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mercredi, 07 septembre 2016

Paris Métropole reçoit la visite des mal-logés

Les mal-logés sont intervenus aujourd'hui au Syndicat d'élus franciliens Paris Métropole, où se tenait un séminaire intitulé «  Le Grand Paris, une chance pour tous ? ».Nous sommes venus alerter : dans son orientation actuelle, le Grand Paris, sur la question de l'accès au logement est un cauchemar et le restera si rien ne change.C'est aussi ce que nous dirons à Patrick Jarry, maire de Nanterre et actuel président de Paris Métropole, puisque nous avons finalement obtenu un rendez-vous.

Le récit de l'action et la vidéo sur notre nouveau blog:

http://www.logement-grand-paris.fr/2016/09/grand-paris-pe...

18:48 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris métropole, grand paris, patrick jarry, dalo, sru | | |  Facebook

mercredi, 29 janvier 2014

L'association d'élus Ville et Banlieue occupée: non à la discrimination des mal-logés

 

Plus de 70 mal-logés sont venus aujourd'hui au siège de l'association Villes et Banlieues exiger que la discrimination ne s'ajoute pas à la discrimination, suite aux déclarations inacceptables de cette association: dans son projet pour les élections municipales, celle-ci demande en effet l'interdiction des relogements au titre du DALO dans les quartiers considérés comme "sensible" et "populaires".

Les élus présents ou en contact téléphonique avec notre collectif, parmi lesquels le maire de Rennes et le député-maire de Grenoble n'ont malheureusement pas vraiment semblé mesurer la gravité de leur propos, même s'ils ont regretté une possible "maladresse " dans la formulation. Nous regrettons qu'il semble normal de considérer certains habitants de ce pays comme un problème social alors que ce sont eux qui ont des problèmes, celui de droits non respectés. Nous n'acceptons pas que des élus nous déclarent indésirables dans leur commune, au seul motif que nous subissons le mal-logement et que notre droit au relogement a été reconnu légalement.

Cependant cette longue occupation a au moins permis de rappeler que les mal-logés ne comptent laisser personne bafouer leur dignité, et surtout pas les élus qui ont la responsabilité des politiques du logement, celles qui aboutissent aujourd'hui à l'existence de millions de mal-logés sur le territoire français. Si nous ne sommes pas satisfaits du contenu du communiqué envoyé par l'association Villes et Banlieues lors de l'occupation, si nous exigeons le retrait de leur proposition et pas une "clarification", son existence même est le résultat de notre mobilisation.

De plus, cette mobilisation a amené ces élus à agir pour que nous soyons reçus en Préfecture de Région dès la semaine prochaine.

Une preuve de plus que seule la mobilisation collective des demandeurs de logement peut amener les pouvoirs publics à les considérer autrement que comme des citoyens de seconde zone.


Quand les élus discriminent, les mal-logés... par HLMPOURTOUS

Le tract diffusé sur place

Quand la loi DALO devient un critère discriminant pour le relogement.

Les mal-logés savaient déjà qu'être reconnu prioritaire DALO était extrêmement difficile ne garantissait en rien un relogement. Rien qu'en Ile de France, 17 000 dossiers sont en attente.

Aujourd'hui, un nouveau pas dans la discrimination des demandeurs de logement est franchi par des maires de toutes tendances, regroupés au sein de l'association Ville et Banlieue.

Sous prétexte de « mixité sociale », ces élus municipaux exigent l'inscription dans la loi d'une « interdiction de relogement des DALO » dans les quartiers reconnus prioritaires au titre de la Politique de la Ville.

Voilà les mal-logés explicitement désignés comme une population indésirable. Ce n'est plus le mal-logement qui est un problème, ce sont ceux qui en souffrent qui le deviennent. Ces propos inacceptables et cette proposition ouvertement discriminante ont été repris tels quels dans de nombreuses dépêches de presse, dans de nombreux média.

Il semble donc désormais normal dans le débat public, de stigmatiser une partie de la population, de prôner ouvertement son bannissement de certaines zones, sur la base de ses problèmes de logement. En effet les critères du DALO sont fondés uniquement là dessus: le fait d'avoir un logement trop petit et/ou insalubre, le fait d'être menacé d'expulsion , le fait de ne pas avoir les moyens financiers d'accéder à un logement dans le parc privé, le fait d'attendre un HLM depuis dix ans à cause de la pénurie de logements sociaux, c'est suspect.

