyennes »,. Mais qu'en est-il vraiment ?

Le dispositif consiste à démembrer la nue-propriété et l'usufruit d'un logement pour une période de quinze ans : l'acheteur du logement bénéficie d'une ristourne allant jusqu'à la moitié de la valeur actuelle du bien, et en cède l'usufruit à un bailleur social qui va louer ces logements en PLS ( les loyers les plus chers du logement social) ou en logement intermédiaire. Pendant quinze ans, le propriétaire ne perçoit pas de loyers : mais il ne paye aucun impôt sur le bien ( ni ISF, ni taxe foncière) ...et à l'issue des quinze ans, il ne paiera pas d'impôt sur la plus-value s'il revend le logement. Le bailleur social aura l'obligation de remettre le logement à neuf et de reloger les locataires dans son parc, à moins de racheter le logement.

Un bon plan pour les gros investisseurs privés !

 Le journal Capital parle de l'ULS comme d' «un bon plan méconnu pour les gros patrimoines immobiliers » et pour cause....Ce dispositif n'est accessible qu'à des fortunes suffisantes pour immobiliser un bien pendant quinze ans, mais permet à celles-ci des exonérations fiscales énormes et des achats de biens à des prix défiant toute concurrence.

Les logements en ULS ne correspondent pas à la demande urgente en terme de loyers accessibles à tous. Ils finiront dans le patrimoine des gros investisseurs immobiliers privés qui auront réalisé dans l'intervalle une excellente affaire sur le dos de la collectivité. Depuis quelques années, un marché de revente de la nue-propriété s'est même développé : les logements en ULS sont l'objet de ventes et de reventes à court terme, permettant à des investisseurs successifs de bénéficier des même avantages fiscaux.

Un dévoiement de la loi SRU et des loyers inaccessibles aux demandeurs de logement social

Toutes ces opérations immobilières n'ont rien à voir avec les mécanismes du logement social : pourtant ces logements privés de fait , avec des loyers élevés, sont bien considérés comme du logement social au titre de la loi SRU. C'est un dévoiement inacceptable . Aximo a ainsi réalisé un programme d'ULS au Perreux, une ville qui a moins de 10 % de logements sociaux, et dont le maire est un opposant de toujours à la loi SRU. Désormais Aximo réalise aussi des programmes à Paris, dont le Carré des Buttes Chaumont, une résidence en PLS dans la partie la plus chère du 19ème arrondissement, où 80 % des demandeurs de logement social ne peuvent pas accéder à un PLS.

 A tous ceux qui survivent dans des bidonvilles en pleine rue, à Paris et en petite couronne, on oppose le manque d'hébergements en urgence, comme on l'oppose chaque année à celles et ceux qui dénoncent le scandale des morts de la rue et le SAMU social qui ne répond plus : mais si les bailleurs sociaux créaient des logements accessibles pour reloger massivement celles et ceux qui sont depuis des années coincés dans des hôtels, dans des résidences sociales ou des foyers d'urgence, au lieu de se lancer dans des opérations immobilières qui n'ont de social que le nom, l'hébergement d'urgence ne serait pas saturé. Il y a de la place pour tout le monde quand on ne ferme pas sciemment les portes .

 

Paris Habitat OPH et sa filiale doivent construire du vrai logement social , pas de l'ULS !

 

21:22 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : usufruit locatif social, uls, aximo, paris habitat oph, anne hidalgo, ian brossat, loi sru, logement intermédiaire | | |  Facebook

vendredi, 17 avril 2015

Loc' Annonces : la Ville vend très cher le rêve d'un logement social.

loc annonces.PNG

Des appartements HLM en ligne ? Depuis des mois, Ian Brossat et Anne Hidalgo nous avaient vendu le teaser de cette nouvelle opération : dans l'esprit de « simplification » et de  « transparence » cher aux élus parisiens, les « demandeurs de logement » pourraient désormais se positionner directement sur des propositions de « logement social ».

