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mercredi, 16 décembre 2015

Noel du Secours Pop: Ian Brossat et Valérie Pécresse étaient là, les mal-logés aussi !

Ian Brossat, adjoint au logement, et Dominique Versini adjointe à la Solidarité et à la lutte contre l'Exclusion pour la Ville de Paris, Valérie Pécresse, présidente du Conseil Régional, ils étaient tous présents ce soir au Noël du Secours Populaire, dans le 18ème arrondissement.

Les mal-logés en colère étaient là aussi: usagers des associations de lutte contre l'exclusion, nous savons mieux que personne leur réalité actuelle

Remercier les associations qui font ce qu'elles peuvent ne peut être suffisant pour des élus qui ont les moyens de faire ce qu'ils doivent, assurer à tous l'égalité du droit au logement. 

 Nous tenons pour notre part à saluer les bénévoles du Secours Populaire , pour leur accueil face à notre action collective

Retrouvez le récit de notre visite collective et notre vidéo sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/2015/12/ian-brossat-do...

21:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : valérie pécresse, ian brossat, dominque versini, hébergement d'urgence, insalubrité, dalo, samu social | | |  Facebook

mercredi, 18 mars 2015

Paris: l'Aide Sociale à l'Enfance doit cesser d'exclure une partie des habitants

Une cinquantaine de mal-logés ont manifesté aujourd'hui devant le siège de l'Aide Sociale à l'Enfance ( ASE) , quai de la Râpée à Paris.

« Apporter un soutien matériel, éducatif et psychologique aux mineurs, à leur famille, aux mineurs émancipés et aux majeurs âgés de moins de 21 ans confrontés à des difficultés sociales susceptibles de compromettre gravement leur équilibre ». C'est ainsi que la loi définit la mission de l'Aide Sociale à l'Enfance.

 Le mal-logement et l'errance urbaine font évidemment partie des difficultés sociales susceptibles de compromettre l'équilibre des mineurs : on ne peut pas avoir une scolarité normale quand on a deux heures minimum de trajet quotidien entre l'hôtel et l'école primaire. On ne peut pas avoir une enfance épanouie quand on doit faire ses devoirs aux toilettes. On ne peut pas grandir normalement lorsque l'asthme et les pathologies respiratoires nécessitent des hospitalisations en urgence dès le plus jeune âge.

 Il y a encore dix ans, les familles mal-logées étaient donc soutenues par l'ASE. Avec la décentralisation, le département de Paris leur a fait payer le désengagement financier de l'Etat : petit à petit, le mal-logement a été considéré comme ne faisant pas partie des difficultés sociales nécessitant l'intervention de l'ASE, sauf « cas exceptionnels ». C'est d'ailleurs le même processus qui est appliqué aux mineurs étrangers isolés, de plus en plus souvent rejetés par le Département.

 Les familles à la rue ou celles qui sont expulsées ont été abandonnées et renvoyées au SAMU social, qui envoie la majorité d'entre elles dans des hôtels de grande banlieue, et les change d'hébergement souvent du jour au lendemain. Les travailleurs sociaux du département sont réduits à l'impuissance pour tout ce qui concerne le mal-logement : d'une part, on les contraint à rejeter une partie des familles vers le SAMU, d'autre part, ils n'ont plus les moyens, ni le temps de soutenir concrètement les familles dans leur démarche, qu'il s'agisse de monter un dossier DALO ou de faire reconnaître l'insalubrité d'un logement.

Par contre bien souvent, les mineurs mal-logés et leurs parents sont mis en cause et montrés du doigt : les ravages du mal-logement ne sont plus considérés comme relevant des « difficultés sociales » devant susciter l'intervention de l'ASE, mais les parents sont vite accusés de « carences éducatives ». Lorsque les enfants s'endorment en classe, lorsqu'ils sont suractifs parce que l'école est le seul lieu où ils ne sont pas confinés dans un espace restreint, lorsque leur niveau scolaire chute après une expulsion, les parents sont convoqués et rappelés à leurs « responsabilités ».

Lorsqu'elle était Défenseuse des Enfants, en 2011, Dominique Versini, actuelle adjointe à la Maire de Paris, chargée de l'exclusion et de la protection de l'enfance, dénonçait « « les reculs » et les « insuffisances » de la politique de protection de l'enfance, l’aggravation de la pauvreté, la détérioration de la santé générale des enfants ». Aujourd'hui, elle pourrait changer la donne, mais la politique menée persiste à exclure les familles mal-logées du droit commun de la protection de l'enfance.

Dans le même temps, l'adjoint au Logement, Ian Brossat, renvoie pourtant notre collectif vers Mme Versini et l'Aide Sociale à l'Enfance, quand nous évoquons ces problématiques.

C'est la raison pour laquelle nous manifestons aujourd'hui au siège de l'ASE parisienne.


Aide sociale à l'enfance de Paris : les... par HLMPOURTOUS

22:12 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : versini, ase, dases, mie, ian brossat, samu social, errance urbaine, hôtels sociaux | | |  Facebook

vendredi, 02 janvier 2015

Sans abri en danger : occupation du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires.

CGET, commissariat général égalité des territoiresLe budget du Logement en 2014, c’était 7,8 milliards d’euros,  et dans ces sommes, sont incluses les aides aux investisseurs immobiliers. L’hébergement d’urgence a été crédité à hauteur de 1,3 milliard d’euros.

La décision d’abandonner l’écotaxe pour satisfaire les entrepreneurs aura à elle seule coûté 2 milliards d’euros, soit presque le double du budget de l’hébergement d’urgence. Les aides consenties aux entreprises dans le cadre du Pacte de Responsabilité sont de 50 milliards d’euros.

