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mercredi, 25 mars 2015

EFIDIS : le bailleur social aux loyers trop chers pour les demandeurs de logement !

logo-efidis.jpgA la veille du conseil de surveillance de la SNI, le Collectif des Mal Logés en Colère poursuit sa campagne pour que le premier bailleur public d'Etat prenne en compte les besoins réels des demandeurs de logement social: plus de 70 mal-logés ont occupé aujourd'hui EFIDIS, une des filiales du bailleurs, place des Vins de France à Paris.

Le gouvernement a récemment dénoncé l'absence de mixité sociale dans les attributions de logements sociaux : pour le premier Ministre et pour la Ministre du Logement, on doit arrêter de reloger les ménages aux revenus modestes dans des communes déjà pauvres , et faire en sorte que les logements sociaux soient mieux répartis.

Au quotidien, le premier bailleur social public, bras de l'Etat pour la politique du logement, la SNI devrait mettre en œuvre cette politique de mixité sociale. Or c'est tout le contraire. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder le parc de ses deux sociétés de logement social, EFIDIS et OSICA, désormais regroupées dans un nouvel ensemble «  Grand Paris Habitat ».

D'un côté , OSICA , avec ses niveaux de loyers majoritairement PLUS et PLA-I : le parc d'OSICA est essentiellement situé dans les banlieues populaires du 95 et du 93. C'est d'ailleurs OSICA qui assure aujourd'hui la plupart des relogements DALO de la SNI.

De l'autre EFIDIS possède un parc de qualité très supérieure , et très bien situé avec de nombreuses adresses dans capitale ou dans des communes riches et attractives : mais très peu de constructions récentes intègrent une part conséquente de logements familiaux très sociaux. Il suffit de consulter la liste du parc disponible sur le site : des immeubles entiers en loyers libres, ou en PLS un peu partout dans la capitale. Quand un programme neuf annonce du « logement » très social, il s'agit le plus souvent d'hébergements temporaires du type résidence sociale.

Aujourd'hui, Manuel Flam directeur général de la SNI en charge du logement social annonce un doublement de la production , dans le cadre du « Grand Paris » : mais il ne dit rien sur le type de logements sociaux qui vont être produits , et rien non plus sur leur répartition sur le territoire.

Les demandeurs de logement aux revenus modestes ont tout à craindre de ce flou .Car le gouvernement a été très clair sur un point : bloquer le relogement , notamment des prioritaires DALO, mais plus globalement des publics modestes dans les communes qui ont déjà 50 % de logement social. On ne nous relogerait donc plus à Sarcelles où à Pierrefitte.

Mais où alors ? Les demandeurs de logement parisien connaissent déjà la réponse : nulle part.

Aujourd'hui certains ménages restent bloqués dans des hébergements temporaires et des résidences sociales pendant des années et des années. D'autres stagnent à l'hôtel. Ce blocage entraîne une saturation de l'hébergement et aboutit à ce que la majorité des appels au 115 restent sans réponse, faute de place.

La priorité pour la mixité sociale, aujourd'hui, c'est la mise en location et la construction de logements très sociaux dans les zones tendues, dans la capitale, et en petite couronne : or, pour le moment, les programmes de logement intermédiaires lancés par la SNI avancent très vite. Outre des financements étatiques et privés, et des accords sur le foncier disponibles, ils ont bénéficié d'un apport de 16 millions d'euros des collecteurs du 1 % Logement.

A l'inverse, la promesse de 11 000 logements sociaux faite par la SNI reste très vague, sur la date de réalisation, sur la location et sur le type de loyer des futurs logements. Et la réalité , c'est la baisse de 9 % de la production de logements sociaux l'année dernière sur l'Ile de France.

 Il y a urgence sur le logement très social et c'est au premier bailleur social d'Etat d'y répondre au plus vite. Demandeurs de logement, nous sommes venus manifester au siège d'Efidis pour avoir des réponses.


EFIDIS: la filiale de la SNI occupée. par HLMPOURTOUS

17:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : efidis, osica, adoma, scet, sni, andre yche, pierre rené lemas, mixité sociale | | |  Facebook

mercredi, 21 janvier 2015

ADOMA et SNI: les mal-logés vigilants sur l'avenir du patrimoine public de logements

adoma, logo70 demandeurs de logement ont rendu aujourd’hui une visite collective au bailleur public ADOMA,  qui gère plus de 70 000 logements et hébergements.

ADOMA va prochainement passer sous le contrôle de la SNI, le bailleur public de la Caisse des Dépôts : comme nous l’avons dénoncé lors de précédentes actions ( occupation de la SCET, manifestation devant le siège de la SNI )la politique actuelle de la SNI et de ses filiales privilégie le logement intermédiaire et les PLS ( les plus chers des logements sociaux ) à Paris et dans la petite couronne, tandis que les logements très sociaux produits le sont plutôt en grande banlieue ou dans des zones défavorisées et peu accessibles en transport.

Le patrimoine d’ADOMA est situé à 80% en zone tendue ou très tendue  en matière d’immobilier : une partie de ce patrimoine sera vendue ou changera d’affectation dans les prochaines années. Pour le moment, rien ne garantit que les biens vendus le seront pour produire du logement social dans les mêmes zones. Le risque est donc grand qu’encore une fois, derrière une mixité sociale de papier, sur le terrain, les logements accessibles aux classes populaires soient relégués toujours plus loin.

Le Collectif a été reçu par le directeur délégué d’ADOMA : l’occasion de lui poser des questions sur des ventes déjà réalisées comme celle d’un foyer à Levallois Perret. Selon lui les informations parues dans la presse(voir tract ci-dessous) sont fausses, et les logements vendus seront rebâtis en nombre un peu supérieur dans une zone tout aussi attractive de la commune.

