web analytics

Avertir le modérateur

mercredi, 26 mars 2014

Occupation de la "Mission Halles" de Paris: les mal-logés très mobilisés dans l'entre-deux tours

 Ce soir, Anne Hidalgo et NKM sont face à face devant les téléspectateurs.

Mais pendant les six mois de campagne électorale, aucune des deux n'a voulu répondre à LA question prioritaire pour les Parisiens : celle du logement. NKM a passé son temps à taper sur le logement social, inventant une prétendue « facilité » des plus pauvres à se loger à Paris, ce qui serait comique si ce n'était insultant pour les centaines de milliers de demandeurs de logement aux revenus modestes .

Anne Hidalgo a bien parlé logement...mais fait des promesses à l'horizon 2030. Pendant toute la campagne, elle s'est refusée à prendre des engagements précis sur la construction de logements très sociaux, et également à envisager d'urgence un plan de relogement massif pour désengorger les listes d'attente.

Et les mal-logés en lutte qui osaient exiger des engagements précis et immédiats ont suscité , non pas l'écoute, mais l'énervement de la candidate et de ses porte-paroles. C'est ainsi qu'il y a quinze jours, notre collectif était expulsé sans ménagements par la police de la Fédération PS de Paris, sur l'ordre de Rémi Ferraud, directeur de campagne d'Anne Hidalgo, président de la Fédération et maire du 10ème arrondissement.

Aujourd'hui, toujours déterminés, 70 d'entre nous ont occupé la Mission Halles de la Ville de Paris, juste en face de la Fontaine des Innocents. Nous voulions notamment mettre en lumière la disproportion entre le coût de ce projet qui ne profite qu'aux investisseurs commerciaux et le budget du logement. La rénovation du Forum, c'est un milliard d'euros, soit deux ans de budget logement pour tout Paris. Alors qu'on ne nous dise pas que les moyens manque, c'est bien une question de volonté politique.

Aujourd'hui en lieu et place d'une expulsion policière, nous avons d'abord eu la visite sur place du directeur de cabinet chargé du logement au cabinet du maire, puis obtenu un rendez-vous avec Rémi Ferraud en début de semaine prochaine.

Les élus de la nouvelle mandature devront donc écouter la parole des mal-logés de la capitale le premier jour de la première semaine de leur mandat. Normal, puisque le logement est la première préoccupation de TOUS les Parisiens.

Et notre parole sera très claire : le logement c'est maintenant !


Le tract diffusé sur place

Un milliard pour les Halles, pas de plan d'urgence contre le mal-logement, il fallait oser  !

 Les mal-logés occupent l'immeuble qui abrite la «  Mission Les Halles  », où se coordonne la rénovation d'un ensemble à vocation principalement commerciale qui a coûté un milliard d'euros à la Ville.

 Après ce premier tour des élections municipales, un constat s'impose  : dans les arrondissements populaires, le soutien à la majorité sortante a beaucoup faibli depuis 2008. Manifestement, les Parisiens des classes populaires n'ont pas eu l'impression que leurs problèmes étaient pris en compte et en passe d'être traités.

 L'accès au logement est au cœur de toute politique sociale, et évidemment au cœur des préoccupations des Parisiens modestes  : les élus municipaux reconnaissent d'ailleurs eux-même que c'est ce sujet dont leur parlent en priorité ceux qui viennent à leur permanence.

 Manifestement, la promesse de 30% de logements sociaux dans 15 ans ne satisfait pas les Parisiens, confrontés à l'urgence immédiate des loyers trop chers, des congés pour vente, de la suroccupation ou de l'enfer des hébergements précaires et de l'errance urbaine.

Manifestement, la focalisation de la campagne sur le logement intermédiaire ne répond pas non plus aux besoins d'une grande partie des Parisiens, qui sont 70% à pouvoir accéder à un logement social.

