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jeudi, 28 mars 2013

Bureaux vides, logement chers: la SEMAVIP de nouveau occupée

La lutte pour plus de logements et moins de bureaux continue, notamment dans le 19ème arrondissement: la SEMAVIP avait été occupée une première fois le 4 janvier, pour dénoncer une situation absurde, où la Ville de Paris tout en continuant à favoriser la construction de bureaux, se montre incapable de répondre aux préoccupations des habitants qui sont 126 000 au moins à avoir besoin d'un logement social.

Suite à notre première occupation, les élus du 19ème arrondissement nous avaient assuré de leur écoute , et s'étaient engagés à nous répondre concrètement: mais ils n'ont pas donné suite.

A la veille de la rupture de la trève hivernale, nous sommes donc revenus au parc de bureaux d'ICADE où la SEMAVIP a son siège.


                            Paris : Les mal-logés ré-occupent la SEMAVIP... par HLMPOURTOUS


Un article de Business Immo sur l'occupation

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14:18 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : semavip, trève hivernale, expulsions sans relogement | | |  Facebook

mercredi, 31 octobre 2012

Expulsions massives : les mal-logés occupent l'ANRU

Le Collectif Mal Logés en Colère a occupé toute la journée l'Agence Nationale de Rénovation Urbaine, à Paris, jusqu'à ce qu'un conseiller du cabinet de François Lamy se déplace pour nous rencontrer.


Actuellement la politique du logement menée par Cecile Duflot a un effet trompe l'oeil : à lire les médias, on a l'impression que des mesures d'urgences sont prise en rafales.


Sur le terrain, c'est l'enfer pour les mal-logés.


Ainsi, une circulaire d'arrêt des expulsions des prioritaires DALO est enfin promulguée : mais, « petit » détail, elle ne prendra effet qu'au 15 mars prochain. Or une vague d'expulsions sèches sans précédent ces dernières années vient d'avoir lieu. Trop tard pour celles et ceux qui sont déjà à la rue, et sans même une solution d'hébergement, puisque le SAMU Social ne répond qu'à un appel sur trois. De toute façon la circulaire ne concerne pas les mal-logés en hôtel dont les départements suspendent le financement, elle ne concerne pas les dizaines de milliers de personnes en errance urbaine totale, ceux qui perdent l'hébergement précaire chez un proche, par exemple.


Deuxième annonce, la Ministre annonce d'éventuelles réquisitions si le « besoin s'en faisait sentir ».

Mais chacun sait qu'on ne remet pas en cause massivement la propriété privée en quelques semaines, et qu'au mieux, quelques immeubles symboliques seront donc investis, quand dans le même temps, les mal-logés qui occupent des logements vides continueront à être expulsés.


La loi sur le logement, retardée, contient des mesures fortes en apparence : ainsi l'annonce de la mise à dispositions de terrains publics pour la construction de nouveaux logements. Seulement, la loi prévoit qu'une partie sera dévolu à du logement privé et une autre à des PLS, auxquels 70% pour cent des demandeurs ne peuvent accéder.


Il n'y a donc pas de plan d'urgence pour le logement  au niveau étatique.

Et la vague d'expulsions sans relogement intervenue cet automne montre bien que rien n'a été fait ni prévu pendant les six derniers mois, même en ce qui concerne la partie la plus visible du mal-logement.


Les mal-logés n'ont donc pas d'autre choix que de contraindre, par leur lutte, les responsables politiques à regarder la réalité en face et à la traiter.


DES LOGEMENTS PAS DES SYMBOLES !


Vague d'expulsions : les mal logés... par HLMPOURTOUS

 

Communiqué diffusé sur place :

Mal-logement : face à la crise, le gouvernement méprise et temporise.

Nous occupons aujourd'hui l'ANRU, agence nationale de rénovation urbaine , un des principaux instruments de la politique du logement depuis des années.

La politique de destruction systématique du logement social menée sous la mandature précédente produit aujourd'hui le maximum de ses effets : la Ministre du Logement le reconnaît , l'urgence n'a jamais été aussi importante depuis quinze ans. Mais face à cette urgence, les déclarations d'intention se succèdent, et c'est tout.