Cette simple comparaison amène à une conclusion logique et terrible : en fixant la lutte contre le mal-logement comme une priorité, on pouvait sauver les vies de toutes celles et ceux qui sont morts dans la rue ces derniers jours. On pouvait libérer des places en hébergement d’urgence en logeant ceux qui y attendent depuis des années. On pouvait reloger les personnes expulsées ce printemps et cet automne.

Ce 2 janvier, demandeurs de logements, mal-logés, sans abri, en errance urbaine, locataires menacés d’expulsion, hébergés dans des hôtels sordide, en famille et célibataires, nous sommes venus collectivement au Commissariat Général à l’Egalité des Territoires pour dénoncer la réalité brute : nos vies valent moins que beaucoup d’autres choses pour notre gouvernement.

Si nous avons obtenu un rendez-vous au Ministère grâce à notre mobilisation, la direction du Commissariat Général à l’Egalité des Territoires nous a tout de même fait remarquer, que nous n’avions pas choisi le bon jour, et qu’il n’y avait pas grand monde un 2 janvier. Décidément, il est toujours urgent d’attendre, pour reloger les gens, et l’on pourrait même penser que nos politiques sont surtout impatients que les températures baissent, et qu’on parle moins des SDF qui meurent.

Et les mal-logés savent bien qu’effectivement, dans quelques semaines, voire dans quelques jours, les médias en parleront moins. Ce n’est pas ce silence qui empêchera les luttes et les solidarités de continuer.


Sans abris et mal-logés occupent le... par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

 MORTS DE LA RUE : il n’y a pas de fatalité.

Face au décès de six sans abri dans la rue, le premier Ministre a appelé à la « vigilance » de chacun pour protéger les personnes en danger.

Nous sommes donc venus aujourd’hui au Commissariat Général à l’Egalité des Territoires, vigilants et solidaires pour dire qu’il y a aujourd’hui 3,52 millions de mal-logés en France, 3, 52 millions de personnes en danger constant. Nous sommes venus pour dénoncer l’absence d’une politique volontariste pour éradiquer le mal-logement et ne plus subir ses conséquences les plus dramatiques.

Quatre cent cinquante quatre personnes sont mortes dans la rue en 2013. C’est une moyenne sinistre qui n’a fait qu’augmenter ces dernières années, en même temps qu’augmentaient toutes les formes de précarité du logement. Le lien est mécanique entre les deux phénomènes et seule une hypocrisie insupportable peut amener certains politiques à chercher des causes autres, à reprocher aux personnes d’avoir refusé un hébergement d’urgence, ou « de ne pas sêtre signalées aux services sociaux ». Au mois de novembre, en Ile de France, 9000 appels sur 17 000 passés au SAMU Social n’ont débouché sur rien.

La mort, dans la cinquième puissance économique mondiale est le bout de la chaîne du mal-logement, après la rue dans laquelle chacun de nous peut basculer.

Quand il n’y a pas de solution de relogement , ni dans le social, ni dans le privé, tout peut aller très vite : l’expulsion à cause d’un loyer trop cher ou d’un congé pour vente, la rupture d’un hébergement chez des proches, la mise à la rue parce qu’on n’a pas la protection d’un bail et qu’on a loué au noir chez un marchand de sommeil, une prise en charge SAMU social qui s’interrompt, et c’est l’errance urbaine.Le nombre de 111 000 SDF avancé officiellement  ne prend pas en compte celles et ceux qui vivent une partie du temps à la rue , dans leur voiture , entre deux périodes de logement ultra-précaire.

Chaque année, au moment des grands froids, les gouvernements  font  mine de n’avoir aucune autre solution que l’ouverture de gymnases ou de réservations de nuitées d’hôtel en grande banlieue. Chaque année, pour se justifier, les Ministres successifs invoquent l’augmentation du nombre de places d’hébergements.

Mais lorsque l’accès au logement est interdit à une part croissante de la population à cause de l’augmentation des loyers du privé et de la raréfaction du logement vraiment social, ceux qui sont déjà hébergés stagnent dans les hébergements. Il ne s’agit pas de créer de nouvelles « places » se résumant bien souvent à des lits-dortoirs, mais de créer de nouveaux LOGEMENTS  sociaux, en masse et pas en saupoudrage, pas avec des loyers trop élevés.

Les mal-logés n’ont pas besoin de visites ministérielles médiatiques et rituelles dans les centres d’hébergement, mais de volonté politique et de moyens concrets. Le mal-logement ne se résorbera pas parce qu’on aura laissé les gymnases ouverts aux sans abri jusqu’en mars, où ceux qui seront remis dehors mourront sans attirer l’attention parce qu’il fera moins froid.

Le gouvernement  a bien trouvé 50 milliards destinés aux entreprises pour alimenter un « Pacte de Responsabilité » .Il en faudrait beaucoup moins pour un plan de relogement massif. Et la responsabilité de la Ministre du Logement et du gouvernement aujourd’hui,  c’est celle de faire le choix de sauver des vies maintenant et durablement.

 

15:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cget, égalité, territoires, sylvia pinel, sans abri, sdf, samu social, hébergement d'urgence | | |  Facebook

mercredi, 12 novembre 2014

Sylvain Mathieu, directeur de la DIHAL reçoit la visite des mal-logés au Ministère

sylvain mathieu,dihal,hébergement d'urgence,samu social,plan grand froid,dalo,115,décrets alur,péril,insalubrité,saturnisme,anah,sylvia pinel,accueil inconditionnel,errance urbaine70 mal-logés ont fait irruption cet après-midi dans les locaux fraîchement rénovés du Ministère de l'Ecologie, boulevard Saint Germain. C'est désormais ici que siège le nouveau délégué à l'Hébergement et au Logement, Sylvain Mathieu. Celui-ci a remplacé Alain Régnier, dont les positions contre les expulsions avaient déplu.
 