Beaucoup de Parisiens parmi les 150 000 demandeurs recensés au fichier de la Ville n'ont jamais eu, ne serait-ce qu'une proposition ou un contact pour un éventuel parcours de relogement après des années d'inscription. Beaucoup s'imaginent donc que le problème est l'injustice des attributions et que leur dossier serait pris si seulement il était présenté. Loc'Annonces représentait donc un espoir.

Depuis hier, l'espoir est aux oubliettes pour la majorité des demandeurs de logement social : tous les logements mis en ligne ce jeudi sont des PLS, les plus chers des logements sociaux. Les 2 pièces proposés ont un loyer entre 850 et 1000 euros, les 4 pièces montent jusqu'à 1800 euros. Certains logements affichent en plus un chauffage individuel, électrique, ce qui majore encore le budget réel qui  pour les futurs locataires.

De toute façon, 85 % des Parisiens demandant un logement social sont exclus d'emblée : en effet, d'après les statistiques de la Ville elle-même, seuls 15 % des demandeurs peuvent accéder à un PLS.

loc annonces 2.PNGLes logements mis en ligne par Loc'Annonces démontrent que la prétendue égalité des demandeurs entre eux mise en place avec le fameux système de « scoring » n'existe pas : aussi élevée que soit la « note » d'un demandeur , l'accès au logement dépendra de ses revenus. Un employé, un précaire, une mère isolée en emploi à temps partiel pourra bien être à la rue, dans un logement insalubre, à l'hôtel ou hébergée chez des tiers, elle ne pourra pourtant prétendre à aucun des beaux logements mis en ligne par la Ville.

Pour 8 demandeurs de logement sur 10, la seule solution accessible c'est un PLA-I : or en quinze ans, seuls 22 % des logements produits à Paris relèvent de cette catégorie, et encore ce chiffre inclut une bonne part d'hébergements.

Où est la mixité sociale promise par nos élus ? La plupart des logements proposés par Loc'Annonces se situent certes dans les quartiers populaires de la capitale, et sera donc attribuée à des « classes moyennes ». Mais où sont les logements accessibles aux ménages modestes qu'on nous promet depuis quinze ans dans les beaux quartiers ?

Loc'Annonces démontre par l'exemple qu'ils ne sont qu'une infime minorité, un affichage sans portée réelle : la mixité sociale n'existe pas, par contre l'exclusion du logement social pour les catégories populaires est une réalité massive.

loc annonces 3.PNGIl suffit d'ailleurs de consulter le nombre de candidatures pour chaque logement proposé par le site de la Ville : les logements proposés dans les quartiers populaires là où la demande est la plus forte ont pour la plupart moins de 3 candidatures. Seuls les rares logements proposés à des loyers exorbitants dans le 16ème ou dans le 17ème ont des candidatures nombreuses, parce qu'ils correspondent à un vrai gain de loyer par rapport au privé. Mais ce gain n'est accessible qu'à la minorité de demandeurs qui peuvent payer ces loyers conséquents.

La mise en ligne de Loc'Annonces est bien une réponse aux Parisiens mal-logés : un refus d'accès au logement social, résultat d'une politique qui a privilégié des loyers élevés et inaccessibles à la majorité des demandeurs.

En un an de mandature, Anne Hidalgo a lancé une agence immobilière publique pour les "classes moyennes exclues du logement social", Multiloc, annoncé de grandes initiatives pour le "logement intermédiaire", aujourd'hui voici donc un site de location de "logements sociaux" excluant l'immense majorité des demandeurs de logement social....

Décidément le changement , ce n'est pas maintenant: à moins de considérer que la visite virtuelle des appartements que les mal-logés n'auront pas soient un progrès, et que la transparence consiste à afficher les loyers hors de prix des nouvelles constructions dont les Parisiens modestes imaginaient qu'elles leur étaient destinées.