Les médias se sont fait l'écho de la circulaire d'arrêt des expulsions pour les seuls prioritaires DALO. Mais bien peu ont noté que celle-ci ne s'appliquera qu'au 15 mars. En attendant, une vague d'expulsions sèches a lieu en Ile de France depuis septembre, et les expulsés sont confrontés à la rue, le 115 ne répondant plus qu'à un tiers des appels.

Cette vague d'expulsions se double de la multiplication des ruptures d'hébergement : hôtels déclarés non conformes, prises en charges interrompues pour cause d'âge des enfants .A Paris, l'Aide Sociale à l'Enfance propose désormais comme solution aux familles en détresse de prendre les enfants dans des foyers, mais sans leurs parents.

Les médias se font aussi l'écho d'une vague promesse de « réquisitions ». Mais la procédure de réquisition est longue, coûteuse et sa mise en œuvre massive est peu probable.

En réalité, il suffirait de conventionner en PLA-I, avec des loyers abordables, les dizaines de milliers de logement aujourd'hui dans le parc des bailleurs sociaux, et qui sont en loyers libre, ou en PLS, ou en Usufruit Locatif Social, c'est à dire inaccessibles à 75 pour cent des demandeurs de logement. Il suffirait de mettre les loyers des logements sociaux neufs en adéquation avec la demande, ce qui n'est pas fait actuellement.

Oui, cela a un cout.

Mais la démolition massive des logements existants par l'ANRU a coûté des dizaines de milliards d'euros ces dernières années , dont huit milliards pour l'Etat et douze pour Action Logement. 143 000 logements ont été détruits, pour 139 000 reconstruits, et à des niveaux de loyer bien plus élevés, comme l'attestent tous les rapports publics à ce sujet. Les logements détruits n'étaient certes pas des palaces, mais aujourd'hui Cecile Duflot parle de réquisitionner des casernes ou des bureaux, quel progrès...

La gestion saisonnière et l'hébergement précaire et inadapté a aussi un côut : aujourd'hui, le budget de l'hébergement d'urgence est aussi important que celui du logement social. On distribue l'argent public aux hôteliers, on multiplie les structures provisoires...

L'aide aux investisseurs immobiliers a aussi un coût : pourtant,pendant que les mal-logés doivent vivre avec des promesses, le Scellier lui, est immédiatement remplacé par un autre dispositif.

Nous sommes aujourd'hui des millions à vivre en dessous du droit commun : ceux qui ont des solutions de fortune, comme un logement indécent et minuscule hors de prix, s'entendent répondre qu'ils ne sont pas vraiment mal-logés et qu'ils devraient avoir honte de réclamer alors que d'autres sont à la rue ou dans l'urgence absolue. Mais ceux qui sont à la rue et dans l'urgence absolue doivent se consoler avec des bouts de papiers où il y a écrit « prioritaire » en guise de solution.

Nous sommes tous mal-logés, nous sommes tous solidaires, nous sommes tous en colère et puisque notre lutte est tout ce qu'il nous reste, nous n'arrêterons pas de lutter.

Les promesses ne protègent pas du mal-logement, un logement pour tous maintenant

19:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : françois lamy, cecile duflot, anru, loi de réquisition, trève hivernale, expulsions sans relogement, hébergement d'urgence | | |  Facebook

mercredi, 24 octobre 2012

Bailleurs sociaux et mal-logés: dialogue social de bistrot

Ce matin, une délégation de notre collectif a été « reçue » par la direction de l'Aorif, l'Union sociale pour l'habitat d'Ile-de-France, (organisation professionnelle regroupant les organismes HLM ayant leur siège social dans la région.)

Stéphane Dambrine président , ( également directeur de Paris Habitat OPH ) et le directeur général , Mr RAINBAULT étaient présents, suite à l'engagement pris lors de l'occupation du siège vendredi dernier par une centaine de mal-logés .

Ce rendez-vous s'est tenu au Café Balzac, la direction de l'AORIF , organisme de coordination des bailleurs sociaux ayant jugé que nous n'étions pas des mal-logés assez convenables pour être reçus dans leurs bureaux.

En une demi-heure, il nous a d'ailleurs été également expliqué que les mal-logés, en général, n'étaient également pas assez convenables pour être relogés dans le logement social.