En ce début d'hiver, nous sommes venus montrer la réalité en face au nouveau délégué: celles de tous les hébergés, de toutes les victimes d'insalubrité , de toutes les personnes en errance urbaine qui vont passer une nouvelle saison dans des hôtels pourris aux quatre coins de l'Ile de France, dans des logements ultra-humides avec des chauffages d'appoint chers et dangereux. Celle de foyers qui attendent un logement depuis dix ans, depuis vingt ans, à qui l'on demande sans cesse de faire des nouvelles procédures, de nouveaux dossiers qui n'aboutissent jamais à rien.
 
Reçus par le directeur de cabinet de Sylvain Mathieu, qui était en réunion à Matignon, nous avons exigé et obtenu l'engagement d'un rendez-vous avec le délégué lui-même. Cet hiver nous ne souffrirons pas en silence, et nous comptons bien multiplier les actions pour le respect d'un droit minimum et élémentaire, le logement.

 


Le Ministère de l'Ecologie (DIHAL) occupé par... par HLMPOURTOUS

Communiqué diffusé sur place
 
Plan Grand Froid  : le mal-logement n’est pas un accident climatique, l’urgence sociale ne dépend pas du thermomètre.


Depuis des années, les gouvernements successifs promettent d’en finir avec la gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence. Mais chaque année, dans le plan Grand Froid hivernal, il faut bien inclure des mesures concernant les sans abri et les mal-logés. Tout simplement, parce que le problème de fond du mal-logement n’est pas traité.


En ce début d’hiver 2014, la situation s’aggrave. En Ile de France, la majorité des appels d’urgence au SAMU social ne débouche sur rien  : à Paris, ce sont 205 personnes en famille, qui chaque soir  n’avaient aucune solution cet automne.
Le nombre de refus de prises en charges par le SAMU social, qui est pourtant le dernier recours, n’a fait qu’augmenter ces dernières années  : au lieu d’agir en amont, cet automne, les Préfectures ont aggravé la situation, en donnant le feu vert même pour les expulsions des prioritaires DALO, les seuls mal-logés à être protégés par une circulaire précédente

.
La saturation de l’hébergement d’urgence fabrique l’errance urbaine, crée et aggrave la précarité sociale et professionnelle  : aujourd’hui 70% des familles hébergées en hôtel en Seine Saint Denis ou dans le Val d’Oise viennent de la capitale et y ont leurs enfants scolarisés. Pour ces familles, garder un emploi ou en retrouver un, mettre à jour sa situation administrative, avoir accès aux soins, à une scolarité normale est impossible ou rendu terriblement difficile .Et à ces  mêmes familles, les bailleurs sociaux opposeront des refus de relogement parce que leur dossier est trop précaire.


L’hiver 2014, comme les précédents sera marqué par les conséquences d’une autre forme de mal-logement. Parmi les victimes du fléau des intoxications au monoxyde de carbone, beaucoup le sont à cause de l’insalubrité des logements qui obligent à utiliser des chauffages d’appoint pour moins souffrir du froid. Beaucoup de ménages finissent avec des dettes de loyer et du surendettement à cause des factures énormes pour simplement chauffer des taudis mal isolés.


Dans ce domaine là aussi, l’attentisme est de rigueur  . Confronté à l’habitat indigne, les mal-logés subissent aussi les aléas de l’usine à gaz censée le traiter. Derrière les cas symboliques de marchands de sommeil mis hors d’état de nuire se cache la réalité des centaines de milliers de logement dégradés où le locataire, renvoyé de sa mairie à sa Préfecture, doit attendre que les pouvoirs publics aient classé son problème dans une des innombrables catégories légales qui déclenchent chacune des procédures distinctes et interminables. C’est ainsi que les affections respiratoires graves et chroniques se répandent chez une partie de la population qui passe des hivers sans fin dans des logements pourris par l’humidité , pendant que des propriétaires très au fait des moyens de se protéger encaissent les loyers.


La solution chacun la connaît  : reloger décemment. Seulement, chaque année, les Ministres réaffirment qu’il faut réellement mobiliser le contingent du 1% patronal. Chaque année, on constate l’insuffisance de la production de logements très sociaux, la nécessité d’imposer le respect de la loi SRU, ou d’en finir avec la gestion saisonnière de l’hébergement d’urgence.Et chaque année, on ouvre des gymnases et les salles d’attente des hôpitaux après avoir constaté que les objectifs de construction n’étaient pas remplis, que les hébergements d’urgence comme l’hôtel ou les foyers sont devenus un piège dont les mal-logés ne sortent pas.


Nous sommes venus dire la colère des demandeurs de logement au nouveau Préfet National chargé de l’Hébergement et du Logement, Sylvain Mathieu. Nous sommes venus lui rappeler nos attentes sur son rôle  : pas la distribution de miettes de droit, de nuitées d’hôtel au compte gouttes, ou d’un coup de peinture pour cacher la misère dans nos taudis, mais le respect du droit au logement pour tous, et un vrai plan d’urgence pour le logement.
 

17:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sylvain mathieu, dihal, hébergement d'urgence, samu social, plan grand froid, dalo, 115, décrets alur, péril, insalubrité, saturnisme, anah, sylvia pinel, accueil inconditionnel, errance urbaine | | |  Facebook

samedi, 18 janvier 2014

Cecile Duflot: il faut presser l'ALUR!

