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jeudi, 19 novembre 2009

Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

Jeudi 19 novembre 2009 : 80 Mal-logés en Colère ont occupé plusieurs heures le siège de la Société Nationale Immobilière, à Paris.

 

Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

DALO-mal-logés.jpg

Nous occupons aujourd’hui le siège national de la Société Nationale Immobilière, le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations.

Avec d’autres bailleurs HLM, la SNI vient de finaliser le rachat, avec les fonds du logement social, de plus de vingt cinq mille logements à ICADE une autre filiale de la Caisse des Dépôts, qui en partage l’actionnariat avec des investisseurs privés.

Ces vingt cinq mille logements ont été financés par l’argent du logement social, à l’époque où ils faisaient partie d’une seule et unique structure HLM, la SCIC, contrôlée par l’Etat.

L’Etat a donc privatisé des logements pour ensuite les racheter : une opération étalée sur plusieurs années qui permet aujourd’hui aux actionnaires privés d’ICADE d’empocher 600 millions d’euros de dividendes, grâce aux deux milliards que la vente rapporte à la société. Certes l’Etat lui, aussi au travers de l’actionnariat de la Caisse des Dépôts au sein d’ICADE va également empocher une part de dividendes, mais cette somme ira dans la caisse du Fonds Stratégique d’Investissement. Ce fonds public, créé au prétexte de répondre à la « crise » est destiné à aider financièrement les grandes entreprises.

Pas un sou de cette vente n’ira donc aux mal logés. Par contre, ce seront bien deux milliards en moins dans les caisses des bailleurs sociaux, et principalement de la SNI pour l’investissement dans la construction de nouveaux logements sociaux. Les logements rachetés dans leur immense majorité avaient des loyers comparables à ceux des HLM, et ne représenteront donc pas une nouvelle offre pour les mal logés, même en cas de départ de leurs occupants actuels.

A ces deux milliards pris sur le budget du plus gros bailleur HLM français, il faut ajouter le coût de la rénovation de ces logements, dont ICADE a sciemment négligé l’entretien et les travaux de mise aux normes, ayant depuis longtemps prévu de les revendre.

La SNI a donc des comptes à rendre à tous les demandeurs de logement social, à qui elle oppose une fin de non recevoir en prétextant la difficulté à obtenir des crédits pour construire des HLM adaptés à leur revenus.

Nous refusons de payer la facture de ces deux milliards d’euros.

Nous n’acceptons pas de subir encore et encore le mal logement et les déclarations d’irresponsabilité des dirigeants de la SNI, qui n’ont jamais d’argent pour répondre à nos problèmes, mais en trouvent pour engraisser les actionnaires d’une société privatisée.

Si l’argent ne manque pas, où sont nos relogements ?

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

 

16:35 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sni, icade, demandeurs de logements, cdc | |  del.icio.us | | Digg! Digg

vendredi, 13 novembre 2009

VIDEO : Les Mal-logés en Colère "s'invitent" chez Benoist Apparu

"Le Collectif des mal-logés en colère "s'invite" chez Benoist Apparu (AFP)

PARIS — Une centaine de membres du Collectif des mal-logés en colère "s'est invitée" vendredi à la mi-journée au secrétariat d'Etat au Logement, boulevard St Germain, pour demander un rendez-vous à Benoist Apparu, a-t-on appris de sources concordantes.

Le Collectif, coutumier d'occupations surprises, entendait surtout réagir à l'annonce, en début de semaine,par le secrétaire d'Etat du suivi de chaque sans-abri par un "référent". Il entendait aussi, et de façon plus générale, attirer l'attention sur les "millions de mal-logés" y compris les personnes qui ont été reconnues prioritaires au titre de la loi Dalo et qui sont toujours en attente de logement.

Dans un communiqué, le Collectif affirme notamment : "en quoi un +référent+ personnel changerait-il quoi que ce soit ? L'immense majorité des mal-logés sont suivis par des travailleurs sociaux et cela ne change absolument rien à leur problème de logement car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM".

Le service de presse de M. Apparu a confirmé la présence du Collectif "dans l'enceinte" du secrétariat d'Etat. Une délégation a été reçue par le chef de cabinet et une conseillère sociale. Promesse leur a été faite qu'une réunion sera prochainement organisée en préfecture "pour examiner les demandes individuelles".

M. Apparu s'est également engagé à recevoir une délégation du Collectif courant décembre.

Copyright © 2009 AFP."

 

Retrouvez le communiqué du collectif ici : Occupation du Secrétariat d'Etat au Logement

 

21:09 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dalo, apparu, sdf, logements, hebergements | |  del.icio.us | | Digg! Digg

Les Mal-logés en Colère au Secrétariat d'Etat au Logement

apparu.jpgASSEZ DE REFERENTS, NOUS VOULONS DES LOGEMENTS !

