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vendredi, 26 août 2011

A propos du Collectif des Mal-logés en Colère

Depuis 2004, le Collectif Mal Logés en Colère regroupe des mal-logés, demandeurs de logement social, quelle que soit leur situation particulière, qui souhaitent agir ensemble pour la résolution de leurs problèmes.

Nous ne bénéficions, ni ne sollicitons quelque subvention que ce soit auprès des pouvoirs publics. De même, nous ne disposons d'aucun soutien en nature de ces mêmes pouvoirs publics, du type local ou autre.

Nous ne demandons aucun frais d'adhésion, ni cotisation comme préalable à la participation au collectif, est membre celui qui s'investit dans nos mobilisations et respecte un fonctionnement collectif. Chacun peut contribuer ou pas aux quelques dépenses occasionnées par ces activités.

15:37 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : subventions, paris-habitat oph, mal-logement, conseil de paris, association, conseil régional, bailleur social | | |  Facebook

jeudi, 19 mai 2011

HLM : les autres chiffres du logement social à Paris

Le Pavillon de l'Arsenal, vitrine parisienne de la politique du logement de la municipalité a été occupé quelques heures ce matin , jusqu'a obtention d'un rendez vous avec la directrice de l'Atelier Parisien d'Urbanisme.

Demandeurs de logement parisiens, nous nous étonnons du décalage entre deux chiffres: la mairie annonce une production "extraordinaire" de 40 000 logements sociaux sur la mandature, mais dans le même temps le nombre de demandes de logement ne se tarit pas, il augmente , 120 000 cette année.

Une partie de l'explication de ce décalage réside sans doute dans la réalité de ce qui est présenté comme du nouveau logement social et immédiatement disponible:  l'Usufruit Locatif Social qui se multiplie notamment dans les zones tendues du territoire parisien, et consiste en des logements très chers et conventionnés HLM pour une durée très déterminée, et l'achat de logement occupés dont le conventionnement est toujours retardé, amenant les occupants à continuer à acquitter des loyers du niveau de ceux du privé.

Ce type de logements ne résout en rien la crise traversée par les Parisiens aux revenus modestes et la politique du logement doit être évaluée au regard de leur proportion grandissante dans les programmes en cours: lors du rendez-vous prévu la semaine prochaine, la direction de l'APUR s'est engagée à nous fournir les chiffres exacts sur ces programmes.

Communiqué diffusé sur place :

 

40 000 nouveaux « logements sociaux » mais lesquels ?

«  Paris est la ville qui produit le plus de logements sociaux en France et personne ne peut dire que ce que nous faisons n'est pas extraordinaire ». C'est ce que nous a déclaré Jean Yves Mano lors d'un rendez-vous la semaine dernière avec notre collectif.

Pourtant, nous sommes 120 000 demandeurs de logement à attendre une solution.

On ne peut pas nier que la programmation parisienne en matière de logement prévoie bien 40 000 unités pour la mandature.

Mais derrière les « unités », les logements correspondent-ils à la demande ? S'agit-il de vrais logements sociaux, en combien de temps les logements « financés » deviennent-ils des logements habités par des mal-logés aux revenus modestes.

Nous venons aujourd'hui à l'APUR pour avoir ces réponses sur deux types de programmes actuellement en plein essor à Paris :

  • l'acquisition-conventionnement

- Depuis plusieurs mois nous sommes contactés par des locataires dont les immeubles ont été rachetés par les bailleurs de la ville : ces locataires pour certains ont des revenus correspondant à ceux du logement social, mais des mois et des mois après le rachat, leur loyer ne diminue pas.

Lors d'une précédente occupation de ses bureaux le 31 mars, Paris Habitat OPH, premier bailleur social parisien, nous avait menacé d'un procès en diffamation pour avoir évoqué le cas du 34, Alexandre Dumas. Paris Habitat OPH répondait alors à la presse que tout était réglé, mais aujourd'hui aux locataires qui demandent la révision de leurs loyers, le bailleur répond que la convention n'est pas encore signée.

Si ces nouveaux locataires de bailleurs sociaux voient s'éterniser une situation où ils continuent à payer un loyer du niveau du privé, le gain en termes de satisfaction de la demande urgente des mal-logés est nul.

Ces logements doivent être conventionnés maintenant !

  • l’Usufruit Locatif Social

La Ville de Paris impose à tout promoteur de programmes privés un quota de 25% de logements sociaux dans les zones déficitaires en logement social. Mais il s'avère qu'un nombre croissant de ces logements est en fait construit en Usufruit Locatif Social : du logement social de la tranche très supérieure ( PLS) qui retombe dans le privé au bout de quinze ans. Pour le seul bailleur LOGIREP, nous avons relevé une trentaine de logements achevés récemment ou en cours d'achèvement dans les beaux quartiers, notamment dans un ancien hôtel particulier du Marais.

