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mercredi, 25 juin 2014

Occupation du PRG: Mme Pinel, contre le mal-logement, soyez radicale

70 mal-logés se sont invités aujourd'hui au siège du Parti Radical de Gauche, auquel appartient la Ministre du Logement Mme Pinel.

Nous sommes venus faire part de notre déception et de notre colère devant les annonces de la Ministre et de Manuel Valls. Certes pour les promoteurs, il y a des avancées radicales, notamment la simplification des normes existantes en matière de construction. Certes, le gouvernement encourage celles et ceux qui ont les moyens d'être propriétaires: mais dans les faits, l'accès à la propriété, même avec l'extension du PTZ est impossible pour les classes populaires dans les zones tendues où le mal-logement est très présent.

Et aucune annonce viable n'est faite pour le logement social: pas de rallonge budgétaire, pas de mesures concrètes pour contraindre les élus récalcitrants. Au niveau de la libération de terrains publics ( en attente depuis des lustres), la possibilité d'y programmer des bureaux ou des logements privés sans plafond de loyer va réduire la part des nouveaux logements sociaux comme une peau de chagrin.

Nous sommes donc venus interpeller les responsables du Parti Radical de Gauche, réunis en Conseil National sur l'urgence de la situation de millions d'habitants de ce pays, en ce mois de juin où les expulsions reprennent, où à Aubervilliers , de nouveau, des mal-logés ont perdu la vie dans un immeuble insalubre.

On a nous a immédiatement proposé un rendez-vous au Ministère pour lundi, nous y ferons part de notre impatience et de notre détermination à continuer la lutte pour que le mal-logement soit enfin combattu avec la radicalité qui s'impose.

 


Les mal logés s'invitent au Parti Radical de... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé aux membres du PRG

Logement : Mme Pinel, occupez-vous des mal-logés pas seulement des investisseurs et des promoteurs.

Dès lundi, et avant même les annonces officielles de la Ministre du Logement sur ses mesures pour simplifier les procédures de construction, le taux de l’action Nexity, l’un des principaux promoteurs immobiliers français a fait un bon de plusieurs points, comme le relate le journal Les Echos.

Ce n’est pas étonnant : concrètement, les mesures de « simplification » évoquées par la Ministre et Manuel Valls vont favoriser promoteurs et investisseurs du secteur privé, en premier lieu. Par contre, concernant les demandeurs de logement et les locataires, même les maigres avancées de la loi ALUR sont reportées aux calendes grecques et rabotées, notamment la garantie universelle des loyers. C’est la même chose  pour les « mesures choc » annoncées contre les marchands de sommeil l’année dernière. L’extension du PTZ , comme l’ « accession sociale à la propriété » seront peut-être utiles à la marge dans certaines zones, mais pas dans les zones tendues, où le niveau des prix de l’immobilier interdit l’accès à la propriété aux classes populaires, même avec des aides publiques.

Et c’est surtout la même chose pour la construction de logements sociaux, seul moyen de répondre massivement au mal-logement et de réguler les prix dans le privé : seulement 117 000 en 2013, pour 150 000 annoncés dont presque 30% de PLS, aux loyers beaucoup trop chers pour être accessibles à 75% des demandeurs.

La loi de mobilisation du foncier public n’a pas changé la donne : d’une part, parce que les propriétaires institutionnels des terrains disponibles ne cèdent pas facilement leurs biens. Sylvia Pinel l’a reconnu elle-même dans son discours devant l’Observatoire régional du Foncier en Ile de France, les listes de terrains sont disponibles depuis longtemps, mais ça n’avance pas. Surtout, en laissant la possibilité aux collectivités territoriales de faire du logement privé et de la construction de bureaux sur une partie des surfaces foncières dégagées, la loi va aboutir à des programmes où les vrais logements sociaux seront peu nombreux, notamment dans les villes où les élus n’en veulent pas. Le bailleur 3F vient par exemple d’annoncer que 1500 logements financés ne seront pas réalisés, à cause de l’opposition des élus. Les Ministres successifs s’engagent sans arrêt à imposer le respect de la loi SRU un jour ou l’autre, mais dans les faits, l’Etat reste passif .

Sans volonté politique forte, le logement social n’avance pas, et la situation se détériore sans cesse : l’hébergement d’urgence reste saturé, les dernières statistiques INSEE montrent que la présence de familles entières dans la rue s’est banalisée, comme le statut de SDF pour de nombreux salariés. L’emballement des prix à la location où la vente dans le privé conduit mécaniquement à l’augmentation des expulsions, à cause d’impayés de loyers inévitables pour les ménages modestes, comme de congés pour vente donnés par les propriétaires dans les zones tendues.

Les mal-logés sont donc venus au siège du Parti Radical de Gauche auquel appartient Mme Pinel pour faire part de leur déception devant les promesses non tenues depuis deux ans jusqu’à ce jour, devant les maigres annonces faites aujourd’hui et susciter une prise de conscience de l’urgence d’une vraie politique du logement pour tous. En effet, nous avons lu les derniers communiqués de du Parti sur les actions de la Ministre : on s’y satisfait du lancement d’ « appels à projets » ou de l’ « engagement de réflexions approfondies » sur les thématiques du logement et de l’hébergement : mais si ces modes d’action pouvaient se concevoir dans une situation de parti d’opposition, aujourd’hui l’urgence est à l’action !

18:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sylvia pinel, ptz, parti radical de gauche, gul, blocage des loyers, accession sociale à la propriété, logement très social, foncier public, expulsions, dalo | | |  Facebook

vendredi, 07 mai 2010

Benoist Apparu interpellé sur la réforme de l'accession à la propriété

Ce Jeudi 6 Mai se tenait au Théâtre de la Cité Universitaire de Paris l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives HLM.
Benoist Apparu, Secrétaire d'État au logement et à l'Urbanisme était présent.

Une centaine de mal-logés du Collectif ont manifesté plus de deux heures dans l'enceinte de la Cité Universitaire, sans interlocuteur, avant de croiser au hasard d'un couloir le Secrétaire d'État au logement.
Le Jeudi 1er Avril, le collectif était déjà venu interpeller M.Apparu à l'occasion du
lancement de la semaine du Développement-Durable et de l'inauguration des "maisons pour agir" sur le parvis du Louvre. Messieurs Borloo et Apparu avaient alors annulé leur déplacement.

Un mois plus tard, face aux demandeurs de logements en colère, le Secrétaire d'Etat s'est engagé à recevoir une délégation du collectif.

La lutte continue !

Collectif des mal-logés en Colère Benoist Apparu.jpg

Jean-Louis Borloo / Benoist Apparu : Une politique de destruction du logement social depuis 2004

En 2004 Jean Louis Borloo, alors ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, lançait un vaste programme de démolition de logements sociaux : 200 000 HLM à détruire au nom d'une politique de « mixité sociale ». Il s'agissait officiellement de régler le problème dit des « ghettos »...en détruisant des logements sociaux.

 

Si les objectifs de destruction ont bien été tenus, il n'en va pas de même pour la reconstruction. En 2010, un an après la fin du « plan Borloo », à peine 2/3 des reconstructions promises ont été réalisées.

La conséquence directe de ce plan dit de « rénovation urbaine » a donc été une augmentation du nombre de demandeurs de logement : au problème du relogement des mal-logés est venu s'ajouter le problème des habitants des logements détruits, eux même à reloger.

Autre conséquence : une diminution de l'offre là où elle manque le plus, les reconstructions étant toujours plus loin des centres et d'un niveau de loyers toujours plus élevé.

Si cette politique est évidemment vécue comme un recul dans l'espoir d'accéder à un logement social par les mal-logés, elle ne semble pas être remise en cause aujourd'hui par M.Apparu.

Au contraire, c'est encore au nom d'une « mixité sociale » et de lutte contre les « ghettos » que le Secrétaire d'Etat annonce une réforme de l'accession à la propriété pour l'année 2011, sur fond de réduction des subventions aux logements sociaux (de 3000 euros à 1000 euros) et d'un « hold-up » sur l'argent du "1%- logement" pourtant lui-même destiné en grande partie à l'accession à la propriété !

Une volonté de réforme contradictoire aussi avec les aspirations des demandeurs de logements : tout les observateurs s'en accordent, l'activité des ventes de logements reste structurellement faible malgré les incantations gouvernementales. Demandeurs de logements et locataires n'ayant visiblement ni les moyens ni surtout la volonté d'acheter.

La vente des appartements HLM, contrairement à ce qui est avancé par le Secrétariat d'Etat au Logement n'apporte pas plus de fonds aux organismes qui les vendent que la mise en location qui leur assure des revenus stables et récurrents. Par contre elle peut s'avérer être un gouffre financier pour les primo accédants comme à Saint Denis (93), 136 avenue Gabriel Peri, où la Société Nationale Immobilière, a vendu des appartements périlleux, faute d'avoir voulu réaliser les travaux nécessaires avant la vente. L'exemple de la SNI, premier bailleur public, filiale de la CDC illustre bien la volonté gouvernementale de se débarrasser des logements sociaux existants sans se soucier réellement de l'accession à la propriété des ménages modestes.

Une politique axée sur l'accession sociale à la propriété dans des programmes neufs aurait au moins permis de fluidifier la mobilité au sein du parc HLM, mais ce n'est même pas de cela dont il est question, simplement d'une remise à plat des aides existantes.

L'intérêt de cette réforme, tant pour les demandeurs de logements que pour les ménages modestes  accédants à la propriété est donc loin d'être établi, mais le recours à « l'alibi » de la mixité sociale nous le connaissons bien depuis 2004.  Il s'agit avant tout de réduire l'offre locative, par la destruction et la mise en vente de nos logements.

Une véritable politique en faveur du logement passe avant tout par l'arrêt des démolitions, la rénovation des logements HLM qui le nécessitent, et surtout la construction massive de logements sociaux, conformes aux attentes de l'écrasante majorité des demandeurs (70%) : des logements de type Prêt LOCATIF Aidé, et à Usage Sociale.

Si tel était le cas, la mixité sociale dont on parle tant serait de fait réalisée.

 

NON A LA VENTE DE NOS LOGEMENTS

NON A LA DESTRUCTION DU LOGEMENT SOCIAL

UN LOGEMENT POUR TOUS !

 

Voir aussi : Foncière Logement, c'est notre argent, c'est nos logements

Semaine du déveleppement durable : les Mal-logés manifestent

La SNI, premier bailleur public, un promoteur immobilier ?

12:49 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist-apparu, borloo, accession-à-la-propriété, réforme, ptz, apl, pass-foncier, crédits-d'impots, sni, anru | | |  Facebook

 
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