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui au secrétariat d’Etat au Logement, afin d’informer Mr Besnoist APPARU de nos besoins réels, qu’il ne connaît manifestement pas.

Nous entendons ainsi réagir à la principale mesure annoncée comme une nouveauté par Mr Apparu : le suivi par un « référent », de chaque sans abri.

 

De qui se moque-t-on ?

 

Actuellement parmi les millions de mal logés que compte ce pays, même ceux qui ont accompli l’exploit d’obtenir un label DALO sont une large minorité à se voir proposer un logement social.

 

Et pourtant pour obtenir ce label, il faut avoir passé d’abord l’épreuve du tri entre les mal logés instauré par des critères légaux de priorité et d’urgence très restrictifs : trois ans de titre de séjour, la reconnaissance de l’indécence du logement dont les mal logés doivent apporter eux même la preuve. Il s’agit ensuite d’avoir pu monter un  dossier complexe, chose difficile lorsqu’on est en situation d’urgence et dépourvu même d’un hébergement stable.

 

Et pourtant, deux ans après le vote de la loi même le label DALO n’est au final, qu’un dossier de plus rempli pour rien pour la majorité des concernées.

En quoi un « référent » personnel changerait-il quoi que ce soit ? L’immense majorité des mal logés sont suivis par des travailleurs sociaux, et de longue date : et cela ne change absolument rien à leur problème de logement, car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM, comme les mal logés. A l’heure actuelle, à Paris, notamment, ils ne sont même plus en mesure de trouver ne serait-ce qu’un hébergement d’urgence.

 

Comme souvent, il s’agit donc surtout d’individualiser nos problèmes, voire de rendre les mal logés et les SDF responsables de leur situation.

 

Les hivers précédents, le gouvernement avait pris l’habitude de justifier les morts de la rue, notamment par le fait que les SDF refusaient les hébergements d’urgence, en réalité des dortoirs insalubres ouverts six heures sur vingt quatre.

Cet hiver aurons nous droit à l’argument « On ne peut rien faire pour ceux qui refusent un suivi régulier et personnalisé » ?

 

Collectivement, nous sommes venus rappeler à Mr Apparu, comment l’on fabrique les SDF : tout simplement en laissant la situation des millions de mal logés se dégrader jusqu’au jour ou le taudis est fermé, ou l’on ne peut plus payer un loyer trop cher, ou les proches ne peuvent plus nous héberger dans un logement trop petit. Jusqu’au jour ou le propriétaire vend son logement, jusqu’au jour ou l’ on a dépassé la durée autorisée dans le même foyer.

 

Les SDF sont des mal logés comme les autres, comme les autres, ce dont ils ont besoin pour résoudre le problème qui crée tous les autres, c’est d’abord d’un logement social.

 

RELOGEZ MAINTENANT !

Voir sur le même sujet : Les Mal-Logés s'invitent aux Etats Généraux des SDF

Des Mal-logés interpellent Benoist Apparu : occupation de l'EPF

Martin Hirsch interpellé par les Mal-logés en Colère

14:15 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dalo, apparu, mal-logés, sdf, hebergements | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 22 octobre 2009

La RIVP est elle vraiment un bailleur social ?

 

rivp mal-logés.jpgLe Collectif des Mal-Logés en Colère à occupé près de 4 heures les locaux d'Habitat Social Français, une des filliale de la RIVP.

Un rendez vous à été obtenu avec le directeur Général du deuxième bailleur parisien, Sergé CONTAT.

 

Le communiqué :

 

 

 

LA RIVP est elle vraiment un bailleur social ?

 

Les Mal-Logés en Colère continuent leur tournée collective des bailleurs parisiens pour avoir la solution du mystère : comment le nombre de demandeurs de logements peut-il sans arrêt augmenter alors que tous les bailleurs sociaux affichent des chiffres de production toujours plus élevés ?

 

Nous occupons aujourd’hui une des nombreuses filiales de la RIVP, l’Habitat Social Français.

 

En juin dernier, nous investissions une pépinière d’entreprises appartenant au deuxième bailleur social parisien. Nous dénoncions le fait qu’un bailleur social investisse dans la production de locaux destinés à l’activité économique alors qu’il n’est pas en mesure de répondre à la demande des mal logés, sa vocation initiale.

 

Nous dénoncions aussi la situation incroyable de familles hébergées dans un hôtel appartenant à la RIVP, et à qui aucune proposition de relogement n’avait été faite depuis des années.