12:27 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, pls, mixité sociale, loc'annonces, ville de paris, anne hidalgo, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

jeudi, 12 février 2015

Centenaire de Paris Habitat OPH: les mal-logés y étaient

paris habitat logo.jpgDemandeurs de logement et locataires, nous avons choisi de célébrer le centenaire du premier bailleur social européen en manifestant ce soir devant l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée au Pavillon de l'Arsenal. A cette occasion, nous invitons la direction actuelle à se souvenir et à méditer sur l'appellation initiale de l'Office  : Office PUBLIC d'Habitation A BON MARCHE.

Nous manifestons parce que derrière le symbole des cent ans, il y a la dégradation, depuis dix ans, de la vocation première du bailleur public  : permettre aux salariés modestes, aux retraités, aux précaires, aux familles d'ouvriers et d'employés de se loger dans de bonnes conditions.

Paris Habitat OPH a cent ans. Une belle longévité, un beau patrimoine, un symbole concret d'un acquis social majeur  : les HLM sans lesquels il n'y aurait jamais eu de droit au logement pour les classes populaires.

L'écart entre l'offre et la demande ne cesse de se creuser  : 80% des Parisiens demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I, la catégorie de logement social aux loyers les plus abordables. Depuis des années, moins de 30% des nouveaux logements relèvent de cette catégorie. Aujourd'hui Paris Habitat OPH , comme les autres bailleurs parisiens sur-produit du PLS , la catégorie aux loyers les plus chers. La majorité de ces logements sont attribués à des foyers en dessous des plafonds qui ont ensuite des difficultés à payer leur loyer.Mécaniquement les loyers deviennent de plus en plus chers dans le parc de Paris Habitat OPH.

 

L'offre pour les foyers modestes se réduit : le bailleur ne peut faire face à ses obligations de relogement , même lorsqu'ils sont imposés par la loi DALO et recourt à des expédients peu honorables. Aujourd'hui, entre une «  proposition de logement  » et un relogement effectif, il peut s'écouler six mois  : pour compenser une réduction de l'offre et maintenir sur le papier un nombre important de propositions annuelles, Paris Habitat OPH propose des logements en travaux longs, ou encore occupés. Quant aux locataires qui souhaitent une mutation, les délais ne cessent de s'allonger  : certains sont désormais en demande depuis dix ou quinze ans, sans proposition.

Depuis des années, la production nouvelle est constituée en grande partie d'achats d'immeubles au privé et non de constructions neuves  : cette politique a un coût énorme, au vu du marché de l'immobilier, surtout pour les achats dans les beaux quartiers. Les logements achetés sont souvent occupés, le restent pendant des années, et cette politique ne répond donc pas à la demande de logement sur le court et le moyen terme. En 2010, à cause de cette politique très couteuse, la production globale du bailleur chutait de 80%

 Si la production neuve présente des garanties de confort et de bas coût énergétique, ce n'est pas le cas des logements rachetés dans le parc ancien  : souvent les travaux de réhabilitation sont faits à minima dans des immeubles présentant des problèmes de bâti et très énergivores en chauffage. D'ailleurs, le dossier de presse de l'exposition des cent ans présente uniquement des photos d'immeubles neufs pour illustrer la production récente du bailleur, et pour cause, les logements rachetés sont souvent beaucoup moins photogéniques.

Cette politique va être amplifiée  : en sus des immeubles, des appartements isolés dans des copropriétés privées vont être acquis par l'office . Rien n'est dit sur le coût à long terme de cette politique  : Paris Habitat OPH sera forcément amené à financer en partie l'entretien, les charges, la réhabilitation d'immeubles qui resteront dans le secteur privé, et ce sera autant d'argent en moins pour le logement social  !

 Paris Habitat OPH est notre bien commun, et quasiment le seul espoir de logement décent , à prix abordable pour les mal-logés de la capitale car même les autres bailleurs de la Ville de Paris ont des loyers beaucoup plus chers. Nous sommes là pour défendre notre patrimoine social et son avenir, même si sa direction actuelle estime que les mal-logés n'ont pas leur mot à dire et nous refuse toute possibilité de dialogue.

