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jeudi, 11 octobre 2007

Occupation de la Société Nationale Immobilère par une centaine de Mal-logés en Colère !

La centaine de demandeurs de logement du collectif Mal-logés en Colère à occupé ce matin les locaux parisiens de la SNI pendant près de deux heures. (12 rue Daniel Stern, 75015) initiant ainsi une campagne d'actions contre les plus gros bailleurs sociaux.
Une rencontre entre des représentants des bailleurs sociaux qui composent la SNI, Jean Salines le directeur de l'agence parisienne de la SNI, et le collectif sera organisée sous peu afin d'étudier les dossiers que nous allons présenter.


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communiqué :

Aujourd'hui s'ouvrent les Assises du Renouvellement Urbain, où des Ministres, des bailleurs sociaux vont une nouvelle fois parler de la crise du logement. "Réunions de Chantier"  de Mme Boutin à Lyon, réunions du PARSA et du DALO toujours très médiatisées, Entretiens de l'ANAH ( Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat ), ce lundi
, les colloques , les évènements médiatiques se multiplient sur le front du logement.Ce ne sont cependant  pas dans ces grandes agoras que les décisions sont prises, mais dans les sociétés qui contrôlent pour le compte de l'Etat, la construction, l'acquisition , et la vente
de logements


Nous occupons la  SNI parce que les décisions qui sont prises ici sont la cause des problèmes à l'autre bout de la chaine du logement.

Comment s'étonner de la saturation de l'hébergement d'urgence, que des centaines de milliers de personnes restent bloquées dans des hôtels ou dans des foyers, quand la SNI qui regroupe des bailleurs comme EFIDIS, ou OSICA ( ex-SCIC ), n'a mis sur le marché qu'un millier de logements sociaux neufs sur le marché, chiffre en baisse de 700 unités en deux
ans ? En 2006, 150 millions d'euros avaient été investis, seulement 110 le seront en 2007 .

Si le principal bailleur public ne construit pas plus, d'où sort la soi-disant hausse du nombre de logements sur le marché vantée par Christine Boutin ?

Non seulement la construction n'a rien à voir avec les besoins réels, mais la SNI vend des logements sociaux. Six cent logements ont été cédés en 2006, et le même nombre acheté. Gain en termes de nouveaux logements : Zéro.

Ces quelques chiffres expliquent notre présence dans les locaux parisiens de la SNI : de plus, la SNI qui a apparemment si peu d'argent à investir dans le logement social, dépend de la Caisse des dépôts et Consignations, qui finance et prête des sommes colossales lorsqu'il s'agit de détruire du HLM à bon marché, par le biais de l'ANRU qui tient ses Assises aujourd'hui.

Nous resterons dans les locaux jusqu'à ce que M.Achet, président du Directoire de la SNI vienne nous y rejoindre pour résoudre concrètement les problèmes de logement rencontrés par les mal-logés à cause des carences de la politique de la SNI

14:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : bailleurs, sni, efidis, mal-logés, anru, anah osica, démolitions | | |  Facebook

mardi, 09 octobre 2007

Hôtels de la rue Jarry: les habitants toujours en voie d'expulsion


Depuis les incendies en 2005, les fermetures d’hôtel se multiplient. La liste noire des hébergements que la Ville de Paris refuse de financer s’allonge. Pour autant, si la Ville et la Préfecture se protègent ainsi de toute mise en cause en cas d’accident lié à l’insalubrité, dans les faits, personne ne protège les mal logés en les relogeant, ni même en leur garantissant l’accès à un hébergement stable

A partir du 11 octobre, plus aucun financement ne sera assuré par les services sociaux de la Ville de Paris, pour les familles de l’hôtel Crystal ( 75010) . C’est déjà le cas pour celles de l’hôtel voisin.

La cause : un arrêté de péril, lié à l’état des façades, pris par la Préfecture le 11 août. C’est seulement fin septembre que les habitants auront connaissance de l’existence de cette mesure, ni les services préfectoraux , ni la Ville n’ayant jugé bon de les en informer jusqu’à cette date, ou les travailleurs sociaux leur apprennent que le paiement de leurs hébergements va être interrompu, sans qu’aucune solution, ni de relogement, ni d’hébergement ne leur soit proposée.

Les habitants s’organisent : suite à une occupation de la Mairie du 10ème, ils sont reçus par deux fois par le Maire de l’arrondissement, M. Tony Dreyfus. Après concertation avec Gisèle Stiévenard, adjointe aux affaires sociales de la Ville, M.Dreyfus convie les habitants de l’hôtel à une réunion avec un représentant de la Fondation Abbé Pierre, le lundi 8 octobre à l’Hôtel de Ville du 10éme arrt.

