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mercredi, 12 février 2014

Paris: Anne Hidalgo, osez le relogement maintenant !

A six semaines du premier tour, la campagne municipale s'accélère, les mal-logés ne comptent pas rester en arrière.

C'est au local d'Anne Hidalgo que plus de 70 demandeurs de logement parisiens ont manifesté sans trêve cet après-midi jusqu'à obtention d'une rencontre  avec deux porte-paroles de la candidate, dont Ian Brossat.

Cette manifestation aura lieu chaque semaine, s'il le faut.

Les mal-logés ne peuvent se satisfaire d'un programme qui reste vague sur l'essentiel.

L'urgence, c'est la mise en œuvre d'un vaste programme de relogements par tous les moyens nécessaires . Année après année, le taux déjà très bas de relogements ne cesse de baisser à Paris. Ainsi 12 015 logements avaient été attribués en 2011, seulement 11836 en 2012. Il s'agit d'une baisse continue sur la durée : à titre d'exemple, au niveau des logements du contingent de la Ville, 6,7 % d'entre eux faisaient chaque année l'objet d'une attribution en 1997 , en 2012, le taux de nouveaux locataires est tombé à 4,7 % . Les élus, et au premier rang d'entre eux, Anne Hidalgo mettent en avant les chiffres des nouvelles productions de logements , mais jamais ceux des attributions. Et pour cause, ils sont tous en baisse , chez tous les bailleurs sociaux contrôlés par la mairie : en 2012, le premier d'entre eux Paris Habitat OPH a attribué 210 logements de moins qu'en 2011.

La vraie raison de l'augmentation du nombre de demandeurs est là, et pas dans l'invasion fantasmée de mal-logés venus de banlieue : ceux qui sont classés ainsi sont majoritairement des Parisiens contraints de partir dans des hébergements d'urgence ou chez des tiers et des marchands de sommeil de la petite ou grande couronne, mais qui gardent leurs attaches à Paris.

Le changement ne peut reposer sur une production neuve faite à seulement 20% de PLA-I, les seuls logements accessibles à 75% des demandeurs. Et des solutions immédiates pourraient être mises en œuvre directement dans le parc de la Ville : celle-ci a décidé il y a deux ans de classer les 35 000 logements « non-conventionnés » des bailleurs parisiens en PLS, les plus chers des logements sociaux, correspondant aux revenus d'à peine 15% des demandeurs et largement surnuméraires dans la production actuelle. S'ils l'avaient été en PLA-I, chaque logement libéré aurait pu accueillir ceux dont les demandes croupissent depuis des années, à cause de leurs revenus modestes.

De plus, beaucoup de PLA-I sont désormais des appartements mal rénovés après avoir été achetés dans des immeubles anciens : une part grandissante des nouveaux locataires relogés subit donc d'emblée des problèmes d'insalubrité non reconnus par les bailleurs sociaux.

Anne Hidalgo n'a pris aucun engagement chiffré sur la production de logements très sociaux , alors qu'elle propose de remplacer le logement social par du logement intermédiaire dans les constructions neuves des quartiers populaires de la capitale.

Les mal-logés, les demandeurs de logement social, sont des Parisiens comme les autres : ils ont le droit à des réponses claires à leurs problèmes, à la prise en charge en urgence de leur situation qui se dégrade d'année en année et pas seulement à des discours toujours très vagues, évoquant le logement comme une « priorité » sans définir la manière concrète de traiter cette priorité.

Nous voulons qu'Anne Hidalgo nous réponde , maintenant.


Oser Paris ? Les mal-logés manifestent devant... par HLMPOURTOUS

18:31 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, ian brossat, siemp, rivp, elogie, pla-i, pls, mixité sociale, zac pajol, zac boucicaut | | |  Facebook

vendredi, 28 septembre 2012

Non à l'Usufruit Locatif Social à Paris: la SEM PariSeine occupée

Toute la matinée le siège de la SEM Paris Seine, société d'économie mixte de la Ville de Paris a été occupé par une centaine de mal-logés.

Suite à l'obtention d'un rendez-vous avec Claude Dargent, élu PS au Conseil de Paris, et président de la SEM pour cet après-midi à l'hôtel de Ville et après un long entretien avec le directeur général, nous avons quitté les lieux.


Nous sommes venus protester contre l'introduction à Paris, dans des programmes de construction de logement du dispositif de l'Usufruit Locatif Social, par exemple sur la ZAC Boucicaut (75015) aménagé par la SEM Paris Seine.


L'Usufruit Locatif Social permet à des promoteurs et à des gros investisseurs de bénéficier d'une exonération de la taxe foncière, de l'exonération du logement acquis de l'assiette de l'ISF, d'une exonération de la taxe sur les plus values en cas de revente. En échange, l'investisseur laisse simplement l'usufruit du bien à un bailleur institutionnel pendant quinze ans, le bailleur s'engageant à la fois à entretenir le bien et à le rénover à l'issue de cette période, et également à reloger à ce moment les locataires si le propriétaire ne souhaite pas les conserver.


L'ULS est compatbilisé comme logement social au titre de la loi SRU dès lors que les loyers respectent les plafonds PLS, c'est à dire les plus chers des logements sociaux. Mais au bout de quinze ans, le bien rebascule dans le privé. Quand bien même les loyers sont au delà de ceux du PLS, les avantages fiscaux restent acquis.


A l'heure où l'Etat et les collectivités territoriales affirment manquer d'argent pour répondre aux besoins en matière de logement social, ce dispositif vide un peu plus les caisses en exonérations d'impôts, et ne permet absolument pas aux revenus précaires ou tout simplement modestes d'accéder à un logement.


Le décalage est criant entre l'introduction de ce dispositif à Paris et les déclarations récentes de Jean -Yves Mano , adjoint au Logement de la Ville prétendant qu'une réforme du système d'attribution ne lui conviendrait pas si « elle avantageait mécaniquement les plus précaires ».


De fait, les plus précaires , comme d'ailleurs 75% des demandeurs de logement qui ne peuvent accéder qu' à un PLA-I ne peuvent être avantagés dans un cadre où on ne construit de moins en moins de logements correspondant à leurs ressources.

Lors de notre entretien avec le directeur général de la SEM Paris Seine, celui-ci nous a affirmé qu'il ne s'agissait pas d'Usufruit Locatif Social sur la ZAC Boucicaut ...pourtant la société PERL, qui va construire ces logements parle bien de « loyers maîtrisés » et d'Usufruit Locatif Social dans son communiqué disponible ici :http://leblogdesinstitutionnels.fr/2012/06/26/perl-laurea....


Manifestement, leurs loyers seraient donc encore plus chers que ceux du PLS , et les avantages fiscaux du dispositif bénéficieraient donc à des logements totalement inabordables pour l'immense majorité des Parisiens.


Il est inacceptable que ce type de logements soit construit sur des terrains publics , et de surcroit dans des arrondissements comme le 15ème, ou l'offre de logements sociaux fait cruellement défaut.


D'autres programmes étant annoncés sur Paris , nous demanderons cet après midi des explications à l'Hôtel de Ville lors du rendez-vous obtenu.
 
Plus d'info sur l'ULS, jusqu'ici pratiqué dans les villes souhaitant échapper aux pénalités de la loi SRU:
 
 
 


                     Paris : Des mal-logés occupe l'aménageur Urbain... par HLMPOURTOUS

14:53 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, usufruit locatif social, zac boucicaut, sem pariseine, loi sru, mixité sociale, cession foncier public, logement social | | |  Facebook

jeudi, 13 septembre 2012

Anne Hidalgo, une candidate à la mairie de Paris qui fuit les mal-logés...

Anne Hidalgo inaugurait ce matin une exposition à la mairie du 18ème arrondissement.

Dans une ville qui compte désormais plus de 120 000 demandeurs de logement, survivant dans les pires conditions, une candidate au poste de maire devrait en premier lieu avoir des solutions à apporter aux mal-logés surtout lorsqu'elle est aussi première adjointe de Bertrand Delanöe à l'urbanisme.