 

Combien de logements sont concernés par ce dispositif et n'ont de logement social que le nom à Paris ?

C'est ce que nous sommes venus demander à l'APUR, car plusieurs sociétés spécialistes de ce genre d'investissements annoncent sur leur site investir à Paris avec des bailleurs sociaux, notamment Paris Habitat OPH.

Les 40 000 logements sociaux programmés par la Ville ne seront déjà pas suffisants pour loger la majorité des demandeurs. Si en plus, une partie n'est que du logement social en papier, rien ne va plus.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


HLM à Paris : les autres chiffres du logements par HLMPOURTOUS

13:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, paris-habitat oph, rivp, siemp, semavip, usufruit locatif social, acquisition | | |  Facebook

vendredi, 29 avril 2011

Quand Delanoé fait séquestrer des mal-logés pour s'entretenir avec des journalistes

cfj delanoé.jpgCe matin, Bertrand Delanoë donnait une conférence aux étudiants en journalisme du CFJP.
Plus de 70 parisiens demandeurs de logement s’étaient donc rendus sur place pour évoquer concrètement leur situation catastrophique  et le résultat concret de la politique menée dans la capitale.

Ce résultat est simple : il y avait 100 000 demandeurs de logement enregistrés en 2001, dix ans plus tard, nous sommes au moins 120 000, sans compter tous ceux qui se découragent et ne renouvellent même pas leur dossier, faute de résultats.

Bertrand Delanoë ne semble pas supporter de se voir rappelé à cette réalité. Surtout devant la presse.

Ce sont donc une dizaine de cars de CRS qui ont été réquisitionnés pour nous encercler pendant plusieurs heures, tandis que certains d’entre nous étaient maintenus enfermés dans le sas de l’école pendant tout ce temps. Concernant ces mal–logés , la police nous a bien indiqué qu’il ne s’agissait ni d’un contrôle d’identité, ni d’une garde à vue mais d’un ordre de la direction de l’école et du Maire.

Heureusement pour nos élus, le ridicule ne tue pas, mais le mal-logement brise nos vies tous les jours.

C’est pourquoi notre lutte continue malgré la répression et le mépris. Nous continuerons à nous battre pour notre dû : un logement pour tous, maintenant.

 

16:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoé, cfj, mal logés, expulsion, paris, logement, hlm, paris-habitat oph, rivp, mal-logement | | |  Facebook

jeudi, 31 mars 2011

Paris-Habitat OPH : les expulsions de mal-logés sont plus rapides que la production de logements

En cette fin de trêve d'hiver, à Paris, 900 places d'hébergement ferment sans solution alternative, aggravant un peu plus la situation des demandeurs de logement parisiens, qui sont 120 000 à attendre une solution à leur galère sans fin.

Le premier bailleur social parisien non seulement ne tient pas compte de cette urgence, mais se permet de faire expulser par des centaines de CRS, les demandeurs mal-logés qui viennent exiger des explications sur des opérations immobilières, pour lesquelles beaucoup d'argent a déjà été dépensé, mais qui ne débouchent pas sur de nouveaux logements sociaux.

Plus de 80 mal-logés ont eu la force pour toute réponse ce matin, lors de l'occupation de la Direction Territoriale Est de Paris Habitat.

La direction de Paris-Habitat OPH n'a donc rien à dire

- Sur le 34, rue Alexandre Dumas 75011: l'immeuble acheté occup :é , conventionné et compté comme logement social depuis presque un an ne l'est toujours pas dans la réalité. Comme dans le cas des logements rachetés à la Caisse des Mines, les locataires qui sont en dessous des plafonds de revenus HLM payent toujours le même loyer que lorsque le propriétaire était privé! Par un «heureux hasard», la direction annonce que la situation sera régularisée à la fin de ce mois: en ce qui concerne les logements de la Caisse des Mines, Paris Habitat avait aussi « par hasard» régularisé les loyers juste après que nous ayons dévoilé publiquement la situation.

Par ailleurs, dans tout l'immeuble, un seul logement était libre de tout occupant, cette opération ne créera donc qu'un seul HLM disponible de suite sur tout un immeuble acheté !

