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mercredi, 11 mai 2016

Paris Habitat : les mal-logés toujours mobilisés

Si les élus parisiens ont choisi le silence concernant les dérives de Paris Habitat, les demandeurs de logement n'entendent pas laisser partir leur patrimoine à la dérive.
 
Contre la baisse de la production de logements annoncée par le directeur général Stéphane Dambrine lors du comité d'entreprise de décembre 2015, malgré les plaintes absurdes déposées pour nous faire taire, nous avons manifesté une nouvelle fois devant le siège social du premier bailleur social parisien.
 
Lire la suite et voir la vidéo de l'action sur notre nouveau blog:
 

18:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, anne hidalgo, stéphane dambrine, loi sru, logement social | | |  Facebook

jeudi, 12 février 2015

Centenaire de Paris Habitat OPH: les mal-logés y étaient

paris habitat logo.jpgDemandeurs de logement et locataires, nous avons choisi de célébrer le centenaire du premier bailleur social européen en manifestant ce soir devant l'inauguration de l'exposition qui lui est consacrée au Pavillon de l'Arsenal. A cette occasion, nous invitons la direction actuelle à se souvenir et à méditer sur l'appellation initiale de l'Office  : Office PUBLIC d'Habitation A BON MARCHE.

Nous manifestons parce que derrière le symbole des cent ans, il y a la dégradation, depuis dix ans, de la vocation première du bailleur public  : permettre aux salariés modestes, aux retraités, aux précaires, aux familles d'ouvriers et d'employés de se loger dans de bonnes conditions.

Paris Habitat OPH a cent ans. Une belle longévité, un beau patrimoine, un symbole concret d'un acquis social majeur  : les HLM sans lesquels il n'y aurait jamais eu de droit au logement pour les classes populaires.

L'écart entre l'offre et la demande ne cesse de se creuser  : 80% des Parisiens demandeurs de logement ne peuvent accéder qu'à un PLA-I, la catégorie de logement social aux loyers les plus abordables. Depuis des années, moins de 30% des nouveaux logements relèvent de cette catégorie. Aujourd'hui Paris Habitat OPH , comme les autres bailleurs parisiens sur-produit du PLS , la catégorie aux loyers les plus chers. La majorité de ces logements sont attribués à des foyers en dessous des plafonds qui ont ensuite des difficultés à payer leur loyer.Mécaniquement les loyers deviennent de plus en plus chers dans le parc de Paris Habitat OPH.

 

L'offre pour les foyers modestes se réduit : le bailleur ne peut faire face à ses obligations de relogement , même lorsqu'ils sont imposés par la loi DALO et recourt à des expédients peu honorables. Aujourd'hui, entre une «  proposition de logement  » et un relogement effectif, il peut s'écouler six mois  : pour compenser une réduction de l'offre et maintenir sur le papier un nombre important de propositions annuelles, Paris Habitat OPH propose des logements en travaux longs, ou encore occupés. Quant aux locataires qui souhaitent une mutation, les délais ne cessent de s'allonger  : certains sont désormais en demande depuis dix ou quinze ans, sans proposition.

Depuis des années, la production nouvelle est constituée en grande partie d'achats d'immeubles au privé et non de constructions neuves  : cette politique a un coût énorme, au vu du marché de l'immobilier, surtout pour les achats dans les beaux quartiers. Les logements achetés sont souvent occupés, le restent pendant des années, et cette politique ne répond donc pas à la demande de logement sur le court et le moyen terme. En 2010, à cause de cette politique très couteuse, la production globale du bailleur chutait de 80%

 Si la production neuve présente des garanties de confort et de bas coût énergétique, ce n'est pas le cas des logements rachetés dans le parc ancien  : souvent les travaux de réhabilitation sont faits à minima dans des immeubles présentant des problèmes de bâti et très énergivores en chauffage. D'ailleurs, le dossier de presse de l'exposition des cent ans présente uniquement des photos d'immeubles neufs pour illustrer la production récente du bailleur, et pour cause, les logements rachetés sont souvent beaucoup moins photogéniques.