Avant, Mme Duflot, présidente d'EELV, défendait les luttes de mal-logés et le droit au logement effectif pour tous.

Mais ça c'était avant. Aujourd'hui, Mme Duflot, Ministre du Logement, fuit les mal-logés en lutte, qu'elle estime trop impatients et revendicatifs.

Pourtant l'urgence est toujours la même, la situation sur le front du mal-logement ne cesse de se dégrader et depuis un an et demi, personne ne peut dire que la politique menée ait tenu compte de cette urgence absolue : en finir avec la précarité , l'insalubrité, la rue , le surendettement pour cause de loyers trop chers, les expulsions ou la sur-occupation.

Puisque Mme Duflot nous fuit, nous sommes allés rencontrer les élus et candidats aux municipales d'EELV qui participaient à une journée de formation dans une salle du 11ème arrondissement. Nous avons pu constater qu'aucun d'entre eux ne remettait en cause les manquements de la politique menée que les mal-logés dénoncent, que tous trouvaient nos revendications légitimes et urgentes. Mais de ce que nous avons compris, ils considèrent ne pas être écoutés par leur Ministre, qui est aussi la nôtre.

En tout cas, notre action a déterminé le Ministère à nous recevoir la semaine prochaine. Nous allons donc continuer à être présents dans cette campagne électorale, continuer à rappeler par nos actions collective l'urgence du mal-logement à l'ensemble des élus et candidats, puisque la lutte est le seul moyen pour que tous se rappellent l'existence des mal-logés et la nécessité de résoudre leurs problèmes.


Cecile Duflot fuit les mal-logés: les mal-logés... par HLMPOURTOUS

Le communiqué diffusé sur place

 

Formation des élus : la contribution des mal-logés.

 

Nous intervenons aujourd'hui collectivement au séminaire de formation des élus EELV en vue des élections municipales.

Etre élu c'est d'abord répondre aux besoin de la population. Aujourd'hui, nous sommes des centaines de milliers de demandeurs de logement en Ile de France, et encore bien plus de mal-logés, car nombreux sont celles et ceux d'entre nous qui ne déposent plus de demande, trop découragés et précarisés.

Si en 2012, le changement de gouvernement et la nomination de Cecile Duflot au Ministère du Logement avait pu éveiller un espoir de résolution du mal-logement, aujourd'hui notre réalité est plus dure que jamais.

Plus de quatre cent personnes sont mortes dans la rue en 2013, un chiffre en constante augmentation. Dans certains départements, le SAMU Social ne répond qu'à 25% des demandes : et en Ile de France, la « réponse », ce sont des hébergements de quelques jours et l'errance urbaine de département en département. Dans le parc privé, la sur-occupation touche 25% des locataires parisiens.

La réponse institutionnelle et politique au mal-logement, ces deux dernières années, ce sont d'abord des engagements non tenus : 346 000 logements produits contre 500 000 annoncés, aucun plan effectif de relogement massif, puisque Cecile Duflot a reconnu que même l'engagement pris de reloger 15 000 DALO n'a pas été tenu. Concernant le logement très social, qui est le seul auquel 70% au moins des mal-logés peuvent accéder, le tableau est encore plus sombre : la loi sur le foncier public, en prévoyant des décotes pour la construction de logements PLS , et pas seulement pour les PLA-I ne fera qu'aggraver la propension actuelle des bailleurs et des élus à privilégier ce type de logements au détriment du très social.

Nous avons bien lu le programme de Christophe Najdovski qui propose 50% de logements très sociaux sur la production totale, ou la récupération des logements ou des bureaux vacants, et bien d'autres mesures favorables aux mal-logés. Mais ce programme n'est pas différent de celui qui était proposé aux présidentielles, force est de constater que ce n'est plus celui de la Ministre du Logement.

La lutte totale contre le mal-logement ne peut pas être une priorité qu'on met en avant dans les périodes électorales, pour la considérer ensuite comme un objectif secondaire et négociable, une fois aux responsabilités.

Mal-logés, nous ne pouvons pas accepter que l'urgence de nos situations ne soit reconnue que le temps d'une campagne, et qu'ensuite les candidats devenus élus abandonnent l'argument de l'urgence pour nous opposer celui de la « patience ».

Aujourd'hui nous venons donc demander des actes.

14:29 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : cecile duflot, loi alur, loi dalo, expulsions, eelv, insalubrité, sdf, samu social | | |  Facebook

vendredi, 28 décembre 2012

Expulsions d'Hotels : les familles dans l'incertitude à brève échéance

Lors de l'occupation de l'ACSE (voir ci dessous), le Ministère du Logement nous a fait savoir que les expulsions du millier de personnes hébergées en hôtel à Paris et en Seine Saint Denis étaient "suspendues"

Evidemment , si la nouvelle se confirme, c'est un répit pour les mal-logés concernés: cependant, pour le moment, individuellement, les familles n'ont reçu absolument aucune confirmation écrite ou même orale. De plus, le Ministère est bien incapable de nous dire quelle va être la suite des évènements , quelles solutions vont être proposées , combien de temps cette "suspension" des expulsions programmées va durer.
 
Pour nombre de ces hôtels, notamment ceux situés en Seine Saint Denis, les menaces d'expulsions imminentes ont été légion depuis 2009: à chaque fois, c'est uniquement la mobilisation des mal-logés et la médiatisation qui en découle qui contraint les pouvoirs publics à intervenir. 
 
A l'automne dernier, l'ensemble de ces foyers a fait l'objet d'une opération de recensement par le SIAO , mandaté par l'Etat: cette opération avait été présentée comme le début d'un processus de relogement aux familles, à qui l'on a fait espérer , enfin, une solution durable. 
 