 

Six mois plus tard, rien n’a changé pour ces familles : seule l’une d’elles s’est vue proposer un relogement ….à Orly. La RIVP communique sur la mixité sociale, sur la soi disant production de logements sociaux dans les beaux quartiers, mais envoie les Parisiens modestes dans les banlieues pauvres !

 

La raison ? La RIVP , deuxième bailleur social parisien , persiste dans une politique qui ne répond pas aux besoins des mal logés, comme le montrent quelques chiffres tirés du rapport d’activité 2008.

 

Seuls 39 logements de type PLA-I ont été attribués, alors que 70 % des demandeurs de logements ont des ressources correspondant à cette catégorie. Par contre, 293 logements de type PLS, les logements sociaux le plus chers ont trouvé preneur, et 610 en loyers libres !

La RIVP refuse de transformer ces loyers libres en logements sociaux, en prétextant que la plupart sont occupés. Pourtant, même lorsqu’ils sont disponibles, aucun effort n’est fait pour les transformer en HLM.

 

La RIVP affiche 1500 logements financés en 2008, moins de 12 % en PLAI pour 27 % en PLS. Et encore une fois logement financé ne signifie pas logement construit, en réalité seuls 25 % de ces logements sont neufs, le reste consiste en logement rachetés, souvent occupés ! Et les nombreuses places de foyer comptent comme de vrais logements dans les chiffres : dans les faits la majorité des PLA-I sont des hébergements précaires !

 

Nous occupons aujourd’hui la filiale l’Habitat Social Français pour exiger que la RIVP fasse son boulot de bailleur social, transforme ses loyers libres en logements sociaux, et construise de vrais HLM en masse !

15:06 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rivp, paris, demandeurs de logement, mal-logés, sdf, dalo | |  del.icio.us | | Digg! Digg

jeudi, 09 juillet 2009

Paris : Les Mal-logés occupent la Ruche

UNE PEPINIERE D’ENTREPRISES ?

ET LES LOGEMENTS C’EST POUR QUAND ?

 

Le Collectif Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui à « la Ruche », pépinière d’entreprises, à l’occasion de la visite du Maire de Paris dans cette structure du 10ème arrondissement, située au 84, quai de Jemmapes.

 

Comme à son habitude, Bertrand Delanoë choisit soigneusement ses visites dans la capitale qu’il administre depuis maintenant huit ans.

 

Les locaux spacieux de la Ruche, rénovés notamment avec des subventions de la Ville, donnent évidemment une image du 10ème arrondissement plus agréable à regarder que les lieux où nous vivons, parce qu’il n’y a pas assez de logements sociaux à bon marché, et 110 000 demandeurs en attente.

 

Bertrand Delanoe n’ira pas visiter les chambres d’hôtel insalubres de la rue Jarry, ou de la rue d’Aix, ou les mal logés continuent à croupir, puisque même l’accès à une résidence sociale nécessite désormais plusieurs années d’attente.

 

Bertrand Delanoe ne fera pas de détour par les taudis insalubres où vivent des mal logés du collectif, en suroccupation manifeste, pour qui la loi DALO n’a rien changé, tout simplement parce que les grandes surfaces sont réservées aux entreprises, et que la Ville se refuse à construire le nombre de grands logements sociaux nécessaires.

 

A la Ruche, un entrepreneur peut louer un bureau pour 429 euros par mois. Dans le 10ème, la moindre chambre d’hôtel a un loyer trois fois plus élevé, et aucun propriétaire privé n’accepte de toute façon de louer aux ménages modestes, au contraire, les congés pour vente et les expulsions en conséquence se multiplient sans qu’aucune solution de relogement dans le parc social ne soit proposée.

Comme l’a dit Jean Yves Mano , l’adjoint au Logement , au début de la deuxième mandature, «  Tout le monde ne pourra être logé à Paris ». Ce « tout le monde »  concerne évidemment uniquement les demandeurs de logement social, dans le même temps, les efforts financiers et la recherche de foncier disponible pour accueillir les entreprises sont une priorité municipale.

 

Nous nous invitons donc à La Ruche, pour y attendre le Maire de Paris, car nous sommes aussi des Parisiens, même si nous ne sommes pas de ceux que Bertrand Delanoë a envie de rencontrer, au point de nous envoyer régulièrement des CRS en réponse à nos exigences de relogement .

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !


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lundi, 26 janvier 2009

Les mal-logés s'invitent aux Etats Generaux des SDF

Une centaine de mal logés se sont invités aujourd'hui aux Etats Generaux des SDF, organisés par Nicole Guedj, notamment pour y interpeller Mr Alain Regnier super préfet à l'hébergement, qui a finalement accepté de nous recevoir dans les plus brefs délais.