Cette politique va être amplifiée  : en sus des immeubles, des appartements isolés dans des copropriétés privées vont être acquis par l'office . Rien n'est dit sur le coût à long terme de cette politique  : Paris Habitat OPH sera forcément amené à financer en partie l'entretien, les charges, la réhabilitation d'immeubles qui resteront dans le secteur privé, et ce sera autant d'argent en moins pour le logement social  !

 Paris Habitat OPH est notre bien commun, et quasiment le seul espoir de logement décent , à prix abordable pour les mal-logés de la capitale car même les autres bailleurs de la Ville de Paris ont des loyers beaucoup plus chers. Nous sommes là pour défendre notre patrimoine social et son avenir, même si sa direction actuelle estime que les mal-logés n'ont pas leur mot à dire et nous refuse toute possibilité de dialogue.

Notre dossier Paris Habitat OPH


Les mal-logés fêtent le centenaire de Paris... par HLMPOURTOUS

00:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, stephane dambrine, anne hidalo, mal-logement, ian brossat, mixité sociale, pla-i, pls | | |  Facebook

mercredi, 24 octobre 2012

Bailleurs sociaux et mal-logés: dialogue social de bistrot

Ce matin, une délégation de notre collectif a été « reçue » par la direction de l'Aorif, l'Union sociale pour l'habitat d'Ile-de-France, (organisation professionnelle regroupant les organismes HLM ayant leur siège social dans la région.)

Stéphane Dambrine président , ( également directeur de Paris Habitat OPH ) et le directeur général , Mr RAINBAULT étaient présents, suite à l'engagement pris lors de l'occupation du siège vendredi dernier par une centaine de mal-logés .

Ce rendez-vous s'est tenu au Café Balzac, la direction de l'AORIF , organisme de coordination des bailleurs sociaux ayant jugé que nous n'étions pas des mal-logés assez convenables pour être reçus dans leurs bureaux.

En une demi-heure, il nous a d'ailleurs été également expliqué que les mal-logés, en général, n'étaient également pas assez convenables pour être relogés dans le logement social.

Parlant pour l'ensemble des bailleurs sociaux, les dirigeants présents nous ont d'abord expliqué qu'ils ne refusaient « que » 20% des candidatures DALO qui leur étaient proposées par la Préfecture.

Obtenir le label DALO est une gageure, au vu de critères très restrictifs : actuellement seuls 17 800 dossiers ont ce label sur 120 000 demandeurs de logement parisiens, par exemple. La Préfecture ne dispose que d'un contingent de moins de 1500 logements annuels à proposer....et au bout de ce goulot d'étranglement, après un tri drastique , ne retenant qu'un peu plus d'un demandeur sur mille par an, les bailleurs sociaux trouvent encore le moyen de rejeter 20% des candidatures .

Stéphane Dambrine a jugé bon d'ajouter que la multiplicité des labels permettait une sélection « juste » des demandeurs , vantant par exemple le dispositif des accords collectifs, environ 1400 logements dans la capitale , par an.

Mais c'est cette multiplicité des procédures, ces ajouts incessants de démarches et de critères qui rendent justement impossible l'accès aux commissions d'attribution pour la plupart des ménages en difficulté : les personnes en errance urbaine, celles qui vivent dans les quartiers populaires où les travailleurs sociaux sont surchargés, celles qui ont des situations professionnelles changeantes du fait de la précarité, sont de fait, exclues de tout dispositif spécifique et leurs dossiers systématiquement jugés « incomplets » ou «  non-prioritaires ». C'est notamment le cas des personnes SDF, baladées d'hébergements d'urgence en hôtels par le SAMU Social et qui ne sont suivies par aucun service social.

C'est ce qui aboutit aussi à des situations dévastatrices pour les personnes, en plus d'être ubuesques : ainsi ,en cette période de hausse des loyers et d'expulsions massives, Mr Dambrine a-t-il jugé « anecdotique » le problème qui touche des milliers de foyers : les personnes qui vivent dans un logement privé hors de prix et en totale inadéquation avec leurs ressources sont aujourd'hui considérées comme non-prioritaires, tant qu'elles parviennent à payer leur loyer. Quand elles ne le peuvent plus, c'est seulement au terme de la procédure d'expulsion que leur cas est éventuellement pris en compte. Mais à ce moment là, la présence de dettes de loyer, même minimes amène les bailleurs à rejeter les dossiers !

