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vendredi, 05 février 2010

La Caisse des Dépôts et Consignations occupée par les mal logés

Ce jeudi 4 février se déroulait , au siège de la Caisse des Dépôts et Consignations, 15 quai Anatole France, à Paris un colloque sur " Les Politiques de l'Habitat" à l'épreuve des réformes(http://www.rafhael.org/agenda/doc2010/janvier/acteurs_habitat.pdf )

70 mal logés en colère se sont invités en début d'après midi à cette réunion ou intervenaient notamment des élus du Conseil Régional, des élus parisiens, dont l'adjoint au Logement Jean Yves Mano, mais aussi les dirigeants de la Caisse des Dépôts, le financeur étatique du logement social.

Une nouvelle fois, nous avons fait entendre, collectivement et bruyamment, notre colère face à la destruction du logement social en cours: vente du parc HLM, multiplication des solutions précaires et couteuses ( sous locations associatives, hébergements toujours temporaires...), investissement massif dans le logement intermédiaire et l'accession à la propriété inaccessibles à la majorité des demandeurs de logement.

Le secrétaire de la Caisse des Dépôts et Consignations, Louis Quetier s'est engagé rapidement et par écrit à une rencontre avec le collectif. Mais nous exigions aussi de rencontrer le "directeur régional et interdépartemental de l'hébergement et du logement en Ile de France", annoncé au colloque. Confrontés directement aux ruptures sèches d'hébergement, à l'errance urbaine, nous pensions avoir trouvé LE responsable compétent !

Mais très embarrasé, Mr Delorme nous a expliqué n'être qu'un "simple fonctionnaire", et directeur d'une structure...qui n'existe pas pour l'instant !Sauf dans les opérations de communication, manifestement.

Après plusieurs heures de négociation, c'est donc le Préfet de Paris Claude Kupfer qui s'est engagé à nous recevoir dans les jours qui viennent.


Ci dessous le communiqué diffusé sur place.


Photos et vidéos à venir.

NOUS NE LAISSERONS PAS DETRUIRE LE LOGEMENT SOCIAL

Nous nous invitons aujourd'hui au colloque organisé par la Caisse des Dépôts et Consignations, le financeur étatique du logement social.

Ce colloque traite des « politiques de l'habitat à l'épreuve des réformes en cours », et s'intitule «  Quoi de neuf , acteurs ? » Les mal logés ont été malencontreusement oubliés dans les invitations, nous sommes pourtant parmi les principaux acteurs de ce débat.

 

Et à la question « Quoi de neuf ? », nous répondons « Rien, c'est pire ».

Comme tous les ans, la Fondation Abbé Pierre a rendu son rapport sur le mal logement, et comme tous les ans, les responsables politiques et institutionnels, ont annoncé dans la foulée, comme Benoist Apparu, des « réformes profondes » pour lutter contre ce fléau social.

En 2007, la « réforme profonde » s'appelait Loi DALO. Le nombre de demandeurs de logement social a continué à augmenter, mais un tri statistique a été fait entre les mal logés dit « prioritaires »  et les autres. Tri purement formel, puisqu'en Ile de France, le nombre de relogements effectif n'a pas augmenté, il a même baissé sur Paris. Les heureux titulaires du label DALO n'ont donc pour la plupart obtenu qu'un...label DALO.

En 2008, on nous annonçait, plus aucun SDF à la rue, plus aucune rupture d'hébergement : mais le nombre de morts dans la rue n'a pas baissé, les expulsions d'hôtels meublés continue, et les centaines de milliers de personnes hébergées de manière précaire chez des tiers sont laissées à l'abandon.

En 2009, Mme Boutin promettait l'arrêt des expulsions. En ce mois de février, nombre d'entre nous attendent déjà avec angoisse la fin du mois de mars.

En 2010, Mr Apparu nous annonce « un nouvel outil statistique de décomptage du mal logement ». Peut-être ignore-t-il qu'il existe des fichiers recensant très exactement le nombre de demandeurs de logement social, et que s'y trouvent, dans le détail, l'exposé de nos problèmes particuliers.

Il annonce aussi le rachat de logements privés pour en faire des logements gérés par des associations. Des sous locations donc, ni de vrais logements sociaux ni de vrai bail.

