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jeudi, 28 mars 2013

Bureaux vides, logement chers: la SEMAVIP de nouveau occupée

La lutte pour plus de logements et moins de bureaux continue, notamment dans le 19ème arrondissement: la SEMAVIP avait été occupée une première fois le 4 janvier, pour dénoncer une situation absurde, où la Ville de Paris tout en continuant à favoriser la construction de bureaux, se montre incapable de répondre aux préoccupations des habitants qui sont 126 000 au moins à avoir besoin d'un logement social.

Suite à notre première occupation, les élus du 19ème arrondissement nous avaient assuré de leur écoute , et s'étaient engagés à nous répondre concrètement: mais ils n'ont pas donné suite.

A la veille de la rupture de la trève hivernale, nous sommes donc revenus au parc de bureaux d'ICADE où la SEMAVIP a son siège.


                            Paris : Les mal-logés ré-occupent la SEMAVIP... par HLMPOURTOUS


Un article de Business Immo sur l'occupation

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14:18 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : semavip, trève hivernale, expulsions sans relogement | | |  Facebook

vendredi, 04 janvier 2013

Occupation de la SEMAVIP: trop de bureaux vides, trop de logements chers !

Paris : trop de bureaux vides, trop de logements chers, un changement de cap est nécessaire.

Les mal-logés s'invitent aujourd'hui à la SEMAVIP, société d'aménagement de la Ville de Paris, pour contester une politique urbaine faisant la part belle aux bureaux et négligeant les besoins en logement.

En 2000 à Paris, il y avait environ 50 000 logements du parc privé dont le loyer correspondait à 12 euros le m2.En 2012, il en reste à peine 4000. En moyenne, les loyers parisiens ont augmenté de 10% à la relocation chaque année (source OLAP ).

Cette hausse a été bien plus importante dans les arrondissements populaires comme le 19ème ou le 20ème arrondissement, et le « parc social de fait » a quasiment disparu.

Les élus parisiens ne tiennent aucun compte de cette réalité, se contentant de considérer la loi SRU et son quota minimum de logements sociaux comme le maximum faisable pour les Parisiens qui ne peuvent plus accéder au privé. Résultat , 126 000demandeurs de logement attendent dans les pires conditions de vie au quotidien.

Dans le même temps, la Région Ile de France compte un million de m2 de bureaux vides, et par exemple 40% de la production neuve de 2010 n'a pas trouvé preneur.

Cela n'empêche pas la municipalité parisienne de continuer à programmer des opérations d'immobilier de bureau et d'entreprises sur les terrains qui pourraient possiblement servir à du logement social pour le plus grand bonheur des investisseurs privés....Cette même municipalité ira ensuite expliquer l'impossibilité de faire plus de logement social par la « réalité du peu de foncier disponible à Paris ».

La SEMAVIP, société d'aménagement de la Ville de Paris offre sans cesse de nouveaux terrains aux investisseurs immobiliers privés pour des bureaux , et ce dans les quartiers où les mal-logés sont pourtant les plus nombreux : 49 000m2 de bureaux neufs sur la ZAC Mac Donalds ( 75019), 40 000m2 également sur la ZAC Claude Bernard ( 75019), 50 000 m2à Porte des Lilas, 31 000 m2 dans le 20ème arrondissement, 31 000m2 également sur la zone de la Porte Pouchet ( 75017).

S'y ajoutent les projets pharaoniques autorisés par la Ville en dérogation au Plan Local d'Urbanisme, comme la tour Triangle de 180 m2 de haut dans le 15ème arrondissement.

Quand cette politique en contradiction totale avec les besoins des Franciliens et des Parisiens va-t-elle s'arrêter ?

Dans le même temps, la Ville n'est même pas parvenue à remplir son propre objectif de production de logements sociaux cette année. Pourtant, celui-ci est déjà très insuffisant au regard des besoins, et c'est criant dans certaines opérations d'aménagement pilotées par la SEMAVIP. Ainsi sur le quartier Ourcq Jaurès, qui abritait avant rénovation une population faite en grande partie de familles aux revenus modestes, sur 275 logements familiaux reconstruits après destruction des anciens immeubles, 194 sont en accession à la propriété , et seulement 80 sont des logements sociaux.

Et les élus parisiens restent inflexibles, malgré l'aggravation de la situation des mal-logés : ainsi l'adjoint au Logement de la Ville, Jean Yves Mano a décidé que seule 40% de la surface des terrains qui vont être cédés par l'Etat dans le cadre de la loi récemment votée seront destinés au logement social.

Cette politique doit changer ! Du logement maintenant !

(Sur les bureaux à Paris voir aussi : les mal-logés occupent UNIBAIL)


Paris :Des logements pas des bureaux... par HLMPOURTOUS

14:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : semavip, zac claude bernard, mairie de paris, bureaux | | |  Facebook

vendredi, 27 mai 2011

Zac Claude Bernard et entrepots Macdonald : quelle place pour les mal-logés ?

