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lundi, 09 mai 2016

Paris Habitat: les élus parisiens doivent sortir du silence

Chaque semaine ou presque, depuis plusieurs mois, une certaine presse opposée au logement social, fait ses choux gras de nouvelles informations concernant la gestion désastreuse de Paris Habitat OPH. Il faut bien parler d'informations, puisque tout est étayé par des extraits de documents officiels, notamment des compte-rendus des Conseils d'Administration ou des Comités d'Entreprise du premier bailleur social de la Ville. 

 
Du côté des élus de la Ville, le silence fait office de seule réponse. Pour le plus grand préjudice des locataires de Paris Habitat OPH et des demandeurs de logement: dans une période où les adversaires du logement social le présentent mensongèrement comme une source de problèmes sociaux et une dépense inutile socialement, le silence de nos élus tend à laisser faire cette campagne de dénigrement. 
 
Où va Paris Habitat OPH ? La vraie question n'est évidemment pas celle du salaire du directeur général ou des accusations concernant du mobilier acheté puis disparu. Ces problèmes là, s'ils sont tous avérés, peuvent survenir dans n'importe quelle administration, dans n'importe quelle entreprise. Mais lorsqu'il s'agit d'argent public, il appartient évidemment aux élus de démentir ou d'agir.Immédiatement et fermement.
 
 
C'est le silence d'une équipe municipale qui a mis la transparence au premier rang de ses ambitions qui pose véritablement problème. Un silence qui ne concerne pas uniquement les histoires de mobilier disparu. Mais aussi et surtout la politique menée par Paris Habitat OPH , et assumée par sa direction, politique qui contredit les objectifs affichés par la Ville de Paris, en terme de construction de logements sociaux notamment, mais aussi de respect réel du droit à l'hébergement, en attendant le relogement. .
 
Dans le dernier compte-rendu de Comité d'Entreprise rendu public, on trouve par exemple cette intervention du directeur général de Paris Habitat OPH
 
"Nous risquons d'avoir un problème de plan de charge au niveau de Paris sur la construction de logements". "Nous risquons d'avoir un creux dans notre activité de construction".
 
Lire la suite sur notre nouveau blog:

20:28 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : paris habitat, transparence, anne hidalho, ian brossat | | |  Facebook

vendredi, 21 février 2014

Logements municipaux de luxe dans le 3ème arrondissement de Paris : le vrai scandale est celui des loyers libres.

 C'est sans étonnement que notre collectif prend connaissance des articles de presse consacrés au logement à loyer libre du bailleur Elogie de la rue du Parc Royal, actuellement occupé par une personne dont les revenus sont de l'ordre de 9000 euros mensuels.

 Depuis de nombreuses années, les mal-logés exigent la transparence concernant les logements dits à loyer libre détenus par les bailleurs sociaux parisiens : le 8 janvier dernier , nous étions une centaine à manifester devant le siège social d'Elogie ( ex-SGIM) pour dénoncer le fait que plus de la moitié des logements de ce bailleur sont justement des « loyers libres », sur lesquels l'opacité est de mise.

A cette occasion, nous dénoncions le fait de n'avoir jamais eu aucune réponse , malgré de précédents entretiens avec la direction du bailleur , « sur ce parc non conventionné et notamment sur plusieurs centaines de logements, tous situés dans des quartiers prestigieux ».

En effet, ELOGIE possède des appartements de ce type un peu partout dans les zones les plus côtées de la capitale.

Lors de notre entretien avec Mr Louis Marie Lance, quelques jours après la manifestation du 8 janvier, nous avions de nouveau posé la question de ces logements et de leur devenir : en effet, on peut raisonnablement se demander quel est l'intérêt pour un bailleur social, de conserver des immeubles de très grande valeur immobilière, dès lors que ce ne sont pas des logements sociaux , dont la Ville manque cruellement. La vente d'un seul de ces logements peut permettre d'en acheter au moins deux autres ailleurs !

Mr Louis Marie Lance n'avait que deux mots en réponse à nos interrogations : « mixité sociale ». Selon lui, ce parc prestigieux permet justement de loger les fameuses « classes moyennes », sur la définition desquelles le secrétaire général d'Elogie était resté extrêmement vague, suivant en cela le flou de rigueur chez tous les candidats à la mairie de Paris.

Avec des appartements attribués à des personnes qui gagnent à elles seules 9000 euros par mois, les Parisiens ont une réponse claire : il ne s'agit manifestement pas des cadres moyens, des infirmières, ou des professeurs de l'enseignement supérieur donnés en exemple dans les discours électoraux.

Demandeurs de logement en lutte, nous n'entendons pas tomber dans la démagogie : il ne s'agit pas pour nous de pointer tel ou tel chanceux locataire, quels que soient ses revenus. Ni d'aller chercher quel responsable ou élu aurait attribué tel ou tel logement.

Le vrai scandale , c'est l'existence même de ces logements au sein du parc des bailleurs sociaux parisiens : depuis longtemps, le statut de « loyer libre » aurait dû disparaître. Ces appartements auraient dû être reconventionnés en logements sociaux, avec des plafonds de loyers et de ressources correspondant à la demande : c'est à dire une majorité de PLA-I et une partie de PLS, pour accueillir les classes moyennes. Et dans les immeubles, où il s'avérait légalement impossible de libérer les lieux de leurs locataires plus fortunés, il fallait tout simplement vendre et ainsi dégager des fonds pour la construction ou l'achat de nouveaux logements.

Rappelons que les Parisiens mal-logés n'exigent pas d'être relogés dans les hôtels particuliers des rues les plus courues de la capitale, mais plus prosaïquement de vivre décemment dans un logement ordinaire et adapté à leur composition familiale.

Si chaque campagne électorale a son lot d'anecdotes croustillantes sur les locataires people du parc public parisien, les mal-logés attendent de leurs élus autre chose que des indignations de surface sur le scandale des loyers libres, qui représentent au moins 34 000 logements à Paris.

Voir aussi:

Le 8 janvier dernier, le Collectif des Mal Logés en Colère dénonce le scandale des loyers libres chez le bailleur social ELOGIE

En 2009, déjà le Collectif des Mal Logés en Colère posait des questions très précises sur ces prestigieux logements du centre de Paris au directeur général de la SGIM ( aujourd'hui ELOGIE), les réponses apportées restant elle, très floues, et pour cause...

 

16:32 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : elogie, sgim, loyers libres, pierre aidenbaum, transparence, municipales 2014, yves contassot, mixité sociale, rue du parc royal | | |  Facebook

 
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