Trois mille sous locations, contre 10%du parc HLM promis à la vente.

Si nous venons à la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est parce que c'est ici que se décide et se gère la politique du logement social, loin du rythme médiatique et politique.

La SNI, le bailleur social de la Caisse des Dépôts vient ainsi de vendre trois cent logements à Boulogne au privé, pendant que le Ministre annonce des achats pour plus tard. La SNI vient aussi d'investir des milliards pour racheter le parc de logements sociaux d'ICADE, déjà financé par de l'argent public, permettant aux actionnaires privés de cette société d'engranger 600 millions d'euros. Parallèlement, ce sont seulement six cent vingt quatre autres millions d'euros qui seront investis cette année par l'Etat dans l'aide à la pierre directe.

Comment cette politique pourrait-elle permettre de mettre fin au mal logement ? Nous sommes venus poser la question collectivement aux responsables de la Caisse des Dépôts, mais aussi au Directeur régional et inter-départemental de l'hébergement et du logement en Ile-de-France, représentant de l'Etat dans ce débat.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !

Sur le même sujet, voir aussi :

La SNI joue au promoteur immobilier

ICADE fait du profit avec la vente de logements sociaux !

 

 

12:44 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : caisse des dépôts, apparu, logement, mal logés, sni, icade, hébergement, vente logements sociaux | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mercredi, 23 décembre 2009

La SNI, premier bailleur social d'Etat, vend nos logements au privé (Vidéo)

Un article de l'édition des Hauts-de-Seine du Parisien daté du mercredi 23 décembre 2009, revenant sur l'occupation d'un bureau de vente de la SNI par le Collectif des Mal-Logés en Colère, bureau responsable de la vente de centaines de logements du premier bailleur social d'Etat vers le secteur privé.

Voir le communiqué du Collectif ici

Le Collectif des Mal-Logés en Colere occupe un bureau de la SNI.jpg

 

18:39 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : oscica, sni, boulogne-billancourt, hauts-de-seine, sru, mixité-sociale, mal-logés | |  del.icio.us | | Digg! Digg

mardi, 22 décembre 2009

Quand la SNI , bailleur social d'Etat joue au promoteur immobilier

logo-sni.gifPlus de 80 mal logés ont occupé le bureau de vente de l'opération "Villa Pau Casals" 37, Bd Jean Baptiste Clément à Boulogne (92) , depuis ce matin jusqu'à 18H.

Nous exigions un engagement de rendez vous avec la direction de la SNI ( Société Nationale Immobilière) afin d'avoir des réponses sur cette bien étrange opération: au moment ou Benoist Apparu Secrétaire d'Etat au Logement déclare vouloir concentrer les efforts en matière de logement social sur les "zones qui en manquent", le premier bailleur d'Etat contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations, vend trois cent appartements à Boulogne dans les Hauts de Seine !

Après une journée d'attente et de menaces d'évacuation policière, nous avons obtenu l'engagement écrit d'être reçus par la direction de la SNI dans les jours qui viennent: en attendant , nous prenons note des déclarations d'Yves Chazelle , membre du directoire de la SNI à l'AFP, déclarations qui marquent son embarras dans ce dossier.

Monsieur Chazelle affirme que "275 logements sociaux " onté été crées dans cet ensemble immobilier. Il oublie de préciser que ces 275 logements avant leur rachat par la SNI avaient pour beaucoup des loyers "loi de 48", c'est à dire inférieurs ou égaux à ceux du HLM. Parmi ces locataires, certains nous indiqué souffrir de suroccupation et demander en vain un relogement à la SNI.

Monsieur Chazelle affirme par ailleurs vouloir "promouvoir la mixité sociale" : doit on lui rappeler qu'à Boulogne, juste à côté du bois, il y a suffisamment de revenus aisés pour ne pas ajouter encore 300 logements à 7000 euros le m2 !

En tout état de cause, la SNI est un bailleur social et public et n'a aucune raison de jouer les promoteurs.