Le texte suivant a été lu à la tribune :

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Comment se fabriquent les SDF, ou l'expérience des mal logés.

 

Le collectif Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui au Etats Généraux des SDF, qui se tiennent à l'école de Sciences Po : à la tribune, ni mal logés ni SDF, mais notamment le Président du Samu Social, le super préfet à l'hébergement, et le préfet de police.

 

Sans domicile fixe, c'est la signification du sigle SDF : nos politiques semblent l'oublier un peu trop souvent, cette définition, pour créer de toutes pièces, un être à part, dont la condition serait finalement inexplicable par le seul manque de logements accessibles à tous.

 

Comment devient-on SDF ? Pourquoi sont-ils si nombreux, pourquoi le SAMU social est-il engorgé ?

 

A partir de combien de temps le mal logé en errance devient-il SDF ?

 

Nous avons la réponse car nous la vivons en direct.

 

A partir du 15 mars, un certain nombre d'entre nous seront mis à la porte de leur logement, parce que le propriétaire vend, parce que nous l'occupons sans le titre ni le droit qu'on n'a pas voulu nous donner. On leur donnera, au mieux une chambre d'hôtel, et grâce au nouveau système SAMU social, probablement dans un autre département, ou ils seront interdits de services sociaux, peut-être interdits d'école, parce que chaque ville considère avoir assez à faire de « ses »  mal logés. Comme tant d'autres, déjà expulsés, on les changera d'hôtel parce que celui-ci est trop pourri, parce que l'hôtelier ne veut plus de familles, pour un autre hôtel plus loin. Ca y est , ils sont SDF.

 

Pas mal de SDF ne dorment pas tous les soirs dehors. Seulement une semaine sur deux et leur adresse administrative est celle d'un tiers. Des dizaines de milliers de personnes sur toute l'Ile de France, SDF invisibles, dorment une semaine chez les parents, une semaine dans un hôtel qu'on paye de sa poche, une semaine dans la rue. Jusqu'au jour ou les tiers disent non. Ca y est , ils sont officiellement SDF.

 

Pourquoi ? Simplement parce qu'on ne leur pas attribué de logement social. Parce que les politiques et les bailleurs n'en construisent pas ou presque pas, parce qu'ils en détruisent et en vendent des centaines de milliers. Et parce que le logement social disparaît, alors les prix du privé augmentent en toute liberté, avec la demande.

 

Et ensuite, le problème non résolu est pris sciemment à l'envers : ne pas avoir de logement fixe détruit les mal logés, et les politiques viennent ensuite parler de l' « impossibilité d'accéder à un logement autonome », de la « désocialisation », et de « solution adaptées » c'est-à-dire toute la gamme des hébergements précaires, des résidences sociales aux hébergements de stabilisation, tous ces « logements passerelles »  qui deviennent vite des impasses, car il n'y pas de logement social à la clé.

 

Et en bas de cette chaîne infernale, qui pourrait être rompue simplement en mettant l'argent nécessaire dans le logement social, le tri se fait à nouveau car l'hébergement précaire devient lui-même rare : et le super préfet, et le SAMU social viennent présenter comme un grand progrès le fait que les places en CHRS , dans les foyers et les dortoirs humanisés ( ?) soient désormais gérées de manière « régionale », ce qui signifie tout bonnement que certains d'entre nous vont courir chaque jour d'un bout à l'autre de l'Ile de France pour un lit de camp et une soupe.

 

Nous les premiers concernés par ce colloque, nous sommes venus rappeler l'évidence, comme nous l'avons fait en occupant Dexia au lendemain de l'annonce des milliards d'euros trouvés en vingt quatre heures pour les banques : que les mêmes sommes soient mises immédiatement dans le logement social et il n'y aura plus de mal logés, et la machine à fabriquer des SDF s'arrêtera.

 

DES VRAIS LOGEMENTS MAINTENANT POUR TOUS !

 

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vendredi, 28 novembre 2008

Les Mal-logés en Colère occupent le Haut Commissariat aux Solidarités Actives

 

COMMUNIQUE de L'OCCUPATION :

Le collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la Pauvreté

Comme chaque hiver, comme après chaque incendie de taudis, Mme Boutin et son gouvernement n'ont qu'une seule réponse : hiérarchiser les dangers que courent TOUS les mal logés.

Ainsi, ceux qui campaient l'hiver dernier, aujourd'hui qualifiés d « objets encombrant la voie publique » étaient alors qualifiés de mal logés chanceux, dans la mesure ou l'insalubrité de leurs hôtels et de leurs taudis leur « garantissaient tout de même un toit ». Mme Boutin mettait alors en avant sa soi disant priorité : les SDF.

