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vendredi, 17 avril 2015

Loc' Annonces : la Ville vend très cher le rêve d'un logement social.

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Des appartements HLM en ligne ? Depuis des mois, Ian Brossat et Anne Hidalgo nous avaient vendu le teaser de cette nouvelle opération : dans l'esprit de « simplification » et de  « transparence » cher aux élus parisiens, les « demandeurs de logement » pourraient désormais se positionner directement sur des propositions de « logement social ».

Beaucoup de Parisiens parmi les 150 000 demandeurs recensés au fichier de la Ville n'ont jamais eu, ne serait-ce qu'une proposition ou un contact pour un éventuel parcours de relogement après des années d'inscription. Beaucoup s'imaginent donc que le problème est l'injustice des attributions et que leur dossier serait pris si seulement il était présenté. Loc'Annonces représentait donc un espoir.

Depuis hier, l'espoir est aux oubliettes pour la majorité des demandeurs de logement social : tous les logements mis en ligne ce jeudi sont des PLS, les plus chers des logements sociaux. Les 2 pièces proposés ont un loyer entre 850 et 1000 euros, les 4 pièces montent jusqu'à 1800 euros. Certains logements affichent en plus un chauffage individuel, électrique, ce qui majore encore le budget réel qui  pour les futurs locataires.

De toute façon, 85 % des Parisiens demandant un logement social sont exclus d'emblée : en effet, d'après les statistiques de la Ville elle-même, seuls 15 % des demandeurs peuvent accéder à un PLS.

loc annonces 2.PNGLes logements mis en ligne par Loc'Annonces démontrent que la prétendue égalité des demandeurs entre eux mise en place avec le fameux système de « scoring » n'existe pas : aussi élevée que soit la « note » d'un demandeur , l'accès au logement dépendra de ses revenus. Un employé, un précaire, une mère isolée en emploi à temps partiel pourra bien être à la rue, dans un logement insalubre, à l'hôtel ou hébergée chez des tiers, elle ne pourra pourtant prétendre à aucun des beaux logements mis en ligne par la Ville.

Pour 8 demandeurs de logement sur 10, la seule solution accessible c'est un PLA-I : or en quinze ans, seuls 22 % des logements produits à Paris relèvent de cette catégorie, et encore ce chiffre inclut une bonne part d'hébergements.

Où est la mixité sociale promise par nos élus ? La plupart des logements proposés par Loc'Annonces se situent certes dans les quartiers populaires de la capitale, et sera donc attribuée à des « classes moyennes ». Mais où sont les logements accessibles aux ménages modestes qu'on nous promet depuis quinze ans dans les beaux quartiers ?

Loc'Annonces démontre par l'exemple qu'ils ne sont qu'une infime minorité, un affichage sans portée réelle : la mixité sociale n'existe pas, par contre l'exclusion du logement social pour les catégories populaires est une réalité massive.

loc annonces 3.PNGIl suffit d'ailleurs de consulter le nombre de candidatures pour chaque logement proposé par le site de la Ville : les logements proposés dans les quartiers populaires là où la demande est la plus forte ont pour la plupart moins de 3 candidatures. Seuls les rares logements proposés à des loyers exorbitants dans le 16ème ou dans le 17ème ont des candidatures nombreuses, parce qu'ils correspondent à un vrai gain de loyer par rapport au privé. Mais ce gain n'est accessible qu'à la minorité de demandeurs qui peuvent payer ces loyers conséquents.

La mise en ligne de Loc'Annonces est bien une réponse aux Parisiens mal-logés : un refus d'accès au logement social, résultat d'une politique qui a privilégié des loyers élevés et inaccessibles à la majorité des demandeurs.

En un an de mandature, Anne Hidalgo a lancé une agence immobilière publique pour les "classes moyennes exclues du logement social", Multiloc, annoncé de grandes initiatives pour le "logement intermédiaire", aujourd'hui voici donc un site de location de "logements sociaux" excluant l'immense majorité des demandeurs de logement social....