 Demandeurs de logement, nous avons une nouvelle fois décidé de nous faire entendre de la candidate et première adjointe actuelle  . Nous occupons un lieu très symbolique, l'immeuble qui accueille au cœur de Paris, la «  mission Paris Halles  », là où se coordonne une des opérations les plus chères de la dernière mandature  : pour un aménagement urbain qui profitera avant tout aux investisseurs privés du Forum des Halles, la Ville a dépensé un milliard d'euros, soit deux ans de budget du logement social pour tout Paris. Ce chiffre est aussi à mettre en rapport avec les 2 petits millions d'euros alloués à l'hébergement en 2014, et ce alors que même les familles avec enfants ne sont plus à l'abri de la rue, et qu'un appel sur deux au 115 se solde par l'absence de toute solution.

 Paris est une ville riche, qui peut et doit faire le maximum pour reloger les Parisiens mal-logés  : or, aucun plan d'urgence n'est proposé par Anne Hidalgo et ses alliés  . Christophe Najdovski proposait bien au premier tour de mobiliser tous les contingents pour reloger les DALO parisiens en deux ans, mais qu'en est-il dans l'accord final passé entre ces deux tours  élus  ? Devrons-nous encore nous contenter pendant sept ans de déclarations satisfaites, malgré la hausse continuelle du nombre de demandeurs de logement  ?

En effet seuls 20% des nouveaux logements sociaux construits depuis 2001 sont du logement très social  : et encore, dans les chiffres de la Ville de Paris concernant cette catégorie, sont intégrées les places en hébergement d'urgence, les anciens logements loi de 48 reconventionnés mais qui avaient déjà ce niveau de loyer auparavant, les acquisitions d'appartements déjà occupés.

Nous ne nous résignons pas  : le logement c'est maintenant  !

Le relogement n'est pas impossible, il est nécessaire  !

 On ne peut pas accepter qu'une partie des Parisiens vivent comme au 19ème siècle quand des solutions existent  : le reconventionnement des loyers libres en logements très sociaux, l'attribution des terrains disponibles à des projets de logements à des loyers correspondant aux besoins.

 Les élections se terminent, la lutte ne fait que commencer.  !

UN LOGEMENT POUR TOUS  !


Quelques images de la mobilisation :


Paris : les élections passent, le mal-logement... par HLMPOURTOUS

20:51 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : municipales2014, anne hidalgo, forum des halles, canopée, rémi ferraud, unibail | | |  Facebook

vendredi, 12 avril 2013

Mairie du 10ème: nouvelle manifestation contre le mal-logement

Après la mairie du 11ème arrondissement, la semaine dernière, c'est devant celle du 10ème que les mal-logés se sont rassemblés pendant plusieurs heures. 

Le 10ème arrondissement compte presque 5000 demandeurs de logement social inscrits au fichier de la Ville. Le nombre de mal-logés y est en réalité bien plus important: nombre d'entre eux en effet ne renouvellement pas leur dossier, tant l'attente est longue et décourageante. De plus nombre d'habitants des hôtels du 10ème sont régulièrement envoyés dans des hébergements précaires en banlieue, et ce alors qu'ils travaillent et ont leurs enfants scolarisés dans l'arrondissement, et aucune chance de trouver une solution de logement durable dans les villes d'"accueil", où ils sont considérés comme Parisiens.

Certes la mairie prétend faire de nouveaux logements sociaux tant qu'elle peut: mais quand 90% des demandeurs de l'arrondissement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I, que penser de constructions comme celles du passage Delessert où sur 69 logements , seuls 25% sont en PLA-I.

Les nouveaux logements, déjà en nombre très insuffisants ne sont donc pas majoritairement conçus pour correspondre aux demandes: quand au parc ancien, son état se dégrade. Au point que certains appartements rachetés à la SAGI et désormais gérés par Paris Habitat OPHsont pourris d'humidité et contaminés au plomb. Sans que personne ne réagisse à la mairie, malgré les avertissements de la Préfecture.