-Sur le 63-65 boulevard de Charonne 75011 : une des plus grosses parcelles constructibles de Paris, et la plus importante dans le 11ème a été achetée à EDF en 2007. Depuis cette date, les bâtiments sont restés vides et les tentatives d'occupation se sont soldées par des expulsions policière. En février 2011, après quatre ans d'inactivité, Paris Habitat annonce une centaine de logements sociaux...mais pas avant 2014.

Les tours de bureaux, comme celle qui va être construite par Unibail dans le 15ème sont annoncées pour la même date. A Paris, pour une raison inconnue, les bureaux sortent donc de terre deux fois plus vite que les logements sociaux... et le premier bailleur social manque de fonds pour construire mais pas pour payer des évacuations policières.

Malgré la répression contre les mal-logés en lutte, à Grenoble comme à Paris, la mobilisation s'amplifie.

Nous ne laisserons pas dilapider les fonds du logement social

Des logements maintenant !




Paris-Habitat OPH emploie la répression pour... par HLMPOURTOUS

18:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, 65 boulevard de charonne, jean yves mano, delanoé, manifestation, mal-logement, hlm, logements sociaux | | |  Facebook

jeudi, 24 février 2011

Paris Habitat: le compte n'est pas bon pour les mal-logés

Jeudi dernier, une centaine de demandeurs du logement du collectif des Mal-Logés en Colère manifestaient devant le siège social du premier bailleur parisien suite à la publication du Rapport de la Cour des Comptes, qui confirme le cout exorbitant de ce nouveau siège.

Comment comprendre la politique de Paris Habitat ? Incapable de faire face à la demande de logement ( 120 000 demandeurs à Paris ), incapable de répondre aux demandes de changement de ses propres locataires en suroccupation ou en situation de handicap, le bailleur social trouve par contre les fonds pour un siège de luxe, pour la location supplémentaire de bureaux dans le privé, et surtout pour l'achat d'immeubles déjà occupés dans les beaux quartiers !

Sourde à toute critique, la direction générale du bailleur social avait refusé de nous recevoir la semaine dernière, estimant n'avoir aucun compte à rendre aux demandeurs de logement et aux locataires.

Aujourd'hui, nous avons donc décidé d'occuper les locaux loués par le bailleur à un propriétaire privé, en l'occurrence plusieurs étages dans un immeuble luxueux juste en face du Jardin des Plantes, au 27, rue Buffon !

Pendant que les mal logés se privent de tout, le bailleur ne se prive de rien.

Nous avons maintenu l'occupation jusqu'à être reçus au siège par la direction : Mr Bethiol directeur de cabinet de Pierre Lemas, Mme Barron , secrétaire générale de l'OPH, Mr Collin directeur chargé des locations, Mr Romano, directeur adjoint .

Les explications sur le cout du nouveau siège ne nous ont évidemment pas convaincus : comment est- il possible qu'un bailleur social, spécialiste en immobilier ait pu ne pas vérifier la nécessité d'un désamiantage du bâtiment ? Ce n'est pas très rassurant pour les locataires d'immeubles rachetés ...

Cependant, nous nous félicitons d'avoir ramené la direction de Paris Habitat à la réalité : la politique du premier bailleur social ne se mènera pas dans le mépris des premiers concernées. Si elle ne répond pas à l'objectif premier d'un bailleur social, le relogement rapide des demandeurs, les mal-logés en colère seront là pour maintenir la pression.

 

 

Le communiqué diffusé sur place

OU VA PARIS HABITAT ?

Une centaine de mal-logés occupent aujourd'hui les locaux loués par Paris Habitat Rue Buffon pour ses services informatiques.

Ces locaux, loués très cher dans un quartier riche de la capitale alors que le nouveau siège devait accueillir toutes les activités centrales, sont symboliques de la dérive incompréhensible de la politique du premier bailleur social parisien.

Ces dernières années, les grands projets « innovants » n'ont pas manqué à Paris-Habitat OPH :

  • - Le nouveau siège: la vente de l'ancien devait dégager des fonds pour la construction de logements, et le bâtiment choisi économiser de l'énergie. A la finale, il faut louer des locaux à l'extérieur pour accueillir tous les salariés, le nouveau siège est plus énergivore que l'ancien et le surcoût est de 90 millions d'euros par rapport au projet initial.

 

  • - Les logements dans les beaux quartiers: Paris Habitat s'est lancée d'une part dans l'acquisition d'immeubles occupés, là où le prix du m2 est le plus cher. Alors que la demande de logement social explose, que l'urgence est reconnue par tous, ces acquisitions portent sur des appartements qui se libèrent en moyenne au bout de dix ans.

Dans le même temps, dans les quartiers moins chers de la capitale, on laisse les investisseurs             privés récupérer le foncier disponible !