Devant nos arguments, la direction de l'AORIF a fini par reconnaître que de toute façon «  les niveaux de loyers pratiqués dans les nouvelles constructions ne correspondaient effectivement pas aux revenus de beaucoup de demandeurs, à qui seul le parc « ancien » était réellement accessible ».

Et il nous a été dit très clairement qu'en l'état des financements et de leurs fonds actuels, il était de toute façon impossible de faire autrement...en clair, si nouveaux logements sociaux il y a , dans leur majorité, ils ne seront pas accessibles, dans leur immense majorité, aux précaires, aux pauvres, aux salariés et aux retraités modestes.

A titre d'exemple, Paris Habitat OPH , le premier bailleur social parisien n'a été capable de mettre sur le marché cette année que 22 PLA-I contre 103 PLS, après une chute de près de 70% de la production en 2010 !

Comment s'étonner, dans ces conditions, que deux-tiers des appels au SAMU Social ne trouvent pas de réponse ? Si les circuits de l'hébergement sont bloqués, c'est parce que ceux du logement sont saturés, faute d'offre. 

Si 300 personnes meurent dans la rue chaque année, si des incendies meurtriers frappent des logements parfaitement connus comme insalubres, ce n'est pas la fatalité , mais bien le résultat d'une politique qui, sciemment, détruit le logement social. Si les propriétaires privés pratiquent des loyers qui étouffent financièrement des millions de gens, c'est bien parce que l'offre de logement public n'existe plus pour réguler le marché.

Et le changement ne sera pas maintenant , sauf si les mal-logés en lutte l'imposent. C'est ce que nous avons retenu de ce rendez-vous, ou la direction de l'AORIF nous a accusé de demander des « passe-droits ».

 

Nous ne demandons rien du tout, nous exigeons notre droit, le même que celui des millions de mal-logés.

Nos conditions de vies ne constituent pas une urgence pour les décideurs ? Les mal-logés ne valent pas la peine qu'on trouve une solution ? Nous ferons en sorte que notre lutte soit pour eux tous un problème urgent .

13:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : accords collectifs départementaux, aorif, stephane dambrine, ush, cus, dalo, paris habitat oph, hébergement d'urgence, samu social, trève hivernale | | |  Facebook

vendredi, 24 février 2012

Paris Habitat OPH: manifestation contre le fichage des locataires

 

Paris Habitat OPH, fichage, locataires, CNIL, Jean Yves Mano, Stéphane Dambrine, Bertrand Delanöe

Ce matin, une petite centaine de locataires et de demandeurs de logement de l'office public Paris Habitat ont manifesté devant le siège du premier bailleur social de Paris: alors que se tient un Conseil d'Administration , nous voulions exprimer notre colère devant le fichage inacceptable pratiqué pendant des années par l'Office, mais aussi contre ce qu'on est bien obligé de qualifier de mépris total des concernés par la direction de Paris Habitat et les élus membres du CA.

Presque un mois après la révélation de l'existence de ce fichier, et des mentions hallucinantes qui y étaient consignées , le mot "excuses" n'a toujours été prononcé par aucun responsable. Si ceux-ci ont communiqué par voie de presse, les locataires eux n'ont droit qu'au silence. Aucune lettre explicative du bailleur, ni dans les boîtes aux lettres, ni sur les panneaux d'affichage des immeubles.

Aujourd'hui, la présidence de l'Office compte donc s'en tenir à une "information" réservée aux membres du CA et à un audit, dont les résultats ne seront pas connus avant plusieurs mois..

Face à ce scandale, locataires et demandeurs de logements ne peuvent compter que sur eux-mêmes pour obtenir des explications et des garanties sur l'avenir: aucun élu , fut-il d'opposition, n'a communiqué sur le sujet, avant que la presse ne s'en empare alors même que des associations de locataires avaient engagé le combat qui devait amener la CNIL à faire son rapport depuis plus d'un an.