Les mal logés ne sont pas des Parisiens de seconde zone.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 


Paris : Colère des mal-logés à la Mairie du... par HLMPOURTOUS

16:17 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi ferraud, paris habitat oph | | |  Facebook

jeudi, 05 avril 2012

Dans le 10ème arrondissement, les mal-logés maintiennent la pression !

mal logés, 10ème arrondissement, rémi ferraud

Malgré les milliers de dossiers en attente dans le 10ème arrondissement, le maire Rémi Ferraud se refuse à prendre la mesure du problème: même là ou du foncier est disponible pour construire du logement social neuf, comme sur les terrains qui vont être libérés du fait de la destruction d'une partie de l'hôpital Lariboisière, la municipalité en accord avec l'AP-HP a choisi de vendre au privé !

Comment s'étonner dans ces conditions que le mal-logement s'aggrave et que les demandeurs de logement restent sans solution ?

Rémi Ferraud, faute de réponses concrètes tente de jouer l'usure: une centaine d'entre nous avaient été évacués en janvier dernier de la mairie sans la moindre négociation.

Nous sommes donc revenus manifester ce matin pendant plusieurs heures !


                         Paris :  des mal-logés manifestent... par HLMPOURTOUS

15:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, bertrand delanöe, mal-logés, insalubrité, expulsions, dalo, crise du logement | | |  Facebook

vendredi, 20 janvier 2012

Mal-logement à Paris 10éme : la colère monte


Une petite centaine de mal-logés ont été évacués aujourd’hui de la mairie du 10ème arrondissement après une occupation qui a duré toute la matinée.
Une nouvelle fois, après une manifestation le 9 décembre , nous sommes venus protester contre les décisions de la mairie , qui est bien loin de faire les efforts nécessaires pour mettre à disposition de nouveaux logements sociaux, dans un arrondissement qui en manque cruellement.

Ce manque d’efforts et de volonté politique s’exprime une nouvelle fois à propos de la restructuration de l’hôpital Lariboisière : alors que des surfaces très importantes vont être libérées, plus de la moitié de ces surfaces, soit 15 000m2 va être vendue au privé par l’Assistance Publique , en accord avec la Ville de Paris, pour faire bureaux et commerces.

Les 14 000 m2 restants ne comporteront que 50% de logements sociaux, le reste sera du logement construit par des promoteurs et naturellement inaccessible aux salariés et aux ménages modestes.
Il est inacceptable , alors que le manque de foncier disponible est prétexté en permanence par les élus, que des terrains publics basculent dans le privé. Le conseil d’administration de l’AP-HP dont les élus de la Ville font partie justifient les ventes par la nécessité de financer la restructuration de l’hôpital…

Bref, sacrifier l’accès à la santé ou celui à un logement décent, voilà la seule alternative proposée !

Les milliers de mal-logés du 10ème arrondissement , comme les 126 000 demandeurs de logement parisien ne peuvent évidemment s’en satisfaire.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


mal-logement à Paris 10éme : la colère monte ! par HLMPOURTOUS

17:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, mairie du 10ème, fernand widal | | |  Facebook

vendredi, 09 décembre 2011

Paris 10ème: quand la mairie diminue le nombre de nouveaux logements sociaux constructibles

remi ferraud,paris,logement social,plu,fernand widal,ap-hp,sru,logement d'abord,delanoe

Plus de 70 mal-logés ont manifesté une grande partie de la matinée devant la mairie du 10ème arrondissement.

Le 10ème arrondissement compte 4000 demandeurs de logement inscrits au fichier de la Ville.

Mais chaque année , la marie d'arrondissement n'attribue qu'une quarantaine de logements sociaux, dont certains sont des PLS inaccessibles aux revenus modestes.

Le 10ème arrondissement ne compte que 10,3 % de logements sociaux, alors qu'il s'agit d'un des quartiers de Paris où la demande est la plus forte, et où se concentrent beaucoup de situations de mal-logement : hôtels meublés , appartements suroccupés et insalubres, expulsions programmées à cause des congés pour vente qui se multiplient dans un quartier où les prix à la vente ne cessent d'augmenter.

Pourtant des espaces se libèrent qui pourraient permettre de répondre à la demande : prochainement, une partie de l'hôpital Lariboisière va être reconstruite ailleurs. Mais la Ville de Paris, à la demande de l'AP-HP a déjà annoncé qu'elle modifierait le Plan Local d'Urbanisme afin que le nombre de logements sociaux soit moins important . En effet, l'AP-HP souhaite réaliser de meilleurs profits sur cette opération et vendre le maximum de terrain à des promoteurs immobiliers, donc pour du logement privé hors de prix ou des bureaux.