Le résultat est là : Paris Habitat premier bailleur social ne répond plus à la demande, ne remplit plus son objectif premier, loger les salariés et les personnes aux revenus modestes et moyens. Non seulement, le nombre d'attributions est ridicule au regard des besoins, mais Paris Habitat a de plus en plus de mal-logés à l'intérieur de son parc de logements sociaux : aucune mobilité n'est possible, les grands logements manquent et des milliers de familles sont donc en suroccupation !

Le handicap n'est pas pris en compte non plus, faute de logements adaptés et personnes âgées et/ou invalides vivent donc dans des conditions épouvantables.

Paris Habitat répond à ses usagers par le mépris : quand bien même les 120 000 demandeurs de logement sociaux sont là pour démontrer l'inadéquation de sa politique, la direction du bailleur continue la politique de la porte fermée, malgré les manifestations qui se multiplient devant son siège, notamment.

Les mal -logés n'ont donc pas d'autre choix que maintenir la pression pour que le bailleur revienne à l'essentiel : construire maintenant du logement neuf, ce n'est pas du luxe !

Paris Habitat, c'est notre argent, c'est nos logements !

Voir aussi :

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2010/...

http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

 

17:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, cour des comptes, mal-logement, sru, dalo | | |  Facebook

jeudi, 17 février 2011

Rapport de la Cour des Comptes : une centaine de mal-logés manifestent devant le siège de Paris Habitat.

Ce matin, suite à la publication du Rapport de la Cour des Comptes , une centaine de demandeurs de HLM du collectif des MalLogés en Colère a manifesté devant le siège social du premier bailleur parisien, pendant plusieurs heures.

La direction « en réunion » n’a pas souhaité nous recevoir et a préféré faire déployer un dispositif de police devant ses portes.

Il faut dire qu’il aurait été difficile de trouver les arguments pour nous répondre, sur ce que la Cour des Comptes appelle des « défaillances difficilement compréhensibles », concernant le nouveau siège social inauguré en grande pompe en 2009. « Défaillances » qui on abouti à un cout total de 139 millions d’euros pour un bâtiment qui ne peut même pas accueillir toutes les activités du bailleur, ce qui a rendu nécessaire la location de nouveaux bureaux à 5 mn du siège !

Dès les début du projet, notre collectif avait mené de nombreuses actions de protestation contre cette opération pharaonique totalement absurde, puisque l’ancien siège se situait non loin de celui-ci : à l’époque, la direction de Paris Habitat prétendait que la vente de l’ancien siège permettrait de dégager des excédents pour la construction de nouveaux logements, à la finale, il a fallu puiser sur les fonds propres du bailleur ! On nous avançait aussi l’argument « écologique », il s’avère que les charges de chauffage et d’électricité sont deux fois plus importantes qu’avant !

En octobre 2009, suite à une occupation, nous avions été reçus par Mr Romano , de la direction générale : celui-ci avait balayé nos demandes d’explication suite à la publication d’un rapport de la Cour Régionale des Comptes qui pointait déjà ces défaillances. Selon ses dires, ce rapport émanait d’une instance « mineure » , et ne signifiait rien.

Aujourd’hui, c’est la Cour des Comptes nationale qui renchérit dans le même sens, et arrive aux mêmes conclusions que notre collectif.

Ou va Paris Habitat ? Comment le premier bailleur social parisien , qui avait des fonds propres importants il y a encore cinq ans, en est-il venu à voir sa marge de manœuvre totalement réduite pour la construction neuve ?

A l’instar de l’affaire du siège, la politique menée dans d’autres domaines pose clairement le problème de l’utilisation des fonds du logement social : rachat d’immeubles quasi-totalement occupés dans les quartiers les plus chers de la capitale ( notamment ceux de la Caisse des Mines), rachat des ex-logements de la SAGI à des conditions extrêmement défavorables, augmentation des loyers…

Depuis des mois nous organisons de nombreux blocages du siège, pour dénoncer cette politique et pour que Paris Habitat remplisse sa mission première : reloger les demandeurs de logement aux ressources modestes et moyennes.

La politique de la porte fermée pratiquée par la direction générale, manifestement embarassée, ne nous découragera pas .

Paris Habitat, c’est notre argent, c’est nos logements


Paris-Habitat OPH, les mal-logés veulent une autre politique
envoyé par HLMPOURTOUS. - L'info video en direct.

17:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, cour des comptes, mal-logement, sru, delanoé | | |  Facebook

samedi, 04 septembre 2010

Paris-Habitat OPH, premier bailleur social, jusqu'à quand ?

Le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé ce matin pendant plusieurs heures devant le siège de Paris Habitat, le premier bailleur social parisien.

