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mercredi, 19 mars 2014

Les mal-logés chez la médiatrice de la Ville de Paris: les maires passent, le mal-logement reste !

Dans quelques semaines, Paris aura un nouveau maire, et elle s'appellera sans doute Anne Hidalgo: le changement ne sera donc que très limité pour les demandeurs de logement, puisqu'elle était déjà première adjointe notamment à l'urbanisme.

Durant toute la campagne, les Parisiens mal-logés se sont mobilisés pour faire entendre la voix des 140 000 demandeurs de logement social, qui ne semble guère compter pour les deux principales candidates.

Du riche 16ème arrondissement, à la fédération PS de Paris, du local de campagne de NKM à celui d'Anne Hidalgo, nous avons crié notre colère, et montré que si nous étions considérés comme des Parisiens de seconde zone, notre mobilisation, elle, était de la première importance : quel que soit la future occupante de l'Hôtel de Ville, elle devra compter avec la colère des mal-logés.

Aussi nous sommes nous invités aujourd'hui à la Mission de la Médiatrice de la Ville de Paris, parce que ses compétences, ou plutôt celle que la Ville ne veut pas lui donner sont très significatives. En effet l'accès au logement en est exclu, alors que même la présence de crottes de chiens sur les trottoirs ou la disposition des parterres de fleurs relèvent des sujets que les Parisiens peuvent lui soumettre !

Elle nous recevra quand même et nous lui parlerons logement quand même: car nous prenons un engagement pour la prochaine mandature, et il sera tenu comme il l'a été dans les deux précédentes: le logement est le principal problème des Parisiens, et nous irons le soumettre partout, à tous les adjoints, à tous les élus , à toutes les instances municipales, jusqu'à ce que nos droits fondamentaux soient respectés !


Les mal-logés chez la médiatrice de la Ville de... par HLMPOURTOUS

 

Le tract diffusé sur place

PARIS  : Oser le relogement maintenant  !

 La campagne municipale se termine  : pendant des mois, 140 000 demandeurs de logements sociaux, et des centaines de milliers d'autres Parisiens touchés par la crise du logement ont attendu de l'actuelle première adjointe et future maire, Mme Hidalgo, un signal fort, un engagement concret et immédiat sur ce qui est la première préoccupation des Parisiens.

Pendant des mois, Mme Hidalgo et ses porte-parole de campagne ont simplement répété  qu'il y aurait 30% de logements sociaux...en 2030, comme si non seulement l'urgence du mal-logement n'appelait pas de solutions immédiates, mais qu'elle n'était même pas un sujet sur lequel on devait prendre des engagements forts sur la mandature à venir, mais seulement sur un horizon de quinze ans.

Quinze ans, c'est devenu une durée d'attente d'un logement assez courante à Paris. Quinze ans, c'est tout simplement un horizon inenvisageable pour tous les retraités qui survivent dans des logements minuscules ou insalubres, peinant à payer un loyer qui dévore leur petite retraite.

Quinze ans, c'est beaucoup plus long que le temps d'une scolarité ratée pour les centaines de milliers d'enfants qui grandissent sans espace pour faire leurs devoirs, ou baladés d'hébergement en hébergement, d'école en école.

Quinze jours, voilà l'horizon qui barre l'avenir de beaucoup de Parisiens: après un congé pour vente et la procédure d'expulsion qui va avec, ou quand le SAMU social aura moins de places à cause de la fin de la trève d'hiver, faute de relogement, pour beaucoup ce sera la rue.

Quinze jours à peine nous séparent aussi du départ de Bertrand Delanöe de l'Hôtel de Ville, lui , qui avait promis en 2001, l'éradication du mal-logement et qui laisse en partant 140 000 demandeurs de logement. Après quinze années où il aura opposé une fin de non-recevoir constante à la revendication des Parisiens mal-logés, mettre enfin l'offre de logement social en adéquation avec la demande, c'est à dire prendre en compte les besoins des demandeurs , dont 70% ne peuvent accéder qu'à un logement très social.

Seuls 20% des nouveaux logements sociaux construits depuis 2001sont du logement très social  : et encore, dans les chiffres de la Ville de Paris concernant cette catégorie, sont intégrées les places en hébergement d'urgence, les anciens logements loi de 48 reconventionnés mais qui avaient déjà ce niveau de loyer auparavant, les acquisitions d'appartements déjà occupés.

Dans son dernier meeting de campagne , Mme Hidalgo a déclaré qu'être maire de Paris, c'était ne pas opposer logement social et logement intermédiaire, classes populaires et classes moyennes. Pourtant pendant cette campagne, alors qu'elle prenait des engagements très concrets sur le logement intermédiaire, elle refusait de s'engager sur un chiffre de construction de logements très sociaux.

