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mercredi, 07 octobre 2015

Paris 10ème: hébergement saturé ? Reloger au lieu d'expulser !

70 mal-logés ont manifesté aujourd'hui devant le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris, contre des expulsions programmées pour des résidents d'hôtel ou de résidence sociale qui attendent un logement depuis des années.

Retrouvez le récit de l'action et sa vidéo en clickant sur notre nouveau blog !

19:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, anne hidalgo, hébergement d'urgence, expulsions, relogement, dominique versioni, hôtels, résidence sociale | | |  Facebook

mardi, 20 décembre 2011

Mal-logement: le Préfet de Région annule l'inauguration du SIAO 75

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Le préfet de Région Daniel Canepa devait inaugurer aujourd’hui le SIAO, une nouvelle structure censée, sans moyens supplémentaires , assurer l’hébergement d’urgence pour les personnes à la rue et leur relogement ensuite. Le préfet devait ensuite rejoindre Benoist Apparue et l’ensemble des préfets d’Ile de France pour une réunion sur  le logement.

A une centaine de demandeurs de logement, nous avons ce matin précédé le Préfet  dans les locaux du SIAO.

Nous ne pouvons en effet nous satisfaire d’une réorganisation des services de l’hébergement et du logement de l’Etat, présentée comme la énième solution miracle à l’urgence du mal-logement : on cherchera en effet en vain autre chose que cette réorganisation dans le plan « Logement d’abord » défini par Benoist Apparu.  Le budget du logement social a encore été revu à la baisse lors du dernier plan de rigueur, et le Ministre assume de ne pas ouvrir même de nouvelles places d’hébergement alors que 40% des appels au SAMU social ne débouchent sur aucune prise en charge.

« Logement d’abord » n’est qu’un label de plus, après DALO et bien d’autres. A l’heure actuelle, sur 2200 dossiers examinés, seuls 300 ont obtenu une « préconisation logement », c’est-à-dire rien de concret. Dans la plupart de ces dossiers, l’Etat a déjà une obligation de reloger au titre du DALO ! Par contre dans certains hébergements financés par le SAMU, les hôteliers menacent d’expulser des dizaines de famillles,  par peur de ne plus être payés suite à la mise en place de ce nouveau dispositif.

Le Préfet en a donné la preuve aujourd’hui : alors qu’il disposait de plusieurs heures avant l’inauguration pour entamer une discussion sérieuse et concrète avec les mal-logés, leur simple présence dans une structure qui leur est directement destinée l’a amené à annuler immédiatement sa venue. Le Ministère a également refusé toute prise de contact.

Le SIAO , qui regroupe 38 associations mandatées par l’Etat pour trouver des solutions aux demandeurs de logement n’en a pas eu d’autre que d’ordonner une évacuation policière.

Le « Logement d’abord «  des communiqués de presse se transforme vite en « Police d’abord », lorsque le Ministère Apparu est confronté au réel !

Déterminés et solidaires face au mépris, les mal-logés en lutte continueront à exiger le minimum, un logement maintenant !


SIAO : Logement d'abord ou Police d'abord ? par HLMPOURTOUS



Le communiqué difusé sur place

LOGEMENT D’ABORD : les mal-logés prennent le Ministre au mot.

Nous sommes venus à une centaine de demandeurs de logement inaugurer les locaux du SIAO parisien : cette nouvelle structure, qui sera installée officiellement par le Préfet de Région est censée coordonner à la fois l’accès à l’hébergement et au relogement dès le début du mois de janvier. Elle regroupe la majeure partie des acteurs de l’hébergement en Ile de France.

Mais ses premières actions augurent mal de la suite : en effet, depuis quelques mois, le SIAO a par exemple mené une enquête auprès de tous les hébergés en hôtel du SAMU social. Dans la présentation faite aux concernés par les travailleurs sociaux mandatés, il s’agissait de trouver une solution à leur situation. Dans les faits et selon les résultats affichés par le SIAO sur son site, la moitié des hébergés sont déclarés non relogeables , parce que sans titre de séjour. Dans l’autre moitié, à peine un dixième est considéré comme relevant  possiblement d’un vrai logement. Pour les autres,  ce sont des hébergements améliorés qui sont préconisés. « Préconisé » ne signifie pas proposé réellement, et pour cause : concernant par exemple le dispositif de sous location dans le privé, le nombre de logements disponibles est de quelques milliers, bien en dessous des chiffres prévisionnels annoncés par le Ministère .

Bref, ce tri entre les mal-logés n’aboutit même pas au relogement d’une minorité : dans les fait, des familles sont menacées d’expulsion imminente dans les hôtels concernés.

L’année dernière, à la même époque, Benoist Apparu promettait le relogement de tous les DALO 2008. En 2007, à la même époque Christine Boutin promettait le relogement des gens vivant dans la rue. En 2009, le super préfet chargé de l’hébergement et du logement au niveau national, Alain Régnier , se donnait comme objectif la sortie de la rue et de l’habitat indigne pour toutes les personnes concernées en 2012.

Les Ministres et les responsables étatiques du logement ne peuvent pas ignorer qu’ils promettent du vent en faisant ces déclarations, quelques chiffres suffisent pour en être convaincu.

->Le contingent préfectoral à Paris, c’est encore et toujours mille logements par an pour 120 000 demandeurs de logement .

->A l’heure actuelle, 62 pour cent des demandes d’hébergement en urgence faites au 115 parisien ne sont pas satisfaites, 40% sur les autres départements franciliens.

->En 2010, le nombre d’expulsions locatives effectives a encore augmenté de plus de 10% selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur.