Mais cet hiver, on découvre qu'il y a des « mieux lotis » même chez les SDF : Mme Boutin considère que ceux qui vivent dans des abris de fortune sont tout de même dans une situation moins urgente que ceux qui n'ont qu'une couverture.

Et être classé en tête dans la hiérarchie du malheur de Mme Boutin et de son Ministère n

e signifie pas être relogé ou même pris en compte. Mme Boutin fait mine de compatir sur les uns pour mieux laisser mourir les autres, mais ne reloge jamais personne, sauf éventuellement sous la pression des luttes.

Quand à Martin Hirsch, la lutte contre la pauvreté se résume désormais pour lui à se scandaliser vertueusement de quelques « excès » de sa confrère : Martin Hirsch est contre le fait de faire payer des amendes aux mal logés qui dorment dans des tentes pour ne pas crever dans les taudis, mais le fait que la politique du Logement aboutisse à ce que les campements de fortune, les taudis ou l'errance plus discrète d'hébergements en hébergements soient le lot commun de millions de personnes ne le dérange pas outre mesure.

D'ailleurs, en imposant à l'ensemble des allocataires des minima sociaux des démarches d'insertion professionnelle, il vient lui-même d'exposer une partie des mal logés et les SDF à la suppression de tout revenu. Et ce alors que l'emploi ne résout pas les problèmes de logement, plus d'un SDF sur trois travaille, et ne se voit pourtant pas attribuer de logement social.

Les mal logés, SDF ou pas passent leur vie à faire des dossiers pour des commissions qui trient soigneusement les prioritaires, pour ne finalement rien faire : parmi ceux qui ont franchi le parcours du combattant des commissions DALO, l'immense majorité n'a toujours pas de logement.

Le logement est un droit minimum pour tous et toutes, pas une aumône exceptionnelle délivrée uniquement sur la base de critères d'urgences de plus en plus restrictifs. Ne pas avoir de logement décent, voilà l'urgence absolue que partagent tous les mal logés. Et ce qu'ils partagent également c'est le mépris total de ce gouvernement, et sa volonté de réprimer toutes les formes de lutte et de résistance que développent, de plus en plus nombreux, les mal logés.

Mal logés, et en plus insultés et criminalisés, ça suffit. Depuis un an et demi, l'ex président d'Emmaus, met la « bonne réputation » acquise à ce titre, au service d'un gouvernement qui détruit le logement social. A ce titre il est au moins aussi responsable que Christine Boutin ses déclarations lénifiantes ne lui coûtent rien, alors que nous payons cher la politique qu'il soutient.

NOUS EXIGEONS UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

malloges.jpg

 

COMMUNIQUE DE FIN D'OCCUPATION :

La centaine de Mal Logés en Colère a quitté le Haut Commissariat aux Solidarités Actives contre la pauvreté à 14H15.

Après avoir agité la menace d'une évacuation policière « aux conséquences potentiellement graves » pour tenter de nous faire quitter les lieux sans aucun engagement , un rendez-vous avec les Préfets de Seine Saint Denis, de Paris et Martin Hirsch nous a été proposé. Le Haut Commissariat s'est par ailleurs engagé à ce que l'ensemble des immeubles insalubres ou indécents que nous lui signalerons soient visités et pris en compte.

Nous constatons qu'il est donc nécessaire d'occuper collectivement les Ministères pour que les dossiers de mal logement ne soient ne serait-ce qu'ouverts et étudiés par les services dont c'est le travail.

Nous nous ne faisons donc aucune illusion : le relogement de tous ne sera obtenu qu'en harcelant sans trève les responsables du mal logement, en multipliant les actions collectives.

D'ailleurs, Le Haut Commissariat de Martin Hirsch l'avoue lui-même à la presse « Sur soixante dossiers remis par le collectif, dix huit ont été traités depuis juillet « ( source Le Monde ). Le Haut Commissariat oublie simplement de préciser que ces dossiers croupissent pour certains depuis plus de dix ans, date à laquelle ils ont été déposés individuellement en Préfecture. Et que tous relèvent de situations d'urgence, qu'il s'agisse de personnes hébergées, à la rue, de retraités de plus de 70 ans, d'habitants des hôtels ou des taudis.

Parmi ces dossiers ne figurent pas ceux des mal logés que nous n'avons pas rencontré, ceux des centaines de milliers d'entre nous qui n'ont pas la force et la possibilité de se battre. Martin Hirsch fait mine d'avoir l'oreille attentive aux pauvres, mais ne les entend que lorsqu'ils hurlent, sans quoi ils peuvent bien peupler des bidonvilles qui comptent désormais des milliers de personnes rien qu'en Ile de France.