Parlant pour l'ensemble des bailleurs sociaux, les dirigeants présents nous ont d'abord expliqué qu'ils ne refusaient « que » 20% des candidatures DALO qui leur étaient proposées par la Préfecture.

Obtenir le label DALO est une gageure, au vu de critères très restrictifs : actuellement seuls 17 800 dossiers ont ce label sur 120 000 demandeurs de logement parisiens, par exemple. La Préfecture ne dispose que d'un contingent de moins de 1500 logements annuels à proposer....et au bout de ce goulot d'étranglement, après un tri drastique , ne retenant qu'un peu plus d'un demandeur sur mille par an, les bailleurs sociaux trouvent encore le moyen de rejeter 20% des candidatures .

Stéphane Dambrine a jugé bon d'ajouter que la multiplicité des labels permettait une sélection « juste » des demandeurs , vantant par exemple le dispositif des accords collectifs, environ 1400 logements dans la capitale , par an.

Mais c'est cette multiplicité des procédures, ces ajouts incessants de démarches et de critères qui rendent justement impossible l'accès aux commissions d'attribution pour la plupart des ménages en difficulté : les personnes en errance urbaine, celles qui vivent dans les quartiers populaires où les travailleurs sociaux sont surchargés, celles qui ont des situations professionnelles changeantes du fait de la précarité, sont de fait, exclues de tout dispositif spécifique et leurs dossiers systématiquement jugés « incomplets » ou «  non-prioritaires ». C'est notamment le cas des personnes SDF, baladées d'hébergements d'urgence en hôtels par le SAMU Social et qui ne sont suivies par aucun service social.

C'est ce qui aboutit aussi à des situations dévastatrices pour les personnes, en plus d'être ubuesques : ainsi ,en cette période de hausse des loyers et d'expulsions massives, Mr Dambrine a-t-il jugé « anecdotique » le problème qui touche des milliers de foyers : les personnes qui vivent dans un logement privé hors de prix et en totale inadéquation avec leurs ressources sont aujourd'hui considérées comme non-prioritaires, tant qu'elles parviennent à payer leur loyer. Quand elles ne le peuvent plus, c'est seulement au terme de la procédure d'expulsion que leur cas est éventuellement pris en compte. Mais à ce moment là, la présence de dettes de loyer, même minimes amène les bailleurs à rejeter les dossiers !

Devant nos arguments, la direction de l'AORIF a fini par reconnaître que de toute façon «  les niveaux de loyers pratiqués dans les nouvelles constructions ne correspondaient effectivement pas aux revenus de beaucoup de demandeurs, à qui seul le parc « ancien » était réellement accessible ».

Et il nous a été dit très clairement qu'en l'état des financements et de leurs fonds actuels, il était de toute façon impossible de faire autrement...en clair, si nouveaux logements sociaux il y a , dans leur majorité, ils ne seront pas accessibles, dans leur immense majorité, aux précaires, aux pauvres, aux salariés et aux retraités modestes.

A titre d'exemple, Paris Habitat OPH , le premier bailleur social parisien n'a été capable de mettre sur le marché cette année que 22 PLA-I contre 103 PLS, après une chute de près de 70% de la production en 2010 !

Comment s'étonner, dans ces conditions, que deux-tiers des appels au SAMU Social ne trouvent pas de réponse ? Si les circuits de l'hébergement sont bloqués, c'est parce que ceux du logement sont saturés, faute d'offre. 

Si 300 personnes meurent dans la rue chaque année, si des incendies meurtriers frappent des logements parfaitement connus comme insalubres, ce n'est pas la fatalité , mais bien le résultat d'une politique qui, sciemment, détruit le logement social. Si les propriétaires privés pratiquent des loyers qui étouffent financièrement des millions de gens, c'est bien parce que l'offre de logement public n'existe plus pour réguler le marché.

Et le changement ne sera pas maintenant , sauf si les mal-logés en lutte l'imposent. C'est ce que nous avons retenu de ce rendez-vous, ou la direction de l'AORIF nous a accusé de demander des « passe-droits ».

 

Nous ne demandons rien du tout, nous exigeons notre droit, le même que celui des millions de mal-logés.