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Ce matin, une soixantaine de demandeurs de logements sont venus interpeller le maire du 19ème arrondissement, Roger Madec lors de l’inauguration d’un pont suspendu aux Entrepôts Mac Donalds, au cœur du nouveau quartier du Nord Est Parisien.

 

L’annonce officielle des chiffres de l’immobilier parisien a confirmé ce que les parisiens aux revenus modestes vivent sur le terrain : les prix à la vente ont augmenté de 20% en un an.

Dans le 19ème, l’éclosion de ce nouveau quartier, les aménagements urbains en cours, l’arrivée d’entreprises a accéléré cette hausse et multiplié le nombre de propriétaires qui souhaitent vendre leurs logements et les procédures d’expulsions qui vont avec.

Même les très petites surfaces peuvent permettre une grosse plus value à la revente, célibataires ou grandes familles sont donc également concernés.

Bien souvent le congé pour vente touche des locataires qui souffraient déjà d’un loyer extrêmement élevé après les augmentations de ces dernières années, et souvent aussi de suroccupation.

Bien souvent, ces locataires ont des demandes de logement anciennes et jamais satisfaites, car le loyer trop cher n’est pas considéré comme un critère de relogement important.

Dans le 19ème, les logements sociaux nouvellement construits sont souvent des PLS, notamment aux Entrepôts Mac Donald. Ils ne correspondent ni en nombre, ni en niveau de loyer aux besoins des demandeurs de logement du quartier.

Si rien n’est fait, des vagues d’expulsion sans précédent vont avoir lieu. Et les habitants des quartiers populaires parisiens se verront relégués dans les circuits de l’hébergement d’urgence francilien, baladées de département en département.

Suite à notre interpellation ce matin, le Maire et son cabinet nous recevra dans les jours qui viennent.

Sur le même sujet voir aussi : Paris-métropole et rénovation urbaine


Nord Est Parisien, ZAC Claude Bernard : le Maire... par HLMPOURTOUS

17:22 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : roger madec, semavip, icade, zac claude bernard, calberson, bnp, tramway, eole évangile | | |  Facebook

jeudi, 19 mai 2011

HLM : les autres chiffres du logement social à Paris

Le Pavillon de l'Arsenal, vitrine parisienne de la politique du logement de la municipalité a été occupé quelques heures ce matin , jusqu'a obtention d'un rendez vous avec la directrice de l'Atelier Parisien d'Urbanisme.

Demandeurs de logement parisiens, nous nous étonnons du décalage entre deux chiffres: la mairie annonce une production "extraordinaire" de 40 000 logements sociaux sur la mandature, mais dans le même temps le nombre de demandes de logement ne se tarit pas, il augmente , 120 000 cette année.

Une partie de l'explication de ce décalage réside sans doute dans la réalité de ce qui est présenté comme du nouveau logement social et immédiatement disponible:  l'Usufruit Locatif Social qui se multiplie notamment dans les zones tendues du territoire parisien, et consiste en des logements très chers et conventionnés HLM pour une durée très déterminée, et l'achat de logement occupés dont le conventionnement est toujours retardé, amenant les occupants à continuer à acquitter des loyers du niveau de ceux du privé.

Ce type de logements ne résout en rien la crise traversée par les Parisiens aux revenus modestes et la politique du logement doit être évaluée au regard de leur proportion grandissante dans les programmes en cours: lors du rendez-vous prévu la semaine prochaine, la direction de l'APUR s'est engagée à nous fournir les chiffres exacts sur ces programmes.

Communiqué diffusé sur place :

 

40 000 nouveaux « logements sociaux » mais lesquels ?

«  Paris est la ville qui produit le plus de logements sociaux en France et personne ne peut dire que ce que nous faisons n'est pas extraordinaire ». C'est ce que nous a déclaré Jean Yves Mano lors d'un rendez-vous la semaine dernière avec notre collectif.

Pourtant, nous sommes 120 000 demandeurs de logement à attendre une solution.

On ne peut pas nier que la programmation parisienne en matière de logement prévoie bien 40 000 unités pour la mandature.

Mais derrière les « unités », les logements correspondent-ils à la demande ? S'agit-il de vrais logements sociaux, en combien de temps les logements « financés » deviennent-ils des logements habités par des mal-logés aux revenus modestes.

Nous venons aujourd'hui à l'APUR pour avoir ces réponses sur deux types de programmes actuellement en plein essor à Paris :

  • l'acquisition-conventionnement

- Depuis plusieurs mois nous sommes contactés par des locataires dont les immeubles ont été rachetés par les bailleurs de la ville : ces locataires pour certains ont des revenus correspondant à ceux du logement social, mais des mois et des mois après le rachat, leur loyer ne diminue pas.

Lors d'une précédente occupation de ses bureaux le 31 mars, Paris Habitat OPH, premier bailleur social parisien, nous avait menacé d'un procès en diffamation pour avoir évoqué le cas du 34, Alexandre Dumas. Paris Habitat OPH répondait alors à la presse que tout était réglé, mais aujourd'hui aux locataires qui demandent la révision de leurs loyers, le bailleur répond que la convention n'est pas encore signée.

Si ces nouveaux locataires de bailleurs sociaux voient s'éterniser une situation où ils continuent à payer un loyer du niveau du privé, le gain en termes de satisfaction de la demande urgente des mal-logés est nul.

Ces logements doivent être conventionnés maintenant !

  • l’Usufruit Locatif Social

La Ville de Paris impose à tout promoteur de programmes privés un quota de 25% de logements sociaux dans les zones déficitaires en logement social. Mais il s'avère qu'un nombre croissant de ces logements est en fait construit en Usufruit Locatif Social : du logement social de la tranche très supérieure ( PLS) qui retombe dans le privé au bout de quinze ans. Pour le seul bailleur LOGIREP, nous avons relevé une trentaine de logements achevés récemment ou en cours d'achèvement dans les beaux quartiers, notamment dans un ancien hôtel particulier du Marais.

 

Combien de logements sont concernés par ce dispositif et n'ont de logement social que le nom à Paris ?

C'est ce que nous sommes venus demander à l'APUR, car plusieurs sociétés spécialistes de ce genre d'investissements annoncent sur leur site investir à Paris avec des bailleurs sociaux, notamment Paris Habitat OPH.

Les 40 000 logements sociaux programmés par la Ville ne seront déjà pas suffisants pour loger la majorité des demandeurs. Si en plus, une partie n'est que du logement social en papier, rien ne va plus.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


HLM à Paris : les autres chiffres du logements par HLMPOURTOUS

13:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, paris-habitat oph, rivp, siemp, semavip, usufruit locatif social, acquisition | | |  Facebook

jeudi, 22 mai 2008

Les Mal-logés chez Meunier-Habitat

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Des Logements, pas des bureaux !

Le Collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd’hui les locaux de Meunier Habitat, promoteur immobilier et aménageur, filiale de BNP Paribas. Meunier Habitat a été choisi par la Ville de Paris, la RIVP et la SAGI pour l’aménagement de la ZAC Claude Bernard, dans le 19ème arrondissement.

 

Ce projet est un des principaux programmes immobiliers de la seconde mandature de Bertrand Delanoe : il concerne un des derniers quartiers populaires de la capitale et l’arrondissement qui concentre le plus de demandeurs de logements sociaux.

 

Pourtant sur l’ensemble du programme, seulement 150 logements sociaux neufs seront construits, sur 30 000 m2 aménagés par Meunier Habitat. Le reste ? De l’accession à la propriété, des bureaux, un complexe cinéma, des commerces. 40 000 m2 ont aussi été cédés à Icade, une des sociétés immobilières les mieux cotées en bourse. Là aussi ce seront des bureaux.

 

Les quelques dizaines de logements sociaux ne peuvent masquer le décalage entre les priorités affichées de la Ville de Paris en matière de logement social et la réalité : là ou il y avait la place pour répondre aux besoins, et des terrains publics pour le faire, la Ville de Paris a choisi de construire un quartier dont les Parisiens modestes seront exclus et ou les promoteurs immobiliers vont réaliser d’immenses bénéfices.

 

Nous n’acceptons pas de voir nos relogements toujours remis à plus tard, nous n’acceptons pas que Jean Yves Mano, adjoint au Logement de la Ville de Paris, déclare qu’ « on ne pourra pas loger tout le monde à Paris » , quand dans le même temps, des dizaines de milliers de m2 sont livrés aux banques et aux promoteurs.

 

Nous sommes donc venus demander des comptes à la BNP Paribas, sur ses projets sur la ZAC Claude Bernard .

Conséquence directe des projets immobiliers prévus sur la ZAC Claude Bernard, la spéculation immobilière bat son plein dans le 19ème arrondissement : les logements privés ont désormais des niveaux de loyer qui les rendent inaccessibles aux catégories populaires, les hôteliers « sociaux » chassent les familles pour se reconvertir en établissements plus chers, les propriétaires multiplient les congés pour vente.

 

Tandis que la filiale immobilière de la BNP engrange les bénéfices, les mal logés sont confrontés aux expulsions et à l’exil vers la lointaine banlieue. Et la BNP, qui a été actionnaire majoritaire de la RIVP pendant des années n’a vu aucun inconvénient à y loger des élus et des hauts fonctionnaires.

Plusieurs bonnes raisons de venir aujourd’hui lui demander des comptes.

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Un logement pour tous, dès maintenant !

17:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : 19éme, delanoé, semavip, rivp, mal-logés, bnp, zac | | |  Facebook

 
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