Le même scénario ne cesse d'être reproduit par les élus : devant les situations dramatiques des mal-logés, et l'insuffisance de la production de logement social, la Ville invoque perpétuellement le manque de foncier pour des logements neufs.

Mais lorsque du foncier existe, il y a toujours une bonne raison de réduire le nombre de vrais logements sociaux programmées : sur la ZAC Mc Donald dans le 19ème, la marie invoque la nécessité de la mixité sociale et le nombre de logements sociaux déjà élevé dans l'arrondissement pour privilégier bureaux, logements privé et PLS, les logements les plus chers du parc HLM.

Dans le 10ème, le faible nombre de logements sociaux devrait donc , dans le même objectif de mixité sociale inciter à la construction massive sur tout le foncier disponible : mais cette fois, c'est un autre prétexte qui est trouvé pour en faire le moins possible.

Dans ces conditions, les mal-logés n'ont pas à croire les discours municipaux selon lesquels le maximum est fait pour répondre à la demande, et ne peuvent que continuer leur lutte.

 


Paris, Mairie du 10ème, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

14:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : remi ferraud, paris, logement social, plu, fernand widal, ap-hp, sru, logement d'abord, delanoe | | |  Facebook

jeudi, 16 juin 2011

Mal-logement à Paris : la Mairie du 10éme occupée

Ce matin, une centaine de demandeurs de logement social ont occupé la mairie du 10ème arrondissement , manifestant bruyamment jusqu'à obtention d'un rendez-vous avec le cabinet du maire.

Quasiment 10% des habitants du 10ème sont inscrits sur les listes de demandeurs de logement.

La Ville de Paris se félicite d'avoir résorbé l'insalubrité et parle désormais de « poches d'inconfort » dans l'arrondissement. Ce changement de vocabulaire ne change rien à la vie des concernés, il empire simplement leur situation : aujourd'hui, les critères sont devenus si stricts que les commissions de médiation DALO ne reconnaissent quasiment plus l'insalubrité, et la Préfecture estime n'avoir aucun devoir de relogement sur les dossiers non labellisés.

Ce refus de prise en compte concerne aussi toutes celles et ceux qui payent des loyers de plus en plus chers pour des surfaces de plus en plus petites : c'est le mal-logement invisible celui qui condamne les personnes aux salaires modestes, les retraités, les parents isolés à ne pas manger à leur faim , à s'endetter pour ne pas être jetés à la rue.

Les maires d'arrondissement ont toujours la même réponse à nous opposer : ils ont un contingent de logements réduits qui ne correspond pas aux plafonds de ressources trop faibles des demandeurs.

La majorité des demandeurs de logements sont donc désormais écartés de tous les contingents : trop pauvres pour celui de la mairie, pas assez « prioritaires » pour la Préfecture...qui ne reloge pas non plus beaucoup de DALO.

Nous ne pouvons pas accepter la fin de non-recevoir qui nous est faite par les maires d'arrondissement qui sont actuellement à mi-mandat : dans un arrondissement où le mal-logement touche 10% des habitants, le rôle des élus est de prendre le problème à bras le corps et de trouver des solutions pour leurs administrés qui sont des Parisiens comme les autres.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !



Paris : la Mairie du 10éme occupée par des... par HLMPOURTOUS

14:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, delanoe, dalo, sru, sdf, mal-logés, hlm, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

mardi, 24 juin 2008

Les mal logés interdit de réunion publique par le Maire du 10ème arrondissement

969046584.jpgCe soir la Mairie du 10ème arrondissement invitait les habitants du quartier à une réunion sur la Politique de la Ville

http://www.mairie10.paris.fr/mairie10/jsp/site/Portal.jsp...