Nos conditions de vies ne constituent pas une urgence pour les décideurs ? Les mal-logés ne valent pas la peine qu'on trouve une solution ? Nous ferons en sorte que notre lutte soit pour eux tous un problème urgent .

13:41 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : accords collectifs départementaux, aorif, stephane dambrine, ush, cus, dalo, paris habitat oph, hébergement d'urgence, samu social, trève hivernale | | |  Facebook

vendredi, 12 octobre 2012

Non au tri sélectif des mal-logés par les bailleurs sociaux:manifestation devant le groupe Arcade

Une centaine de demandeurs de logement ont manifesté devant le siège du groupe Arcade, gestionnaire de plusieurs bailleurs sociaux, dont Antin Résidences en région parisienne, pendant plusieurs heures ce matin.

 
Comme d'autres, les bailleurs sociaux du groupe Arcade refusent régulièrement des dossiers de candidature pourtant présentés par les mairies et la Préfecture sur les logements dont ces autorités sont réservataires: précaires, foyers à faibles ressources, familles nombreuses ou monoparentales sont de plus en plus considérés comme indésirables dans le parc social, celui-là même qui est financé par l'argent public pour loger ceux dont les propriétaires privés ne veulent pas.
 



Mal-logement et expulsions : manifestation au... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place


MANIFESTATION DEVANT LE GROUPE ARCADE : CES BAILLEURS SOCIAUX QUI REFUSENT LES MAL-LOGES.

 

Nous manifestons aujourd'huidevant le groupe Arcade, gestionnaire de plusieurs HLM dont la société Antin Résidences.

L'attribution d'un logement social sur le contingent d'une mairie ou d'une Préfecture ne se fait pas automatiquement : la mairie et la Préfecture proposent des candidatures mais le bailleur social propriétaire des logements a le droit de refuser les mal-logés proposés.

A la finale, si un bailleur social ne souhaite pas certaines catégories sociales dans son parc, il a tout à fait les moyens de les rejeter, qu'il s'agisse de raisons liées aux revenus considérés comme pas assez importants, ou d'autres motifs ( familles trop nombreuses ou monoparentales, personnes ayant été SDF considérées comme peu fiables...).

C'est ainsi que beaucoup de dossiers mal vus par les bailleurs restent bloqués indéfiniment, malgré la situation de mal-logement des personnes. C'est aussi la raison pour laquelle beaucoup d'entre nous se voient répondre par les élus et les travailleurs sociaux que leur candidature ne vaut pas la peine d'être proposée, car elle ne sera pas acceptée en commission , et ce bien qu'ils répondent à toutes les conditions légales d'accès au logement social.

Petit à petit, ce blocage des bailleurs sur certains types de candidature, en résumé, celles des demandeurs de logement en situation précaire et/ou à revenus modestes aboutit à des pratiques institutionnelles excluantes : sachant que ces candidatures vont être refusées, elles ne sont pas pas proposées à certains bailleurs, et toutes orientées vers les bailleurs directement contrôlés par les autorités publiques. Ainsi à Paris, alors que nombre de bailleurs sociaux à statut privé sont propriétaires d'un vaste parc, l'immense majorité des candidatures considérées « problématiques »est orientée vers Paris Habitat OPH, ce qui entraine évidemment un allongement des files d'attente.

Antin Résidences fait partie de ces bailleurs très « sélectifs » .

Les chiffres d'Antin Résidences sont parlants : sur 1772 logements attribués cette année, moins d'un cinquième ( 350) a été attribué à des publics modestes, qu'il s'agisse du DALO ou des accords collectifs. Et encore ce chiffre inclut-il les relogements dans du parc situé en très grande banlieue.

Par contre, 441 logements ont été vendus, dont 355 en accession à la propriété.

Comme tous les bailleurs sociaux, le groupe Arcade et sa filiale Antin Résidences tirent une bonne part de leurs ressources des financements publics : les logements appartiennent donc à la collectivité, et les financements accordés le sont pour loger ceux dont les propriétaires privés ne veulent pas.

Il est donc inacceptable qu'une sélection sociale soit pratiquée sur les candidatures proposées, et que soit exclu une partie du public pour qui le logement social existe.