Les mal logés n'ont donc pas le choix : il leur faut cesser d'attendre les conclusions de telle ou telle commission, la décision de tel ou tel Tribunal qui éventuellement leur reconnaitra individuellement un droit déjà inscrit dans la loi depuis des dizaines d'années pour tous, sans résultat notable.

Il est temps de forcer les hommes politiques, les bailleurs sociaux, les Préfets , non seulement à ouvrir le dossier du mal logement, mais surtout à le traiter : il n'y a pas de crise du logement, il y a la volonté de détruire le logement social et le seul moyen de l'empêcher, c'est la lutte collective, pour le relogement de tous, tout de suite.

Depuis quatre ans que notre collectif existe, aucun rendez-vous, aucune promesse ne nous a dissuadé d'occuper, de manifester, d'interpeller publiquement les responsables du mal logement semaine après semaine.Il n'en sera pas autrement concernant Martin Hirsch, et ce d'autant plus que celui-ci n'a sa place au gouvernement que comme caution sociale de la politique menée.

17:48 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : martin hirsch, mal-logés, sdf, dalo, boutin, tentes | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 29 janvier 2008

Les Mal-logés en Colère s'invitent au "Grenelle parisien de l'Insertion"

INSERTION A PARIS :

le mode d'emploi passe par le logement.




Le collectif Mal Logés en Colère s'invite aujourd'hui au forum « L'insertion à Paris, mode d'emploi» , organisé par la Préfecture de Paris, à l'Espace Reuilly, dans le 12ème arrondissment.


A Paris, encore plus qu'ailleurs, l'emploi n'est pas , contrairement aux idées reçues, le principal obstacle à l'insertion : un SDF sur trois travaille, et parmi ceux qui attendent en vain un logement, dans les hôtels, dans les foyers , dans l'insalubrité, les salariés sont aussi nombreux que les chômeurs. Et parmi ceux-ci, combien ne peuvent accéder à un emploi parce que leurs conditions de logement freinent leur recherche ?


En taisant totalement cet aspect (aucun des débats prévus n'aborde spécifiquement la problématique du logement, seul l'hébergement temporaire étant brièvement évoqué), la Préfecture cherche-t-elle à faire l'impasse sur ses responsabilités en la matière ? Il y a en tout cas un double discours flagrant de l'Etat, dont la Ministre du Logement reçoit aujourd'hui les associations pour leur présenter un rapport sur le problème des SDF , pendant que ses représentants sur le terrain, dont le Préfet , font mine d'ignorer le rôle fondamental du logement en matière d'insertion.


Nous sommes venus confronter la Préfecture de Paris, et son représentant le Préfet Michel Lalande, avec certaines réalités : celle par exemple, du manque de grands logements HLM. Des milliers de familles vivent dans la sur-occupation permanente, consacrent la quasi intégralité de leur salaire au paiement de chambres d'hôtel. Ce n'est pas d'un emploi dont elles ont besoin, elles l'ont déjà pour la plupart mais d'un logement qui leur permette de s'insérer réellement, c'est-à-dire d'avoir des conditions de vie, de scolarité décentes.


Nous sommes venus dire au Préfet que l'insertion, ce n'est pas la multiplication des démarches pour les mal logés, l'empilement de dispositifs qui tournent à vide. Il y a quelques années, la Préfecture mettait en avant les « accords collectifs » censés accélérer le relogement des plus défavorisés. Résultat, des milliers de dossiers en attente. Aujourd'hui on demande à nouveau aux mal logés , aux travailleurs sociaux de constituer des dossiers pour les commissions DALO, qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux commissions crées pour les accords collectifs. Pour quel résultat ? La première commission, sur des milliers de dossiers déposés en a traité UN seul.


Nous sommes venus dire à la Préfecture qu'on n'insère pas les mal logés à coup de formulaires à remplir, que traiter un problème ne consiste pas à acheter de nouvelles étagères à la Préfecture pour ranger les dossiers en triple exemplaire ou à examiner chaque situation individuelle dans trois commissions différentes.


Parmi les questions posées dans les débats qui vont se tenir aujourd'hui, l'une d'elles est « Comment préparer l'accès ou le retour à l'emploi ? » . Nous sommes venus donner une réponse simple: en permettant l'accès immédiat à un logement décent, sans lequel retrouver du travail est des plus difficiles, et sans lequel occuper un emploi n'a pas de sens, dans la mesure ou celui-ci ne permet même pas d'accéder à un minimum de droits.


UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

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vendredi, 11 janvier 2008

Les Mal-Logés en Colère répondent à l'appel de Martin Hirsch , chroniqueur à "Psychologies"

3dd519de0971c6bf274704f8be2e5fd5.jpgAprès plus de sept mois de refus, Martin Hirsch , Haut Commissaire aux solidarités actives et à la lutte contre la pauvreté a enfin accepté de recevoir notre collectif: il nous aura donc fallu aller jusqu'à occuper le journal "Psychologies " ou Martin Hirsch tient désormais une chronique pour obtenir des engagements clairs de l'ex-président d'Emmaus, qui avait été jusqu'à annuler sa participation à un colloque sur les travailleurs pauvres à Paris en juin dernier, pour ne pas nous y rencontrer.

Il aura aussi fallu plusieurs heures de négociations serrées avec Mr Le Naou, chargé de mission du Ministère pour que celui-ci se déplace sur le lieu de l'occupation puis accepte de répondre à notre demande.

Nous attendons des réponses concrètes et immédiates, parce qu'il faut savoir en terminer avec la crise du logement: ces réponses, qui portent notamment sur des demandes de logement datant de dix à vingt ans, des demandes de personnes SDF, nous ne les avons pas obtenues du Ministère de Mme Boutin.

Aujourd'hui, parce que Mr Hirsch n'est pas Madame Boutin, et n'a pas le même parcours , comme nous l'a rappelé son cabinet, nous attendons des actions rapides, à la hauteur de l'intérêt affiché dans sa chronique pour les mal-logés.





Communiqué diffusé sur place :

  Une soixantaine de "Mal-loges en Colère" occupent aujourd'hui le siège du mensuel Psychologies , et espère y rencontrer un de ses prestigieux chroniqueurs (1), Martin Hirsch par ailleurs Haut Commissaire du gouvernement aux solidarités actives contre la pauvreté.

Ce mois ci, dans sa chronique, le Haut Commissaire conte sa rencontre avec l'un d'entre nous, dans le métro, un SDF à qui il n'a jamais rien donné , ce qui apparemment a crée chez lui, un fort sentiment de culpabilité, car il n'a plus jamais eu l'occasion de le faire.

Qui sait,  l'un de ces précaires si justement décrits dans sa chronique, ceux dont il jure que s'il a l'occasion de les croiser à nouveau il prendra le temps d'écouter leur histoire est peut être l'un d'entre nous ?

Et il serait bien temps que le Ministre chroniqueur nous écoute en effet, au lieu de nous rappeler sèchement, à l'occasion d'un campement, qu'il faut savoir terminer une lutte.

Au lieu de cautionner une Ministre du Logement, qui déclare sans honte que la loi DALO ne résoudra pas grand-chose, avec une franchise qu'apprécieront tous ceux qui font la queue devant les Préfectures en espérant que cette fois, on lira leur dossier, qu'on les sortira des hôtels, des taudis, de l'errance urbaine d'hébergement en hébergement. Une Ministre du Logement, qui face aux morts de la rue ose déclarer qu'il va falloir que jouent les solidarités familiales parce que l'Etat ne peut pas tout faire.

Dans sa chronique Martin Hirsch espère que « son «  mal logé du métro a retrouvé du travail et un toit. C'est peu probable. Les membres de notre collectif eux n'ont pas eu cette chance, plus de huit mois après deux demandes d'audience auprès de Martin Hisrch : celui-ci après avoir refusé de nous rencontrer lors de l'occupation de l'ANSA ( Agence Nationale des Solidarités Actives ), avait préféré en juin annuler sa participation au dernier moment à un colloque sur les travailleurs pauvres plutôt que faire face à nos questions.

En septembre, nous avons déposé au Ministère une liste de demandeurs de logement de plus de dix ans , ainsi qu'une composée de personnes sans aucun hébergement. Aucune réponse n'y a été apportée. Personne ne peut demander à des mal logés qui attendent une solution depuis des années, parfois dans la rue, et toujours dans des conditions de survie insupportables, d'attendre encore l'avis d'une commission puis une décision de justice qui ne changera rien puisque les clefs des logements ne sont pas dans les poches des juges, mais dans celle des bailleurs, des préfectures et des mairies.

Dans son émouvante chronique à Psychologies, Martin Hirsch conclut en jurant que s'il n'est pas arrivé malheur à « son «  mal logé, il « s'arrêtera le temps qu'il faudra et le temps qu'il voudra « .

En venant nous rencontrer , l'ex-président d'Emmaus a une occasion de montrer qu'il ne s'agissait pas là de paroles en l'air, et qu'il n'y aucun décalage entre le chroniqueur ému de la misère quotidienne du mal logement et le Haut Commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté qui a le pouvoir de prendre des mesures immédiates pour la faire cesser.