Par contre, la direction d’ADOMA a bien reconnu que certaines propositions faites sur le parc d’ADOMA à des personnes en urgence sociale correspondaient à des hébergements dégradés dans un parc à rénover, mais qu’il n’y avait « pas le choix », car la réhabilitation de l’ensemble du parc prendra au moins dix ans.

Une réponse qui montre à quel point le droit à un logement décent est devenu un droit au rabais, faute d’investissement financier et de volonté politique. Le «  c’est toujours mieux que la rue » se traduit ainsi par des « solutions » qui sont une autre forme de mal-logement, dans le parc public. Face à une situation d’extrême urgence vécue par des millions de personnes, l’horizon institutionnel de résolution de la crise s’inscrit toujours à dix ans, au mieux.

Nous ne serons pas patients, le respect des droits fondamentaux n’attend pas.

Le tract diffusé sur place

 

ADOMA  : un patrimoine public menacé

Dans quelques mois, la SNI premier bailleur public français sera actionnaire majoritaire d'ADOMA. Dès lors la direction de la SNI aura tout pouvoir pour gérer un patrimoine de 70 000 logements et foyers, qui a aussi une énorme valeur marchande.

 

 La réputation d'ADOMA est mauvaise  : on pense immédiatement aux foyers non entretenus, avec leurs chambres exigües et sans confort. De fait, c'est bien la réalité que vivent des milliers et des milliers de résidents  : dans son rapport 2014, la MILOS notait que la société n'a pas respecté ses engagements concernant la rénovation d'une grande partie de ces foyers.

Mais le dégradé du bâti cache une autre réalité  : 80% des propriétés d'ADOMA sont situés sur des zones géographiques où le marché immobilier est tendu ou très tendu. C'est à dire des zones où la moindre parcelle de foncier constructible se négocie très cher. Mais aussi des zones où le logement social et très social est très insuffisant.

Que va faire ADOMA de ce patrimoine qui vaut de l'or, quand la société passera sous le contrôle de la SNI  ? Malheureusement, la politique pratiquée depuis des années par la SNI ne laisse pas présager une orientation sociale prenant en compte le mal-logement, et les besoins en logement très social dans les zones où l'immobilier privé est hors de prix. Au travers de la production de ses sociétés EFIDIS et OSICA, la SNI applique déjà depuis des années une vision bien particulière de la mixité sociale  : dans la capitale et en petite couronne , EFIDIS propose surtout de nouveaux PLS, et de manière générale, son patrimoine a des loyers élevés peu compatible avec les revenus des classes populaires. OSICA fait beaucoup plus de logement très social...mais dans des zones plus éloignées de la capitale, souvent mal desservies en transport.

 

Depuis quelques années , la participation accrue de la SNI dans le patrimoine d'ADOMA a conduit cette société à pratiquer ce qu'elle est appelle des «  dégagements de plus value  », c'est à dire la vente d'immeubles, en zone tendue. Par exemple, à Levallois Perret, un foyer particulièrement bien situé a été revendu  à une société détenue par les Balkany qui n'y feront évidemment pas de logement social.

 

Si cette politique s'amplifie, ce sont une nouvelle fois des zones entières d'habitat à prix abordable qui vont disparaître, là où le manque de logement social est criant. Un Grand Paris à deux vitesses va donc continuer à se construire  : une zone centrale élargie à la petite couronne, où domineront les loyers chers, le logement intermédiaire financé par des fonds publics coexistant avec le logement privé. Logements sociaux et hébergements d'urgence continueront à être relégués en masse dans des zones de plus en plus lointaines.

 

Sur le papier, la production de l'ensemble des sociétés de la SNI respectera la mixité sociale, avec une répartition numérique qui comptera des logements très sociaux. Sur le terrain, quelles que soient leur attaches sociales et professionnelles, les demandeurs de logement social seront en majorité exclus du patrimoine situé en zone tendue ou très tendue.

 

Le patrimoine d'ADOMA a été construit avec des fonds publics, comme celui de l'ensemble de la SNI  : il doit être utilisé pour l'intérêt exclusif du logement social et très social, et pour répondre à la demande des foyers aux revenus modestes.

 

 

 

18:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, efidis, grand paris habitat, caisse des dépôts, mixité sociale, logement intermédiaire argos | | |  Facebook

jeudi, 16 octobre 2014

SNI: quand un bailleur social trouve "inopinée" la visite de mal-logés...

groupe SNI.jpgHier, nous étions environ 70 mal-logés et locataires de la S.N.I rassemblés devant le siège social du bailleur, avenue de France.

Suite à plusieurs heures de manifestation, la police nous a fait savoir que la direction, en réunion" commerciale", ne pouvait prendre une décision sur un rendez-vous avec le collectif, avant la fin de la dite réunion. Finalement,en début de soirée, la S.N.I envoyait un communiqué, à la presse, où elle se déclarait notamment prête à recevoir une "délégation de pétitionnaires". C'est donc par l'intermédiaire d'une dépêche AFP que le dialogue a été entamé.

Anecdotique ? Pas vraiment, tant cela illustre la difficulté du demandeur de logement social ou du locataire isolé à se faire entendre d'un bailleur public gigantesque, engagé dans mille projets, dont beaucoup relèvent du logement dit "intermédiaire", c'est à dire quasiment aux prix du marché.

La direction de la S.N.I trouve notre visite" inopinée": mais du côté des locataires OSICA de notre collectif,reconnus prioritaires DALO, et qui attendent un changement de logement depuis des années, tout en ayant frappé à toutes les portes de ce bailleur, rien d'"inopiné" dans une manifestation collective qui s'avère être le seul moyen d'être entendu, pour eux comme pour les centaines de milliers de demandeurs de logement social qui attendent en vain que leurs situations d'urgence soient prises en compte.


SNI : les mal-logés manifestent pour de vrais... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place

 

 

SNI : la mixité sociale à géographie variable du premier bailleur social public.