Le Collectif Mal Logés en Colère sera reçu demain par Benoist Apparu , suite à l'occupation du Secrétariat d'Etat au Logement du 10 novembre. Nous aurons notamment l'occasion d'évoquer le fossé existant entre les déclarations publiques et la politique réellement menée sur le terrain par la SNI, premier bailleur français contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

 

La dépêche de l'AFP

dg_y_chazelle.jpgDes mal-logés occupent le bureau de vente d'un bailleur social à Boulogne

BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine), 22 déc 2009 (AFP) - Entre 70 et 80 membres du "Collectif des mal-logés en colère" ont occupé mardi un bureau de vente de la Société nationale immobilière (SNI) à Boulogne-Billancourt, pour protester contre la mise en vente de 300 logements, a constaté une journaliste de l’AFP. "Voilà donc 300 logements qui auraient pu être attribués à des mal-logés, dans un département qui construit très peu de logements sociaux, en prétextant toujours le manque de foncier disponible", dénonce le collectif dans un tract. "Ces appartements font partie d’un lot de 17 immeubles rachetés par la SNI à un fonds d’investissement", ajoute ce tract. Des membres de ce collectif ont expliqué à l’AFP qu’ils souhaitent un rendez-vous avec la direction et "des explications sur ce programme". "La SNI dit qu’il n’y a pas de logements disponibles, ce sont toujours les mêmes discours", ont-ils ajouté, précisant qu’ils doivent rencontrer mercredi le Secrétaire d’Etat au logement Benoist Apparu. "Nous avons créé 275 logements sociaux ici, il n’y en avait aucun avant", a précisé sur place à l’AFP Yves Chazelle, membre du directoire du groupe SNI. "En matière de logement social, on ne peut pas faire n’importe quoi. Cette opération a été réalisée en toute mixité de population, avec des logements sociaux, pour fonctionnaires, en location libre et en accès à la propriété", a-t-il ajouté. Le collectif des mal-logés avait occupé le siège de la SNI, dans le XIIIe arrondissement de Paris, au mois de novembre.

     

    Le communiqué du collectif diffusé sur place

     

    SNI : quand le premier bailleur social d’Etat devient promoteur dans les Hauts de Seine….




    villa pau casals.jpgLe Collectif des Mal Logés en Colère intervient aujourd’hui au bureau de vente «  Villa Pau Casal » , à Boulogne Billancourt.

    A première vue , rien ne distingue le programme immobilier « Villa Pau Casals » d’autres opérations de prestige dans la deuxième ville la plus peuplée d’Ile de France, également une des plus riches, avec pourtant seulement 11% de logements sociaux

    Sur le site internet de l’opération, 300 appartements sont proposés à la vente à environ 7000 euros le m2. Pas étonnant, pour des appartements situés juste à côté du Bois de Boulogne.

    Mais voilà, le promoteur qui met en vente ces 300 logements est…le premier bailleur social français, la Société Nationale Immobilière, détenu par la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est-à-dire l’Etat !

    Voilà donc trois cent logements qui auraient pu être immédiatement attribués à des mal logés, dans un département qui construit très peu de logements sociaux, en prétextant toujours le manque de foncier disponible.

    Ces appartements font partie d’un lot de 17 immeubles rachetés par la SNI à un fonds d’investissement (Restaura) qui les avait acquis pour 80 millions d’euros cinq ans auparavant. Ce même fonds d’investissement les a revendu 90 millions à la SNI, soit une plus value de 10 millions d’euros !

    Pendant cette période de cinq ans, le fonds d’investissement a laissé volontairement les logements se dégrader, au point que des rapports de sécurité très défavorables ont été rendus par les pompiers. Nombre de locataires sont donc partis ! La SNI a donc acheté des logements en très mauvais état, et rénove ceux qu’elle vend !

    Benoist Apparu, secrétaire d’Etat au Logement déclarait récemment que l’effort de productions de logements sociaux devrait être concentré sur les zones qui en manquent . Mais à moins de considérer que les centaines de milliers de mal logés de la petite couronne francilienne comptent pour du beurre, ces déclarations sont en total décalage avec la politique menée sur le terrain par le premier opérateur public HLM et par la Caisse des Dépôts.