Et l'hypocrisie consistant à prétexter la mauvaise volonté des maires qui ne respectent pas la loi SRU confine au cynisme : aucun élu ne peut ignorer que l'on ne construira pas du jour au lendemain des logements sociaux dans ces communes où il n'y en a pas. Refuser de loger les demandeurs dans les quartiers populaires, c'est leur interdire l'accès à un logement décent , tout simplement.

Et pointer du doigt les mal-logés comme une population à problèmes, c'est justement faire le jeu de ces maires anti-logement social.

Cette semaine la Fondation Abbé Pierre va rendre son rapport, et l'ensemble de la classe politique sera unanime pour déplorer ses conclusions, comme chaque année. Comme chaque année, également, chacun ira de ses vœux pieux pour sortir de la « crise du logement ».

 Ce n'est certainement pas en dévalorisant le logement social et en stigmatisant les mal-logés en période d'élections qu'on va y arriver. Car ce discours discriminant se traduit déjà dans les faits : de nombreux logements sociaux sont vides , parce qu'élus et bailleurs font de l'obstruction systématique contre les candidats proposés par les Préfecture. La construction de logements très sociaux n'est jamais à la hauteur des objectifs, parce que les élus locaux refusent de faire du PLA-I même quand des terrains sont disponibles. A Paris, tandis que NKM tire à boulets rouges contre le logement social, Anne Hidalgo propose de supprimer l'obligation de 25% de logements sociaux dans les programmes immobiliers des quartiers populaires, au détriment des 130 00 demandeurs en attente.

 Les mal-logés sont donc venus collectivement à l'association Ville et Banlieue rencontrer ces élus pour qui ils sont des citoyens suspects et de seconde zone, pour leur rappeler que le droit au logement doit être respecté partout et maintenant.

 

21:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : dalo, sru, villes et banlieues, mixité sociale, discrimination | | |  Facebook

jeudi, 07 novembre 2013

ZAC Pajol: les mal-logés violemment refoulés lors de l'inauguration d'Anne Hidalgo

C'est une scène hallucinante et augurant bien mal de la campagne électorale de Mme Hidalgo qui a eu lieu aujourd'hui en préalable à l'inauguration de la ZAC Pajol: nous étions venus à une cinquantaine de demandeurs de logement interpeller la candidate sur les insuffisances de son programme.

Alors que nous nous rassemblions à  la nouvelle médiathèque, quatre  d'entre nous , dont trois femmes ont été brutalement agressées par les vigiles de la Ville, traînées à terre, insultées et frappées, tandis que le reste du collectif était ensuite encerclé par un dispositif impressionnant de policiers.

Pendant ce temps, Ian Brossat porte-parole de la candidate et Bruno Julliard adjoint du Maire contemplaient muets et immobiles les scènes de violence. Il aura fallu que des mal-logés restés à l'extérieur de la nasse leur demandent des comptes devant quelques journalistes déjà présents pour qu'ils se décident à intervenir , à proposer une rencontre en urgence à l'Hôtel de Ville, et à faire lever le dispositif policier pour permettre notamment l'évacuation vers l'hôpital d'une mal-logée.

La répression contre les mal-logés en lutte devient donc une habitude, comme si nous invisibiliser allait régler le problème du mal-logement. A Paris spécifiquement, les élus et candidats semblent penser qu'en tenant porte close et en faisant preuve de mépris , voire de violence envers les demandeurs de logement, cela les découragera d'intervenir publiquement dans la campagne électorale.
Les mal-logés vont leur donner tort, tout simplement parce que la violence quotidienne du mal-logement nous pousse de toute façon à lutter pour nos droits et notre survie.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT.
 
 


Anne Hidalgo inaugure la ZAC PAJOL, les mal... par HLMPOURTOUS

Le communiqué d'interpellation d'Anne Hidalgo diffusé sur place.

MUNICIPALES : Le tir à boulets rouges contre le logement social , ça suffit

 

Les mal-logés manifestent à l'occasion de l'inauguration de la ZAC Pajol par Anne Hidalgo et Bertrand Delanoë pour défendre le logement social, mis à mal dans la campagne des municipales

 

L'annonce est passée inaperçue : dans une campagne parisienne où finalement tout le monde s'accorde à dire que le logement intermédiaire est la priorité, Anne Hidalgo peut envisager de sacrifier une partie de la production de logement social déjà dramatiquement insuffisante, puisque 136 000 foyers sont en attente. C'est ainsi que dans son « Pacte pour le logement », Anne Hidalgo annonce son intention de supprimer l'obligation des 25% de logements sociaux dans tout programme de construction neuve, dès lors qu'il sera situé dans un arrondissement ayant déjà 30% de logements sociaux.