 

 

 

 

 

La SNI premier bailleur social public en France affiche la mixité sociale parmi ses objectifs prioritaires : c'est ainsi que la société, propriété de la Caisse des Dépôts justifie notamment une politique d'investissement dans le « logement intermédiaire », au travers d'un nouveau fond le « FLI » géré en commun avec des investisseurs privés, assurances et banques.

 

 

 

10 000 nouveaux logements seront financés avec ce fond, aux loyers encore plus chers que les PLS, les plus chers des logements sociaux. Ils seront notamment situés à Paris, où l'on manque toujours de foncier pour faire du logement très social, mais où, étrangement, les terrains se libèrent très vite lorsqu'on veut faire plus cher.

Demandeurs de logement et locataires de la SNI issus des catégories populaires, nous manifestons aujourd'hui pour rappeler au bailleur SOCIAL sa véritable vocation : reloger correctement tous ceux qui n'ont pas accès au privé.

Un constat s'impose : la SNI, aujourd'hui ne propose pas grand-chose aux demandeurs de logement parisiens et de la petite couronne. Et pour cause, dans ces zones, c'est la filiale EFIDIS qui possède le plus de patrimoine et produit le plus souvent les nouvelles opérations. Or les logements d'EFIDIS ont le plus souvent un loyer élevé avec des charges des très importantes, et entrent dans la catégorie des PLS, les plus chers des logements sociaux. Ils sont inaccessibles à 85% des demandeurs de logement parisiens et de la petite couronne.

La SNI a bien un patrimoine un peu plus social : c'est essentiellement celui d'OSICA, une autre filiale, mais ce patrimoine est localisé essentiellement en moyenne et en grande couronne.

Sur le papier, la SNI semble remplir ses objectifs de mixité sociale, en cumulant des logements très sociaux et des logements PLS , ainsi que du logement intermédiaire.

Mais sur le terrain, la réalité est très différente : à Paris et en petite couronne, le parc de la SNI est inaccessible en grande partie aux ouvriers, aux employés, aux précaires , aux retraités modestes. Lorsque ceux-ci obtiennent un relogement, ce sera beaucoup plus loin en banlieue, dans des zones mal desservies en transport, et en services publics. Et quels que soient les besoins de ces locataires, un changement de logement a peu de chances d'aboutir, au vu de la structure du parc.

La SNI est le principal opérateur de l'Etat pour sa politique du logement : actuellement, en plus du fond créé pour le logement intermédiaire, la SNI va aussi gérer un programme de création de 10 000 nouveaux logements sociaux . Mais au vu de la politique actuelle, les inquiétudes sur leur localisation sont légitimes.

Demandeurs de logement et locataires du logement social sont déjà confrontés à une production dramatiquement insuffisante de vrais logements sociaux : il serait inacceptable que leur répartition sur le territoire aboutisse à renforcer une situation d'exclusion spatiale, amenant les catégories populaires à vivre toujours plus loin des centres urbains, des services publics et de leur lieu de travail. Surtout si dans le même temps, le plus important des bailleurs publics s'associe avec des investisseurs privés pour le logement intermédiaire, permettant à ces derniers de s'assurer les meilleurs terrains et les meilleurs emplacements pour rentabiliser leurs programmes.

 

 

 

12:04 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, osica, efidis, adoma, andré yche, mixité sociale, loi sru, pls, pli, uls, logement intermédiaire | | |  Facebook

jeudi, 17 novembre 2011

Comment a t on vidé les caisses du logement social ? (interpellation de Marie Noëlle Lienemann)

Les mal-logés s'invitent au colloque
de la Fédération nationale des HLM coopératifs


Une centaine de mal-logés se sont invités ce matin au colloque " Logement et Economie Sociale", organisé à l'Institut Montsouris ( 75014) par la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives de HLM et un important collecteur du 1% , Amallia. Dans ce colloque devait intervenir également Augustin Romanet , président de la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur du logement social.

Nous étions venus faire entendre notre colère devant toutes les décisions qui organisent le pillage des caisses du logement social: qu'il s'agisse des politiques de subventionnement aux gros propriétaires privés qui ne créent pas de logements bon marché, de la ponction faite sur les fonds du 1% par l'Etat pour des organismes comme l'ANRU, ou de la récente prise en charge des dettes de Dexia par la Caisse des Dépôts.

A quoi sert-il de discuter des solutions à la prétendue "crise du logement", quand dans le même temps, l'argent du logement social est employé à autre chose ? Quel colloque pourrait déboucher sur du concret, quand les caisses sont sciemment vidées ?

Mme Marie Noëlle Lienemann, vice-présidente de l'UESH, , présidente de la FNSCHLM, et sénatrice s'est engagée à nous recevoir sous huit jours, en présence d'un responsable d'Amallia, tandis qu'une délégation du collectif intervenait à la tribune.

Communiqué diffusé sur place ci dessous :


Les mal-logés interpellent Marie-Noelle... par HLMPOURTOUS

COMMENT ON A VIDE LES CAISSES DU LOGEMENT SOCIAL



Les mal-logés s'invitent aujourd'hui au colloque « Logement et économie sociale » , où interviendront notamment des responsables de la Caisse des Dépôts , dont son président Augustin Romanet, des bailleurs sociaux et des responsables d'une société du 1% pour cent Amallia.

Dans ce colloque , on cherchera sans doutes des solutions compliquées à une situation de crise que chacun des acteurs institutionnels du logement social s'accordera à trouver complexe.

Nous sommes venus pour dénoncer une chose très simple, la destruction en quelques années du dispositif de financement du logement social assuré par la Caisse des Dépôts.

 En 2008, nous occupions la banque Dexia pour dénoncer le renflouement à hauteur de 8 milliards d'euros pris sur l'argent public. Aujourd'hui, cette somme paraît bien dérisoire comparé à ce que la Caisse des Dépôts va dépenser pour compenser le nouvel effondrement de la même banque. Et une nouvelle fois, on nous raconte que c'est justement pour sauver le logement social et son financement qu'on vide ses caisses.