    Au nom de la « mixité sociale », la SNI a détruit des milliers de HLM bon marché dans les banlieues populaires. Mais lorsqu’elle rachète des logements dans une banlieue riche qui en manque, c’est pour jouer au promoteur !


    Après avoir dénoncé l’opération de rachat par la SNI de logements déjà payés par l’argent public , et qui ont rapporté six cent millions d’euros de dividendes aux actionnaires d’ICADE, le Collectif Mal logés en colère manifeste aujourd’hui pour que les logements de la Villa Casals soient immédiatement attribués aux mal logés qui en ont besoin.


    Sur le même sujet voir

    La vidéo de l'occupation du bureau de vente de la SNI: http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    Occupation du siège national de la SNI : http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    Occupation du Secrétariat d'Etat au Logement le 10 novembre 2009: http://mal-logesencolere.20minutes-blogs.fr/archive/2009/...

    19:44 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sni, vente logements sociaux, collectif, mal logés apparu, caisse des dépôts | |  del.icio.us | | Digg! Digg

    jeudi, 19 novembre 2009

    Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

    Jeudi 19 novembre 2009 : 80 Mal-logés en Colère ont occupé plusieurs heures le siège de la Société Nationale Immobilière, à Paris.

     

    Six cent millions d’euros en plus pour les actionnaires d’ICADE, deux milliards en moins pour le logement social !

    DALO-mal-logés.jpg

    Nous occupons aujourd’hui le siège national de la Société Nationale Immobilière, le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations.

    Avec d’autres bailleurs HLM, la SNI vient de finaliser le rachat, avec les fonds du logement social, de plus de vingt cinq mille logements à ICADE une autre filiale de la Caisse des Dépôts, qui en partage l’actionnariat avec des investisseurs privés.

    Ces vingt cinq mille logements ont été financés par l’argent du logement social, à l’époque où ils faisaient partie d’une seule et unique structure HLM, la SCIC, contrôlée par l’Etat.

    L’Etat a donc privatisé des logements pour ensuite les racheter : une opération étalée sur plusieurs années qui permet aujourd’hui aux actionnaires privés d’ICADE d’empocher 600 millions d’euros de dividendes, grâce aux deux milliards que la vente rapporte à la société. Certes l’Etat lui, aussi au travers de l’actionnariat de la Caisse des Dépôts au sein d’ICADE va également empocher une part de dividendes, mais cette somme ira dans la caisse du Fonds Stratégique d’Investissement. Ce fonds public, créé au prétexte de répondre à la « crise » est destiné à aider financièrement les grandes entreprises.

    Pas un sou de cette vente n’ira donc aux mal logés. Par contre, ce seront bien deux milliards en moins dans les caisses des bailleurs sociaux, et principalement de la SNI pour l’investissement dans la construction de nouveaux logements sociaux. Les logements rachetés dans leur immense majorité avaient des loyers comparables à ceux des HLM, et ne représenteront donc pas une nouvelle offre pour les mal logés, même en cas de départ de leurs occupants actuels.

    A ces deux milliards pris sur le budget du plus gros bailleur HLM français, il faut ajouter le coût de la rénovation de ces logements, dont ICADE a sciemment négligé l’entretien et les travaux de mise aux normes, ayant depuis longtemps prévu de les revendre.

    La SNI a donc des comptes à rendre à tous les demandeurs de logement social, à qui elle oppose une fin de non recevoir en prétextant la difficulté à obtenir des crédits pour construire des HLM adaptés à leur revenus.

    Nous refusons de payer la facture de ces deux milliards d’euros.

    Nous n’acceptons pas de subir encore et encore le mal logement et les déclarations d’irresponsabilité des dirigeants de la SNI, qui n’ont jamais d’argent pour répondre à nos problèmes, mais en trouvent pour engraisser les actionnaires d’une société privatisée.

    Si l’argent ne manque pas, où sont nos relogements ?

    UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT !

     

     

    16:35 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sni, icade, demandeurs de logements, cdc | |  del.icio.us | | Digg! Digg

    vendredi, 02 octobre 2009

    VIDEO : les Mal-logés en Colère chez Jean-Marie MESSIER

    Le 2 octobre 2009, le Collectif des Mal Logés en Colère investit l'agence en conseil financier de jean Marie Meissier: celui-ci vient d'empocher six millions d'euros pour avoir "négocié" la vente de 30 000 logements sociaux d'ICADE à d'autres bailleurs HLM.
    Cout total de l'opération : deux milliards d'euros pris sur les fonds du logement social pour racheter des logements déjà payés par l'argent public !

