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jeudi, 19 mai 2011

HLM : les autres chiffres du logement social à Paris

Le Pavillon de l'Arsenal, vitrine parisienne de la politique du logement de la municipalité a été occupé quelques heures ce matin , jusqu'a obtention d'un rendez vous avec la directrice de l'Atelier Parisien d'Urbanisme.

Demandeurs de logement parisiens, nous nous étonnons du décalage entre deux chiffres: la mairie annonce une production "extraordinaire" de 40 000 logements sociaux sur la mandature, mais dans le même temps le nombre de demandes de logement ne se tarit pas, il augmente , 120 000 cette année.

Une partie de l'explication de ce décalage réside sans doute dans la réalité de ce qui est présenté comme du nouveau logement social et immédiatement disponible:  l'Usufruit Locatif Social qui se multiplie notamment dans les zones tendues du territoire parisien, et consiste en des logements très chers et conventionnés HLM pour une durée très déterminée, et l'achat de logement occupés dont le conventionnement est toujours retardé, amenant les occupants à continuer à acquitter des loyers du niveau de ceux du privé.

Ce type de logements ne résout en rien la crise traversée par les Parisiens aux revenus modestes et la politique du logement doit être évaluée au regard de leur proportion grandissante dans les programmes en cours: lors du rendez-vous prévu la semaine prochaine, la direction de l'APUR s'est engagée à nous fournir les chiffres exacts sur ces programmes.

Communiqué diffusé sur place :

 

40 000 nouveaux « logements sociaux » mais lesquels ?

«  Paris est la ville qui produit le plus de logements sociaux en France et personne ne peut dire que ce que nous faisons n'est pas extraordinaire ». C'est ce que nous a déclaré Jean Yves Mano lors d'un rendez-vous la semaine dernière avec notre collectif.

Pourtant, nous sommes 120 000 demandeurs de logement à attendre une solution.

On ne peut pas nier que la programmation parisienne en matière de logement prévoie bien 40 000 unités pour la mandature.

Mais derrière les « unités », les logements correspondent-ils à la demande ? S'agit-il de vrais logements sociaux, en combien de temps les logements « financés » deviennent-ils des logements habités par des mal-logés aux revenus modestes.

Nous venons aujourd'hui à l'APUR pour avoir ces réponses sur deux types de programmes actuellement en plein essor à Paris :

  • l'acquisition-conventionnement

- Depuis plusieurs mois nous sommes contactés par des locataires dont les immeubles ont été rachetés par les bailleurs de la ville : ces locataires pour certains ont des revenus correspondant à ceux du logement social, mais des mois et des mois après le rachat, leur loyer ne diminue pas.

Lors d'une précédente occupation de ses bureaux le 31 mars, Paris Habitat OPH, premier bailleur social parisien, nous avait menacé d'un procès en diffamation pour avoir évoqué le cas du 34, Alexandre Dumas. Paris Habitat OPH répondait alors à la presse que tout était réglé, mais aujourd'hui aux locataires qui demandent la révision de leurs loyers, le bailleur répond que la convention n'est pas encore signée.

Si ces nouveaux locataires de bailleurs sociaux voient s'éterniser une situation où ils continuent à payer un loyer du niveau du privé, le gain en termes de satisfaction de la demande urgente des mal-logés est nul.

Ces logements doivent être conventionnés maintenant !

  • l’Usufruit Locatif Social

La Ville de Paris impose à tout promoteur de programmes privés un quota de 25% de logements sociaux dans les zones déficitaires en logement social. Mais il s'avère qu'un nombre croissant de ces logements est en fait construit en Usufruit Locatif Social : du logement social de la tranche très supérieure ( PLS) qui retombe dans le privé au bout de quinze ans. Pour le seul bailleur LOGIREP, nous avons relevé une trentaine de logements achevés récemment ou en cours d'achèvement dans les beaux quartiers, notamment dans un ancien hôtel particulier du Marais.

 

Combien de logements sont concernés par ce dispositif et n'ont de logement social que le nom à Paris ?

C'est ce que nous sommes venus demander à l'APUR, car plusieurs sociétés spécialistes de ce genre d'investissements annoncent sur leur site investir à Paris avec des bailleurs sociaux, notamment Paris Habitat OPH.