-> En un an, pour les seuls mal-logés ayant fait le parcours du combattant DALO, le nombre de personnes non relogées s’est accru de 5000.

Jouer avec les mots, c’est jouer avec nos vies. « Logement d’abord » dit le Ministre. Très bien, nous le prenons au mot.

C’est la raison pour laquelle nous sommes venus nous installer au SIAO, censé appliquer la procédure qui nous y mènera.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


19:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist apparue, daniel canepa, siao, emmaus, hébergement, samu social, relogement, logement d'abord, dalo, sdf | | |  Facebook

mardi, 11 octobre 2011

Paris 19ème: journée de mobilisation des mal-logés


Vendredi, suite à une occupation récente de la mairie du 19ème arrondissement, notre collectif était reçu par le cabinet de Roger Madec : malheureusement le discours tenu face aux situations diverses de mal-logement évoquées n'avait rien à voir avec que tout habitant du quartier est en droit d'attendre de son maire.

Pour les élus du 19ème arrondissement, en effet, les dizaines de dossiers présentés ne relèvent pas de sa compétence : qu'il s'agisse de suroccupation, de congés pour vente, d'insalubrité ou de loyers trop chers, la Mairie nous rabat sur le DALO et la Préfecture.

On nous a notamment expliqué que nos revenus ne correspondaient pas à la plupart des logements construits dans l'arrondissement récemment , en grande majorité des PLS...pourtant nous sommes dans la moyenne des demandeurs parisiens: travailleurs aux salaires modestes, retraités, parents isolés, le logement social est pour nous la seule chance de sortir du mal-logement.

La mairie de Paris ne peut donc pas nous ignorer et ne pas adapter l'offre à la demande : nous sommes donc venus à une centaine attendre notre maire devant une crèche qui devait être inaugurée en sa présence et celle de l'Adjoint à la Petite Enfance de la Mairie centrale.

Roger Madec ayant finalement annulé son déplacement, nous nous sommes donc rendus directement devant la mairie pour manifester : là le directeur du cabinet du maire est finalement venu à notre rencontre.

Nous lui avons annoncé notre intention de nous mobiliser sur l'arrondissement : nous n'acceptons pas d'être des Parisiens de seconde zone, sans cesse renvoyés vers les services de l'Etat pour notre relogement, alors que le contingent de logements de la Ville de Paris est énorme.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


Paris 19éme : le Maire annule une inauguration... par HLMPOURTOUS



Le communiqué diffusé sur place




Mal logés , habitants du 19ème ou d'ailleurs, nous venons à la rencontre de Roger Madec, maire du 19ème arrondissement, de Christophe Najdovsky, adjoint de la Ville chargé de la petite enfance, et  Richard Puyal, , président du conseil d'administration de la CAF de Paris, à l'occasion de l'inauguration de la Maison de Gavroche, une nouvelle crèche.

Les mal-logés et leurs enfants n'ont pas l'intention de rejouer une nouvelle version des Misérables !

Pourtant, la situation actuelle semble décidément nous condamner à la rue ou aux taudis à plus ou moins brève échéance, sans qu'élus et dirigeants des institutions comme la CAF fassent autre chose que se renvoyer la balle nous concernant.

Il en ainsi concernant la suroccupation, souvent couplée à des problèmes d'insalubrité.

Pour les mairies d'arrondissement, comme pour la mairie centrale, le relogement dans ces circonstances dépendrait de l'Etat, puisque les mal-logés concernés relèveraient du DALO !

Seulement, la seule obtention du label DALO est un parcours du combattant : les documents exigés sont de plus en plus nombreux et difficiles à obtenir, les critères de plus en plus stricts et les délais de décision des commissions de plus en plus longs. De toute façon, même pour ceux qui ont le label, des dizaines de milliers de dossiers sont déjà en attente...et  la Préfecture de Paris nous rétorque que le contingent le plus important est celui de la Ville vers laquelle elle nous renvoie.

Les années passent, on s'entasse de plus en plus nombreux dans des logements minuscules : les enfants n'ont pas de place , les adultes non plus, la vie scolaire, professionnelle, sociale, la santé sont compromises.

Et désormais, en plus, on se retrouve confronté à des problèmes avec la CAF, qui compromettent le paiement du loyer.

En effet, toutes les administrations communiquent entre elles : dès lors que la suroccupation est signalée dans le cadre du DALO, la CAF le sait et enclenche des procédures de suspension pour surface d'habitation insuffisante. De plus en plus nombreuses sont les familles qui vivent ainsi avec l'angoisse supplémentaire de se voir supprimer leurs prestations : actuellement dans le 19ème arrondissement, des convocations collectives par la CAF ont lieu à ce sujet.

C'est d'ailleurs la même chose en ce qui concerne les procédures d'expulsion et les congés pour vente : la Ville nous renvoie vers la Préfecture pour le relogement, mais celle-ci exige le label DALO qui n'est accordé qu'en cas de décision de justice, quand l'expulsion est imminente. En attendant, nombreux sont les propriétaires qui ne délivrent plus de quittance de loyer lorsqu'ils veulent se débarasser de leur locataire et dans ce cas , la CAF ne paie plus d'allocation...

Aujourd'hui, cette inauguration réunit des responsables de la mairie centrale, de la mairie d'arrondissement et de la CAF : il va donc être difficile de se renvoyer mutuellement la patate chaude du mal-logement en ne tenant aucun compte des concernés !

15:11 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : roger madec, insalubrité, dalo, relogement, mixité sociale, pls, expulsion locative, delanoe, hidalgo | | |  Facebook

 
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