Ce n'est manifestement pas le cas , puisque devant une manifestation d'une centaine de personnes venues à sa rencontre, elle a préféré se calfeutrer dans la mairie , sous bonne protection policière.

Son véhicule a cependant été brièvement bloqué par ces mêmes mal-logés.

A l'heure actuelle  la production des deux premiers bailleurs parisiens, Paris Habitat OPH et la RIVP correspond de moins en moins, en nombre et en type de loyers , aux besoins et aux ressources des demandeurs de logement : les PLA-I, les seuls vrais logements sociaux sont construits en quantité dérisoire, alors que les PLS, les plus chers des HLM sont réalisés en surnombre !

Nous ne comptons pas nous satisfaire de cet état de fait qui nous condamne à rester dans le mal-logement et continuerons à interpeller collectivement Mme Hidalgo et les autres élus parisiens.


Le véhicule d'Anne Hidalgo bloqué par des... par HLMPOURTOUS


Le tract diffusé sur place


Demandeurs de logement social et locataires de HLM nous sommes venus à la mairie du 18ème arrondissement à la rencontre d'Anne Hidalgo, 1ère adjointe au maire de Paris , chargée notamment de l'urbanisme, et officiellement candidate au poste de maire pour 2014.

A Paris, la crise du logement s'aggrave à une vitesse exponentielle. Les urgences s'ajoutent aux urgence et la mairie en est réduite à proposer une réforme des procédures d'attribution... qui consiste à gérer la pénurie en ajoutant encore de nouveaux critères de priorité, alors qu'il y en avait plus d'une douzaine.

Le gouvernement vient d'annoncer la mise à disposition de dizaines de terrains publics pour faire du logement ; c'est une bonne nouvelle et au passage cela confirme ce que notre collectif dit à la mairie de Paris depuis des années , à savoir que l'argument du peu de foncier physiquement disponible est faux.

Mais si les terrains sont là, encore faut-il bien les utiliser et y faire du vrai logement social. Nous sommes venus demander des engagements nets et précis à ce sujet à Anne Hidalgo, car ce n'est pas la tendance actuelle.

Par exemple Paris Habitat OPH le premier bailleur social parisien affiche des résultats catastrophiques en la matière. Alors que plus de 70 % des demandeurs parisiens ne peuvent en théorie accéder qu'à un PLA-I , seuls 22 ont été produits en 2011, contre 131 PLS, qui correspondent à 15% de la demande à peine (source : rapport d'activité 2011) ! En ce qui concerne le deuxième bailleur de la Ville, la RIVP, son parc ne comporte que 506 PLA-I sur plus de 50 000 logements.

Autre élément particulièrement inquiétant : malgré les engagements pris en 2011 par Jean Yves Mano de ne pas utiliser ce dispositif, l'Usufruit Locatif Social a été validé concernant 80 nouveaux logements sur la ZAC Boucicaut dans le 15ème arrondissement. Il s'agit de logements en PLS, mais qui en plus ne sont que temporairement dans le domaine public, puisque le propriétaire, un investisseur privé, en cède l'usage pour une durée maximum de 15 ans, en échange d'exonérations d'impôts coûteuses pour la collectivité. Il s'agit donc de faux logements sociaux, inaccessibles à l'immense majorité des Parisiens. Jusqu'ici, il était utilisé par les mairies des Hauts de Seine soucieuses de contourner la loi SRU !

Paris a besoin de vrais logements sociaux en masse ! Et en attendant de nouvelles constructions, des solutions d'urgence doivent être mises en œuvre pour les mal-logés, comme le reconventionnement en PLA-I des loyers intermédiaires ...La RIVP l'a fait symboliquement pour une toute petite partie de son parc, suite à la mise en lumière par la presse des logements aux loyers très haut occupés par des personnalités, c'est donc possible de manière massive !



15:13 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : anne hidalgo, paris municipales 2014, zac boucicaut, caserne de reuilly, pls, paris habitat oph, rivp | | |  Facebook

 
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