Les 40 000 logements sociaux programmés par la Ville ne seront déjà pas suffisants pour loger la majorité des demandeurs. Si en plus, une partie n'est que du logement social en papier, rien ne va plus.

 

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT


HLM à Paris : les autres chiffres du logements par HLMPOURTOUS

13:59 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : delanoe, paris-habitat oph, rivp, siemp, semavip, usufruit locatif social, acquisition | | |  Facebook

lundi, 24 septembre 2007

Des murs et un toit...ou un logement pour tous ?

medium_Photo-0196.jpgJeudi 20 septembre, une soixantaine de "MAL LOGES EN COLERE" ont occupé pendant plusieurs heures la CGLLS, caisse de garantie du logement locatif social, 10 avenue Ledru-Rollin, 75012 Paris

 

Des murs et un toit … ou un vrai logement pour tous ?

Christine Boutin l'a déclaré dans une interview du 17 septembre 2007 : « Je veux des murs et un toit pour tous. »

Mais ce que nous voulons, ce que veulent des millions de mal-logés, c'est bien plus que ça. Car un vrai logement, c'est bien plus qu'un toit et des murs, un vrai logement, c'est avant tout un bail à son nom reconductible à vie, un lieu où l'on peut vivre sans se battre avec les cafards, les souris ou l'humidité, où on peut faire la cuisine et inviter des amis ou héberger de la famille.

 

Or aujourd'hui, ce que développe Mme Boutin, ce sont des formes précaires de logement, un éventail qui va de l'élargissement des périodes d'ouverture de l'hébergement d'urgence au système de bail glissant. La politique du logement, c'est plus d'avantages pour les propriétaires, plus de contrôle et de précarité  pour les mal-logés. Que vous soyez un gros bailleur social ou un petit propriétaire, beaucoup sera fait pour que rien ne vienne perturber les profits que vous êtes bien évidemment en droit d'attendre ! Pour les particuliers qui possèdent des logements à louer, la garantie des risques locatifs leur permettra de ne pas craindre les impayés de loyers… dans l'objectif de « remettre sur le marché » quelques uns des 1,937 millions de logements vacants (chiffre extrait du Livre Blanc de l'UNPI 2007).

Or le programme de remise sur le marché des locations géré par la SIEMP à Paris n'a permis de relouer que 177 logements en 2006, sur 20 000 logements vacants dans la capitale. Quel est le bénéfice pour les mal-logés ? Pour les bailleurs sociaux, la CGLLS (caisse de garantie du logement locatif social), un établissement public sous l'autorité des
ministères du Logement et de l'Economie garantit des prêts et prévient es difficultés financières, finance la rénovation urbaine (et les démolitions qui vont avec), favorise la réorganisation et le regroupement des organismes HLM… et sans soute mettra en oeuvre la vente de logements sociaux. Quel est le bénéfice pour les mal-logés, alors que 75% de la population répond aux critères d'attribution d'un logement social ?

Suivi individualisé des SDF, accompagnement social, commission de médiation du DALO ayant le pouvoir de décider de l'urgence et du type de logement qu'il faudrait pour un mal-logé (HLM, résidence sociale, foyer…), système de bail glissant confié à des associations subventionnées, voilà pour les mal-logés.


Depuis 3 ans, le Collectif Mal Logés en Colère se bat pour un logement
Mme Boutin dépense 250 000 euros pour « décentraliser » son ministère pour tous. Après être intervenus avant l'été dans un colloque où Martin Hirsch devait prendre la parole, nous avions obtenu un rendez-vous avec le directeur de cabinet de la Ministre chargée du logement, pour y évoquer différents problèmes rencontrés par les mal logés du collectif. Ce rendez-vous n'a rien donné de concret, et il est resté sans suite. pendant 10 jours à Lyon, à l'occasion du congrès de l'Union sociale pour l'habitat, qui regroupe les organismes HLM, de celui de la Fédération des promoteurs constructeurs et de celui des notaires. Il ne manque que les mal-logés eux-mêmes ! A défaut de décentraliser nos actions à Lyon, nous occupons donc les locaux de la CGLLS.

Nous exigeons le relogement de tous les mal-logés

18:10 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : boutin, sdf, dalo, siemp, mal-logement | | |  Facebook

 
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