Les problèmes de logement font intégralement partie de la Politique de la Ville, c'est pourquoi le collectif avait décidé de participer à cette réunion afin d'exposer nos problèmes aux élus présents: Rémi Ferraud, maire du 10ème et Gisèle Stiévenard adjointe à la Politique de la Ville, ainsi qu'Alain Lhostis étaient annoncés.

Mais, manifestement, quand la Ville de Paris invite les habitants de sa commune, il s'agit d'une invitation sélective: les mal logés sont interdits de réunion, interdits de mairie, interdits de parole.

A l'étonnement des autres habitants présents, les élus ne se sont pas montrés et ont décidé d'annuler purement et simplement le débat que tout le monde attendait.

Tandis qu'une partie des gens venus participer au débat étaient interdits d'entrée par les vigiles de la Mairie de Paris, nous avons été évacués par les CRS.

D'un côté , la Mairie du 10ème affirme sur son site " La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville. Ils sont appelés à participer aux réflexions, à l'élaboration et à la mise en oeuvre du projet de quartier. "

De l'autre, elle préfère annuler un débat lorsque les habitants du quartier sont présents en nombre. Nos luttes pour un logement décent participent pourtant activement de la vie du quartier, même si elles nous opposent à une politique municipale qui nous refuse le minimum.

La réunion serait reportée en septembre: si la Mairie ne veut pas de mal logés à ses réunions publiques, qu'elle nous reloge tous !

Le texte diffusé sur place

UN LOGEMENT POUR TOUS ! TOUT DE SUITE !

Ce soir la mairie du 10ème arrondissement organise avec le CICA une rencontre sur le thème de la Politique de la Ville dans le 10ème. Il s'agirait de « réduire les inégalités sociales entre territoires ». Selon les élus parisiens présents ce soir « La participation active des habitants et de leurs associations est une dimension essentielle de la Politique de la Ville ».

Nous sommes parisiens, nous sommes victimes des inégalités sociales puisque nous sommes mal logés ou même sans domiciles. Dans le 10ème , ces inégalités sociales nous condamnent à vivre dans des conditions dignes du 19ème siècle.

Quelques exemples :

Au 211 rue Saint Maur, et dans plusieurs autres immeubles avoisinants, des familles s'entassent dans des logements trop petits et insalubres. La présence de plomb a été constatée, par la Préfecture comme par la Mairie, sur les murs mais aussi dans le sang des enfants, dont certains ont un taux de plombémie qui dépasse le seuil légal ou le saturnisme est avéré.

La réponse des pouvoir publics ? Pas de relogement mais des travaux en site occupé, en l'occurrence la pose d'un « papier anti plomb » . Pas dans tous les appartements, pas derrière les meubles. Dans les logements touchés par l'humidité le papier se décolle dès la fin des travaux. Les contrôles quand ils ont lieu ne sont jamais effectués avant un an. La maladie et les traitements lourds doivent être gérés dans des conditions indignes.

Au 8, rue Jarry, depuis plus de huit mois, l'hôtel a été déclaré « insalubre » par la Préfecture de Police. La mairie de Paris a interrompu le financement des chambres, l'hôtelier a tout tenté en vain pour faire partir les familles : coupures d'eau, d'électricité, de chauffage, tentatives d'expulsion sauvage.

La réponse du maire du 10ème et de la Ville de Paris ?:

Dans un premier temps, on a proposé aux familles d'autres hôtels, le plus souvent en banlieue, c'est-à-dire quitter l'enfer d'un hébergement précaire dans son quartier pour un autre hébergement précaire, plus loin. Face à la détermination des habitants, membres de divers collectifs de lutte contre le mal logement la Mairie du 10ème a pris la lourde responsabilité de tenter de les diviser, en acceptant la discussion avec certains collectifs mais pas d'autres. Depuis, si des relogements ont été arrachés par la lutte à la Préfecture ou à des bailleurs sociaux, beaucoup de familles croupissent encore dans l'hôtel, livrées à tous les dangers.

Deux exemples, parmi d'autres qui expliquent nos manifestations hebdomadaires devant la Mairie du 10ème pour que le maire de l'arrondissement respecte ses engagements, notamment sur l'éradication de l'insalubrité. Notre lutte est traitée par le mépris : évacuation policière de notre propre mairie, et refus total de négocier, au niveau de la mairie centrale, comme de la mairie d'arrondissement..