(1) la première chronique de Martin Hisrch est dans le numéro de janvier de Psychologies, et lisible ici
http://www.psychologies.com/cfml/article/c_article.cfm?id=6867&estat_svc=s%3D01119%26svc_mode%3DI%26svc_campaign%3DAutresLiensTexte%26svc_partner%3DHP%26svc_position%3DContenu



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jeudi, 27 septembre 2007

Occupation du "Coeur des Haltes", dont la directrice a rejoint le Ministère du Logement

Occupation du "Coeur des Haltes", dont la directrice a rejoint le Ministère du Logement

 

 Ce matin, pendant plusieurs heures, l'association "Le Coeur des Haltes"" a été occupé jusqu'à l'obtention de résultats immédiats concernant nos demandes pour des familles à la rue: en effet Mme Danielle Huège , directrice générale de cette association d'aide aux sans abri est entrée depuis trois mois au cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville.

En prenant la responsabilité de donner la caution d'une association à ce gouvernement, Mme Huège, comme Martin Hirsch ex-président d'Emmaus France , est redevable devant tous les mal logés: c'est pourquoi nous exigions qu'elle débloque dans la journée des hébergements décents pour des personnes actuellement à la rue , du fait de la saturation des dispositifs, et de la fermeture des hôtels meublés parisiens.

Nous avons quitté les lieux sur un l'engagement écrit d'une solution acceptable pour tous les concernés dès ce soir. Une délégation est actuellement reçue au Ministère par Mme Huège, ainsi qu'un représentant de la Préfecture.

Bien évidemment, nous ne nous contenterons pas de ces solutions d'urgence.Nous avons multiplié les actions pendant ces deux semaines de décentralisation du Ministère à Lyon, parce que nous attendons de Mme Boutin des résultats concrets et pas des opérations de communication couteuses et parfaitement inutiles pour les mal logés.

Des vrais logements maintenant !

 

 

 

le communiqué diffusé sur plac

Mardi, à l'issue de la réunion du PARSA, c'est avec la directrice
générale de cette association que Christine Boutin a annoncée une
rallonge budgétaire de 14 millions d'euros pour l'hébergement
d'urgence. Confrontée à des critiques sur l'effectivité des annonces
en matière de logement et d'hébergement, Mme Boutin a répondu « on ne
construit pas des logements en un jour » .Reste que sur les 3000
nouveaux logements pour les sans abris annoncés lors du premier PARSA,
seuls 1000 sont effectivement en cours de mise sur le marché et aucun
à Paris même.

Malheureusement, cela ne fait pas un jour mais plus de dix mois que
les campements massifs de sans domicile fixe ont obligé le
gouvernement à faire mine de se préoccuper de la situation.

Malheureusement cela ne fait pas un jour mais plus de deux ans que des
mal logés continuent à risquer leur vie dans les hôtels meublés, dans
des immeubles insalubres, malgré les drames de l'automne 2005.

Malheureusement, cela ne fait pas un jour mais des années que Jean
Louis Borloo, toujours ministre annonçait une sortie de crise…dans
cinq ans.

Nous sommes donc là aujourd'hui, pour que madame Huège, (directrice
générale du Coeur des Haltes), qui a apparemment la chance d'être
entendue par ce gouvernement, ce dont témoignent les innombrables
visites faites par des ministres dans ses structures, lui fasse
comprendre que nous ne pouvons pas attendre un jour de plus et encore
moins un hiver entier.

Tout simplement parce qu'il y a parmi nous des familles et personnes
seules d'ores et déjà à la rue ou qui le seront dans quelques jours :
les hôtels ferment, les aides au financement de ces hébergements sont
coupés ou restreints. Sous prétexte de la sécurité des occupants de
ces chambres effectivement dangereuses et insalubres, on les chasse
sans proposition alternative.

Les résidences sociales, une partie des CHRS ont effectivement
rallongé la durée des séjours. Mais comme il n'y a pas de logement,
très peu de places se libèrent. Les expulsions, la flambée des loyers,
l'augmentation de la pauvreté en 2006 créent mécaniquement de nouveaux
SDF à un rythme bien plus soutenu que celui des créations de place.

Nous n'avons pas l'intention d'attendre dans la rue, dans des taudis
dangereux dont certains sont frappés d'arrêtés de péril depuis
plusieurs années. Nous sommes fatigués des innombrables réunions
d'urgence sur le logement, du PARSA au DALO jusqu'au coûteux barnum
lyonnais de Madame Boutin.
Nous ne quitterons donc les lieux qu'avec des solutions immédiates
pour les membres de notre collectif dores et déjà à la rue !

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14:55 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : coeur, femmes, SDF, Boutin, Parsa, logement, huège | |  del.icio.us | | Digg! Digg

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