    La co-directrice de l'agence Meissier Partners déclare " Nous ne vous devons rien", avant de faire évacuer les lieux par les garde mobiles.

    Stop au hold up permanent sur les fonds du logement social ! Un logement pour tous, tout de suite






    22:47 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : messier, bonus, logement social, icade, sni | |  del.icio.us | | Digg! Digg

    Les Mal-logés en Colère occupent Jean-Marie MESSIER

    Le Collectif des Mal-logés en Colère à occupé toute la journée, avant de se faire déloger par d'importantes forces de Police, les locaux de la société de jean Marie MESSIER : "MESSIER-PARTNERS", à Paris.

    L'adjointe de Mr MESSIER à déclaré au collectif "ne rien devoir aux mal-logés". Ce n'est évidement pas l'avis des demandeurs de logement du collectif, affaire à suivre...


    banniere mal-logés messier.jpg

    Communiqué :

    LES MAL LOGES EN COLERE CHEZ JEAN MARIE MESSIER

     

    Le collectif Mal Logés en Colère rend aujourd’hui une visite collective à Meissier Partners, l’agence de conseil de Jean Marie Meissier, dans ses locaux de la rue du Faubourg Saint Honoré.

     

    Des demandeurs de logement social chez un banquier d’affaires, quel est le rapport ?

     

    Le dit banquier d’affaires a encaissé trois millions d’euros, et pourrait en recevoir six à la finale, pour avoir « conseillé » ICADE, une filiale contrôlée par la Caisse des Dépôts et Consignations, l’argentier de l’Etat et du logement social, dans l’opération de vente de 30 000 logements sociaux….à une autre filiale de la Caisse des Dépôts, la Société Nationale Immobilière, pour un montant de plus de 2 milliards d’euros.

     

    Dans cette affaire, il y a les gagnants : les actionnaires d’ICADE, privés et publics, d’abord. L’action du promoteur est immédiatement montée après la vente d’un patrimoine de logements dont la construction a été financée par l’argent public.

    La Caisse des Dépôts, actionnaire public, réinvestira ses dividendes dans le Fonds Stratégique d’Investissement, c'est-à-dire les subventions aux entreprises pour leur permettre de « faire face à la crise ».

     

    Autre gagnant , Jean Marie Meissier : six millions d’euros pour négocier une vente entre deux sociétés contrôlées par le même donneur d’ordres, la Caisse des Dépôts, c’est plutôt cher payé, pour faire en sorte que la main gauche donne à la main droite !

     

    Et puis, il y a les perdants : les mal logés. Les deux milliards d’euros investis par la Société Nationale Immobilière, le plus grand bailleur social public pour racheter des logements sociaux financés par l’argent public seront autant d’argent en moins pour financer du nouveau logement social.

     

    A travers cette opération, la Caisse des Dépôts transfère donc de l’argent public du secteur du logement social ( SNI) vers le secteur privé ( ICADE).

     

    Et un banquier d’affaires empoche au passage une commission de quelques millions d’euros, vu l’ampleur du bénéfice réalisé sur le dos des mal logés, ICADE et la Caisse des Dépôts n’en sont pas à compter quelques millions de plus ou de moins.

     

    Il y a un an tout juste, le Collectif des Mal Logés en Colère occupait DEXIA, pour dénoncer le financement du « sauvetage » de la banque par la Caisse des Dépôts et donc, par l’argent du logement social. Au passage, déjà, le PDG de Dexia, démissionnaire s’accordait quelques millions d’euros de bonus , avant d’y renoncer au lendemain de notre occupation.

     

    Loin d’être une « opération exceptionnelle en temps de crise », le financement de DEXIA par la Caisse des Dépôts ne faisait que préfigurer le hold up permanent sur les fonds du logement social.

     

    Jean Marie Meissier, conseiller en « opérations bancaires et financières » n’aurait jamais du se retrouver à négocier la vente de logements sociaux, car le logement social n’est pas à vendre !