Petit à petit, les fonds du livret A sont détournés de leur objectif premier, le financement du logement social : au moment de l'élargissement de sa collecte, il avait été promis qu'une part fixe serait préservée à hauteur de 70% pour le logement, bien sûr cette promesse a fait long feu.
Le dernier plan de rigueur a amené les pouvoirs publics à dire la vérité sur le dispositif Scellier , avant sa suppression : celui ne résolvait rien à la crise du logement mais permettait aux promoteurs de s'enrichir. Mais combien d'argent gaspillé avant cette suppresssion ?
Le prêt à taux zéro , lui est maintenu, alors qu'il est avéré qu'il favorise surtout les ménages aisés, même si son périmètre est restreint au logement neuf , encore un cadeau aux promoteurs privés.
L'accession dite « sociale » à la propriété continue, et avec elle la vente des logements sociaux qui diminue un parc déjà dérisoire au regard des besoins.
La production des vrais logements sociaux , les PLA-I peut bien avoir augmenté de 10% en Ile de France, mais celle des PLS auxquels 75 pour cent des demandeurs ne peut accéder a elle bondi de 142%.
Les ponctions gouvernementales sur les fonds du 1% ont servi à financer des programmes comme ceux de l'ANRU , qui n'aboutissent pas à la production de logements sociaux en plus, bien au contraire. Et ces fonds en moins, sont aussi encore moins de chances pour les salariés cotisants d'obtenir un logement avec le 1%, surtout quand leurs revenus sont bas.


Bref, on vide les caisses du logement social, voilà la seule cause de la crise du logement. Les mal-logés n'ont pas d'autre choix que d'intervenir collectivement  partout ou les responsables, et au premier chef , ceux de la Caisse des Dépôts et les bailleurs sociaux qui appliquent cette politique , viennent prétendre qu'ils ne sont pour rien dans la catastrophe du mal-logement que nous vivons au quotidien.

 

Voir aussi : Les Mal-Logés en Colère occupent DEXIA

Occupation de la Caisse des Dépots et Consignations

ADOMA, la SNI et l'Etat doivent reloger

14:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dexia, lienemann, fnschlm, uesh, sni, osica, caisse des dépots, andre yché | | |  Facebook

vendredi, 15 avril 2011

Caisse des Dépôts et Consignations : le compte n'est pas bon pour les mal-logés

Une petite centaine de demandeurs de logement a investi aujourd’hui un des immeubles de bureaux de la Caisse des Dépôts et Consignations, le trésorier de l’Etat.

Nous sommes venus exiger le relogement immédiat de tous les mal-logés, puisqu’il paraît que la politique menée et  les financements accordés n’ont jamais été aussi importants en matière de logement social.


La Caisse des Dépôts annonce en effet 133 000 nouveaux logements « financés » cette année, un record selon elle, après des chiffres déjà mirifiques annoncés les années précédentes.
Dans ces conditions, et si tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes du logement social, pourquoi le nombre de mal-logés ne cesse-t-il d’augmenter ? Pourquoi le délai moyen d’attente à Paris pour obtenir un appartement est-il de dix ans ? Pourquoi, dans toute l’Ile de France, les salariés modestes, les familles, les retraités , les jeunes ne parviennent-ils pas à trouver une solution ?


Tout simplement, parce qu’aujourd’hui l’appellation « nouveau logement social » comprend aussi bien des appartements aux loyers très élevés (PLS), que des hébergements d’urgence très temporaires et des appartements reconstruits après démolition…


Et également, parce que l’Etat et la CDC ne retirent pas de leurs chiffres les logements sociaux qui sont vendus, par exemple les 6000 unités annoncées dans le cadre de la restructuration d’ADOMA sous l’égide de la SNI, elle-même filiale de la Caisse des Dépôts.


De plus, des milliards d’euros viennent d’être à nouveau ponctionnés sur les fonds du livret A, destiné à financer le logement social, et vont servir une nouvelle fois à aider les banques privées.
A la suite de l’occupation, nous serons reçus dans les jours qui viennent par le secrétaire général de la CDC et ses collaborateurs .


Ci dessous le communiqué diffusé sur place

 



Caisse des Dépôts et logement social : 133 000 nouveaux logements, les mal-logés demandent à voir…


Le Collectif des Mal Logés en Colère s’invite aujourd’hui dans l’un des magnifiques immeubles neufs de la Caisse des Dépôts et Consignations, quai d’Austerlitz à Paris.
Les mal-logés voudraient bien que les 133 000 nouveaux logements sociaux financés annoncés par la Caisse des Dépôts soient aussi réels que cet immeuble de bureaux et surtout accessibles à leur niveau de revenu.


Mais ce n’est pas le cas :

  • Sur ces 133 000 financements, 30% sont des PLS, aux loyers bien trop élevés pour les salaires au niveau du smic, pour les familles nombreuses, les retraités, les jeunes ou les précaires.
  • Sur ces 133 000 financements, les PLA-I aux loyers très sociaux représentent certes 20% : mais beaucoup sont en réalité des hébergements ou des logements-passerelle qui ne proposent qu’une solution temporaire et pas un vrai relogement
    Sur ces 133 000 logements, il y a les 30 000 logements vendus par ICADE, la filiale d’immobilier privé de la Caisse des Dépôts et rachetés par des bailleurs sociaux. Cette opération n’a produit de nouveaux logements que sur le papier, il s’agit d’un simple conventionnement.
  • Sur ces 133 000 logements, 30 000 sont des programmes achetés aux promoteurs privés en difficulté, et comporte beaucoup de PLS encore une fois inaccessibles à la plupart des demandeurs de logement


A la finale, ce sont au mieux 40 000 nouveaux logements sociaux qui sortiront de terre, soit un chiffre considéré par tous les observateurs comme totalement dérisoire au regard des besoins. Ces chiffres correspondent d’ailleurs à ceux annoncés en grande pompe par Benoist Apparu, en même temps que la promotion était faite de l’accession sociale à la propriété.


