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jeudi, 10 février 2011

UNPI: nouvelle provocation sur les chiffres du mal-logement

Ces derniers jours, l'Union Nationale des Propriétaires Immobiliers a diffusé des chiffres, repris dans les médias , qui voudraient démontrer que la crise du logement n'existe pas , que les mal-logés sont une infime minorité de la population, et que l'argent public du logement devrait être consacré en grande partie à l 'aide financière aux propriétaires bailleurs.

L'UNPI réagissait aux chiffres publiés dans le rapport de la Fondation Abbé Pierre, avec une méthode sans doute inspirée de celle du Secrétariat d'Etat au Logement, qui, lui, affirmait quelques jours auparavant que la construction de logements sociaux battait tous les records.

L'UNPI  ose affirmer qu'il n'y a que 250 000 personnes « privées de logements », et qu'il suffirait donc de construire 250 000 HLM pour que le problème soit réglé.

Mauvaise plaisanterie ou ignorance totale de la situation ? La catégorie « privé de logement » n'inclut pas les personnes victimes de l'insalubrité, les personnes hébergées chez leur famille, chez des tiers, et toutes celles qui souffrent de la sur-occupation. Elle n'inclut pas tous ceux qui se privent et survivent à peine pour payer un loyer dans le privé, ni les propriétaires qui voudraient devenir locataires parce que le logement est trop petit.  . Quand on a la chance de ne pas souffrir du mal-logement, le minimum de décence consiste à ne pas dire des énormités pareilles.

Pour l'UNPI, tout est simple : il suffit de « réhabiliter l'ancien » et donc d'augmenter le financement public aux propriétaires bailleurs. Cela a déjà été fait, par l'ANAH, aujourd'hui le taux de prise en charge des travaux de mise aux normes est quasiment de 50%, la moitié des propriétaires qui en bénéficient  y ont droit sans aucune condition de ressources.

L'UNPI, qui se plaint des « taxes » contraignantes, ignore-t-elle par exemple, l'existence de l' « usufruit social » : il consiste en une exonération quasi-totale des impôts immobiliers à l'achat du bien, en échange de sa location pendant quinze ans au taux de loyer le plus élevé du logement social ( PLS ), et exonération de l'impôt sur la plus-value en cas de vente du bien immédiate après les quinze ans. Et toujours sans conditions de ressources ...

L'UNPI exige de nouvelles règles plus avantageuses pour la « garantie des risques locatifs » : les dispositifs financés par l'Etat et le 1% logement, issu des cotisations salariales existent, mais les garanties demandées sont toujours plus importantes, les loyers toujours plus élevées, les catégories sociales refusées par les bailleurs de plus en plus nombreuses.

Tout ceci n'a pas empêché la crise du logement de s'amplifier, et l'incitation financière ne marche manifestement pas sur les propriétaires bailleurs.

Le logement social construit en masse a par contre montré son efficacité pour tous : il répond à la demande des revenus modestes, il permet  de multiplier l'offre et de faire que tous les bailleurs privés soient amenés à proposer des loyers raisonnables, des logements corrects, et empêche la spéculation immobilière, rendant ainsi la propriété accessible à ceux qui le souhaitent.

Des logements sociaux en masse maintenant !

14:16 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : unpi, apparu, mal-logement, fondation abbé pierre, anah, garantie risques locatifs, usufruit social | | |  Facebook

vendredi, 29 mai 2009

Occupation: LOGIREP, bailleur social, solidaire....des propriétaires ?

logirepblog.jpgLe bailleur social Logirep a été occupé, ce vendredi par une centaine de mal logés en colère, venus exiger des explications sur le dispositif "Propriété solidaire", mis en oeuvre par le bailleur: de faux logements sociaux, qui exonèrent leur propriétaires de l'ISF, et de la taxe foncière, et qui retomberont dans le privé dans quinze ans ? Nous n'en voulons pas.


Voici le communiqué diffusé sur place.

 

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Occupation du bailleur social Logirep : « Propriétaires solidaires »….d’eux même.



A la fin du mois d’avril, Christine Boutin annonçait l’extension et l’amplification du dispositif « Propriété Solidaire », lancé il y a trois ans, et dont le bailleur social LOGIREP, est un des principaux opérateurs en Ile de France.

De plus en plus d’argent sera détourné vers ce dispositif, présenté comme une forme de logement social, alors qu’il n’en est rien. De quoi s’agit-il réellement ?




Le dispositif fonctionne de la manière suivante : un investisseur immobilier achète un bien, appartement individuel ou immeuble entier et accepte de le mettre à disposition d’un bailleur social pendant quinze ans.

En échange, il perçoit l’intégralité des loyers en une seule fois pour cette période, concrètement, il bénéficie donc d’une subvention à l’achat de son bien : ces loyers perçus sont nets d’impôts, mais le bien est également exonéré de la taxe foncière pendant toute la période de location au bailleur social,, et sa valeur non prise en compte pour le calcul de l’impôt de solidarité sur la fortune. Le bailleur social s’engage à l’issue des quinze ans, à lui restituer son bien, mais aussi à remettre en état les parties communes et privées. Aucun impôt ne sera non plus exigé sur la plus value éventuellement réalisée à la récupération du bien si celui-ci est vendu.

Les gros propriétaires, ceux qui ont les moyens d’investir, réalisent donc une opération particulièrement intéressante sur le long terme.


Mais ce ne sont pas les seuls : les opérations actuellement réalisées en Ile de France se situent dans des villes, où le taux de 20 pour cent de logements sociaux n’est pas atteint, loin de là, et notamment dans les Hauts de Seine.

Ces logements sont comptabilisés comme logements sociaux, alors qu’il ne s’agit que d’une convention temporaire : les chiffres vont  gonfler artificiellement grâce à ces prétendus HLM qui rebasculeront dans le privé dans quinze ans. Dans l’intervalle, l’argent qui aurait pu servir à construire du vrai logement aura en partie été reversé à des propriétaires privés, et les villes les plus riches auront été exonérées pendant cette période de toute amende liée au non respect de la loi SRU.



Quand aux locataires, l’obligation de relogement à l’issue des quinze ans est extrêmement précaire puisque n’est garantie ni la possibilité de rester dans la même commune, ni celle d’obtenir un logement équivalent en taille et en loyer.Et l’immense majorité de ces logements sont de toute façon conventionnés PLS, leur loyer est donc celui de la catégorie la plus élevée de HLM et les rend inaccessibles à la majorité des mal logés.



Nous sommes ici pour dénoncer la participation de LOGIREP, bailleur social à ce tour de passe passe budgétaire et fiscal. Dans quinze ans, se reproduira avec ce type de conventionnements ce qui se produit avec les logements ICADE aujourd’hui, des logements acquis et construits en grande partie avec l’argent du logement social sortiront de cette catégorie, pour le plus grand profit des promoteurs.



Au nombre de ses actionnaires LOGIREP compte notamment le bailleur public ADOMA, contrôlé  par l’Etat : parmi les occupants, aujourd’hui se trouvent de nombreux locataires du gestionnaires de foyers, menacés d’expulsion parce qu’ils sont en suroccupation avec leur famille.

LOGIREP et ADOMA sont manifestement en capacité d’être solidaires avec les investisseurs et les promoteurs, mais refusent de loger correctement les mal logés ?

Nous attendons des explications et des solutions concrètes !

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !


20:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : polylogis, logirep, usufruit social, boutin, sru, mal logés, collectif | | |  Facebook

 
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