Au vu du peu de réponses apportées par la direction générale, nous comptons bien réitérer.

Paris Habitat est , en quelque sorte le dernier grand bailleur social parisien où les demandeurs de logement ouvriers, précaires, chômeurs, les familles nombreuses, les familles monoparentales ont une chance de trouver un logement dont le montant de loyer ne plombe pas trop leurs maigres ressources.

Or, demandeurs de logement et locataires peuvent constater que la situation est en train de se dégrader.

Le nombre d'attributions est ridicule au regard de la demande. Les logements proposés sont de plus en petits: par exemple, les mères isolées se voient systématiquement attribuer des deux pièces, et donc pas de chambre pour elles, tandis que les enfants majeurs, même à charge sont de moins en moins pris en compte dans la taille du logement attribué. De plus en plus souvent, les logements sont livrés avec d'importants travaux de rénovation intérieure à la charge du nouveau locataire. Il devient quasi impossible d'obtenir un changement de logement, lorsque la famille s'agrandit.

Encore une fois, la crise du logement a bon dos: nous le dénonçons depuis longtemps, et cela se confirme, Paris-Habitat OPH, comme d'autres bailleurs s'oriente vers une politique qui diminue l'offre de nouveaux logements, et l'argent du bailleur est utilisé pour des intérêts qui ne sont pas ceux de ces usagers.

Deux exemples permettent de se faire une idée de la situation, et de la politique menée par la direction de Paris-Habitat OPH, sous l'égide de la Ville de Paris qui contrôle le bailleur.

Depuis trois ans, nous avons multiplié les actions concernant le nouveau siège social: jamais Paris Habitat n'a pu justifier le rapport entre le cout énorme de l'opération et son utilité. Aujourd'hui un rapport de la Cour Régionale des Comptes vient clore définitivement le débat: l'argument « écologique » ne tient pas , il n'y aura finalement pas d'économie d'énergie. L'argument de l'espace nécessaire aux salariés non plus, puisque Paris-Habitat OPH est obligé de recourir à la location de bureaux supplémentaires. Et ce ne sont pas les quelques logements sociaux construits sur l'ancien siège qui peuvent cacher la facture finale comprise entre 45 et 55 millions d'euros, lesquels auraient pu permettre bien des opérations de logements à bas prix.

Ce qui est fait est fait, mais les demandeurs de logement n'ont désormais aucune raison d'accepter les sempiternelles justifications de leur bailleur social qui voudrait bien faire plus en matière de logement mais n'en aurait pas les moyens.

Ces moyens vont effectivement se raréfier dans les années qui vont venir, mais parce que les caisses du bailleur, alimentées par les loyers et les fonds public sont siphonnées par la Ville de Paris.

En 2005, la SAGI, un autre bailleur parisien est démantelée en plusieurs morceaux: les logements sociaux proprement dit reviennent à la RIVP, la SNI devient majoritaire dans le capital et gère l'immobilier d'entreprise et les bureaux. Paris-Habitat OPH, lui devient gestionnaire pour le compte de la Ville de Paris de 16 000 logements « intermédiaires », inaccessibles aux classes populaires.

En résumé, Paris-Habitat OPH perçoit les loyers mais reverse de l'argent directement à la Ville de Paris.

Or c'est une très mauvaise affaire pour Paris-Habitat OPH: en effet, celui-ci récupère un patrimoine où des travaux très importants doivent être faits, notamment en ce qui concerne la rénovation des installations électriques. Et la convention signée avec la Ville de Paris implique tout simplement que les loyers perçus par Paris-Habitat OPH pour ces logements seront à terme inférieurs à ce que le bailleur social devra dépenser, entre le versement d'argent à la Ville et les travaux d'entretien !

Le résultat global de cette politique est simple: petit à petit, Paris-Habitat PH dispose de moins en moins de fonds propres pour la mise sur le marché de nouveaux logements, et pour pratiquer des loyers à bas prix.

La situation était déjà catastrophique, le premier bailleur social ne répondait déjà pas aux besoins des demandeurs de logement, 120 000 au moins: elle va empirer.

Nous ne comptons pas laisser faire, nous ne comptons pas laisser détruire le dernier grand bailleur social adapté à nos besoins !

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE.

Voir également :

Vente du siège de Paris Habitat, une affaire bien opac

La RIVP n'est toujours pas un bailleur social

 


Paris-Habitat OPH menacé, le logement social en danger

par HLMPOURTOUS.

12:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat oph, commission, jean yves mano, sagi, manifestation, hlm | | |  Facebook

 
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