Murée dans son mépris, la direction de Paris Habitat OPH n'a rien trouvé de mieux que nous faire accueillir par un déploiement policier impressionnant et absurde. Ceci ne nous a pas empêché de manifester plusieurs heures durant.


Paris-Habitat OPH et fichiers informatiques... par HLMPOURTOUS



Le tract diffusé lors du rassemblement

Fichage par Paris Habitat OPH : nous sommes tous concernés et en colère.

 

Paris Habitat OPH, fichage, locataires, CNIL, Jean Yves Mano, Stéphane Dambrine, Bertrand DelanöeLocataires de Paris Habitat OPH, demandeurs de logement, nous manifestons aujourd'hui à l'occasion du conseil d'administration du bailleur, pour exiger une nouvelle fois des excuses, des explications et des garanties pour l'avenir après le scandale du fichier utilisé par le premier bailleur de la Ville de Paris.

A ce jour, aucune communication n'a été faite directement par Paris Habitat OPH ou son président à destination des locataires : alors que des évènements mineurs donnent lieu à des affichages dans les parties communes de nos immeubles où à l'envoi de courriers à tous les locataires, il n'y a absolument rien eu depuis le rapport de la CNIL et sa divulgation par la presse.

Pourrait-on imaginer un tel traitement envers les locataires plus fortunés d'un promoteur privé sans que cela entraîne un immense scandale ?

Peut-on se satisfaire des « arguments » de Jean Yves Mano ?

Selon lui tout ceci n'aurait concerné que « quelques centaines de locataires » : sommes-nous censés le croire sur parole , alors que l'existence de ce fichier et son utilisation ne sont rendues publiques que par le combat de locataires concernés ?

Selon lui la faute incombe aux gardiens qui auraient « cru bien faire » et « aider les locataires » : qui peut croire un seul instant que faire figurer des éléments sur la nationalité, le casier judiciaire ou les addictions SUPPOSEES relève d'une intention bienveillante ?

Si la case commentaires existait, c'est qu'elle était faite pour être utilisée : il est facile de prétendre que les gardiens ont agi de leur propre chef, sans aucune consigne de collecte d'informations sur la vie privée, mais rien ne le prouve.

Les gardiens ne faisaient que collecter l'information, qu'en est-il de l'utilisation : il est naturellement impossible que personne , dans la hiérarchie de Paris Habitat OPH n'ait eu connaissance de ce fichier et de son contenu, les fichiers étant faits pour être utilisés. Pourquoi la direction de Paris Habitat OPH ne répond-elle pas sur la question des commissions d'attribution concernant les demandes de changement de logement et de l'utilisation du fichier dans ce cadre ?

Selon le rapport d'activité de Paris Habitat OPH de 2006, « Depuis 2001, l’Opac de Paris utilise Ikos comme progiciel au coeur du système d’information pour ses activités de gestion locative, d’attribution des logements » (source : http://www.parishabitatoph.fr/OPAC/Documents%20Biliothque...

Nous manifestons aujourd'hui devant le siège de Paris Habitat OPH, parce qu'il est inacceptable de se contenter d'une simple « information » à l'occasion d'un conseil d'administration, charge ensuite aux associations de locataires présentes de les relayer, en lieu et place d'explications et d'excuses directement adressées à tous les concernés par Paris Habitat OPH.

Nous manifestons parce que la Ville de Paris utilise manifestement le même fichier pour le traitement de l'insalubrité, comme nous l'a confirmé la direction de SOPRAGROUP, la société éditrice du fichier , lors d'une occupation la semaine dernière.

Nous manifestons parce que nos faibles ressources, comme notre statut social nous rendent plus difficile et plus longue une action juridique pour connaître la vérité, et que nous comptons quand même l'obtenir. Nos membres locataires entameront d'ailleurs des démarches juridiques dans les jours à venir pour obtenir communication de leur dossier et envisager d'éventuelles suites.

15:07 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat oph, fichage, locataires, cnil, jean yves mano, stéphane dambrine, bertrand delanöe | | |  Facebook

 
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