Mais l'immense majorité n'a jamais été recontactée, et encore moins relogée: les familles n'ont toujours pas de suivi social régulier et efficace, et aujourd'hui, les enfants de ces familles scolarisées sur Paris sont menacés de déscolarisation sans solution alternative.
 
Il est inacceptable de laisser des milliers de personnes vivre ainsi dans la précarité la plus absolue, avec des menaces d'expulsion récurentes, surtout lorsqu'on sait que ces familles , pour beaucoup, ont déjà subi d'autres hôtels et d'autres expulsions auparavant.

L'hébergement précaire n'est pas une solution, il faut des relogements !

 

Le Collectif des Mal-Logés en Colère occupe l'ACSE :

les expulsions, en hiver comme en été, ça suffit !


Toutes les familles à la rue sont désormais hébergées en région parisienne, clame fièrement le Ministère du Logement, dans ses dernières communications....sans dire un seul mot des personnes qui vont se retrouver mises à la porte de plusieurs hôtels parisiens et de Seine Saint Denis, dans à peine trois jours.
 
Si 80 mal-logés occupent aujourd'hui l'ACSE , l'Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des Chances ( 209 rue de Bercy) c'est évidemment pour obtenir en urgence du Ministère du Logement et de la Ville une solution immédiate et digne pour ces familles.
 
Mais c'est aussi pour dénoncer l'indifférence totale des pouvoirs publics au sort des foyers hébergés et en errance urbaine: Etat et collectivités territoriales se renvoient la balle pour la prise en charge, administrative, sociale et scolaire des familles dont le lot commun est la valse des hébergements d'urgence. 
 
Aujourd'hui par exemple, les écoles et collèges parisiens menaçent de déscolariser 300 enfants , au départ hébergés dans des hôtels parisiens , puis transférés de banlieue en banlieue, parfois d'une semaine à l'autre, souvent pendant des années. Bien évidemment les mairies d'"accueil" de ces familles refusent bien souvent de scolariser les enfants, ne considérant pas non plus les mal-logés comme des habitants de leur commune.
 
Aujourd'hui, à l'heure où le gouvernement parle de "grande bataille pour l'emploi", l'errance urbaine de ces mal logés aboutit également très souvent à la perte du travail: comment s'organiser , surtout quand on est employé dans l'aide à la personne ou le bâtiment, ou en intérim pour à la fois assumer ses obligations professionnelles et jongler avec toutes les difficultés que génère la vie lorsqu'on ne sait même pas où l'on dormira la semaine prochaine.
 
Quelle égalité des chances pour les parents et les enfants dans ces conditions ?
 
Voir dépeche de presse ici : Lavieimmo.com
 


Expulsions au SAMU-SOCIAL ? Des mal-logés... par HLMPOURTOUS

16:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : samu social, cécile duflot, expulsion | | |  Facebook

mercredi, 28 novembre 2012

Mairie du 11ème: contre le mal-logement , Patrick Bloche choisit la répression

Deux militants de notre collectif ont été  interpellés ce soir à l'issue d'une occupation de la mairie du 11ème arrondissement, et placés en garde à vue sans que le motif ait été précisé pour l'instant, après évacuation par de nombreuses forces de police, et ce alors que l'action s'était déroulée calmement, malgré le refus des élus de nous recevoir . 

 
Quel que soit le prétexte juridique qui sera utilisé, mal-logés en lutte, nous connaissons parfaitement la raison politique de ces arrestations: faire taire à tout prix notre colère devant une situation qui s'aggrave de jour en jour.
 
Nous étions venus à la mairie du 11ème arrondissement pour des raisons malheureusement valables partout en Ile de France: situations de rupture d'hébergement totales, arrêt de prise en charge d'hébergement hôtelier notamment pour des familles, et ce en plein hiver et sans aucune solution de relogement, insalubrité et suroccupation présentant des dangers graves pour la santé.
 
La Ville de Paris, le Ministère, la Préfecture, les mairies d'arrondissement ne cessent de faire des annonces mirobolantes: réquisitions " éventuelles", plan hivernal ne laissant personne sans solution, augmentation du nombre de logements sociaux mis sur le marché...
 
Dans les faits, il n'y a absolument rien: tandis que l'Aide Sociale à l'Enfance du Département interrompt la prise en charge de toutes les familles dont les enfants atteignent plus de trois ans, le SAMU Social ne répond plus qu'à un appel sur trois. 
 
La loi DALO ne sert absolument à rien, comme viennent le rappeler les chiffres publiés aujourd'hui par le Comité National de Suivi: 28 000 dossiers sont actuellement en attente en Ile de France, alors que la Préfecture de Paris attribue en tout et pour tout un peu plus de 1000 logements par an ! Et le nombre de prioritaires DALO n'est que la face émergée de l'iceberg du mal-logement: ses critères ultra-restrictifs et la longueur de la procédure en excluent de fait une grande partie des mal-logés.
 
Les élus de la Ville de Paris nous ont répété pendant les dix ans des précédentes mandatures qu'ils étaient impuissants à cause du gouvernement: aujourd'hui, alors que ce gouvernement a changé , qu'une coordination efficace et des moyens d'urgence pourraient être mis en oeuvre entre Etat et collectivités territoriales pour résoudre le mal-logement, la seule coordination concerne la répression des mal-logés.
 
Il y a deux semaines, une mal-logée de 63 ans était blessée ( 10 jours d'ITT) lors de l'évacuation du centre d'Analyses Stratégiques: aujourd'hui c'est notamment un père de famille menacé d'expulsion et demandeur de logement depuis des années qui a été mis en garde à vue.
 