 Nous sommes donc venus protester contre ces pratiques.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT.



 

 

13:24 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : antin résidences, groupe arcade, commission d'attribution, contingent préfectoral, trève hivernale, dalo, super pla-i | | |  Facebook

mercredi, 07 mars 2012

Mairie du 11ème arrondissement:une centaine de mal-logés manifestent

manifestation, expulsions, mal-logés, paris

Ce 7 mars, plus d'une centaine de demandeurs de logement ont manifesté devant la mairie du 11ème arrondissement, pendant plusieurs heures. A la veille de la fin de la trève hivernale, nous voulons des actes et pas seulement des promesses:

LE LOGEMENT, C'EST MAINTENANT !


Mairie du 11ème : les Mal-logés sont en Colère ! par HLMPOURTOUS

15:23 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : manifestation, expulsions, trève hivernale, dalo, paris, paris habitat oph | | |  Facebook

vendredi, 11 mars 2011

Mal-logement: Benoist Apparu remporte le record des expulsions locatives

Il y a quelques semaines, Mr Benoist Apparu secrétaire d'Etat au Logement depuis maintenant presque deux ans annonçait un soi disant "record" de la production de logements sociaux en France.

Dans la réalité, il n'y a jamais eu autant de demandeurs de logement social en attente, 120 000 pour le seul département de Paris.

En 2010, le chiffre record de 110 000 décisions d'expulsions locatives a été atteint, et le recours à la force publique a bondi de 182 pour cent en quelques années.

Voilà les vrais records consécutifs à la politique du logement menée depuis des années.

Ils vont de pair avec d'autres, ceux de la hausse des loyers, qui précarise et appauvrit des millions de salariés , de retraités, de familles modestes, contraints de se priver de tout pour se loger, et plongés dans la spirale infernale de l'endettement puis de l'expulsion, dès lors que survient le chômage ou une baisse de revenus quelconques.

Les prix à la vente dans l'immobilier, notamment dans les quartiers populaires atteignent également des sommets: en conséquence les propriétaires se séparent de leur bien, et les expulsions suite à des congés pour vente connaissent une hausse exponentielle, touchant des gens qui ont pourtant payé des loyers hors de prix pendant des années.

Aujourd'hui, nous étions une centaine de mal-logés à occuper l'ACSE, l'Agence Nationale pour la Cohésion Sociale et l'Egalité des chances, afin d'exiger l'arrêt immédiat des expulsions et le relogement de tous.

Durant l'occupation le Secrétariat d'Etat, le Ministère de la Ville,comme la Préfecture de Région, comme la Préfecture de Police nous ont fait savoir qu'ils ne pouvaient s'engager sur rien, et même pas sur des solutions d'hébergement pour les expulsés.

Voilà la réalité concrète: on a détruit des centaines de milliers de logements sociaux, on en vend des dizaines de milliers chaque année. L'Etat cède les terrains disponibles aux promoteurs privés, aux constructeurs d'immobilier de bureau. Le budget du logement est utilisé pour subventionner les propriétaires au travers de l'ANAH, les exemptions d'impôt se multiplient.

Le résultat, c'est l'impossibilité d'accéder à un logement décent pour une partie croissante de la population, ce sont des expulsions sèches qui détruisent la vie sociale, professionnelle, scolaire, la santé des concernés.

Aujourd'hui, ce sont des centaines de CRS et de gardes mobiles qui ont été mobilisés pour nous évacuer de l'ACSE, gérée par le Ministère de la Ville.

La loi DALO, comme les mesurettes de Benoist Apparu , notamment la surtaxation hypothétique des petites surfaces louées trop cher ne sont que de la poudre aux yeux.

Mais la détermination des mal-logés ne faiblit pas malgré le mépris et la répression: nous empêcherons la destruction du logement social, nous imposerons la seule solution à la crise du logement, une offre de HLM qui corresponde aux besoins.


UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT

 

Expulsions : les mal-logés résistent (occupation... par HLMPOURTOUS

20:21 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : trève hivernale, expulsions, manifestation, mal-logés, benoist apparu, dalo, acse | | |  Facebook

jeudi, 03 février 2011

Loi SRU: la fête à Neu-Neuilly...