Celui-ci n’est pas là, contrairement à ce qu’avait promis le maire de l’arrondissement, pour proposer une solution de relogement ou d’hébergement, mais pour expliquer aux habitants ….qu’ils peuvent rester légalement dans les lieux sans payer du fait de l’arrêté de péril. Le directeur de cabinet du Maire, présent à cette réunion, confirme qu’il s’agit pour l’instant de la seule proposition de la Ville.

Comment la Ville de Paris peut-elle simultanément refuser de financer les hébergements au prétexte que les hôtels sont dangereux, et dans le même temps enjoindre aux familles de rester sur place et refuser de leur trouver d’autres hébergements ?

Les élus parisiens, comme les services préfectoraux qui ont pris l’arrêté de péril laissent donc les habitants à la merci des pressions des hôteliers, qui exigent déjà leur départ. Qu’importe aux habitants que la loi soit de leur côté, quand il faudrait de longs recours judiciaires pour la faire respecter ? En attendant, dès ce jeudi, les familles ont toutes les chances de subir des tentatives d’expulsion sauvages, des coupures d’eau ou d’électricité et de chauffage, voire pire. Nombreux sont les occupants qui ont déjà vécu cette situation dans d’autres hôtels parisiens

Une nouvelle fois, des discours d’un côté, sur la qualité de la politique du logement menée par la Ville, sur l’augmentation du nombre d’hébergements « de stabilisation « par le Ministère et de l’autre une réalité qui s’aggrave de jour en jour. Des Parisiens livrés aux pressions des marchands de sommeil ou à la rue.

Ne reste donc aux habitants des hôtels de la rue Jarry, comme à tous les mal logés, que la pression des actions collectives pour contraindre la Ville et la Préfecture à assumer leurs responsabilités et à trouver rapidement de vraies solutions.

23:46 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsion, hébergement, hôtels, stiévenard, mal-logés, péril, insalubrité | | |  Facebook

jeudi, 31 mai 2007

OCCUPATION DE L'ANSA de Martin Hirsch par le collectif Mal Logés en Colère !

medium_Photo-0200.jpgOCCUPATION DE L'ANSA de Martin Hirsch par le collectif Mal Logés en Colère ! (31 mai 2007)

Soixante-dix mal logés du collectif et leurs enfants occupent actuellement (31 mai 2007) le siège de l'Agence Nouvelle des Solidarités Actives, 1> passage du Génie, 75012 Paris.> Nous sommes venus pour rencontrer Martin Hirsch, président de l'Agence> et actuel Haut Commissaire au Gouvernement.> Martin Hirsch a annoncé participer à ce gouvernement pour lutter> contre la pauvreté et les exclusions.>  Nous sommes venus lui dire que cette lutte doit commencer> immédiatement, notamment sur le terrain du mal logement.>  Nous expulsables, habitants de logements insalubres, locataires> d'hôtels dangereux, sans domicile fixe, avons été choqués de voir que> la première annonce de la Ministre du Logement Christine Boutin ait
été celle de nouveaux avantages pour les propriétaires quand des> millions de mal logés attendent des mesures fortes pour tous ceux qui> n'auront jamais les moyens d'être propriétaires.
Nous sommes donc ici pour rappeler notre existence dans un contexte où> la bonne santé du marché de l'immobilier se traduit sur Paris et en> banlieue par l'augmentation des loyers, dans le privé comme dans les
HLM, et la multiplication des congés pour vente.>> Nous demandons à Martin Hirsch d'être fidèle dès maintenant à ses engagements, de réaffirmer dans les faits le droit à un logement pour> tous maintenant, de résoudre immédiatement des situations intolérables> qui condamnent des hommes, des femmes, des enfants, à des conditions> de vie indignes dans un des pays les plus riches de la planète, quand
ce n'est pas à une mort prématurée dans la rue ou des incendies.>> Nous demandons à être reçus dans les plus brefs délais par M. Hirsch> et par Mme Boutin.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS, TOUT DE SUITE !
medium_martin_hirsch.jpg

Après de longues discussions avec le président de l'ANSA, Benoit
Genuini le collectif a finalement quitté les lieux, le directeur de
cabinet de Christine Boutin Ministre du Logement, Mr YOU devant nous
recevoir cet après midi au Ministère, afin de commencer la discussion
sur les dossiers les plus urgents.

Il va sans dire que nous attendons des résultats concrets et rapides
de cette rencontre, et qu'en attendant, nos actions ne s'arrêteront
qu'au relogement de tous !

10:50 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : hirsch, ansa, solidarité, active, logement, sdf, mal-logés | | |  Facebook

 
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