 

Demain, si Anne Hidalgo est élue, les habitants mal-logés de ces arrondissements n'auront donc plus aucune place envisageable dans les nouvelles constructions. Qu'on ne nous raconte pas que c'est pour mieux les accueillir ailleurs dans Paris : car dans les arrondissements en déficit de logements sociaux au regard de la loi SRU, de toute façon, les nouveaux programmes sont rares , et les 25% de logements sociaux imposés aux aménageurs se traduisent très peu par du HLM bon marché , des PLA-I. Prenant prétexte de la cherté de l'immobilier et de la nécessité de pouvoir réaliser les programmes avec un budget limité, le plus souvent politiques et promoteurs construisent du PLS, qui ne correspond qu'à 15% de la demande de logement social , ou du PLUS, inaccessible aux précaires, aux travailleurs à temps partiel , aux retraités modestes, aux chômeurs.

Malheureusement les Parisiens modestes en quête de logement ne sont pas un « sujet tendance » pour les municipales .Lors de nos rencontres avec les porte-paroles de la campagne d'Anne Hidalgo, cela nous a été dit très clairement : des élus nous ont affirmé que le logement social était peu apprécié « des Parisiens » , que beaucoup de ces « Parisiens » trouvaient qu'il y en avait déjà trop...Manifestement, les 136 000 foyers demandeurs de logement social, les dizaines de milliers d'autres qui souhaiteraient y accéder mais sont découragés de faire une demande par le peu d'attributions ne sont pour Anne Hidalgo et son équipe que des demi-Parisiens, dont l'avis et la vie importent peu.

En réalité, c'est bien le concept de mixité sociale, accommodé à toutes les sauces par les élus, qui témoigne d'une hostilité permanente au logement social : une nouvelle fois, la loi SRU , créée pour obliger à construire du HLM dans les zones déficitaires est utilisée pour faire croire que certaines zones auraient déjà « trop » de logement social, même si cela correspond aux besoins des habitants. Mais le logement social, c'est un moyen pour la majorité des classes populaires et moyennes de se loger dans de bonnes conditions, avec un loyer raisonnable, comment peut-on prétendre qu'il pourrait y en avoir trop à Paris, où dans tous les arrondissements, presque toute la population souffre de la cherté du logement privé ? Comment ose-t-on dans le même temps opposer la pénurie de logements disponibles aux demandeurs et proposer d'en faire encore moins dans l'avenir ?

 Au fur et à mesure de cette campagne municipale, nous voyons le logement social devenir une cible, après avoir été négligé. Au départ, l'actuelle première adjointe de Bertrand Delanöe parlait de « poursuivre l'effort » des précédentes mandatures, et c'était évidemment inquiétant en soi, car entre 2001 et 2011 , le nombre global de la production de logements sociaux cache mal la faible proportion de logements très sociaux (environ 20%). Désormais, c'est une régression qui est annoncée avec l'abandon de la règle des 25%, et donc un alignement sur la ligne de l'autre candidate , NKM qui tire à boulets rouges sur le logement bon marché.

Nous allons donc manifester dans les arrondissements concernés,pour que la lutte contre le logement cher et pour le logement social soit menée, maintenant et demain, dans l'intérêt de tous les Parisiens.

21:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, zac pajol, ian brossat, sru, mixité sociale, expulsions, pla | | |  Facebook

jeudi, 21 juin 2012

Politique de la Ville: les mal-logés interpellent François Lamy

Quatre vingt dix mal logés ont investi aujourd'hui le secrétariat général à la Ville, placé sous l'autorité de François Lamy, avec le cabinet duquel un rendez-vous a été obtenu pour le début de la semaine prochaine.

A bien des égards, la politique de la Ville menée sous la mandature précédente a précipité la crise du logement que des millions d'entre nous connaissent. François Lamy est chargé notamment de la politique du logement dans la Ville et de la rénovation urbaine et c'est à ce titre que nous l'interpellons aujourd'hui à travers notre occupation.

 

  • L'orientation de l'ANRU, présentée comme un moyen de rénover les quartiers populaires a amené une raréfaction de l'offre de logements sociaux à bon marché, et une augmentation conjointe des prix de l'immobilier privé dans les quartiers populaires concernés : certes, le nombre de logements reconstruits est égal sur le papier à celui des logements détruits. Mais les niveaux de loyer , comme la priorité accordée à l'accession à la propriété dans les zones les plus attractives de ces quartiers a conduit à la relégation urbaine une partie de la population et à la baisse du nombre de logements vraiment sociaux disponibles en petite et moyenne couronne.