Le 10ème arrondissement ne compte même pas 10 pour cent de logements sociaux et seuls mille logements, dont un tiers de logements VRAIMENT sociaux ont été mis sur le marché depuis 2001.C'est cette réalité là qui devrait déranger les élus municipaux et non pas le regroupement des mal logés en collectifs de lutte qui en est la conséquence.

Nous espérons donc ce soir être considérés, pour une fois , comme les autres habitants du 10ème, et que de vraies solutions soient apportées à nos urgences.

21:55 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mairie du 10ème, paris, rémi ferraud, tony dreyfus, logement social, politique de la ville, insalubrité | | |  Facebook

mardi, 06 mai 2008

Le maire du 10ème envoie la police contre les mal logés , mais épargne les marchnads de sommeil

Ce matin soixante dix mal logés du collectif se sont fait expulser par les gardes mobiles de la mairie du 10ème arrondissement.C’est la deuxième fois en quinze jours.

Interrogé tout juste après sa prise de fonctions, Mr Rémi Ferraud nouveau maire du 10ème arrondissement déclarait à un journal parisien « Ma priorité c’est l’éradication de l’insalubrité « . Mais le mal logement s'éradique-t-il en expulsant les mal logés ?

A deux pas de la mairie , dans la rue Jarry des dizaines de familles vivent entassées dans plusieurs hôtels meublés.La suroccupation y est un problème général, qui à lui seul devrait justifier le relogement.


A l’hôtel Crystal, la situation n’ a fait qu’empirer ces derniers mois. Au début du mois d’octobre, un arrêté de péril frappe l’hôtel, la Ville de Paris cesse immédiatement d’assurer le financement de l’hbergement. Elle ne propose aux habitants que des hôtels tout aussi dégradés, et dans l’immense majorité des cas, en banlieue.

Les familles , Parisiennes de longue date, avec leurs enfants scolarisés dans l’arrondissement se mettent en lutte pour leur relogement. Malgré des promesses préélectorales, la Ville ne propose aucune solution stable. Et il faut tout l’hiver manifester, occuper, pour que l’électricité ne soit pas coupée, pour faire face aux tentatives d’expulsions sauvages de l’hôtelier.

Au printemps, les travaux sont faits, l’arrêté de péril concernait la façade : mais immédiatement, une autre injonction de travaux suit, les services sociaux refusent la reprise du financement.

Les élections sont passées, et les mal logés de la rue Jarry, leur détermination incommodent la mairie, qui a refait des propositions de changement d’hôtel, sans aucune garantie de stabilité, comme si il était inconcevable que des habitants du 10ème arrondissement soient relogés à Paris dans un vrai logement.

Désormais, les habitants de l’hôtels qu’ils viennent à la mairie à cinq, à dix ou à 60 sont expulsés par la police sans qu’un élu vienne leur parler.

L’hôtelier  a averti les habitants : la Mairie se désintéressant totalement du sort des familles, il s’estime autorisé à multiplier les pressions et les violences. Depuis quinze jours, il n’y a plus d’eau chaude, l’électricité est régulièrement coupée, les provocations physiques et verbales se multiplient .

Rémi Ferraud prend aujourd’hui une lourde responsabilité : la santé des enfants notamment est gravement menacée par cette situation, et le risque d’expulsion sauvage, comme celui de violences graves est permanent.

Les habitants et le Collectif Mal Logés en Colère vont poursuivre leur lutte pour le relogement de tous. Mais si les familles se retrouvent à la rue, si leur intégrité physique et morale est constamment menacée, la Mairie du 10ème arrondissement ne pourra pas se contenter d’accuser les marchands de sommeil. Quand des élus sont prêts à dépenser l’argent public sans compter pour mobiliser des cars de CRS contre les mal logés, mais refusent de se donner les moyens de reloger, ils se font objectivement le soutien de ces marchands de sommeil.

18:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, marchands de sommeil, rémi ferraud, hôtels, ville de paris, logement social | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu