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vendredi, 12 octobre 2012

Non au tri sélectif des mal-logés par les bailleurs sociaux:manifestation devant le groupe Arcade

Une centaine de demandeurs de logement ont manifesté devant le siège du groupe Arcade, gestionnaire de plusieurs bailleurs sociaux, dont Antin Résidences en région parisienne, pendant plusieurs heures ce matin.

 
Comme d'autres, les bailleurs sociaux du groupe Arcade refusent régulièrement des dossiers de candidature pourtant présentés par les mairies et la Préfecture sur les logements dont ces autorités sont réservataires: précaires, foyers à faibles ressources, familles nombreuses ou monoparentales sont de plus en plus considérés comme indésirables dans le parc social, celui-là même qui est financé par l'argent public pour loger ceux dont les propriétaires privés ne veulent pas.
 



Mal-logement et expulsions : manifestation au... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place


MANIFESTATION DEVANT LE GROUPE ARCADE : CES BAILLEURS SOCIAUX QUI REFUSENT LES MAL-LOGES.

 

Nous manifestons aujourd'huidevant le groupe Arcade, gestionnaire de plusieurs HLM dont la société Antin Résidences.

L'attribution d'un logement social sur le contingent d'une mairie ou d'une Préfecture ne se fait pas automatiquement : la mairie et la Préfecture proposent des candidatures mais le bailleur social propriétaire des logements a le droit de refuser les mal-logés proposés.

A la finale, si un bailleur social ne souhaite pas certaines catégories sociales dans son parc, il a tout à fait les moyens de les rejeter, qu'il s'agisse de raisons liées aux revenus considérés comme pas assez importants, ou d'autres motifs ( familles trop nombreuses ou monoparentales, personnes ayant été SDF considérées comme peu fiables...).

C'est ainsi que beaucoup de dossiers mal vus par les bailleurs restent bloqués indéfiniment, malgré la situation de mal-logement des personnes. C'est aussi la raison pour laquelle beaucoup d'entre nous se voient répondre par les élus et les travailleurs sociaux que leur candidature ne vaut pas la peine d'être proposée, car elle ne sera pas acceptée en commission , et ce bien qu'ils répondent à toutes les conditions légales d'accès au logement social.

Petit à petit, ce blocage des bailleurs sur certains types de candidature, en résumé, celles des demandeurs de logement en situation précaire et/ou à revenus modestes aboutit à des pratiques institutionnelles excluantes : sachant que ces candidatures vont être refusées, elles ne sont pas pas proposées à certains bailleurs, et toutes orientées vers les bailleurs directement contrôlés par les autorités publiques. Ainsi à Paris, alors que nombre de bailleurs sociaux à statut privé sont propriétaires d'un vaste parc, l'immense majorité des candidatures considérées « problématiques »est orientée vers Paris Habitat OPH, ce qui entraine évidemment un allongement des files d'attente.

Antin Résidences fait partie de ces bailleurs très « sélectifs » .

Les chiffres d'Antin Résidences sont parlants : sur 1772 logements attribués cette année, moins d'un cinquième ( 350) a été attribué à des publics modestes, qu'il s'agisse du DALO ou des accords collectifs. Et encore ce chiffre inclut-il les relogements dans du parc situé en très grande banlieue.

Par contre, 441 logements ont été vendus, dont 355 en accession à la propriété.

Comme tous les bailleurs sociaux, le groupe Arcade et sa filiale Antin Résidences tirent une bonne part de leurs ressources des financements publics : les logements appartiennent donc à la collectivité, et les financements accordés le sont pour loger ceux dont les propriétaires privés ne veulent pas.

Il est donc inacceptable qu'une sélection sociale soit pratiquée sur les candidatures proposées, et que soit exclu une partie du public pour qui le logement social existe.

 Nous sommes donc venus protester contre ces pratiques.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT.



 

 

13:24 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : antin résidences, groupe arcade, commission d'attribution, contingent préfectoral, trève hivernale, dalo, super pla-i | | |  Facebook

jeudi, 04 octobre 2012

Mobilisation contre les expulsions: les mal-logés occupent le GIP Habitat

Plus de 80 mal-logés ont occupé toute la matinée le GIP Habitatt et Interventions Sociales , au 38, rue de le République à Montreuil.


Cet organisme est financé par l'Etat pour aider au relogement des mal-logés en difficulté.


Mais, si dans les discours, le nouveau gouvernement prétend mettre les moyens nécessaires pour résorber la crise du logement, sur le terrain, la réalité montre qu'il n'en est rien.