Décidément le changement , ce n'est pas maintenant: à moins de considérer que la visite virtuelle des appartements que les mal-logés n'auront pas soient un progrès, et que la transparence consiste à afficher les loyers hors de prix des nouvelles constructions dont les Parisiens modestes imaginaient qu'elles leur étaient destinées.

12:27 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ian brossat, pls, mixité sociale, loc'annonces, ville de paris, anne hidalgo, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

jeudi, 06 décembre 2012

Occupation d'Unibail: des tours pour les bureaux, la rue pour les mal-logés, ça suffit!

Unibail-Rodamco, Tour Triangle, PLU, Anne Hidalgo, réquisitions, Ville de Paris, foncier disponible

Ce matin, l'investisseur numéro un du secteur de l'immobilier commercial Unibail Rodamco a eu la suprise de recevoir la visite de 70 mal-logés parisiens.

A Paris, Unibail bénéficie de toutes les largesses, de toutes les facilités pour ses investissements.

Il ya quelques années, la Ville de Paris a investi 800 millions d'euros pour la rénovation du forum des Halles. Une rénovation qui profitera avant tout à Unibail qui a par ailleurs acquis le centre commercial à des conditions très avantageuses pour la société, mais beaucoup moins pour le budget de la Ville, qui a été cette année insuffisant pour produire le nombre de logements sociaux programmés.

Et cette année, nouveau cadeau pour Unibail Rodamco: la Ville autorise une dérogation au Plan Local d'Urbanisme pour permettre à Unibail d'ériger une tour de bureaux de 180m de haut, la Tour Triangle. Une véritable provocation quand on sait qu'en matière de logement, la hauteur maximum est de 37m2, et que les élus refusent les programmes importants, privilégiant de très petits ensembles de nouveaux HLM ne répondant évidemment pas à la demande. Et Unibail ne devra payer que 6 millions d'euros de loyer par an pour la Tour Triangle, alors que les bénéfices escomptés seront d'environ 50 millions d'euros annuels.

En ce début d'hiver, les politiques s'agitent médiatiquement, annonçant quelques réquisitions, inaugurant en grande pompe chaque nouvelle place d'hébergement. 

Mais, en coulisses, la politique pratiquée sur le fond ne fait qu'aggraver la crise du logement: on ne peut pas prétendre lutter contre le ma-logement en faisant toujours plus de place à l'immobilier de bureaux dans une capitale déjà saturée, on ne peut pas construire de nouveaux logements sans un budget conséquent, et on ne peut pas avoir un budget conséquent lorsqu'on ne fait pas en sorte que les grands investisseurs mettent la main au porte-monnaie quand ils obtiennent de nouvelles surfaces dans la capitale.

Les mal-logés en lutte comptent bien faire en sorte que ça change !

Des tours pour les bureaux, la rue pour les mal-logés , ça suffit.
Le Logement c'est maintenant


                              Paris : Assez de cadeaux à UNIBAIL, des... par HLMPOURTOUS


LE COMMUNIQUE DIFFUSE SUR PLACE


Les mal-logés s'invitent aujourd'hui chez le premier groupe européen d'immobilier commercial Unibail, qui a obtenu des pouvoirs publics le droit de construire une tour de 180 mètres de haut pour y exploiter des bureaux, quand la hauteur maximum à Paris est normalement de 37 m2.

Le projet pharaonique de la Tour Triangle est un symbole de la politique immobilière menée dans les zones tendues qui manquent de logement : tout est possible pour les investisseurs commerciaux, quand rien ne l'est pour les Franciliens  mal-logés.

La Ville de Paris vient d'annoncer qu'elle n'avait pu remplir l'objectif annoncé en termes de production de logements sociaux, soit-disant parce qu'elle n'aurait pas eu le financement nécessaire. 

