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mercredi, 07 septembre 2016

Paris Métropole reçoit la visite des mal-logés

Les mal-logés sont intervenus aujourd'hui au Syndicat d'élus franciliens Paris Métropole, où se tenait un séminaire intitulé «  Le Grand Paris, une chance pour tous ? ».Nous sommes venus alerter : dans son orientation actuelle, le Grand Paris, sur la question de l'accès au logement est un cauchemar et le restera si rien ne change.C'est aussi ce que nous dirons à Patrick Jarry, maire de Nanterre et actuel président de Paris Métropole, puisque nous avons finalement obtenu un rendez-vous.

Le récit de l'action et la vidéo sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/2016/09/grand-paris-pe...

18:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris métropole, grand paris, patrick jarry, dalo, sru | | |  Facebook

jeudi, 30 mai 2013

Paris Métropole : le Grand Paris, cauchemar des mal-logés.

Toute la journée, entre 60 et 70  mal-logés ont occupé le siège de Paris Métropole, sis 55, rue de Lyon. Une banderole a été déployée sur la façade côté rue. L'évacuation policière a été demandée par la direction et a eu lieu vers 17H

Paris Métropole regroupe des élus de 206 collectivités territoriales franciliennes. Le préfet de région Jean Daubigny y était en visite il y a encore quelques semaines.

Officiellement ces élus et le Ministère répètent que les ruptures d'hébergement, c'est terminé, qu'aucune personne prise en charge par le SAMU Social ne sera remise à la rue. Pourtant, confrontés aux cas concrets que nous leur avons soumis, la Préfecture de Région, mais aussi une vingtaine d'élus , dont Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris et Patrick Braouezec, vice-président de Plaine Commune contactés par la direction administrative de Paris Métropole ont affirmé ne rien pouvoir faire.

Pourtant il ne s'agit même pas de "nouveaux" cas. Ainsi, cela fait des années que Madame C. et ses 4 enfants ont déposé une demande de logement, et un an que la personne les hébergeant leur a signifié la nécessité de partir. Mis finalement à la rue le 17 mai, ils ont été envoyés en banlieue pour dix jours dans un hôtel par le 115...puis jetés à la rue. Ainsi, cela fait des années que Mme T. qui a soixante trois ans n'a plus d'hébergement fixe: ces derniers mois, elle a alterné la rue, les brèves prises en charge par le 115 et l'hôpital, en raison de problèmes de santé grandissants, le tout en travaillant à temps partiel. Epuisée, elle risque le pire en dormant dehors.

Et ces quelques exemples ne sont qu'une préfiguration de ce qui va arriver ces prochaines semaines: contrairement encore une fois aux allégations ministérielles et des autres politiques, de nombreuses expulsions sont programmées, et des personnes dont le propriétaire vend l'appartement se voient en bout de procédure et convoquées au commissariat alors même qu'elles ont des demandes DALO en cours.

Mal-logés solidaires, nous l'avions dit dès ce matin aux responsables de Paris Métropole: nous ne sortirons qu'avec des solutions. En signant une réquisition d'évacuation des lieux, l'ensemble de ces élus montre bien que le logement des Franciliens n'est pas une priorité .

Juste en face du siège de Paris Métropole que nous occupions aujourd'hui, des hommes, des femmes, et des enfants vivent dans des tentes posées sur le trottoir. Menacés d'expulsion (voir ici le communiqué de Droit au Logement ), ils seront peut-être demain à l'autre bout de l'Ile de France, tandis que d'autres, expulsés d'autres bidonvilles les remplaceront peut-être.

 Voilà ce qu'est le Grand Paris aujourd'hui pour des centaines de milliers de Franciliens mal-logés, que chaque collectivité territoriale a toujours une bonne raison de ne pas considérer comme des habitants de sa commune. Cela a assez duré. Nous voulons des solutions maintenant.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT



                        Les Mal-logés évacués du siège de Paris-Metropole par HLMPOURTOUS

21:26 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris métropole, grand paris, cecile duflot, circulaire dalo, expulsions, jean yves mano | | |  Facebook

jeudi, 21 février 2013

Cecile Duflot fera-t-elle du Grand Paris le Grand Cauchemar des mal-logés ?

palais de tokyo,aigp,conférence francilienne du logement,paris métropole,cecile duflotLorsqu'il s'agit de créer de nouvelles institutions, Cecile Duflot est toujours partante: concernant le Grand Paris, la société homonyme, plus Paris Métropole , plus l'Atelier International du Grand Paris ne lui suffisent pas. Elle envisage aujourd'hui de créer pas moins de deux nouvelles structures , une Conférence Francilienne du Logement et "La Métropole Paris-Ile de France".