Notre dossier Paris Habitat OPH


Les mal-logés fêtent le centenaire de Paris... par HLMPOURTOUS

00:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, stephane dambrine, anne hidalo, mal-logement, ian brossat, mixité sociale, pla-i, pls | | |  Facebook

mercredi, 05 mars 2014

Anne Hidalgo évacue les Parisiens mal-logés des locaux de la Federation PS

Anne Hidalgo évacue les Parisiens mal-logés des locaux de la Federation PS

Expulser plutôt que reloger, c'est ça "Oser paris ?"


Aujourd'hui le comité de suivi DALO rendait son rapport et constatait une nouvelle fois, sans surprise,  que la loi était ouvertement bafouée, les droits des mal-logés méprisés.
 
On aurait pu attendre de la candidate et première adjointe de la Ville de Paris, où le nombre de prioritaires DALO non-relogés est le plus élevé en France, au minimum de la considération et de l'écoute en ce jour bien particulier. Pourtant les 100 demandeurs de logement venus interpeller collectivement Anne Hidalgo et ses élus et équipes de campagne au siège de la Fédération du PS Parisien ( 32, rue Alexandre Dumas 75011) ont finalement été expulsés par la police, après une après-midi entière sans aucun autre interlocuteur que des militants de base présents sur place.
 
Si nous voulions rencontrer Anne Hidalgo, c'est que depuis des mois nous avons fait le tour des rencontres avec ses porte-parole, de Ian Brossat à Pascal Cherki, rencontres toutes similaires : nos revendications, on les écoute parfois très poliment, et puis on les oublie.
 
On nous promet des engagements précis sur le logement très social , et puis la candidate n'en prend que sur le logement intermédiaire, alors que 75% des demandeurs parisiens ne peuvent accéder qu'à un logement très social. On nous assure que la candidate est très attentive à l'urgence du mal-logement et "met tout en oeuvre pour le logement social" : mais même le reconventionnement en logements très sociaux d'une partie des loyers libres ( 35 000 en tout à Paris ) , c'est trop demander .
 
On nous demande des détails sur des dossiers manifestement en dessous du droit commun, mais rien n'avance jamais ensuite. On impute l'augmentation du nombre de demandeurs à de soit-disant arrivants de l'"extérieur", mais des dossiers de dix huit ans d'ancienneté s'accumulent dans l'indifférence totale.
 
A Paris, à en croire Anne Hidalgo, tout est possible pour rendre la ville plus belle, plus innovante, plus attractive, plus ouverte aux entreprises, plus verte, plus festive. TOUT est possible sauf répondre à l'urgence du mal-logement, sauf prendre les mesures nécessaires pour que les classes populaires ne soient plus les oubliés du droit au logement.
 
Année après année, le taux déjà très bas de relogements ne cesse de baisser à Paris. Ainsi 12 015 logements avaient été attribués en 2011, seulement 11836 en 2012. Il s'agit d'une baisse continue sur la durée : à titre d'exemple, au niveau des logements du contingent de la Ville, 6,7 % d'entre eux faisaient chaque année l'objet d'une attribution en 1997 , en 2012, le taux de nouveaux locataires est tombé à 4,7 % . Les élus, et au premier rang d'entre eux, Anne Hidalgo mettent en avant les chiffres des nouvelles productions de logements , mais jamais ceux des attributions. Et pour cause, ils sont tous en baisse , chez tous les bailleurs sociaux contrôlés par la mairie : en 2012, le premier d'entre eux Paris Habitat OPH a attribué 210 logements de moins qu'en 2011.
 
 A Paris, même un ancien combattant âgé de 93 ans , en fauteuil roulant peut être abandonné dans une chambre de bonne sans ascenseur et sans sanitaires. Quand même un cas aussi extrême n'est pas traité, que peuvent attendre les autres demandeurs ?
 
Mais la colère monte, et face à la lutte des mal-logés, les expulsions et la répression ne sont jamais la solution. Même Nicolas Sarkozy l'a appris à ses dépens.