     

    Il est donc parfaitement logique qu’aujourd’hui, les mal logés viennent lui demander des comptes sur une « affaire » dont ils sont les grands perdants.

     


     

    17:13 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : messier, mal-logés, dexia, icade, sni | |  del.icio.us | | Digg! Digg

    vendredi, 03 octobre 2008

    Les mal-logés occupent DEXIA : "Rendez nous l'argent du logement !"

    Une centaine de mal logés a occupés jeudi 2 octobre le siège de Dexia, 1, passerelle des Reflets à la Défense jusqu'en milieu de soirée.

    Communiqué :

     

                                                 OCCUPATION DU SIEGE DE DEXIA:  Rendez nous l'argent du logement !

     

    dexia.jpgLe collectif Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le siège de Dexia , à La Défense pour exiger que l'argent du logement social revienne au logement social.Moins de quarante huit heures après avoir utilisé les fonds de la Caisse des Dépôts et Consignations, financeur principal du logement social,  pour renflouer Dexia, le gouvernement vient de confirmer la poursuite du pillage de l'argent du logement pour alimenter les banques privées,notamment en utilisant les excédents du livret A,  et l'achat de logements aux promoteurs sans aucune garantie sur les conditions de location ou de vente de ces logements
     
    Si tous les journaux ont fait les gros titres sur l'effondrement de Dexia, et sur l'octroi de 3 milliards d'euros à la banque par la Caisse des Dépôts et Consignations, personne, ni au gouvernement, ni chez Dexia n'a expliqué ce qu'est exactement cette banque, son histoire et son rôle dans la destruction du logement social à bas prix.
    Jusque dans les années 80, Dexia s'appelait CLP, une filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, le principal financeur public du logement social, alimenté par des fonds publics. Le CLP servait directement à financer la construction de HLM, par des prêts accordés aux bailleurs sociaux et aux collectivités locales. C'était la possibilité d'intervenir concrètement sur le type de logements construits, son nombre.
     
    Puis CLP a été privatisé et est devenu Dexia. Et  bien sûr les priorités ont changé : il ne s'agissait plus de répondre aux besoins en matière de logement à bas prix pour les personnes à revenus modestes ou très modestes, mais de faire de l'argent.
     
    Dexia , aujourd'hui accorde des prêts essentiellement pour deux types de logement : les PLS , les logements sociaux les plus chers, inaccessibles aux pauvres et dont le loyer est beaucoup plus élevé que le vrai logement social, et du logement intermédiaire , c'est-à-dire réservé aux classes moyennes supérieures. Elle propose aussi aux bailleurs sociaux des prêts pour construire des logements en location vente, c'est-à-dire des logements qui peuvent bénéficier de fonds publics mais reviendront finalement dans le secteur privé.
     
    Dexia fait donc partie des banques qui influencent la politique de logement public, dans le sens d'une raréfaction du logement bon marché, elle compte parmi les responsables de la crise du logement.
     
    Aujourd'hui, la Caisse des Dépôts et Consignations , et l'Etat à travers elle investissent donc des milliards d'euros qui auraient pu servir au logement social pour un organisme dont la privatisation a déjà entrainé la baisse des vrais logements sociaux mis sur le marché.A titre de comparaison, les 3 milliards d'euros accordés à Dexia représentent la moitié des prêts à la construction de logements sociaux, toutes catégories confondues en 2006. Ces 3 milliards d'euros sont à mettre en lien avec les 452 misérables millions d'euros accordés par l'Etat au financement de nouveaux logements en 2006.
     
    Mais Dexia, est aussi une banque qui participe à la privatisation de l'immobilier de l'Etat : elle est depuis l'année dernière actionnaire majoritaire d'Eterximmo une filiale du bailleur social contrôlé par la Caisse des Dépôts et Consignations, la SNI, société nationale immobilière. Au lieu de construire du logement et d'utiliser l'argent dégagé par la vente des biens immobiliers de l'Etat pour ce faire, la SNI s'associe avec Dexia pour créer une société chargée d'externaliser les biens immobiliers de l'Etat, Que vient faire le bailleur social de la Caisse des Dépôts et Consignations, déjà incapable de répondre aux besoins en matière de logement dans cette société aux côtés de Dexia ?
     