Unibail-Rodamco, Tour Triangle, PLU, Anne Hidalgo, réquisitions, Ville de Paris, foncier disponiblePour les logements sociaux, les pouvoirs publics et la Ville prétendent toujours manquer de foncier et d'argent : mais pour une tour de bureaux, on concède à Unibail un bail emphythéotique de très longue durée, pour un loyer dérisoire, de 2,4 à 6 millions d'euros, alors qu'Unibail peut prévoir un retour sur investissement d'environ 50 millions d'euros. 

 Unibail a aussi bénéficié de conditions extrêmement avantageuses sur le Forum des Halles se contentant de s'engager à verser 222 millions d'euros à la Ville pour le centre commercial, alors que celle-ci a investi presque un milliard d'euros pour la rénovation des Halles. Et Unibail a obtenu un délai de paiement...de dix ans.

Quand il s'agit de logements sociaux, les élus refusent de faire autre chose que de petites unités, pour l'esthétique et la mixité sociale. Mais lorsqu'il s'agit d'une tour de bureaux, on peut sans problème construire des tours immenses, et évidemment sans se préoccuper du nombre immense de bureaux déjà vacants dans la capitale.

Dans le même temps, 126 000 demandeurs de logement social sont recensés à Paris, il y au moins 15 000 SDF en Ile de France, désormais même les familles sont laissées à la rue par le SAMU Social. 

Et même si quelques terrains publics sont cédés à la Ville pour construire du logement, Jean-Yves Mano a déjà annoncé que les surfaces affectées au logement social constitueraient au maximum 40% de la surface totale !

La crise du logement n'est pas une fatalité tombée du ciel : elle résulte de choix politiques, dont celui d'accorder tous les privilèges aux grands investisseurs immobiliers, aux entreprises et aux bureaux, et de ne tenir aucun compte des besoins criants en logement social !

En cet hiver meurtrier pour les mal-logés, les politiques s'agitent médiatiquement, nous promettent quelques réquisitions, inaugurent en grande pompe quelques places symboliques d'hébergement. Mais la solution au mal-logement , ce n'est pas quelques mesurettes, ce sont pas quelques symboles qui ne résolvent rien sur le fond. C'est d'abord et en urgence donner la priorité au logement dans les budgets et dans les opérations d'aménagement et cesser de faire les quatre volontés des investisseurs immobiliers !

14:43 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : unibail-rodamco, tour triangle, plu, anne hidalgo, réquisitions, ville de paris, foncier disponible | | |  Facebook

jeudi, 02 avril 2009

La pépinière d'entreprises de la RIVP occupée par les mal logés en colère

Ce matin, la pépinière d'entreprises de la rue des Haies ( 75020 ) a été occupée par une centaine de membres du collectif pendant plusieurs heures, jusqu'à ce que le directeur général de la RIVP, propriétaire des lieux , s'engage par écrit à un véritable travail sur les situations intolérables vécues par les mal logés, notamment ceux qui vivent dans des hôtels sociaux appartenant directement à la RIVP.

Cette occupation avait pour objectif de poser une question essentielle : alors que le deuxième bailleur social de la Ville de Paris affirme ne pas être en mesure de répondre à la demande de logement social, ce qui est sa vocation, est ce une priorité de proposer des locaux aux entreprises ? Et ce alors que la Ville de Paris dispose de bien d'autres outils pour le faire.

La RIVP, à travers sa filiale le Richemont , exploite et construit aussi des hébergements, des hôtels sociaux, foyers et résidences sociales. De fait ces hébergements précaires sont une voie sans issue pour de nombreux mal logés, qui y restent bloqués pendant des années. Encore une fois, la priorité d'un bailleur social, c'est de proposer des vrais logements.

L'orientation prise par le deuxième bailleur social parisien nous condamne donc à l'attente sans fin, dans des hébergements précaires.

D'ailleurs, la direction de la RIVP a montré jusqu'ici son indifférence à nos urgences: Serge Contat directeur général de la société s'était engagé , suite à des actions , à nous revoir pour faire le point sur les problèmes qui lui avaient été soumis.Cet engagement écrit date de presque un an et n'a pas été tenu. Il aura donc fallu cette nouvelle action, pour qu'il tienne sa promesse de nous rencontrer.

Hébergés, en hôtel, en suroccupation, à la rue, expulsables, nous n'avons plus temps d'attendre.

NOUS EXIGEONS DES LOGEMENTS POUR TOUS MAINTENANT

Le communiqué de l'occupation à télécharger

2009_03_02_tract_collectif_mal_loges.pdf

 

Un reportage et des vidéos de l'action , sur le site du journal Rue 89, locataire de la pépinière d'entreprises

http://www.rue89.com/2009/04/02/la-pepiniere-dentreprises...

 

 

16:58 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : rivp, logement social, mal logés, hôtel, ville de paris | | |  Facebook

mardi, 06 mai 2008

Le maire du 10ème envoie la police contre les mal logés , mais épargne les marchnads de sommeil

Ce matin soixante dix mal logés du collectif se sont fait expulser par les gardes mobiles de la mairie du 10ème arrondissement.C’est la deuxième fois en quinze jours.

Interrogé tout juste après sa prise de fonctions, Mr Rémi Ferraud nouveau maire du 10ème arrondissement déclarait à un journal parisien « Ma priorité c’est l’éradication de l’insalubrité « . Mais le mal logement s'éradique-t-il en expulsant les mal logés ?

A deux pas de la mairie , dans la rue Jarry des dizaines de familles vivent entassées dans plusieurs hôtels meublés.La suroccupation y est un problème général, qui à lui seul devrait justifier le relogement.


A l’hôtel Crystal, la situation n’ a fait qu’empirer ces derniers mois. Au début du mois d’octobre, un arrêté de péril frappe l’hôtel, la Ville de Paris cesse immédiatement d’assurer le financement de l’hbergement. Elle ne propose aux habitants que des hôtels tout aussi dégradés, et dans l’immense majorité des cas, en banlieue.

Les familles , Parisiennes de longue date, avec leurs enfants scolarisés dans l’arrondissement se mettent en lutte pour leur relogement. Malgré des promesses préélectorales, la Ville ne propose aucune solution stable. Et il faut tout l’hiver manifester, occuper, pour que l’électricité ne soit pas coupée, pour faire face aux tentatives d’expulsions sauvages de l’hôtelier.

Au printemps, les travaux sont faits, l’arrêté de péril concernait la façade : mais immédiatement, une autre injonction de travaux suit, les services sociaux refusent la reprise du financement.

Les élections sont passées, et les mal logés de la rue Jarry, leur détermination incommodent la mairie, qui a refait des propositions de changement d’hôtel, sans aucune garantie de stabilité, comme si il était inconcevable que des habitants du 10ème arrondissement soient relogés à Paris dans un vrai logement.

Désormais, les habitants de l’hôtels qu’ils viennent à la mairie à cinq, à dix ou à 60 sont expulsés par la police sans qu’un élu vienne leur parler.

L’hôtelier  a averti les habitants : la Mairie se désintéressant totalement du sort des familles, il s’estime autorisé à multiplier les pressions et les violences. Depuis quinze jours, il n’y a plus d’eau chaude, l’électricité est régulièrement coupée, les provocations physiques et verbales se multiplient .

Rémi Ferraud prend aujourd’hui une lourde responsabilité : la santé des enfants notamment est gravement menacée par cette situation, et le risque d’expulsion sauvage, comme celui de violences graves est permanent.

Les habitants et le Collectif Mal Logés en Colère vont poursuivre leur lutte pour le relogement de tous. Mais si les familles se retrouvent à la rue, si leur intégrité physique et morale est constamment menacée, la Mairie du 10ème arrondissement ne pourra pas se contenter d’accuser les marchands de sommeil. Quand des élus sont prêts à dépenser l’argent public sans compter pour mobiliser des cars de CRS contre les mal logés, mais refusent de se donner les moyens de reloger, ils se font objectivement le soutien de ces marchands de sommeil.

18:09 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : mal logés, marchands de sommeil, rémi ferraud, hôtels, ville de paris, logement social | | |  Facebook

 
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