Expulsion emblématique aussi parce qu'elle témoigne de l'inutilité et même du caractère piégé des dispositifs mis en place soi-disant pour aider les mal-logés: il s'agissait d'un foyer prioritaire DALO, censé être relogé, cela n'a pas empêché la procédure d'expulsion d'arriver à son terme. La Loi DALO, avec ses critères ultra-restrictifs exclut donc une grande partie des mal-logés mais ne protège même pas ceux qui bénéficient de son label !


De fait, seule la construction et le reconventionnement massif permettront de répondre à la crise: il y a besoin de vrais logements sociaux, donc une majorité de PLA-I, les seuls niveaux de loyer accessibles à 75 % des demandeurs, et en masse, ce qui nécessiterait au minimum le doublement des aides à la pierre, promis pendant la campagne électorale, mais qui a été remplacé dans le budget par une maigre augmentation de 11%.


Mais même une simple mesure comme l'arrêt des expulsions n'est pas prise.
Ce que les mal-logés en lutte n'ont pas accepté sous Sarkozy, ils ne l'accepteront pas avec Hollande.


Les expulsions ne sont que le symptôme le plus visible d'une crise qui plonge des millions d'entre nous dans l'enfer du mal-logement: loyers trop chers, logements trop petits et insalubres, hébergements précaires .


Mais néanmoins , qu'il faille se mobiliser collectivement pour les empêcher , c'est un très mauvais signal envoyé par la nouvelle majorité.


Mal-logement et expulsions : occupation du GIP... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place

BUDGET LOGEMENT : sans doublement des aides à la pierre, les mal-logés sont condamnés à l'aggravation de la crise

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le GIP Habitat et Interventions Sociales, à Montreuil. Cet organisme est chargé par l'Etat d'aider au relogement des foyers mal-logés et notamment ceux reconnus prioritaires DALO.

 Le budget Logement est désormais connu. Et malheureusement les choses sont claires : le doublement des aides à la pierre qui devait permettre la construction de 150 000 logements dont 120 000 par les bailleurs sociaux n'aura pas lieu. L'augmentation de l'aide de l'Etat est de 11% seulement, accompagnée d'une nouvelle ponction sur le budget du 1%. Cette ponction relève artificiellement le budget du logement, mais il s'agit d'une simple opération de vases communicants, qui diminuera la construction des collecteurs du 1%.

 En ce qui concerne l'hébergement, une enveloppe supplémentaire de 50 millions d'euros est accordée : c'est un montant dérisoire à l'heure où 70% des appels au SAMU social en Ile de France sont laissés sans réponse. Faute d'offre de logement, l'hébergement est devenu la norme pour une partie considérable des mal-logés, coincés pendant des années dans des structures précaires et coûteuses, notamment les hôtels. Le dispositif reste saturé, et par conséquent devient inaccessible à d'autres demandeurs à qui il reste la rue et les marchands de sommeil.

 Des organismes comme le GIP sont bien financés par l'Etat pour trouver des solutions : mais il faudrait que ces solutions existent , sans quoi cela ne sert à rien. Actuellement , pour le seul DALO, plus de 20 000 dossiers sont en attente en IDF, et encore le DALO est-il déjà très restrictif dans ses critères.

 Nous attendions le doublement des aides à la pierre et des annonces claires sur la construction massive de PLA-I, les seuls logements sociaux accessibles à 80% des demandeurs.


Nous attendions l'annonce de l'arrêt des expulsions.


Nous attendions que l'Etat supprime des dispositifs favorables uniquement aux promoteurs, comme l'Usufruit Locatif Social et d'autres formes de faux logements sociaux qui vident les caisses à coups d'exonération d'impôts et permettent de contourner la loi SRU.

 Nous attendions des engagements immédiats en terme de relogements pour répondre à l'urgence.

 Un gouvernement ne peut pas prétendre faire de l'Education ou de l'Emploi ses priorités et laisser trois millions et demi de personnes mal-logés. Qui peut prétendre qu'on peut avoir une vie scolaire et professionnelle normale sans logement décent.

 Nous sommes déçus et nous sommes en colère : nous ne voulons pas d'un hiver de plus passé à entendre les responsables des structures censées nous aider comme le GIP, nous répondre qu'ils ne peuvent rien nous proposer.

 Nous voulons un logement maintenant.

15:00 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsions, gip habitat et interventions sociales, cecile duflot, aides à la pierre, ush, dalo, super pla-i | | |  Facebook

 
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