La lutte continue.

LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT!
 


Anne Hidalgo expulse les mal-logés de la... par HLMPOURTOUS

21:45 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, paris2014, elogie, loyers libres, paris habitat oph, rivp, expulsions, dalo | | |  Facebook

jeudi, 19 septembre 2013

Dans le 10ème comme ailleurs, le logement, c'est maintenant !

Remi feraud, Anne Hidalgo, municipales 2014, logement paris, Paris Habitat OPH

L'accès au logement est la première préoccupation des Parisiens.

Pas étonnant dans ces conditions que les promesses sur ce sujet soient au coeur du discours des candidats en campagne électorale. Du côté NKM, que nous avons interpellé à son QG il y a quinze jours, on nous annonce des avancées pour les retraités et les actifs des classes moyennes. Du côté Anne Hidalgo, nos maires d'arrondissement comme la candidate nous promettent 30% de logements sociaux d'ici 2017.

Vendre du rêve, c'est le principe des campagnes électorales, rien que de très normal, mais en attendant, les mal-logés vivent toujours le cauchemar !

Et au vu de la situation actuelle, nous ne sommes pas dupes: si l'on veut que quelque chose de concret sorte maintenant et plus tard de toutes ces promesses, il faut que les premiers concernés se fassent entendre.

C'est ce que nous avons fait ce matin, dans le 10ème arrondissement , où un comité d'accueil revendicatif et déterminé d'une soixantaine de demandeurs de logement attendait le maire Rémi Feraud qui venait inaugurer le Centre d'Action Sociale , rue Bichat.

Beaucoup de policiers en renfort , mais à la finale un rendez-vous en mairie la semaine prochaine. Evidemment, si nous sommes prêts à discuter, les mots ne remplacent pas les actes , et dans l'attente, les mal-logés en lutte comptent bien se faire entendre à chaque occasion dans cette campagne municipale.


Paris 10ème, les mal-logés viennent voir le... par HLMPOURTOUS

Dans le 10ème comme ailleurs, le logement, c'est maintenant !!!

 Nous venons donc aujourd'hui à la rencontre de Rémi Ferraud, maire du 10ème arrondissement qui vient inaugurer le centre d'action sociale de la rue Bichat.

 Si nous venons manifester, ce n'est pas parce que la mairie refuserait de recevoir les demandeurs de logement de l'arrondissement : dans le 10ème, reconnaissons-le , on est reçu quand on veut. Individuellement, une permanence spéciale est dédiée aux demandeurs, où chaque mois, on trouvera un nouveau document à vous faire apporter. Collectivement, les membres du cabinet de Mr Feraud font preuve d'une courtoisie indéniable, et d'un souci sans failles du détail de chaque dossier .

On ressort toujours content et confiant des rendez-vous en mairie d'arrondissement. Seulement, ensuite il ne se passe jamais rien.

Ainsi, des habitants du 10ème exilés depuis des années en hôtel en banlieue voient leurs enfants scolarisés dans l'arrondissement se faire menacer d'être chassés de leur école. On avait exigé des ressources pour reloger, les deux parents travaillent, s'épuisent en heures de transport, mais cela ne change rien.

Des locataires de Paris Habitat OPH découvrent du plomb dans leur logement, reçoivent des courriers alarmants de la Préfecture sur l'insalubrité : à la mairie d'arrondissement, on affirme d'abord ne pas être au courant, puis l'on prétend ensuite que le locataire n'a pas fait toutes les démarches, et que de simples travaux pourraient peut-être régler la question. Sorti d'un logement insalubre pour être relogé dans un autre logement insalubre, les mal-logés se voient culpabilisés. Pas le maire , ni le principal bailleur social parisien qui a racheté à prix d'or des immeubles en mauvais état à la SAGI.

Les demandes de plus de dix ans ? C'est que le mal-logé n'est pas assez mal-logé.

