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jeudi, 12 juillet 2012

Les vrais logements sociaux, c'est maintenant: Les mal-logés à l'USH

70 mal-logés ont manifesté ce matin devant l'Union Sociale pour l'Habitat, organisme qui regroupe l'ensemble des bailleurs sociaux publics et privés.

Nous avions déjà interpellé sa vice-présidente, Marie Nöelle Lieneman à l'automne dernier à l'occasion d'un colloque de l'organisation sur l'inadaptation entre l'offre HLM et la demande, notamment au regard du type de logements sociaux majoritairement construits, en PLS, et donc beaucoup trop chers pour 76 pour cent des demandeurs de logement franciliens.

Nous sommes revenus aujourd'hui, à l'occasion d'une réunion où étaient présents les présidents de nombreuses sociétés HLM, pour que soient enfin pris en compte les besoins réels des mal-logés !

 


Paris: Des mal-logés manifestent devant le siège... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

RASSEMBLEMENT DEVANT L'USH : NOUS EXIGEONS DE VRAIS LOGEMENTS SOCIAUX

 

Ces dernières semaines, l'UNPI ( Union Nationale des Propriétaires immobiliers ) a lancé une nouvelle attaque médiatique et juridique contre le logement social, en prenant prétexte de la défense des plus défavorisés, et du prétendu réservoir à hauts revenus que seraient devenus les HLM.

Cette attaque repose sur des arguments fantaisistes pour la plupart, et sur l'idée dangereuse selon laquelle le logement social devrait représenter l'exception et concerner le moins de personnes possibles . Mais il n'en reste pas moins un très gros problème : non pas celui des riches qui habiteraient prétendument en masse les HLM, mais celui du niveau des loyers de ces mêmes HLM.

Nous manifestons aujourd'hui devant le siège de l'Union Sociale des HLM à ce sujet.

 L'organisme réunissant l'ensemble des bailleurs sociaux le reconnaît elle même dans un communiqué en réponse aux allégations de l'UNPI : il y a notamment en Ile de France, des dizaines de milliers de logements du parc social dont les loyers ne sont pas du tout sociaux, qu'il s'agisse des « loyers libres » , de certaines catégories d'ILN , ou des PLI ( logements intermédiaires).

 Les bailleurs sociaux restent très flous sur le nombre de logements concernés, et surtout peu de mesures sont prises pour faire de ces logements des logements sociaux . En effet la question n'est pas tant celle de leurs actuels occupants, mais plutôt celle de leur reconventionnement lorsqu'ils sont libérés : il est tout à fait possible légalement d'en faire des PLUS ou des PLA-I, mais ce n'est pourtant pas le cas.

 Cela coûterait pourtant beaucoup moins cher que les opérations d'acquisition de logements privés déjà occupés , notamment à Paris, où le prix de l'immobilier est très élevé.

 D'autre part, si le logement social doit aussi servir à loger les classes moyennes, qui connaissent également des difficultés de logement, la production actuelle ne correspond pas du tout à la nature de la demande : en Ile de France les PLS, accessibles à des personnes gagnant jusqu'à 2000 euros par mois sont inaccessibles à 78 %  des demandeurs de logement.

 Le nombre de logements produits avec ce niveau de loyer a pourtant triplé en moins de dix ans, quand celle des vrais logements sociaux, les PLA-I augmente péniblement, et que beaucoup d'entre eux sont en réalité des hébergements précaires.

 A Paris, devant cette surproduction de PLS et la sous-production de PLA-I, les autorités en sont à attribuer 78% des PLS à des foyers dont les ressources n'y correspondent pas : de fait, cela entraîne une nouvelle forme de mal-logement, les locataires ayant des difficultés à assumer le loyer, alors même qu'ils sont dans le logement social.

 Ces dernières années, les bailleurs se sont également engagés dans la production de logements en Usufruit Locatif Social : ces logements sont comptabilisés au titre de la loi SRU, alors qu'il s'agit non seulement de loyers du type PLS, mais aussi et surtout de logements temporairement sociaux, appartenant en réalité à des propriétaires privés, qui en cèdent la gestion pour quinze ans, bénéficiant en retour d'exonérations fiscales très importantes ! Ces logements sont pour beaucoup localisés dans des communes des Hauts de Seine qui ont ainsi trouvé un nouveau moyen de contourner la loi SRU, mais Paris s'y met aussi avec un programme de 65 logements dans le 15ème arrondissement, sur la ZAC Boucicaut

 Nous sommes donc venus à manifester devant l'USH pour exiger une production massive de logements vraiment sociaux , vraiment adaptés à la demande.


14:52 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ush, lienemann, duflot, repentin, pls, pli, logement intermédiaire, pla-i | | |  Facebook

mercredi, 16 mai 2012

Les mal-logés chez la Médiatrice de la Ville de Paris.

LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT

 médiatrice Ville de paris, Delanoe, Hollande, Repentin, le changement maintenant, DALO Environ 90 mal-logés sont actuellement dans une annexe de l'Hôtel de Ville ou siège notamment la Médiatrice de la Ville de Paris.

Depuis dix ans, les mal-logés parisiens sont baladés entre la Ville et l'Etat, qui se renvoyaient la balle des responsabilités.

Cette situation vient de prendre fin, comme l'a dit François Hollande à l'Hôtel de Ville, hier, le changement commence ici. Dès maintenant, Préfecture et Ville doivent travailler à résoudre immédiatement les problèmes de logement.

-ceux des personnes sans hébergement aucun, ou sous la menace d'une rupture d'hébergement imminente, ou vivant dans des hôtels non-conformes où elles ne peuvent percevoir aucune aide financière

- Ceux des personnes expulsables à cause des congés pour vente

- Ceux des personnes victimes d'insalubrité et jusqu'ici baladées entre services dépendant de l'Etat et administrations de la Ville.

- Ceux des personnes aux revenus modestes ou précaires systématiquement écartées des commissions d'attribution.

- Ceux des locataires de logements sociaux qui ont besoin d'un changement de logement à cause de la suroccupation ou du handicap

Pour les 120 000 demandeurs de logements, il n'y a pas d'état de grâce, pas de période de transition, la réalité reste celle de l'urgence absolue d'accéder enfin au minimum, un logement décent pour vivre correctement. Cet hiver, plus de la moitié des demandes de simple hébergement auprès du SAMU social n'ont pas abouti.

Les files d'attente pour un relogement sont à ce point engorgées que presque 10% des demandeurs recensés attendent depuis plus de dix ans. Seuls 22 pour cent des nouveaux logements construits ou produits ces dix dernières années à Paris sont des PLA-I et ce alors que 80 pour cent des demandeurs ne peuvent accéder qu'à ce type de logements

Les élus, anciens ou nouveaux doivent agir immédiatement avec toutes les possibilités que leur donne la situation politique nouvelle. La production doit être réorientée, chaque demande d'hébergement doit être satisfaite immédiatement, les expulsions doivent s'arrêter et des logements avec un loyer correspondant aux ressources doivent être proposés.

Nous exigeons d'être immédiatement reçus et entendus par la Médiatrice, le cabinet du Maire de Paris et par la Préfecture.


La Médiatrice de la Ville de Paris occupée par... par HLMPOURTOUS

11:23 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : médiatrice ville de paris, delanoe, hollande, repentin, le changement maintenant, dalo | | |  Facebook

 
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