Sans doute les compétences en matière de construction de logement, d'urbanisme, de gestion de l'hébergement ou d'habitat indigne n'étaient-elles pas encore assez diluées et complexifiées en Ile de France, où Etat et collecvités territoriales se renvoient la patate chaude du mal-logement condamnant une partie croissante de la population à l'errance urbaine et à l'impossibilité d'avoir un interlocuteur qui résolve leur situation.

Aujourd'hui les mal-logés ont occupé pendant plusieurs heures le siège de l'Atelier International du Grand Paris pour dénoncer cette fuite en avant, destinée à esquiver le vrai problème, celui de la propension de tous les élus locaux à éviter de faire du vrai logement social , à tenter de se débarasser des catégories modestes de la population. 


Grand Paris : Les mal-logés réquisitionnent le... par HLMPOURTOUS

 

Le tract diffusé sur place

Le Grand Paris, c'est le Grand Cauchemar des mal-logés.

 Les mal-logés s'invitent à l'Atelier du Grand Paris au Palais de Tokyo. Nous venons dénoncer la cacophonie actuelle et les batailles que se livrent les élus franciliens , sans que l'Etat intervienne pour y mettre un terme et faire que le droit au logement soit respecté partout en Ile de France. Cecile Duflot , pour ménager le Conseil Régional et les communes vient ainsi d'annoncer DEUX autorités pour le futur Grand Paris en matièrede logement, la Conférence Francilienne du Logement et la Métropole Paris Ile de France, toutes deux compétentes, ce qui revient à laisser prédominer la bataille des intérêts particuliers

 

En Ile de France, neuf personnes sur dix estiment que se loger correctement est un problème. 406 000 demandes de logement social sont en attente, et ce chiffre n'est que la face visible du besoin en logements décents, car une grande partie des franciliens ne fait plus de demande, face au peu de chances d'obtenir une réponse. 41% pour cent des demandes ont plus de trois ans.

Si parfois les politiques et les médias s'émeuvent de situations particulièrement catastrophiques, le mal-logement est devenu quelque chose de parfaitement accepté dans ses formes les plus banales : 21 % des ménages parisiens vivent en inconfort ou en surpeuplement, 115 000 Franciliens vivent sans eau courante ni sanitaires. 

Dans l’ensemble de l’Île-de-France, 1 852 000 ménages vivent dans des logements de qualité moyenne ou mauvaise qui comportent au moins un défaut important (humidité, problèmes d’installation élèctrique, de chauffage, d’évacuation d’eau, d’exposition insuffisante à la lumière ou encore d’infiltration d’eau).

L'errance urbaine, est un phénomène en perpétuelle extension et invisible, car les personnes concernées finissent par ne plus avoir d'existence administrative réelle : aujourd'hui une partie des Franciliens alterne sans fin les hébergements chez des tiers, les abris de fortune dans sa voiture ou dans la rue, les hébergements de courte durée dans des structures publiques ou des hôtels.

La préoccupation principale des collectivités locales en matière de peuplement est d'attirer les catégories aisées et d'évincer les catégories modestes , et l'Etat laisse faire. Résultat , les crédits du logement social sont dévoyés, notamment en petite couronne , où les nouvelles constructions sont essentiellement de l'intermédiaire, interdits aux bas revenus. En 2010, dans les Hauts de Seine, 6500 PLS ont été financés et seulement 470 PLA-I .

Pour empêcher toute fixation des mal-logés en difficulté sur «  leur » territoire, les collectivités territoriales se livrent des batailles rangées sur l'hébergement qui aboutissent à des situations iniques pour les concernés : un foyer du 93 se verra proposer une place en foyer à l'autre bout des Yvelines, alors que des demandeurs du 78 se verront proposer un appartement-relais en Seine et Marne, tandis que Paris enverra ses mal -logés dans les hôtels de Seine Saint Denis.

Dans le cadre du projet Grand Paris, le logement devrait être la priorité, car il condamne une part importante de la population francilienne à des conditions de vie insupportables, où l'alternative est le logement indigne ou l'hébergement précaire à Paris ou en petite couronne, ou alors l'éloignement des zones d'emploi et la relégation urbaine.

Ce n'est pas le cas : en dehors de quelques vagues déclarations ministérielles, toute latitude est laissée aux collectivités territoriales pour continuer à ne pas construire de logements à bon marché et à exclure une partie de la population selon leur bon vouloir.

Cecile Duflot a déclaré que le « Grand Paris serait aussi celui du Logement » : nous exigeons d'être reçus et d'avoir des réponses concrètes quant à la réalisation de cette promesse.

15:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : palais de tokyo, aigp, conférence francilienne du logement, paris métropole, cecile duflot | | |  Facebook

 
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