L'enlisement dans une chambre minuscule d'une résidence sociale pour une personne seule qui pourrait parfaitement accéder à un logement autonome convenable ? C'est toujours mieux que la rue.

L'hébergement contraint chez des proches ? C'est très bien que la solidarité familiale remplisse son rôle, d'autres n'ont pas cette chance.

Une expulsion imminente à cause d'un congé pour vente ? L'expulsable peut continuer à payer des indemnités d'occupation , sans bail et dans la peur du lendemain, au pire il fera le 115, en attendant mieux.

 De toute façon, la mairie fait son maximum dans un « arrondissement très dense », nous dit-on. La preuve , avant l'été on inaugurait en grande pompe , en présence du maire et du Préfet, 82 nouveaux logements sociaux. Du moins, c'est ce que disait la presse. En réalité, il s'agit de 63 places en résidence sociale, donc de l'hébergement et de seulement 19 logements , dont aucun PLA-I. Il ne s'agit pas de contester les besoins éventuels en hébergements. Mais aujourd'hui, si les hébergements sont saturés, c'est bien parce qu'il n'y a pas de logements sociaux au bout de la chaîne.

En ce début de campagne électorale , tous les élus, tous les maires sont prêts à recevoir et à écouter les mal-logés. Malheureusement, dans le 10ème comme ailleurs, nombreux sont ceux , parmi nous, qui ont été « écoutés » en 2008 et n'en sont pas moins mal-logés aujourd'hui. L'accès au logement est la première préoccupation des Parisiens, et si les demandeurs officiellement inscrits sont « seulement » 126 000 , c'est aussi parce que beaucoup d'habitants ont renoncé à faire une demande, au fil des années, à force de non-réponses.

Mais la lutte des mal-logés perdure, on ne nous aura pas à l'usure. Et nous n'attendrons pas 2017 et ses éventuels 30% de logements sociaux promis par Mr Féraud et ses alliés pour exiger nos droits.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

14:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi feraud, anne hidalgo, municipales 2014, logement paris, paris habitat oph | | |  Facebook

jeudi, 06 juin 2013

Rue de la Banque: les mal-logés manifestent encore.

 

rue de la Banque.jpgNotre collectif a manifesté aujourd'hui à l'occasion de l'inauguration de l'immeuble de logements sociaux de la rue de la Banque , logements sociaux qui n'auraient jamais vu le jour sans la lutte des mal-logés. A l'époque, comme les autres organisations de lutte contre le mal-logement, une partie de nos membres , par ailleurs locataires d'hôtels insalubres , ont campé sur place pendant des semaines.

Aujourd'hui, les mal-logés étaient venus crier leur colère et leurs urgences, face au Maire de Paris, à son Adjoint au Logement Jean Yves Mano, au directeur général de Paris Habitat OPH, Stephane Dambrine, face à des élus qui, depuis la lutte de la rue de la Banque, n'ont pas pris les mesures nécessaires pour que cesse enfin le mal-logement.

Fêter la victoire de la rue de la Banque, c'est évidemment continuer la lutte , augmenter la pression sur nos politiques, qui refusent de faire du logement social une priorité absolue, de mettre en oeuvre les moyens nécessaires pour éradiquer le mal-logement.


Rue de la Banque: la lutte des mal-logés continue. par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

Rue de la Banque : une victoire des mal-logés, mais la politique des élus n'a pas changé !

 

Bertrand Delanöe et ses élus viennent aujourd'hui inaugurer 18 logements sociaux qui n'auraient jamais vu le jour sans la mobilisation des mal-logés installés dans, et devant l'immeuble de la rue de la Banque, et qui ont affronté la répression et le mépris des pouvoirs publics à partir de 2007.

Si les luttes des mal-logés ont abouti à des victoires comme celles de la rue de la Banque, globalement , les pouvoirs publics n'ont pas mis en œuvre les moyens nécessaires pour que la crise du logement soit résorbée.

En 2007, les mal-logés de la rue de la Banque faisaient partie des 100 000 demandeurs de logement social de la capitale. En 2013, nous sommes 126 000.