    A chacune de nos actions, de nos manifestations, les représentants de l'Etat et de la SNI nous tiennent toujours le même discours : la situation économique est difficile, le logement social ne sort pas de terre par magie, le financement c'est très compliqué et très long, les banques ne prêtent qu'aux riches….
     
    En vingt quatre heures, les actionnaires de Dexia qui ont fait du fric pendant des années grâce à la privatisation d'un outil au départ dédié à la construction de vrais logements sociaux, ont obtenu des milliards d'euros d'argent public , pendant qu'il nous faut attendre des années, lutter comme des chiens pour obtenir le minimum, un vrai logement.
     
    Dexia a donc des comptes à nous rendre !
     
    Collectif Mal Logés en Colère

    18:36 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : dexia, logement, hlm, caisse des dépots et consignation, sni | |  del.icio.us | | Digg! Digg

    jeudi, 11 octobre 2007

    Occupation de la Société Nationale Immobilère par une centaine de Mal-logés en Colère !

    La centaine de demandeurs de logement du collectif Mal-logés en Colère à occupé ce matin les locaux parisiens de la SNI pendant près de deux heures. (12 rue Daniel Stern, 75015) initiant ainsi une campagne d'actions contre les plus gros bailleurs sociaux.
    Une rencontre entre des représentants des bailleurs sociaux qui composent la SNI, Jean Salines le directeur de l'agence parisienne de la SNI, et le collectif sera organisée sous peu afin d'étudier les dossiers que nous allons présenter.


    -----------------------------------------------------------

    communiqué :

    Aujourd'hui s'ouvrent les Assises du Renouvellement Urbain, où des Ministres, des bailleurs sociaux vont une nouvelle fois parler de la crise du logement. "Réunions de Chantier"  de Mme Boutin à Lyon, réunions du PARSA et du DALO toujours très médiatisées, Entretiens de l'ANAH ( Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat ), ce lundi
    , les colloques , les évènements médiatiques se multiplient sur le front du logement.Ce ne sont cependant  pas dans ces grandes agoras que les décisions sont prises, mais dans les sociétés qui contrôlent pour le compte de l'Etat, la construction, l'acquisition , et la vente
    de logements


    Nous occupons la  SNI parce que les décisions qui sont prises ici sont la cause des problèmes à l'autre bout de la chaine du logement.

    Comment s'étonner de la saturation de l'hébergement d'urgence, que des centaines de milliers de personnes restent bloquées dans des hôtels ou dans des foyers, quand la SNI qui regroupe des bailleurs comme EFIDIS, ou OSICA ( ex-SCIC ), n'a mis sur le marché qu'un millier de logements sociaux neufs sur le marché, chiffre en baisse de 700 unités en deux
    ans ? En 2006, 150 millions d'euros avaient été investis, seulement 110 le seront en 2007 .

    Si le principal bailleur public ne construit pas plus, d'où sort la soi-disant hausse du nombre de logements sur le marché vantée par Christine Boutin ?

    Non seulement la construction n'a rien à voir avec les besoins réels, mais la SNI vend des logements sociaux. Six cent logements ont été cédés en 2006, et le même nombre acheté. Gain en termes de nouveaux logements : Zéro.

    Ces quelques chiffres expliquent notre présence dans les locaux parisiens de la SNI : de plus, la SNI qui a apparemment si peu d'argent à investir dans le logement social, dépend de la Caisse des dépôts et Consignations, qui finance et prête des sommes colossales lorsqu'il s'agit de détruire du HLM à bon marché, par le biais de l'ANRU qui tient ses Assises aujourd'hui.

    Nous resterons dans les locaux jusqu'à ce que M.Achet, président du Directoire de la SNI vienne nous y rejoindre pour résoudre concrètement les problèmes de logement rencontrés par les mal-logés à cause des carences de la politique de la SNI

    14:50 Ecrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : bailleurs, SNI, EFIDIS, mal-logés, ANRU, ANAH OSICA, démolitions | |  del.icio.us | | Digg! Digg

     
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