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mardi, 06 octobre 2009

Vente du siège de Paris Habitat , une affaire bien OPAC.

paris habitat.jpgUne centaine de Mal-logés en Colère a investi cet après-midi la Direction Terittoriale Paris-Nord de Paris-Habitat. L'achat du nouveau siège de la principale société HLM de la Ville de Paris à couté 138 Millions d'Euros alors que la valeur de l'ancien siège n'est estimée qu'à 35 Millions d'Euros. D'où viennent les 103 millions d'euros supplémentaires? Comment comprendre le décalage entre les sommes investies dans le nouveau siège et le manque cruel de construction de nouveaux logements Paris-Habitat extremement bas en 2009 alors que le nombre de demandeurs de logement de la capitale n'a jamais été aussi élevé.

Suite à l'occupation, rendez vous à été pris avec la direction générale de Paris-Habitat, la question sera posée à cette occasion, et les réponses relayées sur ce blog.

 

 

Vente du siège de Paris Habitat , une affaire bien OPAC.

 

Depuis son changement de sigle, le premier bailleur social parisien, soigne la communication : nouveau logo, nouveau site, nouveau blog « interactif », un nouveau siège à deux pas de l’ancien.

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère investit aujourd’hui la direction de Paris-Habitat du nord-est parisien, à l’occasion d’un vernissage en présence de Jean-Yves MANO, président de Paris-Habitat et adjoint au logement du Maire de Paris. Offrir la possibilité aux locataires de Paris-Habitat d’exposer leurs œuvres peut être une initiative sympathique, mais locataires et demandeurs de logement sociaux doivent bien constater que cette frénésie de communication et d’investissement sur des projets autres que le logement social se double d’un silence pesant sur la question du coût du nouveau siège et des conditions de la revente de l’ancien.

 

Rappel des faits : en 2006, Jean Yves Mano, président de Paris Habitat et adjoint au Logement de la Ville de Paris annonce que le produit de  la vente du siège de la rue du Cardinal Lemoine « permettrait à l'Opac de disposer de fonds propres pour produire 1 500 logements dans le centre et l'Ouest parisiens ».

 

Bonne nouvelle pour les mal logés ? Pas vraiment puisqu’un an tard, le même Jean Yves Mano annonce l’achat d’un nouveau siège : la valeur de l’ancien est estimée à 35, 8 millions d’euros, celui-ci vaut plus du double, 80 millions d’euros, plus 43 millions d’euros de travaux annoncés ! Finalement, quinze millions d’euros supplémentaires seront investis. 138 millions d’euros pour le siège d’un bailleur social !

 

Quant à la vente de l’ancien siège, elle ne sera finalement conclue qu’à l’été 2009 : certes, il y aura finalement une trentaine de logements sociaux sur le site de l’ancien siège ; Seulement, à quel prix ?

En effet, une clause du contrat de vente avec la SODEARIF, relatée par le Parisien retient l’attention : la SODEARIF achète l’ancien siège à Paris Habitat, mais Paris Habitat lui rachète d’office les logements sociaux pas encore construits en VEFA (vente en état futur d’achèvement) !

 

Nous sommes mal logés, pas experts en ingénierie financière, ni dirigeants de sociétés HLM : mais il n’y a pas besoin de grandes compétences pour comprendre que ce déménagement a coûté la bagatelle d’au moins 100 millions d’euros , sur les crédits du logement social. Le « plaisir » de se voir opposer une fin de non recevoir à sa demande de logement, dans des bureaux certes flambants neufs , nous le payons un peu cher !

 

Paris Habitat met cependant en avant une « production » de logements sociaux importante en 2008 : 1798 nouveaux logements. Seulement, la « production » inclut aussi les rachats d’immeubles déjà occupés, soit plus de 600 cette année, logements qui ne sont donc pas disponibles pour les demandeurs en attente. Et sous prétextes de « mixité sociale », ces logements sont souvent achetés dans les quartiers ou le prix de l’immobilier est le plus fort.

 

Avec plus de 110 000 demandeurs de logements en attente, Paris Habitat , premier bailleur social parisien peut-il se permettre une telle politique sans que les mal logés le payent par des délais d’attente inacceptables ?