Nous n'en sommes pas moins déterminés et agirons dès demain si nos camarades ne sont pas libérés.
 
LE LOGEMENT C'EST MAINTENANT !

19:15 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, mal-logés, expulsion, patrick bloche, dalo, comité de suivi, insalubrité, samu social | | |  Facebook

jeudi, 15 novembre 2012

Des mal-logés expulsés d'un service du premier ministre.

Ce matin, le gouvernement a fait la preuve du décalage entre les annonces faites sur le logement et la réalité du terrain, où rien ne change sauf en s'aggravant depuis six mois.

 Les mal-logés qui ont investi le Centre d'Analyses Stratégiques du premier Ministre, rue Martignac ne demandaient qu'une chose: le respect du droit au logement, mais aussi celui du droit à l'hébergement, selon lequel aucune personne ne devrait se retrouver sans aucune solution, hormis la rue.
 
C'est pourtant le cas d'un nombre grandissant de mal-logés , et ce alors que le fameux "plan hivernal" est entré en vigueur: les équipes du SAMU Social en sont à faire tourner les familles SDF, c'est à dire à en héberger une trois nuits , puis à la remettre à la rue, pendant qu'une autre, à son tour,  "bénéficie" de quelques nuits dans un hôtel au fin fond de la banlieue.
 
Le gouvernement pense-t-il que le changement consiste , en matière de mal-logement à tolérer ce qui n'était pas acceptable sous la mandature précédente ?
 
Pense-t-il qu'il suffit de publier des listes de "terrains" parisiens, et de les présenter comme libres pour du logement social, alors qu'une partie d'entre eux sont des monuments historiques, que certains sont occupés par des Ministères, que la libération d'autres bâtiments est conditionnée à l'achèvement de projets comme le Balardgone ( voir communiqué ci-dessous), ?
 
Pense-t-il que les mal-logés vont se résigner à attendre encore et encore le minimum vital, un logement décent, en se contentant d'annonces sans cesse renouvelées ?
 
Pense-t-il que les évacuations policières violentes vont suffir à nous faire renoncer à être simplement traités en vertu du droit, et non pas mis en dessous de ce droit commun ?
 
Aujourd'hui, suite à l'évacuation, une femme de 63 ans, travailleuse précaire, baladée entre la rue et les hébergements de fortune de quelques nuits chez des proches , est restée inconsciente de longues minutes avant d'être finalement hospitalisée. Malgré la pression policière, les mal-logés présents sont restés dans l'enceinte du Centre d'Analyse Stratégique jusqu'à ce que les pompiers l'emmènent.
 
Cela nous ne l'avons pas toléré sous Sarkozy et cela n'a fait qu'intensifier notre lutte. Nous ne l'accepterons pas plus sous Hollande.
 
Un logement pour tous maintenant


Mal-logement : Evacuation musclée du Centre... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place
 

MAL LOGEMENT, L'URGENCE C'EST MAINTENANT

Les mal-logés investissent aujourd'hui le Centre d'Analyses Stratégique du premier Ministre.

 

Les déclarations politiques se suivent et se ressemblent : François Hollande, Cecile Duflot ne cessent de proclamer que le mal-logement est une priorité, que des mesures vont être prises, réquisitions, loi de cession des terrains publics, mise en place d'un dispositif hivernal digne de ce nom et qui ne s'arrêtera pas avec la fin des grands froids.

 

Mais la réalité ne change pas d'un pouce : l'aggravation de la condition des mal-logés ne fait que s'intensifier.

Le SAMU Social ne peut toujours pas répondre aux demandes d'hébergement : concernant les familles, un système de rotation inhumain, dont nous pouvons fournir des exemples précis a été mis en place. Une famille est accueillie pour une semaine, puis on lui explique que la prise en charge va s'interrompre quelques jours, avant de reprendre et de s'interrompre de nouveau. Des enfants sont déscolarisés, des personnes perdent leur emploi.

Le gouvernement parle de réquisitions de casernes ou d'hôpitaux , et pour plus tard, mais alors pourquoi expulser impitoyablement les mal-logés qui se réfugient dans des logements vides ?

Cecile Duflot évoque la mise en place de « super PLA-I », un jour où l'autre....Mais pourquoi ne pas commencer par reconventionner à des loyers abordables des PLS ( les niveaux de loyers les plus chers du HLM) dont certains ne trouvent même pas preneurs et restent vide des années, faute d'adéquation avec les revenus des demandeurs de logement sociaux ?

François Hollande a de nouveau évoqué la nécessité de mettre rapidement à disposition des terrains publics pour du logement social en Ile de France...seulement la liste fournie aux journalistes pour Paris comporte des monuments historiques ( notamment la Halle Freyssinet qu'on ne pourra donc pas démolir ), des adresses de Ministères ( notamment celui du porte-parolat du gouvernement et Secrétariat des Droits de la Femme dont la fermeture n'est pas prévue à notre connaissance.,) et de nombreux bâtiments actuellement occupés par les services du Ministère de la Défense..;qui ne seront vidés qu'en cas d'achèvement du Balardgone, projet sur lequel le président a demandé un audit et qui est donc incertain. Bref, au moins un tiers des adresses citées correspond à des projets hypothétiques et au mieux sur le très long terme .

Pendant ce temps, 12 000 logements sociaux ont été vendus en 2011, 21 700 ont été démolis ( source commissariat général au Développement durable (CGDD)), et rien dans le projet de loi Logement ne prévoit de mettre fin à cette hémorragie.

