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jeudi, 13 décembre 2012

Lutte contre l'exclusion, le compte n'y est pas: les mal-logés sont en colère

Conseil National de Lutte contre l'Exclusion

Quatre-vingt mal-logés ont investi aujourd'hui la Direction générale de la Cohésion Sociale où se tenait l'Assemblée Pleinière du Conseil National de Lutte contre l'Exclusion présidé par Etienne Pinte

Nous étions là pour dire notre colère devant une crise du logement et de l'hébergement sans précédent dont aucun décideur ne semble prendre la mesure réelle.Nous l'avons répété à nos interlocuteurs: les mal-logés sont fatigués des effets d'annonce, des rallonges budgétaires de dernière minute qui ne suffisent même pas à couvrir tous les besoins en hébergement d'urgence. 


Nous sommes déterminés et mobilisés pour obtenir une vraie politique du logement sur le court et le long terme, c'est à dire une politique qui parte des besoins, une politique de production massive de logement social avec des plafonds de loyer adaptés à la réalité sociale de ce pays, aux bas salaires, aux petites retraites, aux situations de précarité et de chômage.

Pour le moment le compte n'y est pas.

Dans l'attente, la lutte continue

Ci dessous le tract diffusé sur place :


LUTTE CONTRE LA PAUVRETE : MEME DISTRIBUEES EN GRANDE POMPE, QUELQUES MIETTES NE FONT PAS UNE BAGUETTE

Les mal-logés s'invitent aujourd'hui à l'assemblée générale du Conseil National des Politiques de Lutte contre la Pauvreté et l'exclusion.

Nous venons dire notre colère après les résultats de la Conférence Nationale contre la Pauvreté, qui s'est tenue cette semaine.

Voilà ce que valent nos vies de mal-logés : une rallonge budgétaire de 100 millions d'euros, la moitié qui financera à peine les besoins en hébergement pour cet hiver, l'autre destinée à des rustines qui ne résoudront certainement pas la crise du logement.

Certes , il est scandaleux et insupportable que des dizaines de milliers de personnes n'aient même pas un hébergement d'urgence et que 300 d'entre elles trouvent la mort dans la rue chaque année.

Mais c'est encore plus inacceptable de profiter de cette urgence absolue pour considérer qu'un hébergement précaire constitue une politique de lutte contre la pauvreté. Pourtant aujourd'hui, le budget de l'hébergement d'urgence est équivalent au budget du logement social. Mais l'hébergement n'est pas une réponse au mal-logement, et lutter contre la pauvreté, ce n'est pas en faire des foyers ou des résidences précaires la norme pour une partie de la population.

Tout le monde sait et reconnaît que le vrai problème est le blocage total des processus de relogements, dû à une baisse constante du nombre de logements sociaux disponibles avec des plafonds de loyers correspondant à ceux des demandeurs. Seule l'extension du parc social, la construction massive, le reconventionnement des PLS en PLA-I peut permettre de réguler les prix du marché privé, aucune autre solution ne fonctionne.

Ainsi, le gouvernement a-t-il également annoncé quelques dizaines de millions d'euros pour les dispositifs d'intermédiation locative, du type Louez Solidaire ou Solibail : mais ces dispositifs ne sont pas efficaces au regard de leur coût.

En effet, ce sont des propriétaires privés qui encaissent les loyers et bénéficient d'aide aux travaux de rénovation, sans que le logement ne tombe à terme dans le parc public. Ces logements constituent une solution très temporaire, la plupart des propriétaires ne renouvelant pas le bail au bout de trois ans. On les présente comme une alternative à l'hôtel , mais en réalité, ils ne constituent qu'un palliatif à l'absence de relogement pour le parc social, et ne font nullement baisser le nombre de demandeurs de logement coincés dans les hôtels.

Les mal-logés en ont assez d'une politique qui consiste à dire que « presque rien », c'est mieux que « rien ».

Nous n'avons aucune raison d'accepter la situation présente, aucune raison de nous résigner à être des millions , salariés, retraités, jeunes, familles monoparentales ou nombreuses, pour qui un simple logement avec un loyer adapté aux ressources est un objectif inatteignable avant des années et des années de galère, ou de misère totale à cause de l'argent englouti dans le paiement du loyer..