En 2007, une partie des mal-logés de la rue de la Banque vivait dans des hôtels insalubres à Paris. En 2013, la Ville de Paris renvoie les familles à la rue vers le SAMU social. Celui-ci propose au mieux des hôtels en grande banlieue, et le plus souvent rien du tout ( jusqu'à 75 % de non réponses cet hiver, selon la FNARS ). Aujourd'hui des familles dorment à la rue chaque soir.

Nous sommes encore là aujourd'hui, car durant toutes ces années, le mal-logement n'a pas reculé massivement, parce que la production de logement social ne correspond toujours pas aux besoins des demandeurs de logement. Nous sommes là parce que près de 80% des 126 000 demandeurs ne peuvent accéder qu'à un PLA-I : or seuls 13 938 PLA-I ont été produits entre 2001 et 20011. Encore faut-il inclure dans ce chiffre, les places de foyer et d'hébergement d'urgence. Nous sommes là parce que seuls 15% des demandeurs peuvent accéder à un PLS, le plus cher des logements sociaux : or 14 660 logements PLS ont été construits entre 2001 et 2011*.

Ce décalage absurde et gigantesque entre les besoins et l'offre de nouveaux logements en terme de loyers aboutit aujourd'hui à ce que 78% des PLS soient attribués à des foyers en dessous des plafonds*. (*source : APUR)

Les congés pour vente et les expulsions qui vont avec continuent. Pire, au sein même du logement social, on trouve de la suroccupation, voire de l'insalubrité grave : certains logements de Paris Habitat OPH sont contaminés au plomb, les murs dévastés par l'humidité.

Nous sommes là parce que nous exigeons un vrai changement de politique à Paris, une vraie prise en compte des besoins des Parisiens mal-logés.

Nous sommes là pour que se multiplient partout les opérations de logements sociaux du type de celle de la rue de la Banque. Mais nous sommes là aussi pour dire à Bertrand Delanöe et à Anne Hidalgo dont il soutient la candidature à la mairie, que les mal-logés en ont assez du double discours face à leur lutte : se revendiquer solidaire sur une lutte médiatisée et fermer sa porte aux revendications le reste du temps, ça suffit. Ne laisser d'autre solution aux mal-logés que les squats, les campements, les occupations pour se faire entendre sur des droits qui devraient être respectés pour chacun , ça suffit.

Il y a quelques semaines, lors d'un rendez-vous avec le cabinet du Maire obtenu suite à notre intervention à l'inauguration du Louxor, on nous promettait de nous recontacter fin mai. Nous n'avons pas été recontactés. Les urgences se sont aggravées, nous sommes donc là aujourd'hui et nous exigeons toujours :

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, MAINTENANT

19:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 24, rue de la banque, dalo, anne hidalgo, paris habitat oph | | |  Facebook

mercredi, 15 mai 2013

Appartements insalubres à Paris Habitat OPH: le Préfet interpellé par les mal-logés

Demandeurs d'un logement HLM et locataires du parc social ont manifesté une nouvelle fois ensemble devant le siège du premier bailleur social parisien Paris Habitat OPH pendant la signature d'une convention pour l'embauche de contrats d'avenir entre l'USH-Ile de France ( AORIF), et la préfecture de région, en présence du préfet Jean Daubigny.

C'était l'occasion pour nous d'interpeller simultanément des interlocuteurs, qui en temps normal, se renvoient la balle mutuellement sur les problèmes d'insalubrité du parc social.

Ceux-ci deviennent récurrents en Ile de France, pour plusieurs raisons : le manque de budget alloué à la rénovation, le rachat d'immeubles anciens , sans remise à neuf du bâti. Désormais les nouveaux entrants dans le parc social se voient ainsi confrontés à des problèmes d'installations électriques , à des infestations de nuisibles non traitées, à des carences graves en matière d'isolation thermique.