Mais Benoist Apparu comme la Caisse des Dépôts communiquent beaucoup moins sur d’autres décisions prises en commun qui mettent un peu plus en danger ce qui reste du logement social et aggravent la crise en cours au lieu de la résoudre.


  • La SNI Société Nationale Immobilière, filiale de la Caisse des Dépôts, vient de prendre le contrôle d’ADOMA : ses premières mesures, outre la suppression de 600 postes, prévoient la vente de 6000 logements,
  • Un décret vient d’autoriser le prélèvement de 13 milliards d’euros sur les fonds dégagés par le livret A, destinés au financement du logement social : alors que l’Etat réduit sa dotation de dizaines de millions d’euros pour le budget logement dans certaines villes notamment Paris, ces milliards vont une nouvelle fois aller aux banques privées !
  • Pendant qu’on nous répète en boucle, que tout le monde peut être propriétaire, que la « vraie » solution au problème du logement social, les financements de PLSA, les seuls prêts accessibles aux plus pauvres de ceux qui veulent être propriétaires sont gelés par la Caisse des Dépôts et l’Etat.


De plus, alors que la situation est déjà dégradée, que le logement social voit de fait diminuer ses financements, vider ses caisses pour des objectifs autres, le président de la SNI, donc la voix du logement social dans la Caisse des Dépôts , André Yche plaide publiquement pour la privatisation des HLM et la vente accéllérée d’une partie du Parc.


Demandeurs de logement, nous sommes venus dire à la Caisse des Dépôts que les comptes ne sont pas bons, même si son chiffre d’affaires est excellent.

 

Sur le même sujet voir aussi :

2011/03/03/societe-nationale-immoniliere-c-est-notre-arge...

2009/12/22/quand-la-sni-bailleur-social-d-etat-joue-au-pr...

2010/04/15/adoma-la-sni-et-l-etat-doivent-reloger.html

2009/12/23/la-sni-premier-bailleur-social-d-etat-brade-no...

2007/10/11/occupation-de-la-société-nationale-immobilière...

16:11 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, caisse des dépots et consignation, adoma, benoist apparu, mal-logement, icade, hlm, livret a | | |  Facebook

jeudi, 03 mars 2011

Société Nationale Immobilière: c'est notre argent, ce sont nos logements

Plus d'une centaine de demandeurs de logement  ont manifesté aujourd'hui devant le siège de la Société Nationale Immobilière, premier bailleur social en France. Face à l'urgence du mal logement, la direction de la filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations n'a qu'une réponse, faire entourer son siège par d'importants renforts de police.

La SNI est l'opérateur public numéro 1 du logement social, l'outil à travers lequel une politique permettant le relogement de tous peut s'exercer ou non.

Au moment où le nombre de demandeurs de logement social atteint des plafonds record, au plus haut niveau de la SNI, pourtant, le président du directoire ne propose rien  de moins que la vente de 10% du parc HLM. Au moment, où de fait, les locataires de logement social sont quasiment les seuls à échapper à la précarité du logement, André Yché, le président du directoire de la SNI remet en cause dans des notes de travail transmises à Benoist Apparu, cette stabilité protectrice, et s'attaque au principe du « bail à vie » pour les habitants des HLM.

Son raisonnement est simple : le secteur HLM serait beaucoup plus efficace s'il adoptait le fonctionnement du secteur privé. Mais plus efficace pour qui ? Pas pour la majorité de la population qui subit aujourd'hui le fonctionnement du marché privé du logement.

Les personnes aux revenus modestes et moyens ne peuvent plus louer, à cause de la spéculation immobilière qui fait monter les loyers, suscite des congés pour vente, permet aux propriétaires de proposer des baux de plus en plus précaires à ceux qui n'ont pas le choix, à cause de la pénurie de logement social.

Elles ne peuvent pas non plus devenir propriétaires : l'accession « sociale » à la propriété est avant tout un endettement massif, et 75 000 ménages ont dû récemment revendre leur bien à perte, faute de pouvoir honorer les traites. Selon un article des Echos, aujourd'hui, avec la même somme d'argent, une personne ne peut acheter qu'un bien deux fois plus petit qu'il y a dix ans.

Voilà le résultat obtenu par le secteur privé en matière de logement : on ne voit pas où est le modèle qu'il faudrait suivre pour le logement social....

Certes les propositions de Andre Yché, qu'il résume dans un livre récemment sorti n'ont rien d'original : la vente des HLM, la réduction maximum du nombre de logements sociaux, tout cela est aussi prôné par l'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers. Mais André Yche est le président du premier bailleur social français, et ses « propositions » à Benoist Apparu  sont assorties d'une offre de services : que la SNI devienne la société qui appliquera ces mesures. De fait, la SNI, ces dernières années a entamé cette mutation, en achetant des logements dans les beaux quartiers notamment à Boulogne, non pas pour en faire des logements HLM dans une ville qui en manque, mais des appartements prestigieux revendus aux prix du marché privé.

La SNI est également opératrice pour l'Etat en ce qui concerne certains parcs immobiliers publics, notamment les bâtiments de La Défense du quartier Balard, qui seront désaffectés entre 2012 et 2014. Et Andre Yche lorsqu'il propose la vente de ces bâtiments au privé, évoque une éventuelle transformation en logements sociaux comme un « risque économique ».

Demandeurs de logement sociaux, nous n'avons pas la même notion du « risque économique » : le risque que nous voyons, nous, c'est celui de la destruction du logement social, et de voir s'évanouir la seule solution à nos problèmes de mal-logement.

Mal logés en lutte, nous sommes venus dire à la direction de la SNI, que nous ne laisserons pas faire.