Aujourd'hui, à l'Assemblée Nationale, Benoist Apparu et les parlementaires célèbrent les dix ans de la loi SRU.

Le Collectif des Mal Logés en Colère a choisi la Mairie de Neuilly pour cet anniversaire : hormis dans cette ville qui n'a même pas atteint 4% de HLM en dix ans, où pourrait-on trouver quiconque pour se réjouir de la situation ? Nous avons donc occupé l'Hôtel de Ville à une centaine de personnes, ce qui a occasionné l'arrivée en quelques minutes d'un dispositif policier impressionnant, sans doute pour que les habitants de Neuilly  comprennent à quel point des demandeurs de logement social seraient de dangereux voisins. Mais le maire a quand même du s'engager à nous recevoir rapidement pour nous expliquer sa méthode pour ne pas payer d'amende tout en construisant si peu.

Les mal-logés n'ont aucune raison d'être optimistes après les déclarations de Benoist Apparu sur la loi SRU : selon lui « le problème existe aussi bien pour les villes qui ont moins de 20 % de logements sociaux que pour celles qui en ont  70 % »

C'est un bilan réaliste : la loi SRU n'a pas permis en dix ans de construire massivement du logement social dans les zones qui n'en possédaient pas, mais elle permet de décréter qu'il y a des endroits où il y aurait trop de logement social. Les amendes infligées aux communes déficitaires ne représentent rien par rapport au profit qui peut être réalisé par les collectivités territoriales avec des projets immobiliers privés, ou destinés aux entreprises, là ou du foncier est disponible.

En donnant la possibilité aux communes d'être exonérées d'amendes lorsqu'elles investissent dans diverses opérations qui ne créent pas de nouveaux logements,  on neutralise le système d'amendes.  Une ville comme Neuilly peut acheter des immeubles occupés par des personnes aux revenus aisés, et les conventionner en logement social, sans qu'aucun mal-logé ne bénéficie de cet « investissement ». L'acquisition d'immeubles occupés et re-conventionnés constitue d'ailleurs une bonne part des chiffres « record » affichés par le Ministère du Logement.

Par contre au nom de cette même loi SRU, on a investi des milliards d'euros pour démolir des centaines de milliers de logements sociaux dans les quartiers populaires. Les élus locaux qui ont atteint le fameux quota opposent cette « réussite »  à leurs habitants mal-logés pour ne pas répondre à leur demande.  Les bailleurs sociaux , en Ile de France se permettent également de refuser des attributions, même prioritaires DALO, au motif légal de « non-respect de la mixité sociale », comme l'évoque un rapport rendu au Ministère du Logement fin janvier (rapport du CGEDD sur le commissions de médiation DALO en Ile de France).

La loi SRU a bien permis la casse des « ghettos de pauvres », et n'en a pas créé de nouveaux dans les beaux quartiers... Ou sont passés les pauvres alors ? Dans la rue, dans les hébergements d'urgence, entassés dans des logements trop petits avec des loyers hors de prix. Les campings en grande banlieue ont remplacé les barres HLM en moyenne couronne.

Depuis des mois, Benoist Apparu répète que les logements sociaux doivent être construits là où il y en a réellement besoin. Le maire de Neuilly a demandé, lui, à ce qu'on revoie ses obligations en terme de nouveaux logements sociaux à la baisse, en raison notamment du coût du foncier extrêmement élevé qui rendrait toute nouvelle opération hors de prix.

Nous ne sommes pas venus demander à Mr Fromentin qu'il nous reloge sur sa commune : nous sommes venus exiger que le gouvernement et sa majorité dont il fait partie, construisent effectivement là où il y en a besoin, maintenant.

Nous ne voulons plus de nouvelles lois en faveur du logement qui se retournent finalement contre les mal-logés, de SRU à DALO, nous voulons des actes, et nous sommes déterminés à les imposer par la lutte, la méthode des obligations légales et des amendes ayant montré son inefficacité totale.


Loi SRU : la Mairie de Neuilly occupée par des Mal-logés

16:39 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal-logement, sru, benoist apparu, dalo, trève hivernale | | |  Facebook

 
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