 

  • La régionalisation des politiques de relogement en Ile de France, sous tendue par l'idée qu'au fond , le Grand Paris serait le nouvel horizon de réflexion marque en réalité une accentuation des inégalités : les SDF, les errants urbains hébergés de manière précaire sont écartés de la petite couronne par des mécanismes inexorables. Beaucoup de communes par des ruses diverses qui vont de l'exclusion des services sociaux pour les habitants «  de fraîche date » à la limitation des domiciliations administratives, mais aussi à la construction d'hébergements , de résidences temporaires en lieu et place de vrais logements, parviennent à se débarrasser de leurs pauvres, de leurs salariés modestes, de leurs précaires

 

  • Par divers moyens juridiques, la qualification de logement social sur le papier ne correspond pas forcément à la réalité : de fait les PLS sont inaccessibles à 75 pour cent des demandeurs de logement franciliens, ce sont pourtant ceux dont la production augmente le plus vite. De même des dispositifs comme l'Usufruit Locatif Social permettent à des investisseurs privés de bénéficier d'exonérations fiscales et d'avantages financiers pour des logements qui n'ont de social que le nom et le label SRU, et qui dans quinze ans seront de toute façon rebasculés dans le privé.

 

La soi-disant politique de mixité sociale a bien fonctionné...quand il s'est agi d'amener des entreprises, des bureaux et des catégories sociales supérieures dans les quartiers populaires les mieux situés, dont les habitants modestes doivent partir . Mais à l'inverse, et comme il fallait s'y attendre, les quartiers favorisés n'ont pas accueilli les mal-logés, sauf de manière anecdotique.

 Nous sommes venus demander un véritable changement dans ces politiques.

La qualification de logement social doit être réservée aux logements accessibles aux classes populaires et moyennes, et la production doit être adaptée à la demande et aux revenus réels des demandeurs

Les vrais logements sociaux ne doivent plus être relégués dans des quartiers excentrés et mal desservis en transports

 Le Grand Paris ne peut être fait en choisissant sciemment de condamner une partie de sa population mal-logés à l'errance dans toute l'Ile de France.


15:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : françois lamy, cnv, anru, cus, attribution logements, rénovation urbaine, blocage des loyers, sru, acse | | |  Facebook

mercredi, 29 février 2012

Le Centre d'Analyse Stratégique de François Fillon occupé

François Fillon, Centre d'Analyse Stratégique, Benoist Apparu , logement social, SRU, DALO

Le Centre d'Analyses Stratégiques ( 18, rue Martignac ) , organisme placé sous l'autorité du Premier Ministre , a été occupé pendant plusieurs heures par une petite centaine de demandeurs de logement.

Le Centre a rendu récemment un rapport sur les aides publiques au logement: en cette période électorale où se débat notamment l'avenir du logement social, nous ne pouvions rester sans réaction devant la teneur et l'orientation de ce rapport.

En effet, celui-ci choisit de ne cibler comme objet d'étude et de critique que la part des aides consacrées à financer le logement public, alors que 27 milliards d'euros sur 39 de budget total sont destinées à l'aide au logement privé. Comme toujours, les sommes d'argents consacrées au service public sont scrutées à la loupe, pas celles qu'on alloue aux propriétaires et aux investisseurs immobiliers !

Ce rapport ouvre des "pistes " pour le moins inquiétantes: notamment des restrictions d'accès au logement social sous prétexte de prioriser les personnes les plus défavorisées, et ce alors que toutes les études montrent qu'une part grandissante de la population ne peut se loger correctement nulle part ailleurs, sans que les loyers ne grèvent trop les budgets.

Il décrète que les aides à la personne seraient plus efficaces que les aides à la pierre destinées à financer directement la construction de logements: mais avoir choisi de comparer ces deux budgets n'est pas neutre, car il s'agit toujours de chercher à déshabiller paul pouur habiller Jacques plutôt que d'augmenter le financement global, condition nécessaire pour résoudre la crise du logement.

Embarrassé le directeur du Centre d'Analyses Stratégiques nous a expliqué se situer dans un cadre ou de toute façon, l'augmentation massive du budget pour le logement n'était pas une priorité réaliste, et qu'une telle proposition n'était évidemment pas ce qu'attendait François Fillon.

C'est pourtant la seule solution , à moins de considérer que les millions de mal-logés ne sont pas un problème.

Nous le répèterons à la direction du Centre et aux auteurs du rapport qui nous recevront sous quinzaine


Des mal-logés occupent le Centre d'Analyse... par HLMPOURTOUS


Communiqué diffusé sur place

Les demandeurs de logement social s'invitent aujourd'hui au centre d'analyse stratégique, placé sous l'autorité du Premier Ministre François Fillon.

 Toutes les attributions du Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable , des Transports et du Logement viennent d'être transférées à François Fillon. Une raison de plus de nous inquiéter de l'influence que pourra avoir un rapport rendu récemment par le Centre d'Analyses Stratégiques sur la question du logement social et les solutions à apporter à la crise du logement.

 Ce rapport qui se veut objectif est pour le moins partial, à l'image des politiques menées ces dernières années.

François Fillon, Centre d'Analyse Stratégique, Benoist Apparu , logement social, SRU, DALO Sur toutes les aides publiques accordées au logement, seule l'efficacité des 12 milliards accordés au logement social ( sur 37 milliards au total ) est examinée et remise en question. Et ce alors que les loyers dans le secteur privé n'ont cessé d'augmenter, que la spéculation immobilière est une réalité massive qui devrait logiquement être prise en compte pour évaluer l'utilité des aides publiques.

L'ensemble du rapport est concentré sur une même obsession : faire sortir des locataires en titre du logement social et réduire son périmètre : sont par exemple une nouvelle fois pointés du doigt comme disposant d'une « rente de situation », les locataires âgés qui ont un logement « trop grand ».

Plus globalement, le Centre d'Analyses Stratégiques estime que le nombre de personnes pouvant légalement accéder à un logement social devrait être réduit, par une baisse des plafonds de ressources, et que seuls les personnes les plus défavorisées devraient pouvoir y répondre.

 Cette restriction aggraverait aux problèmes de logement actuels : en augmentant encore la demande sur le marché privé, elle ne pourrait conduire qu'à augmenter les prix dans le privé. Elle appauvrirait de fait, une partie de la population, en lui coupant la possibilité d'accéder à des loyers moins élevés dans le public et à consacrer une moindre part de son revenu au loyer.

 Son seul avantage serait pour les Ministres chargés du Logement : cela réduirait mécaniquement le nombre de demandeurs de logement social et invisibiliserait une partie des problèmes de logement, alors que toutes les études montrent qu'ils touchent une part grandissante de la population.

 Le logement social doit rester un service public utile à tous : le raisonnement consistant à le résetver théoriquement aux « plus défavorisés » conduit toujours au même résultat : diminuer le budget qui lui est accordé.

 C'est d'ailleurs ce que préconise le rapport qui se livre à une charge contre les aides à la pierre, celles qui permettent de construire des logements sociaux. En se référant notamment à la situation aux Etats Unis, il affirme que les aides à la personne seraient plus efficaces. Mais quand bien même ce serait vrai, pourquoi l'augmentation des aides à la personne devrait-elle être financée par une baisse des aides au logement social , et pas par exemple, par la hausse des impôts sur les bénéfices immobiliers qui ont augmenté de 60% ces dix dernières années.

 Ce rapport est donc orienté dans le sens d'une politique catastrophique déjà en œuvre qui vise à réduire sans cesse l'investissement dans le logement social : vente de HLM, destruction de centaines de milliers d'appartements, prélèvements sans cesse plus élevés sur le budget des bailleurs et sur le 1% réduisant de fait les sommes disponibles pour la construction, hausse constante de la proportion des PLS dans la production globale de logements sociaux...

 

Nous sommes ici pour combattre cette politique, pour exiger l'arrêt de la destruction du logement social !

 

16:30 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : françois fillon, centre d'analyse stratégique, benoist apparu, logement social, sru, dalo | | |  Facebook

vendredi, 09 décembre 2011

Paris 10ème: quand la mairie diminue le nombre de nouveaux logements sociaux constructibles

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Plus de 70 mal-logés ont manifesté une grande partie de la matinée devant la mairie du 10ème arrondissement.

Le 10ème arrondissement compte 4000 demandeurs de logement inscrits au fichier de la Ville.

Mais chaque année , la marie d'arrondissement n'attribue qu'une quarantaine de logements sociaux, dont certains sont des PLS inaccessibles aux revenus modestes.

Le 10ème arrondissement ne compte que 10,3 % de logements sociaux, alors qu'il s'agit d'un des quartiers de Paris où la demande est la plus forte, et où se concentrent beaucoup de situations de mal-logement : hôtels meublés , appartements suroccupés et insalubres, expulsions programmées à cause des congés pour vente qui se multiplient dans un quartier où les prix à la vente ne cessent d'augmenter.

Pourtant des espaces se libèrent qui pourraient permettre de répondre à la demande : prochainement, une partie de l'hôpital Lariboisière va être reconstruite ailleurs. Mais la Ville de Paris, à la demande de l'AP-HP a déjà annoncé qu'elle modifierait le Plan Local d'Urbanisme afin que le nombre de logements sociaux soit moins important . En effet, l'AP-HP souhaite réaliser de meilleurs profits sur cette opération et vendre le maximum de terrain à des promoteurs immobiliers, donc pour du logement privé hors de prix ou des bureaux.

Le même scénario ne cesse d'être reproduit par les élus : devant les situations dramatiques des mal-logés, et l'insuffisance de la production de logement social, la Ville invoque perpétuellement le manque de foncier pour des logements neufs.

Mais lorsque du foncier existe, il y a toujours une bonne raison de réduire le nombre de vrais logements sociaux programmées : sur la ZAC Mc Donald dans le 19ème, la marie invoque la nécessité de la mixité sociale et le nombre de logements sociaux déjà élevé dans l'arrondissement pour privilégier bureaux, logements privé et PLS, les logements les plus chers du parc HLM.

Dans le 10ème, le faible nombre de logements sociaux devrait donc , dans le même objectif de mixité sociale inciter à la construction massive sur tout le foncier disponible : mais cette fois, c'est un autre prétexte qui est trouvé pour en faire le moins possible.

Dans ces conditions, les mal-logés n'ont pas à croire les discours municipaux selon lesquels le maximum est fait pour répondre à la demande, et ne peuvent que continuer leur lutte.

 


Paris, Mairie du 10ème, les mal-logés sont en... par HLMPOURTOUS

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jeudi, 03 novembre 2011

Paris Habitat OPH : effondrement de la production de logements en 2010

« La vocation de notre Office est d’offrir un toit à tous les parisiens qui ne peuvent y accéder aux conditions du marché privé. »
Jean Yves Mano, Président de Paris Habitat OPH, rapport d'activité 2010.

En 2010, la production de logements du premier bailleur parisien a subi une chute brutale, que ne nie pas sa direction : seuls 580 logements ont été produits. Et encore sur ce chiffre, deux tiers, 380 unités, sont des logements acquis occupés * (soit une chute de 78% !)

Qu'est ce qui explique cette chute ?


Ces dernières années, la majeure partie de la production a consisté à acheter des immeubles au privé, et à les re-conventionner. Bien souvent, la majorité des appartements était occupée, et en partie par des locataires aux revenus bien supérieurs à la limite pour pouvoir prétendre à un logement social. Souvent situés dans des quartiers chers, ces logements ont nécessité un immense investissement financier, au détriment des programmes neufs.

La production s'est effondrée, en raison de la chute de l'achat de logements acquis occupés : les investisseurs privés n'ont pas mis autant de biens sur le marché ou ont choisi de les vendre à d'autres que Paris Habitat OPH. De plus, la montée des prix de l'immobilier
conduit à ce que le prix d'achat d'un logement soit de plus en plus élevé, et les finances du bailleur social ne suivent pas.

Voilà comment on en arrive à cette réduction dramatique de la production : 2606 logements en 2009, 560 en 2010, dont seulement 58 constructions neuves.*

Cela fait plusieurs années que notre collectif de mal-logés dénonce cette politique fondée sur l'acquisition de logements occupés dans les quartiers chers, d'un côté, et la construction neuve réservée en grande partie à des logements PLS dans les quartiers populaires de
l'autre. Elle aboutit aujourd'hui à l'effondrement de la production, sans même avoir conduit à une réelle mixité sociale : il suffit de consulter le nombre d'attributions de HLM dans les arrondissements de l'Ouest en 2010. Moins de dix par arrondissement dans le centre, aucun
dans le 7ème, et 130 dans le 16ème, dont une bonne partie à la périphérie de l'arrondissement, dans sa partie populaire !

Paris, certes arrivera à 20% de logements « au titre de la loi SRU » en 2014 : mais depuis 2001, seulement 12 222 PLAI ont été agrées, contre 13 000 PLS.
Soixante-dix pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I et Paris Habitat OPH était le seul bailleur social à en offrir massivement : l'effondrement de sa production est une catastrophe pour les Parisiens modestes.

Voilà pourquoi nous manifestons devant la Direction Territoriale Nord-Ouest : nous voulons des réponses concrètes de la direction générale sur la manière dont elle va remplir la vocation qui est celle de Paris Habitat OPH,  « offrir un toit à tous les Parisiens qui ne peuvent accéder au marché privé »  comme l'a rappelé son Président.

*source : Rapport d’activité 2010 de Paris-Habitat OPH


Paris Habitat OPH : chute de la production de... par HLMPOURTOUS


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mercredi, 19 octobre 2011

USUFRUIT LOCATIF SOCIAL : l'argent public au profit des investisseurs privés

Ce mercredi à la Maison de la Chimie, se tient le 5ème congrès des acteurs de l'Usufruit Locatif Social .


Peu connu du grand public, cette forme d'investissement immobilier est pourtant une des initiatives les plus abouties pour détourner les bailleurs sociaux de leur vocation première, et surtout, pour produire du logement social sur le papier tout en favorisant les gros propriétaires privés sur le terrain.

Les logements construits avec ce dispositif sont en effet comptabilisés comme logements sociaux au titre de la loi SRU.

Ils sont pourtant la propriété d'investisseurs privés qui en cèdent simplement l'usufruit pendant quinze ans à des bailleurs sociaux : pendant cette période, ceux-ci les louent à un niveau de loyers correspondant au PLS ou au PLI, soit les plus chers des logements sociaux, inaccessibles à 70% des demandeurs inscrits sur les listes d'attente. A l'issue d'une période de quinze ans, le propriétaire récupère son bien, remis en état, et c'est au bailleur social de retrouver un logement pour le locataire en titre si le propriétaire souhaite s'en débarrasser.

Acquérir un bien en Usufruit Locatif Social, c'est obtenir une multitude d'exonérations fiscales, à commencer par la non-prise en compte du bien dans le calcul de l'ISF. Le dirigeant de la principale entreprise vouée à ce dispositif, PERL le dit lui même : une fois tous les avantages comptabilisés, un immeuble acquis en ULS revient à 55 % de sa valeur usuelle sur le marché.

Mais une grande partie de ces économies faites par les propriétaires est donc prises sur les recettes fiscales de l'Etat et des collectivités, qui ensuite manquent d'argent pour construire du vrai logement social.

Ca tombe bien, car ce n'est pas la priorité des communes qui accueillent ces programmes : sur le site de PERL, la localisation des programmes déjà construits ou en cours est très significative. Les zones concernés sont sur des communes de la Côte d'Azur, dans les villes riches des Hauts de Seine ou de la petite couronne, dans les beaux quartiers de la capitale, bref, partout ou les élus locaux sont mis en cause pour non-respect de la loi SRU...

Depuis quelques temps, ce dispositif est également utilisé pour des appartements évolutifs destinés aux seniors en perte d'autonomie (notamment Paris-Habitat OPH a travers Vivalib) : avec un cynisme sans nom, les élus et les bailleurs présentent comme une initiative sociale et solidaire, des programmes qui, dans quinze ans seront revendus et loués à prix d'or, au vu de l'augmentation prévisible des besoins pour ce type de logements.

Pendant longtemps, les adversaires du logement social se contentaient de ne rien faire et de ne pas répondre aux besoins. Aujourd'hui, avec l'Usufruit Locatif Social, les choses vont beaucoup plus loin : on accorde des avantages fiscaux et des exonérations qui sont normalement réservées à la construction sociale aux investisseurs immobiliers et l'on fait grimper les chiffres sur le papier, en comptabilisant des logements qui ne seront jamais accessibles aux mal-logés.

18:01 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : vivalib, perl, usufruit locatif social, sru, logirep, paris habitat oph | | |  Facebook

jeudi, 16 juin 2011

Mal-logement à Paris : la Mairie du 10éme occupée

Ce matin, une centaine de demandeurs de logement social ont occupé la mairie du 10ème arrondissement , manifestant bruyamment jusqu'à obtention d'un rendez-vous avec le cabinet du maire.

Quasiment 10% des habitants du 10ème sont inscrits sur les listes de demandeurs de logement.