André Yché logement habitat cohésion sociale
Les Mal-logés manifestent à la SNI, premier bailleur public

 

Plus d'infos sur le même sujet:

Quand la SNI joue au promoteur immobilier

Le siège de la SNI occupé

15:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, andre yché, expulsions, osica, benoist apparu, mal-logement, trève d'hiver, habitat | | |  Facebook

vendredi, 07 mai 2010

Benoist Apparu interpellé sur la réforme de l'accession à la propriété

Ce Jeudi 6 Mai se tenait au Théâtre de la Cité Universitaire de Paris l'Assemblée Générale de la Fédération Nationale des Sociétés Coopératives HLM.
Benoist Apparu, Secrétaire d'État au logement et à l'Urbanisme était présent.

Une centaine de mal-logés du Collectif ont manifesté plus de deux heures dans l'enceinte de la Cité Universitaire, sans interlocuteur, avant de croiser au hasard d'un couloir le Secrétaire d'État au logement.
Le Jeudi 1er Avril, le collectif était déjà venu interpeller M.Apparu à l'occasion du
lancement de la semaine du Développement-Durable et de l'inauguration des "maisons pour agir" sur le parvis du Louvre. Messieurs Borloo et Apparu avaient alors annulé leur déplacement.

Un mois plus tard, face aux demandeurs de logements en colère, le Secrétaire d'Etat s'est engagé à recevoir une délégation du collectif.

La lutte continue !

Collectif des mal-logés en Colère Benoist Apparu.jpg

Jean-Louis Borloo / Benoist Apparu : Une politique de destruction du logement social depuis 2004

En 2004 Jean Louis Borloo, alors ministre délégué à la Ville et à la Rénovation urbaine, lançait un vaste programme de démolition de logements sociaux : 200 000 HLM à détruire au nom d'une politique de « mixité sociale ». Il s'agissait officiellement de régler le problème dit des « ghettos »...en détruisant des logements sociaux.

 

Si les objectifs de destruction ont bien été tenus, il n'en va pas de même pour la reconstruction. En 2010, un an après la fin du « plan Borloo », à peine 2/3 des reconstructions promises ont été réalisées.

La conséquence directe de ce plan dit de « rénovation urbaine » a donc été une augmentation du nombre de demandeurs de logement : au problème du relogement des mal-logés est venu s'ajouter le problème des habitants des logements détruits, eux même à reloger.

Autre conséquence : une diminution de l'offre là où elle manque le plus, les reconstructions étant toujours plus loin des centres et d'un niveau de loyers toujours plus élevé.

Si cette politique est évidemment vécue comme un recul dans l'espoir d'accéder à un logement social par les mal-logés, elle ne semble pas être remise en cause aujourd'hui par M.Apparu.

Au contraire, c'est encore au nom d'une « mixité sociale » et de lutte contre les « ghettos » que le Secrétaire d'Etat annonce une réforme de l'accession à la propriété pour l'année 2011, sur fond de réduction des subventions aux logements sociaux (de 3000 euros à 1000 euros) et d'un « hold-up » sur l'argent du "1%- logement" pourtant lui-même destiné en grande partie à l'accession à la propriété !

Une volonté de réforme contradictoire aussi avec les aspirations des demandeurs de logements : tout les observateurs s'en accordent, l'activité des ventes de logements reste structurellement faible malgré les incantations gouvernementales. Demandeurs de logements et locataires n'ayant visiblement ni les moyens ni surtout la volonté d'acheter.

La vente des appartements HLM, contrairement à ce qui est avancé par le Secrétariat d'Etat au Logement n'apporte pas plus de fonds aux organismes qui les vendent que la mise en location qui leur assure des revenus stables et récurrents. Par contre elle peut s'avérer être un gouffre financier pour les primo accédants comme à Saint Denis (93), 136 avenue Gabriel Peri, où la Société Nationale Immobilière, a vendu des appartements périlleux, faute d'avoir voulu réaliser les travaux nécessaires avant la vente. L'exemple de la SNI, premier bailleur public, filiale de la CDC illustre bien la volonté gouvernementale de se débarrasser des logements sociaux existants sans se soucier réellement de l'accession à la propriété des ménages modestes.

Une politique axée sur l'accession sociale à la propriété dans des programmes neufs aurait au moins permis de fluidifier la mobilité au sein du parc HLM, mais ce n'est même pas de cela dont il est question, simplement d'une remise à plat des aides existantes.

L'intérêt de cette réforme, tant pour les demandeurs de logements que pour les ménages modestes  accédants à la propriété est donc loin d'être établi, mais le recours à « l'alibi » de la mixité sociale nous le connaissons bien depuis 2004.  Il s'agit avant tout de réduire l'offre locative, par la destruction et la mise en vente de nos logements.

Une véritable politique en faveur du logement passe avant tout par l'arrêt des démolitions, la rénovation des logements HLM qui le nécessitent, et surtout la construction massive de logements sociaux, conformes aux attentes de l'écrasante majorité des demandeurs (70%) : des logements de type Prêt LOCATIF Aidé, et à Usage Sociale.

Si tel était le cas, la mixité sociale dont on parle tant serait de fait réalisée.

 

NON A LA VENTE DE NOS LOGEMENTS

NON A LA DESTRUCTION DU LOGEMENT SOCIAL

UN LOGEMENT POUR TOUS !

 

Voir aussi : Foncière Logement, c'est notre argent, c'est nos logements

Semaine du déveleppement durable : les Mal-logés manifestent

La SNI, premier bailleur public, un promoteur immobilier ?

12:49 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : benoist-apparu, borloo, accession-à-la-propriété, réforme, ptz, apl, pass-foncier, crédits-d'impots, sni, anru | | |  Facebook

jeudi, 15 avril 2010

ADOMA, LA SNI et l'ETAT doivent reloger !

Les Mal-logés en Colère chez ADOMA.jpgCe jeudi 15 avril, le Collectif des Mal Logés en Colère s'est rassemblé pendant plusieurs heures devant le siège d'ADOMA, ex-Sonacotra, bailleur d'Etat.