Parisiens modestes, nous ne comptons pas vivre avec le mal-logement jusqu'en 2030.

La question du logement a été totalement invisibilisée pendant cette campagne et Mme Hidalgo a refusé obstinément de recevoir les mal-logés en lutte, en tant que première adjointe ou en tant que candidate.

En occupant symboliquement les locaux de la Médiatrice de la Ville de Paris, censée être au service de tous les Parisiens, mais dont le champ de compétences exclut expressément les problèmes de relogement, nous, Parisiens mal-logés voulons signifier à nos élus, actuels et futurs que nous ne sommes pas des citoyens de seconde zone et que le mal-logement est bien la question prioritaire dans la capitale.

18:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, ian brossat, paris2014, loyers libres, rivp, elogie, claire brisset, médiatrice ville de paris | | |  Facebook

mercredi, 05 mars 2014

Anne Hidalgo évacue les Parisiens mal-logés des locaux de la Federation PS

Anne Hidalgo évacue les Parisiens mal-logés des locaux de la Federation PS

Expulser plutôt que reloger, c'est ça "Oser paris ?"


Aujourd'hui le comité de suivi DALO rendait son rapport et constatait une nouvelle fois, sans surprise,  que la loi était ouvertement bafouée, les droits des mal-logés méprisés.
 
On aurait pu attendre de la candidate et première adjointe de la Ville de Paris, où le nombre de prioritaires DALO non-relogés est le plus élevé en France, au minimum de la considération et de l'écoute en ce jour bien particulier. Pourtant les 100 demandeurs de logement venus interpeller collectivement Anne Hidalgo et ses élus et équipes de campagne au siège de la Fédération du PS Parisien ( 32, rue Alexandre Dumas 75011) ont finalement été expulsés par la police, après une après-midi entière sans aucun autre interlocuteur que des militants de base présents sur place.
 
Si nous voulions rencontrer Anne Hidalgo, c'est que depuis des mois nous avons fait le tour des rencontres avec ses porte-parole, de Ian Brossat à Pascal Cherki, rencontres toutes similaires : nos revendications, on les écoute parfois très poliment, et puis on les oublie.
 
On nous promet des engagements précis sur le logement très social , et puis la candidate n'en prend que sur le logement intermédiaire, alors que 75% des demandeurs parisiens ne peuvent accéder qu'à un logement très social. On nous assure que la candidate est très attentive à l'urgence du mal-logement et "met tout en oeuvre pour le logement social" : mais même le reconventionnement en logements très sociaux d'une partie des loyers libres ( 35 000 en tout à Paris ) , c'est trop demander .
 
On nous demande des détails sur des dossiers manifestement en dessous du droit commun, mais rien n'avance jamais ensuite. On impute l'augmentation du nombre de demandeurs à de soit-disant arrivants de l'"extérieur", mais des dossiers de dix huit ans d'ancienneté s'accumulent dans l'indifférence totale.
 
A Paris, à en croire Anne Hidalgo, tout est possible pour rendre la ville plus belle, plus innovante, plus attractive, plus ouverte aux entreprises, plus verte, plus festive. TOUT est possible sauf répondre à l'urgence du mal-logement, sauf prendre les mesures nécessaires pour que les classes populaires ne soient plus les oubliés du droit au logement.
 
Année après année, le taux déjà très bas de relogements ne cesse de baisser à Paris. Ainsi 12 015 logements avaient été attribués en 2011, seulement 11836 en 2012. Il s'agit d'une baisse continue sur la durée : à titre d'exemple, au niveau des logements du contingent de la Ville, 6,7 % d'entre eux faisaient chaque année l'objet d'une attribution en 1997 , en 2012, le taux de nouveaux locataires est tombé à 4,7 % . Les élus, et au premier rang d'entre eux, Anne Hidalgo mettent en avant les chiffres des nouvelles productions de logements , mais jamais ceux des attributions. Et pour cause, ils sont tous en baisse , chez tous les bailleurs sociaux contrôlés par la mairie : en 2012, le premier d'entre eux Paris Habitat OPH a attribué 210 logements de moins qu'en 2011.
 
 A Paris, même un ancien combattant âgé de 93 ans , en fauteuil roulant peut être abandonné dans une chambre de bonne sans ascenseur et sans sanitaires. Quand même un cas aussi extrême n'est pas traité, que peuvent attendre les autres demandeurs ?
 
Mais la colère monte, et face à la lutte des mal-logés, les expulsions et la répression ne sont jamais la solution. Même Nicolas Sarkozy l'a appris à ses dépens.

La lutte continue.

LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT!
 


Anne Hidalgo expulse les mal-logés de la... par HLMPOURTOUS

21:45 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, paris2014, elogie, loyers libres, paris habitat oph, rivp, expulsions, dalo | | |  Facebook

 
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