Mais aussi et c'est un comble, à la présence de peintures au plomb, et donc au risque de saturnisme : c'est le cas pour un immeuble de Paris Habitat du 10ème arrondissement, où la Préfecture a reconnu ce critère d'insalubrité grave ( voire notre article précédent avec le courrier préfectoral )...mais où l'attribution du label DALO aux personnes concernées est rejeté au motif que «  le bailleur social ne reconnaît pas l'insalubrité » (clickez sur l'image ci-dessous pour afficher le courrier de la commission DALo reçu par le demandeur concerné).

 

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En clair, là où un propriétaire privé se verrait taxé de « marchand de sommeil », un bailleur social peut non seulement se permettre de ne pas reloger son locataire et de le laisser exposé au danger du plomb, mais son avis détermine également le refus du label DALO qui pourrait permettre un relogement préfectoral.

Globalement , aujourd'hui 30% des demandes de logement sont des demandes de mutation au sein du parc social ; motivées aussi par la suroccupation. Or si les bailleurs sociaux se plaignent sans arrêt du faible taux de rotation au sein du parc social, ils ne font rien pour l'améliorer : ainsi nombre de petits logements pourraient être libérés en accordant des logements de taille adaptée aux familles qui galèrent depuis des années dans un appartement devenu trop exigu. Au lieu de ça, certains bailleurs , notamment à Paris envisagent notamment de créer des « colocations » pour célibataires au sein de logements familiaux !

Aujourd'hui la Préfecture, les bailleurs sociaux et notamment Paris Habitat vont donc signer une convention pour embaucher des précaires en contrat d'avenir : mais vont-ils les loger ? Probablement pas, puisque toutes ces institutions pointent sans cesse le manque de ressources suffisantes pour attribuer des logements sociaux aux salariés en CDD, en temps partiel , au SMIC mensuel, ou en dessous et continuent à ne pas prendre en compte le besoin réel en PLA-I et à faire du PLS dans leurs nouvelles constructions.

 La précarité du logement et la dégradation du parc social ça suffit


 Insalubrité à Paris Habitat OPH: les mal-logés... par HLMPOURTOUS

21:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, insalubrité, saturnisme, dégradation du parc social, rénovation urbaine acquisition-réhabilitation, dalo | | |  Facebook

vendredi, 12 avril 2013

Mairie du 10ème: nouvelle manifestation contre le mal-logement

Après la mairie du 11ème arrondissement, la semaine dernière, c'est devant celle du 10ème que les mal-logés se sont rassemblés pendant plusieurs heures. 

Le 10ème arrondissement compte presque 5000 demandeurs de logement social inscrits au fichier de la Ville. Le nombre de mal-logés y est en réalité bien plus important: nombre d'entre eux en effet ne renouvellement pas leur dossier, tant l'attente est longue et décourageante. De plus nombre d'habitants des hôtels du 10ème sont régulièrement envoyés dans des hébergements précaires en banlieue, et ce alors qu'ils travaillent et ont leurs enfants scolarisés dans l'arrondissement, et aucune chance de trouver une solution de logement durable dans les villes d'"accueil", où ils sont considérés comme Parisiens.

Certes la mairie prétend faire de nouveaux logements sociaux tant qu'elle peut: mais quand 90% des demandeurs de l'arrondissement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I, que penser de constructions comme celles du passage Delessert où sur 69 logements , seuls 25% sont en PLA-I.

Les nouveaux logements, déjà en nombre très insuffisants ne sont donc pas majoritairement conçus pour correspondre aux demandes: quand au parc ancien, son état se dégrade. Au point que certains appartements rachetés à la SAGI et désormais gérés par Paris Habitat OPHsont pourris d'humidité et contaminés au plomb. Sans que personne ne réagisse à la mairie, malgré les avertissements de la Préfecture.

Les mal logés ne sont pas des Parisiens de seconde zone.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 


Paris : Colère des mal-logés à la Mairie du... par HLMPOURTOUS

16:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi ferraud, paris habitat oph | | |  Facebook

 
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