 

Si la mixité sociale consiste à diversifier les activités dans les quartiers populaires, alors pourquoi Paris Habitat n’a-t-il pas installé son prestigieux siège social dans ces quartiers, ce qui aurait considérablement  divisé le prix de revient ?

 

 

Nous sommes venus aujourd’hui collectivement poser ces questions et nous attendons que le directeur général de Paris Habitat y réponde avec précision.

 

 

19:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris-habitat, opac, parisiens, dalo, hlm, delanoé | | |  Facebook

lundi, 15 septembre 2008

Le bilan des mal-logés parisiens

 

Bilan de Mandat du Maire de Paris à la Mairie du 10éme arrondissement,

une cenatine de mal-logés en Colère manifestent...

 

 

Communiqué diffusé sur place :

 

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"UN LOGEMENT POUR TOUS !"

 

 

 

Comme tous les ans, Bertrand Delanoe va faire le tour des mairies d’arrondissement, et consacrer deux heures à faire un bilan de son action. Comme tous les ans, la salle pourra poser des questions : et comme les thèmes sont nombreux, la question du mal-logement sera abordée aussi superficiellement que les autres.

Comme tous les ans, nous serons interdits de séance puisque la Mairie n’admet pas la colère des mal-logés qui remettent en cause sa politique en matière de logement, puisque le scandale des centaines de milliers de parisiens confrontés à ce problème nous semble mériter plus que l’étalage de quelques chiffres, ou la mise en avant de quelques expériences minoritaires comme la construction de quelques logements sociaux dans un quartier chic, ou quelques dizaines d’habitants d’hôtels logés dans le privé avec un bail précaire.

 

Dans le 10ème, un des arrondissements parisien qui compte le moins de logements sociaux, nous pensons que le cas du 221, rue Saint Maur nécessiterait à lui seul une réunion entière et des mesures concrètes : comment accepter que les habitants supportent depuis des années, les rats, la vermine, l’humidité, les maladies liées à l’insalubrité, la sur-occupation et que la Mairie et la Préfecture aient jugé avoir fait le nécessaire en effectuant d’illusoires travaux anti plomb ?

 

Au 8, rue Jarry, comment pourrait-on accepter qu’un an après l’arrêt du financement des nuitées d’hôtel, des familles et des célibataires croupissent encore dans ce taudis et que la dizaine de relogements obtenus l’ait été au prix d’une mobilisation collective incessante, ponctuée par les évacuations policières de la mairie, les coupures d’eau et d’électricité. A l’hôtel du 6, rue D’aix, pas très loin, c’est la même situation

 

Au 19 rue Jacques Louvel Tessier, même après des heures de discours quel élu parisien pourrait justifier le fait que la présence de plomb ait été détectée dans le sang de certains gosses et que d’autres appartements n’aient pas fait l’objet d’un contrôle, que des personnes lourdement handicapées continuent à vivre dans des logements insalubres ?

 

Ces questions pourraient être posées pour chacun des 110 000 demandeurs de logement parisiens : hébergés, dans des logements trop petits, asphyxiés financièrement par des loyers de plus en plus cher, il n’y a aucune de nos situations qui soit plus ou moins urgente que d’autres.

 

Ces situations concernent TOUTES le Maire de Paris  : c’est pourquoi le discours de la municipalité selon lequel «on ne pourra pas loger tout le monde »  est profondément injustes et inégalitaires. De fait, il ne s’applique qu’à ceux qui n’ont pas les moyens de se loger ou ils veulent, les entreprises et les particuliers fortunés, eux seront tous logés à Paris s’ils le souhaitent.

 

Les projets de tours de bureaux, de zones d’activité économique ou commerciale le démontrent : ce n’est pas la place qui manque, c’est la volonté.

 

Ce soir comme tant d’autres, nous n’aurons pas le droit de « participer » de poser notre petite question, puis d’aller nous rasseoir sagement. Nous manifesterons dehors, ensemble, au-delà de nos situations particulières.

 

Notre présence collective, notre lutte solidaire, notre colère sont une question en soi et c’est avec des actes que le Maire de Paris devra y répondre

 

 

20:20 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoé, mal-logés, bilan, mairie, logement, parisiens | | |  Facebook

 
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