Actuellement, la vente d'ADOMA à la Société Nationale Immobilière est en cours de négociation avec l'Etat, actionnaire majoritaire actuel.

Mais il ne s'agit pas de négociations entre sociétés indépendantes: ADOMA, c'est l'Etat, mais la SNI est une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, et celle-ci est la banque de l'Etat !

Une chose est donc sûre: c'est l'argent d'un bailleur social public qui va venir renflouer les caisses de l'Etat, qui utilisera comme bon lui semble l'argent du logement social. Comment les demandeurs de logement pourraient-il être chose que les grands perdants dans cette affaire ?

C'est ce que nous avons demandé au directeur de cabinet du président d'Adoma, qui a finalement reçu le collectif. Notamment à travers un exemple très concret, celui de familles en instance d'expulsion des foyers ADOMA, où elles vivent en suroccupation, faute de relogement. La cause de l'expulsion demandée par ADOMA est le mal logement lui même, c'est à dire l'impossibilité de trouver une autre solution que le maintien dans une chambre de foyer pour une famille entière !

La réponse du responsable d'ADOMA révèle la gravité de la situation, la destruction du logement social en cours: selon lui, les expulsions sèches se produisent parce que le relogement, légitime est difficile voire impossible à mettre en oeuvre ! Et pour cause, selon lui, un bailleur de l'importance d'ADOMA ne sera pas en mesure de se maintenir financièrement à flot si de l'argent n'est pas investi de manière massive !

Ces dernières semaines, les collecteurs du 1% ont évoqué une "faillite possible" de ce dispositif , et également le fait que l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine n'aurait pas les crédits nécessaires pour assurer les réhabilitations et les constructions promises pour l'avenir proche, après les démolitions de centaines de milliers de logements sociaux, faites en temps et en heures, elles !

Après la crise du logement, la faillite du logement social ?

Et les demandeurs de logement dans le rôle des petits actionnaires ruinés et à la rue ?

Nous avons signifié à ADOMA par ce premier rassemblement , que les mal logés n'étaient pas prêts à se laisser voler leur droit en silence. Nous continuerons à refuser concrètement la destruction du logement social, et à exiger que l'ensemble des acteurs publics et étatiques financés par l'argent public utilisent cet argent pour ce à quoi il est destiné:

ADOMA, l'ETAT et la SNI doivent reloger

 


Ci dessous un article sur la vente d'ADOMA à la SNI , publié le 23 mars 2010 dans le Parisien (cliquez)

L'Etat vend ADOMA..jpg

 

 

Voir aussi : Rassemblement devant le siège d'ADOMA

Occupation de la Caisse des Dépots et Consignations

Quand la SNI vend nos logements

Occupation de la SNI

 

 

 

 

17:08 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, apparu, caisse-des-depots, logement social, mal logés | | |  Facebook

Les mal logés en colère devant ADOMA : VIDEO

20100415-113249.jpgADOMA, LA SNI ET L'ETAT DOIVENT RELOGER !

Ces derniers mois, ADOMA a engagé une politique d'expulsion de ses foyers, notamment celle des mal logés, qui y attendent un logement social depuis des années, suffisamment pour que leur composition familiale ait changé, et qu'il n'aient pas d'autre choix que vivre avec leur famille en suroccupation.

Si nous nous rassemblons aujourd'hui devant le siège d'ADOMA, c'est tout simplement pour que cessent ces procédures d'expulsion et que les mal logés concernés soient enfin relogés, car il n'y aucune impossibilité pratique à ce que soit le cas. L'Etat et  les bailleurs sociaux s'accordent à prétendre que l'hébergement est un pas nécessaire et utile vers le relogement définitif en HLM, une étape forcément temporaire, mais sans rupture avant qu'une solution définitive ne soit trouvée.

Alors comment expliquer que des familles soient expulsées et envoyées, au mieux vers des hôtels, où elles vivront dans la même suroccupation que dans les foyers d'ADOMA, pour un coût supérieur ?

ADOMA est détenue majoritairement par l'Etat, mais aussi par la SNI, filiale de la Caisse des Dépôts et premier bailleur public en France, en terme de nombre de logements. Le groupe privé Caisse d'Epargne Logements détient également des parts de la société. Cette « gouvernance partagée » , logiquement devrait être un gage d'efficacité pour le relogement des mal logés, puisque tous les acteurs sont réunis pour le mettre en place.Les résidents d'ADOMA surtout lorsqu'ils sont expulsables, entrent dans les critères de relogement « urgent » que l'Etat a lui même définis de matière déjà extrêmement restrictive dans la loi DALO.

L'Etat invoque la nécessité de respecter le droit des propriétaires privés lorsqu'il expulse leurs locataires ou occupants sans les reloger pour autant. Mais dans le cas d'ADOMA, l'Etat est l'expulseur et celui qui a l'obligation de reloger !

Actuellement l'Etat pourrait se désengager d'ADOMA au profit du bailleur SNI, lui même propriété de la CDC, la banque ...de l'Etat. Ceci passerait par une vente, dont l'Etat engrangerait le bénéfice pris sur les fonds de son bailleur social, sans garantie que ce bénéfice revienne au budget du logement social. Il y a quelques années, des dizaines de milliers de logements sociaux se sont retrouvés transférés de la SNI, vers ICADE, société privée avec actionnariat majoritaire de la Caisse des Dépôts. Et ICADE , il y a quelques mois a ensuite revendu ces logements à la SNI et à d'autres bailleurs sociaux, dégageant ensuite un bénéfice important pour ses actionnaires privés.

Que se passera-t-il pour ADOMA ? Un scénario similaire est loin d'être exclu. Lors du passage de la SNI, à ICADE, les locataires de nombreux quartiers ont connu des hausses spectaculaires de loyer.