Cecile Duflot le dit elle-même, elle est « muselée » et ne fait qu'appliquer la politique de la majorité sous la conduite du premier Ministre : c'est donc au Centre d'Analyses Stratégique du Premier Ministre que nous sommes venus porter notre colère et nos revendications, pour qu'enfin une réponse soit apportée d'urgence au mal-logement.

19:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : centre d'analyse stratégique, expulsions, dalo, cecile duflot, hébergement d'urgence, samu social, sdf | | |  Facebook

mercredi, 24 octobre 2012

Bailleurs sociaux et mal-logés: dialogue social de bistrot

Ce matin, une délégation de notre collectif a été « reçue » par la direction de l'Aorif, l'Union sociale pour l'habitat d'Ile-de-France, (organisation professionnelle regroupant les organismes HLM ayant leur siège social dans la région.)

Stéphane Dambrine président , ( également directeur de Paris Habitat OPH ) et le directeur général , Mr RAINBAULT étaient présents, suite à l'engagement pris lors de l'occupation du siège vendredi dernier par une centaine de mal-logés .

Ce rendez-vous s'est tenu au Café Balzac, la direction de l'AORIF , organisme de coordination des bailleurs sociaux ayant jugé que nous n'étions pas des mal-logés assez convenables pour être reçus dans leurs bureaux.

En une demi-heure, il nous a d'ailleurs été également expliqué que les mal-logés, en général, n'étaient également pas assez convenables pour être relogés dans le logement social.

Parlant pour l'ensemble des bailleurs sociaux, les dirigeants présents nous ont d'abord expliqué qu'ils ne refusaient « que » 20% des candidatures DALO qui leur étaient proposées par la Préfecture.

Obtenir le label DALO est une gageure, au vu de critères très restrictifs : actuellement seuls 17 800 dossiers ont ce label sur 120 000 demandeurs de logement parisiens, par exemple. La Préfecture ne dispose que d'un contingent de moins de 1500 logements annuels à proposer....et au bout de ce goulot d'étranglement, après un tri drastique , ne retenant qu'un peu plus d'un demandeur sur mille par an, les bailleurs sociaux trouvent encore le moyen de rejeter 20% des candidatures .

Stéphane Dambrine a jugé bon d'ajouter que la multiplicité des labels permettait une sélection « juste » des demandeurs , vantant par exemple le dispositif des accords collectifs, environ 1400 logements dans la capitale , par an.

Mais c'est cette multiplicité des procédures, ces ajouts incessants de démarches et de critères qui rendent justement impossible l'accès aux commissions d'attribution pour la plupart des ménages en difficulté : les personnes en errance urbaine, celles qui vivent dans les quartiers populaires où les travailleurs sociaux sont surchargés, celles qui ont des situations professionnelles changeantes du fait de la précarité, sont de fait, exclues de tout dispositif spécifique et leurs dossiers systématiquement jugés « incomplets » ou «  non-prioritaires ». C'est notamment le cas des personnes SDF, baladées d'hébergements d'urgence en hôtels par le SAMU Social et qui ne sont suivies par aucun service social.

C'est ce qui aboutit aussi à des situations dévastatrices pour les personnes, en plus d'être ubuesques : ainsi ,en cette période de hausse des loyers et d'expulsions massives, Mr Dambrine a-t-il jugé « anecdotique » le problème qui touche des milliers de foyers : les personnes qui vivent dans un logement privé hors de prix et en totale inadéquation avec leurs ressources sont aujourd'hui considérées comme non-prioritaires, tant qu'elles parviennent à payer leur loyer. Quand elles ne le peuvent plus, c'est seulement au terme de la procédure d'expulsion que leur cas est éventuellement pris en compte. Mais à ce moment là, la présence de dettes de loyer, même minimes amène les bailleurs à rejeter les dossiers !

Devant nos arguments, la direction de l'AORIF a fini par reconnaître que de toute façon «  les niveaux de loyers pratiqués dans les nouvelles constructions ne correspondaient effectivement pas aux revenus de beaucoup de demandeurs, à qui seul le parc « ancien » était réellement accessible ».

Et il nous a été dit très clairement qu'en l'état des financements et de leurs fonds actuels, il était de toute façon impossible de faire autrement...en clair, si nouveaux logements sociaux il y a , dans leur majorité, ils ne seront pas accessibles, dans leur immense majorité, aux précaires, aux pauvres, aux salariés et aux retraités modestes.

A titre d'exemple, Paris Habitat OPH , le premier bailleur social parisien n'a été capable de mettre sur le marché cette année que 22 PLA-I contre 103 PLS, après une chute de près de 70% de la production en 2010 !

Comment s'étonner, dans ces conditions, que deux-tiers des appels au SAMU Social ne trouvent pas de réponse ? Si les circuits de l'hébergement sont bloqués, c'est parce que ceux du logement sont saturés, faute d'offre. 

Si 300 personnes meurent dans la rue chaque année, si des incendies meurtriers frappent des logements parfaitement connus comme insalubres, ce n'est pas la fatalité , mais bien le résultat d'une politique qui, sciemment, détruit le logement social. Si les propriétaires privés pratiquent des loyers qui étouffent financièrement des millions de gens, c'est bien parce que l'offre de logement public n'existe plus pour réguler le marché.

Et le changement ne sera pas maintenant , sauf si les mal-logés en lutte l'imposent. C'est ce que nous avons retenu de ce rendez-vous, ou la direction de l'AORIF nous a accusé de demander des « passe-droits ».

 

Nous ne demandons rien du tout, nous exigeons notre droit, le même que celui des millions de mal-logés.

Nos conditions de vies ne constituent pas une urgence pour les décideurs ? Les mal-logés ne valent pas la peine qu'on trouve une solution ? Nous ferons en sorte que notre lutte soit pour eux tous un problème urgent .

13:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : accords collectifs départementaux, aorif, stephane dambrine, ush, cus, dalo, paris habitat oph, hébergement d'urgence, samu social, trève hivernale | | |  Facebook

vendredi, 19 octobre 2012

Occupation de l'AORIF: les bailleurs sociaux doivent reloger maintenant !

Une centaine de mal-logés ont investi aujourd'hui le siège de l'organisme central de coordination des bailleurs sociaux d'Ile de France, l'AORIF- Union Sociale de l'Habitat IDF, au 15-17 rue de Provence dans le 8ème arrondissement.

En ce début d'hiver, où la Ministre reconnaît la plus grave crise de l'hébergement depuis quinze ans, où le SAMU Social n'est pas en mesure de répondre aux deux tiers des appels , les mal-logés remontent à la source du problème.

Si nous sommes à la rue, si nous nous entassons dans des hébergements précaires, dans des appartements trop petits, si beaucoup d'entre nous sont confrontés aux expulsions sans relogement, c'est en premier lieu parce que les bailleurs sociaux ne remplissent plus leur rôle.

Depuis des années, ce sont toujours les mêmes annonces mirifiques de dizaines de milliers de nouveaux logements: mais entre les PLS et l'accession à la propriété, une bonne part de ces logements ne correspond pas aux besoins des demandeurs de logement, dont 80% ne peuvent accéder qu'à un PLA-I.

Résultat ? Les niveaux de loyer trop élevés aboutissent au rejet des candidatures sur les logements, lorsqu'elles émanent de salariés et de retraités modestes, de précaires, de chômeurs.

Nous voulons des logements correspondant à nos revenus, le logement social est fait pour ça. Et nous les voulons maintenant, car les bailleurs sociaux connaissent depuis des années la nature de la demande.

Les mots et les promesses pour l'avenir ne suffisent plus: nous continuerons notre campagne d'action vers les bailleurs sociaux dans les semaines qui suivent.

UN LOGEMENT MAINTENANT


 Logements "sociaux" trop chers et hébergements... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place

OCCUPATION DE L'AORIF-UNION SOCIALE POUR L'HABITAT

 

A quinze jours de la trève hivernale des expulsions, une centaine de mal-logés occupent l'AORIF-Union Sociale de l'Habitat, organisme regroupant l'ensemble des bailleurs sociaux de la région Ile de France.


Les mots et les bonnes intentions ne suffisent pas : aujourd'hui, 400 000 demandeurs de logement sont recensés en Ile de France. Selon l'ensemble des associations oeuvrant dans le domaine de l'hébergement, les deux tiers des demandes au 115 sont laissées sans réponse.


Si des milliers de personnes et de familles sont à la rue, c'est qu'à l'autre bout de la chaîne de l'urgence, il y a la question de l'accès au logement social. Et dans ce domaine, les bailleurs sociaux ne remplissent plus leur rôle.


Malgré tous les dispositifs mis en avant à grand renfort de publicité en réalité, certains publics sont d'emblée rejetés par les bailleurs sociaux : ainsi l'USH et l'AORIF considèrent comme un grand pas en avant digne d'être mentionné dans leur journal le fait d'avoir relogé vingt anciens SDF en 2012 dans les Hauts de Seine avec le programme Logement d'Abord....alors que des dizaines de milliers de personnes sont à la rue, et des dizaines de milliers d'autres bloquées dans les hébergements d'urgence


Les bailleurs sociaux ne construisent pas assez de logements correspondant aux besoins des demandeurs : 75 % des demandeurs ne peuvent accéder qu'à un loyer de type PLA-I, un peu plus de 6000 logements de ce type sont programmés en Ile de France en 2012. Par contre, trois fois plus de PLS , aux niveaux de loyers les plus chers du HLM sont prévus dans cette même programmation, alors que seulement 15% des demandeurs sont susceptibles d'y accéder.

Résultat : les nouveaux logements sociaux ne sont pas accessibles aux demandeurs.


Des opérations de faux logements sociaux se multiplient , financés par la collectivité : le nombre de logements en Usufruit Locatif Social, la plupart en PLS et comptabilisés au titre de la SRU ne cesse d'augmenter.

Résultat : ces logements , qui permettent à leurs vrais propriétaires des exonérations fiscales énormes , notamment sur l'ISF, rebasculeront dans le privé dans 15 ans, avec obligation pour le bailleur social usufruitier de reloger les locataires en place dans son parc.


De plus en plus, les bailleurs sociaux opèrent un tri des candidatures proposées par les Préfectures et les mairies : sous prétexte de mixité sociale, certains minimisent au maximum le nombre de précaires, de salariés modestes, de familles monoparentales dans leur parc.

Résultat : Les contingents de logements de la Préfecture et des mairies sont déjà faibles et engorgés, mais les bailleurs accentuent la mise à l'écart du logement d'une partie de la population en s'opposant aux relogements.

Faute d'investissements suffisants, certains locataires HLM , en nombre grandissant, redeviennent mal-logés.

Résultat :le manque de logements familiaux et/ou adaptés au handicap empêche tout changement de logement en cas de suroccupation. Le manque d'entretien des logements aboutit à des situations ubuesques, allant jusqu'à des constats d'insalubrité faits par l'Etat dans des logements sociaux

 

Le logement social n'est pas un luxe , les bailleurs sociaux sont là pour loger ceux qui ne peuvent accéder au privé dans des logements dignes de ce nom.

14:33 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : aorif, ush ile de france, paris habitat oph, pls, pla-i, cession foncier public, dalo, hébergement, samu social | | |  Facebook

 
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