La Ville de Paris se félicite d'avoir résorbé l'insalubrité et parle désormais de « poches d'inconfort » dans l'arrondissement. Ce changement de vocabulaire ne change rien à la vie des concernés, il empire simplement leur situation : aujourd'hui, les critères sont devenus si stricts que les commissions de médiation DALO ne reconnaissent quasiment plus l'insalubrité, et la Préfecture estime n'avoir aucun devoir de relogement sur les dossiers non labellisés.

Ce refus de prise en compte concerne aussi toutes celles et ceux qui payent des loyers de plus en plus chers pour des surfaces de plus en plus petites : c'est le mal-logement invisible celui qui condamne les personnes aux salaires modestes, les retraités, les parents isolés à ne pas manger à leur faim , à s'endetter pour ne pas être jetés à la rue.

Les maires d'arrondissement ont toujours la même réponse à nous opposer : ils ont un contingent de logements réduits qui ne correspond pas aux plafonds de ressources trop faibles des demandeurs.

La majorité des demandeurs de logements sont donc désormais écartés de tous les contingents : trop pauvres pour celui de la mairie, pas assez « prioritaires » pour la Préfecture...qui ne reloge pas non plus beaucoup de DALO.

Nous ne pouvons pas accepter la fin de non-recevoir qui nous est faite par les maires d'arrondissement qui sont actuellement à mi-mandat : dans un arrondissement où le mal-logement touche 10% des habitants, le rôle des élus est de prendre le problème à bras le corps et de trouver des solutions pour leurs administrés qui sont des Parisiens comme les autres.

UN LOGEMENT POUR TOUS , MAINTENANT !



Paris : la Mairie du 10éme occupée par des... par HLMPOURTOUS

14:34 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rémi ferraud, delanoe, dalo, sru, sdf, mal-logés, hlm, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

jeudi, 05 mai 2011

LOGIREP : Les "vrais-faux" logements sociaux de Levallois-Perret se multiplient

Une centaine de demandeurs de logement ont occupé bruyamment la mairie de Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine avant d’en être évacués par les forces de l’ordre.

Nous sommes venus dénoncer les faux logements sociaux que la commune et le bailleur social LOGIREP construisent en lieu et place de vrais HLM accessibles à tous.

Dans un département qui compte 100 000 demandeurs de logement, dans une ville qui a les terrains nécessaires, les élus , au lieu de répondre aux besoins , utilisent le dispositif d’Usufruit Locatif Social pour réaliser des programmes de standing : plus de 200 logements, dont 80 déjà construits sont concernés à Levallois.

Ces logements appartiennent à des investisseurs privés , qui les sous louent pendant quinze ans à un bailleur social, ce qui leur donne accès à de nombreuses exonérations fiscales , notamment sur l’ISF. Le bailleur social finance une partie de la construction, s’engage à réaliser tous les travaux et la remise en état neuf à l’issue des quinze années. Passé ce délai, les logements reviennent dans le privé et le bailleur social s’engage à reloger les occupants sur son propre parc.

Dans l’intervalle, ces logement publics à durée déterminée sont cependant comptabilisés au titre de la loi SRU, ce qui permet aux mairies concernées de payer moins ou pas d’amendes du tout.

Alors que 70 pour cent des demandeurs de logement ne peuvent accéder qu’aux logements PLA-I et PLUS, les vrais logements sociaux, les appartements en Usufruit Locatif Social ont des loyers du niveau PLS, les plus chers des logements HLM.

Encore une fois, l’argent du logement social est utilisé pour un dispositif qui ne répond en rien à nos besoins, et ce alors que les bailleurs et les élus prétendent ne pas avoir les fonds nécessaires pour construire les logements correspondant à la demande.

Les élus de Levallois présents nous ont indiqué qu’ils estimaient qu’eux et LOGIREP étaient parfaitement légitimes à choisir le type de population qu’ils voulaient accueillir.

Mais un bailleur social n’est pas un promoteur privé et son objectif , celui pour lequel il est financé par l’argent public est bien de répondre aux besoins des salariés et des familles modestes , des précaires et des retraités.

 

La lutte continue !

Des vrais logements sociaux pour tous !

Sur le même sujet voir aussi :

Usufruit Locatif Social des HLM a durée determinée

Usufruit Locatif Social, quand les bailleurs sociaux proposent des niches fiscales

LOGIREP : bailleur social solidaire...des propriétaires


LOGIREP et les vrais-faux logements sociaux de... par HLMPOURTOUS

15:35 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : logirep, sru, usufruit locatif social, hlm, patrck balkany, mal-logement | | |  Facebook

 
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