La politique d'expulsion et de non relogement des résidents en suroccupation, plus généralement leur maintien dans la durée dans des hébergements, et la non réponse aux demandes de logement social constitue déjà une réalité insupportable au regard des discours tenus par l'Etat sur ses efforts en matière de logement. Nous exigeons

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

Vidéo du rassemblement :

Voir aussi :

Quand la SNI, bailleur public joue au promoteur immobilier

Les Mal-Logés occupent Jean-Marie MESSIER

Les Mal-Logés occupent un bureau de vente de la SNI (article du Parisien)

 

16:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : adoma, sni, icade, dalo, mal-logés, apparu caisse-des-depots | | |  Facebook

vendredi, 05 février 2010

La Caisse des Dépôts et Consignations occupée par les mal logés

Ce jeudi 4 février se déroulait , au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations, 15 quai Anatole France, à Paris un colloque sur " Les Politiques de l'Habitat" à l'épreuve des réformes(http://www.rafhael.org/agenda/doc2010/janvier/acteurs_habitat.pdf )

70 mal logés en colère se sont invités en début d'après midi à cette réunion ou intervenaient notamment des élus du Conseil Régional, des élus parisiens, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano, mais aussi les dirigeants de la Caisse des Dépôts, le financeur étatique du logement social.

Une nouvelle fois, nous avons fait entendre, collectivement et bruyamment, notre colère face à la destruction du logement social en cours: vente du parc HLM, multiplication des solutions précaires et couteuses ( sous locations associatives, hébergements toujours temporaires...), investissement massif dans le logement intermédiaire et l'accession à la propriété inaccessibles à la majorité des demandeurs de logement.

Le secrétaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, Louis Quetier s'est engagé rapidement et par écrit à une rencontre avec le collectif. Mais nous exigions aussi de rencontrer le "directeur régional et interdépartemental de l'hébergement et du logement en Ile de France", annoncé au colloque. Confrontés directement aux ruptures sèches d'hébergement, à l'errance urbaine, nous pensions avoir trouvé LE responsable compétent !

Mais très embarrasé, Mr Delorme nous a expliqué n'être qu'un "simple fonctionnaire", et directeur d'une structure...qui n'existe pas pour l'instant !Sauf dans les opérations de communication, manifestement.

Après plusieurs heures de négociation, c'est donc le Préfet de Paris Claude Kupfer qui s'est engagé à nous recevoir dans les jours qui viennent.


Ci dessous le communiqué diffusé sur place.


Photos et vidéos à venir.

NOUS NE LAISSERONS PAS DETRUIRE LE LOGEMENT SOCIAL

Nous nous invitons aujourd'hui au colloque organisé par la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur étatique du logement social.

Ce colloque traite des « politiques de l'habitat à l'épreuve des réformes en cours », et s'intitule «  Quoi de neuf , acteurs ? » Les mal logés ont été malencontreusement oubliés dans les invitations, nous sommes pourtant parmi les principaux acteurs de ce débat.

 

Et à la question « Quoi de neuf ? », nous répondons « Rien, c'est pire ».

Comme tous les ans, la Fondation Abbé Pierre a rendu son rapport sur le mal logement, et comme tous les ans, les responsables politiques et institutionnels, ont annoncé dans la foulée, comme Benoist Apparu, des « réformes profondes » pour lutter contre ce fléau social.

En 2007, la « réforme profonde » s'appelait Loi DALO. Le nombre de demandeurs de logement social a continué à augmenter, mais un tri statistique a été fait entre les mal logés dit « prioritaires »  et les autres. Tri purement formel, puisqu'en Ile de France, le nombre de relogements effectif n'a pas augmenté, il a même baissé sur Paris. Les heureux titulaires du label DALO n'ont donc pour la plupart obtenu qu'un...label DALO.

En 2008, on nous annonçait, plus aucun SDF à la rue, plus aucune rupture d'hébergement : mais le nombre de morts dans la rue n'a pas baissé, les expulsions d'hôtels meublés continue, et les centaines de milliers de personnes hébergées de manière précaire chez des tiers sont laissées à l'abandon.

En 2009, Mme Boutin promettait l'arrêt des expulsions. En ce mois de février, nombre d'entre nous attendent déjà avec angoisse la fin du mois de mars.

En 2010, Mr Apparu nous annonce « un nouvel outil statistique de décomptage du mal logement ». Peut-être ignore-t-il qu'il existe des fichiers recensant très exactement le nombre de demandeurs de logement social, et que s'y trouvent, dans le détail, l'exposé de nos problèmes particuliers.

Il annonce aussi le rachat de logements privés pour en faire des logements gérés par des associations. Des sous locations donc, ni de vrais logements sociaux ni de vrai bail.

Trois mille sous locations, contre 10%du parc HLM promis à la vente.

Si nous venons à la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est parce que c'est ici que se décide et se gère la politique du logement social, loin du rythme médiatique et politique.

La SNI, le bailleur social de la Caisse des Dépôts vient ainsi de vendre trois cent logements à Boulogne au privé, pendant que le Ministre annonce des achats pour plus tard. La SNI vient aussi d'investir des milliards pour racheter le parc de logements sociaux d'ICADE, déjà financé par de l'argent public, permettant aux actionnaires privés de cette société d'engranger 600 millions d'euros. Parallèlement, ce sont seulement six cent vingt quatre autres millions d'euros qui seront investis cette année par l'Etat dans l'aide à la pierre directe.

Comment cette politique pourrait-elle permettre de mettre fin au mal logement ? Nous sommes venus poser la question collectivement aux responsables de la Caisse des Dépôts, mais aussi au Directeur régional et inter-départemental de l'hébergement et du logement en Ile-de-France, représentant de l'Etat dans ce débat.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

Sur le même sujet, voir aussi :

La SNI joue au promoteur immobilier

ICADE fait du profit avec la vente de logements sociaux !

 

 

12:44 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : caisse des dépôts, apparu, logement, mal logés, sni, icade, hébergement, vente logements sociaux | | |  Facebook

 
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