Nous n'en pouvons plus de la stratégie de communication de ce gouvernement, qui distribue les maigres rallonges budgétaires au compte-gouttes pour faire de chacune d'elle un événement médiatique, qui annonce quelques réquisitions à venir avec au moins vingt communiqués de plusieurs Ministres depuis des mois. On peut distribuer les miettes en grande pompe, cela ne fait pas une baguette.

DES VRAIS LOGEMENTS MAINTENANT !


Luute contre la pauvreté: les mal-logés... par HLMPOURTOUS

16:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : etienne pinte, samu-social, hébergement d'urgence, exclusion | | |  Facebook

vendredi, 23 novembre 2012

La Ministre de l'Exclusion accueillie à la mairie du 10ème par des mal-logés

Le collectif des Mal Logés en Colère a manifesté ce jeudi devant la mairie du 10ème arrondissement, au moment où Marie-Arlette Carlotti , Ministre déléguée auprès de la ministre des Affaires sociales et de la Santé, chargée des Personnes handicapées et de la Lutte contre l'exclusion , vient inaugurer la campagne de la Banque Alimentaire, en présence d'Olga Trostiansky, adjointe au Maire de Paris, chargée de la famille et de la lutte contre l'exclusion.

Les mal-logés sont venus dire à la Ministre et aux élus de la Ville que la charité ne peut pas remplacer l'accès au droit.

Parmi les millions de mal-logés en France, parmi les 120 000 demandeurs de logement parisiens, nous sommes nombreux à n'avoir d'autre choix que le recours à l'aide humanitaire, de la Banque Alimentaire ou d'autres organismes, uniquement à cause de notre situation locative.

Les loyers exorbitants dévorent notre budget, que nous soyons salariés, retraités et/ou précaires.

L'hébergement à l'hôtel et l'errance urbaine augmentent le coût de la vie, notamment à cause de l'absence d'endroit où cuisiner.

Le mal-logement, dans toutes ses déclinaisons brise notre vie professionnelle, les expulsions, les changements d'hébergement incessants entraînent des pertes d'emploi, ou l'impossibilité d'en trouver un.

 

Le gouvernement reconnaît la « plus grande crise du logement et de l'hébergement depuis quinze ans », mais ne se donne pas les vrais moyens de lutter contre. La Ville de Paris se décharge sur l'Etat, qui nous renvoie sur la Ville.

 

  • Le blocage des loyers en zone tendue s'avère être une procédure longue et risquée : elle contraint le locataire à engager un recours contre son propriétaire, qui peut aller jusqu'au tribunal administratif, et peut évidemment entraîner des mesures de rétorsion de sa part comme le non-renouvellement du bail , déjà très fréquent à Paris.

  • Les réquisitions annoncées par Cecile Duflot s'avèrent finalement hypothétiques et impossibles à mettre en œuvre en urgence massivement, la procédure retenue par la loi sur le logement laissant aux propriétaires privés des moyens de recours importants

  • la liste des terrains éventuellement cédés à la Ville de Paris pour du logement social comporte au moins un tiers d'adresses classées en monument historique, ou occupées par des Ministères et des administrations à ce jour

  • il n'y a pas d'augmentation massive prévue du nombre de PLA-I à produire, alors que 75% des demandeurs ne peuvent accéder qu'à ce type de logements et aucun frein n'est mis à la vente de logements sociaux.

 

Dans ce contexte, l'hébergement d'urgence est saturé, et la mise en œuvre du plan hivernal n'empêche pas que le SAMU SOCIAL ne réponde pas à la demande.

Les mal-logés sont en colère et déterminés : la semaine dernière, notre interpellation du premier Ministre par l'occupation du Centre d'Analyses stratégique s'est soldée par une évacuation et l'hospitalisation avec 10 jours d'ITT d'une mal-logée de 63 ans en errance urbaine.

Ce mépris n'est pas acceptable, on ne réglera pas le problème du mal-logement en réprimant les mal-logés en lutte.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !


Exclusion : la charité ne remplace pas l'accès... par HLMPOURTOUS

15:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : marie-arlette carlotti, exclusion, hebergement, samu-social, expulsions sans relogement | | |  Facebook

 
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