web analytics

Avertir le modérateur

jeudi, 15 mars 2012

Reprise des expulsions: une centaine de mal-logés occupent la CAF de Paris

Une centaine de mal-logés ont occupés ce 15 Mars,  la CAF du 5ème arrondissement de Paris rue du Pot de Fer.

Aujourd'hui prend fin la trève des expulsions : à Paris, des milliers de foyers se retrouvent sous le coup d'une menace d'expulsion imminente.

Incapable de faire face à ses obligations de relogement pour ces foyers, l'Etat s'apprête actuellement à prendre une mesure qui pourrait en amener des milliers d'autres à se retrouver à la rue à plus ou moins brève échéance, faute de pouvoir payer leur loyer.

En effet, depuis cet hiver, la CAF de Paris a lancé une vague de procédures de suppression des allocations logement, procédures qui vont aboutir au début du mois de mai, juste après les élections.

Cette suppression des allocations logement concerne notamment tous les foyers qui ont été reconnus prioritaires DALO pour cause de suroccupation, un cas de mal-logement très fréquent dans la capitale, ou la cherté des loyers et les difficultés d'accès au logement social condamnent beaucoup de gens à rester entassés à plusieurs générations dans des logements trop petits.

Légalement les allocations logement sont conditionnées à une surface minimum de 9m2 par personne: mais jusqu'ici la CAF ne pénalisait pas les allocataires, dont l'agrandissement du foyer ne permettait plus de remplir cette condition.

En choisissant de supprimer brutalement l'allocation logement aux foyers concernés, l'Etat prend la responsabilité de laisser des milliers de mal-logés en suroccupation dans l'impossibilité de faire face au montant du loyer. Très vite, ce seront donc des procédures d'expulsion qui seront engagées par les propriétaires.

Manifestement, les fichiers du DALO accessibles à la CAF, sont utilisés pour repérer les foyers concernés par la suroccupation: en effet, toute personne reconnue prioritaire sur ce critère à Paris reçoit rapidement un avis de procédure de suppression des allocations émanant de la CAF...

Non seulement, l'Etat ne respecte pas son obligation de relogement , notamment celle qui découle de la loi DALO, mais désormais cette loi est donc apparemment utilisée pour pénaliser les mal-logés !

Nous ne comptons pas nous laisser faire et sommes ici pour exiger le maintien des allocations logement jusqu'au relogement !


Fin de la trêve d'hiver : des mal-logés occupent... par HLMPOURTOUS

12:25 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsions, trève d'hiver, manifestation, caf, dalo, allocation logement | | |  Facebook

jeudi, 03 mars 2011

Société Nationale Immobilière: c'est notre argent, ce sont nos logements

Plus d'une centaine de demandeurs de logement  ont manifesté aujourd'hui devant le siège de la Société Nationale Immobilière, premier bailleur social en France. Face à l'urgence du mal logement, la direction de la filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations n'a qu'une réponse, faire entourer son siège par d'importants renforts de police.

La SNI est l'opérateur public numéro 1 du logement social, l'outil à travers lequel une politique permettant le relogement de tous peut s'exercer ou non.

Au moment où le nombre de demandeurs de logement social atteint des plafonds record, au plus haut niveau de la SNI, pourtant, le président du directoire ne propose rien  de moins que la vente de 10% du parc HLM. Au moment, où de fait, les locataires de logement social sont quasiment les seuls à échapper à la précarité du logement, André Yché, le président du directoire de la SNI remet en cause dans des notes de travail transmises à Benoist Apparu, cette stabilité protectrice, et s'attaque au principe du « bail à vie » pour les habitants des HLM.

Son raisonnement est simple : le secteur HLM serait beaucoup plus efficace s'il adoptait le fonctionnement du secteur privé. Mais plus efficace pour qui ? Pas pour la majorité de la population qui subit aujourd'hui le fonctionnement du marché privé du logement.

Les personnes aux revenus modestes et moyens ne peuvent plus louer, à cause de la spéculation immobilière qui fait monter les loyers, suscite des congés pour vente, permet aux propriétaires de proposer des baux de plus en plus précaires à ceux qui n'ont pas le choix, à cause de la pénurie de logement social.

Elles ne peuvent pas non plus devenir propriétaires : l'accession « sociale » à la propriété est avant tout un endettement massif, et 75 000 ménages ont dû récemment revendre leur bien à perte, faute de pouvoir honorer les traites. Selon un article des Echos, aujourd'hui, avec la même somme d'argent, une personne ne peut acheter qu'un bien deux fois plus petit qu'il y a dix ans.

Voilà le résultat obtenu par le secteur privé en matière de logement : on ne voit pas où est le modèle qu'il faudrait suivre pour le logement social....

Certes les propositions de Andre Yché, qu'il résume dans un livre récemment sorti n'ont rien d'original : la vente des HLM, la réduction maximum du nombre de logements sociaux, tout cela est aussi prôné par l'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers. Mais André Yche est le président du premier bailleur social français, et ses « propositions » à Benoist Apparu  sont assorties d'une offre de services : que la SNI devienne la société qui appliquera ces mesures. De fait, la SNI, ces dernières années a entamé cette mutation, en achetant des logements dans les beaux quartiers notamment à Boulogne, non pas pour en faire des logements HLM dans une ville qui en manque, mais des appartements prestigieux revendus aux prix du marché privé.

La SNI est également opératrice pour l'Etat en ce qui concerne certains parcs immobiliers publics, notamment les bâtiments de La Défense du quartier Balard, qui seront désaffectés entre 2012 et 2014. Et Andre Yche lorsqu'il propose la vente de ces bâtiments au privé, évoque une éventuelle transformation en logements sociaux comme un « risque économique ».

Demandeurs de logement sociaux, nous n'avons pas la même notion du « risque économique » : le risque que nous voyons, nous, c'est celui de la destruction du logement social, et de voir s'évanouir la seule solution à nos problèmes de mal-logement.

Mal logés en lutte, nous sommes venus dire à la direction de la SNI, que nous ne laisserons pas faire.

André Yché logement habitat cohésion sociale
Les Mal-logés manifestent à la SNI, premier bailleur public

 

Plus d'infos sur le même sujet:

Quand la SNI joue au promoteur immobilier

Le siège de la SNI occupé

15:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : sni, andre yché, expulsions, osica, benoist apparu, mal-logement, trève d'hiver, habitat | | |  Facebook

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu