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jeudi, 04 octobre 2012

Mobilisation contre les expulsions: les mal-logés occupent le GIP Habitat

Plus de 80 mal-logés ont occupé toute la matinée le GIP Habitatt et Interventions Sociales , au 38, rue de le République à Montreuil.


Cet organisme est financé par l'Etat pour aider au relogement des mal-logés en difficulté.


Mais, si dans les discours, le nouveau gouvernement prétend mettre les moyens nécessaires pour résorber la crise du logement, sur le terrain, la réalité montre qu'il n'en est rien.


Expulsion emblématique aussi parce qu'elle témoigne de l'inutilité et même du caractère piégé des dispositifs mis en place soi-disant pour aider les mal-logés: il s'agissait d'un foyer prioritaire DALO, censé être relogé, cela n'a pas empêché la procédure d'expulsion d'arriver à son terme. La Loi DALO, avec ses critères ultra-restrictifs exclut donc une grande partie des mal-logés mais ne protège même pas ceux qui bénéficient de son label !


De fait, seule la construction et le reconventionnement massif permettront de répondre à la crise: il y a besoin de vrais logements sociaux, donc une majorité de PLA-I, les seuls niveaux de loyer accessibles à 75 % des demandeurs, et en masse, ce qui nécessiterait au minimum le doublement des aides à la pierre, promis pendant la campagne électorale, mais qui a été remplacé dans le budget par une maigre augmentation de 11%.


Mais même une simple mesure comme l'arrêt des expulsions n'est pas prise.
Ce que les mal-logés en lutte n'ont pas accepté sous Sarkozy, ils ne l'accepteront pas avec Hollande.


Les expulsions ne sont que le symptôme le plus visible d'une crise qui plonge des millions d'entre nous dans l'enfer du mal-logement: loyers trop chers, logements trop petits et insalubres, hébergements précaires .


Mais néanmoins , qu'il faille se mobiliser collectivement pour les empêcher , c'est un très mauvais signal envoyé par la nouvelle majorité.


Mal-logement et expulsions : occupation du GIP... par HLMPOURTOUS

 

Le communiqué diffusé sur place

BUDGET LOGEMENT : sans doublement des aides à la pierre, les mal-logés sont condamnés à l'aggravation de la crise

 

Le Collectif des Mal Logés en Colère occupe aujourd'hui le GIP Habitat et Interventions Sociales, à Montreuil. Cet organisme est chargé par l'Etat d'aider au relogement des foyers mal-logés et notamment ceux reconnus prioritaires DALO.

 Le budget Logement est désormais connu. Et malheureusement les choses sont claires : le doublement des aides à la pierre qui devait permettre la construction de 150 000 logements dont 120 000 par les bailleurs sociaux n'aura pas lieu. L'augmentation de l'aide de l'Etat est de 11% seulement, accompagnée d'une nouvelle ponction sur le budget du 1%. Cette ponction relève artificiellement le budget du logement, mais il s'agit d'une simple opération de vases communicants, qui diminuera la construction des collecteurs du 1%.

 En ce qui concerne l'hébergement, une enveloppe supplémentaire de 50 millions d'euros est accordée : c'est un montant dérisoire à l'heure où 70% des appels au SAMU social en Ile de France sont laissés sans réponse. Faute d'offre de logement, l'hébergement est devenu la norme pour une partie considérable des mal-logés, coincés pendant des années dans des structures précaires et coûteuses, notamment les hôtels. Le dispositif reste saturé, et par conséquent devient inaccessible à d'autres demandeurs à qui il reste la rue et les marchands de sommeil.

 Des organismes comme le GIP sont bien financés par l'Etat pour trouver des solutions : mais il faudrait que ces solutions existent , sans quoi cela ne sert à rien. Actuellement , pour le seul DALO, plus de 20 000 dossiers sont en attente en IDF, et encore le DALO est-il déjà très restrictif dans ses critères.

 Nous attendions le doublement des aides à la pierre et des annonces claires sur la construction massive de PLA-I, les seuls logements sociaux accessibles à 80% des demandeurs.


Nous attendions l'annonce de l'arrêt des expulsions.


Nous attendions que l'Etat supprime des dispositifs favorables uniquement aux promoteurs, comme l'Usufruit Locatif Social et d'autres formes de faux logements sociaux qui vident les caisses à coups d'exonération d'impôts et permettent de contourner la loi SRU.

 Nous attendions des engagements immédiats en terme de relogements pour répondre à l'urgence.

 Un gouvernement ne peut pas prétendre faire de l'Education ou de l'Emploi ses priorités et laisser trois millions et demi de personnes mal-logés. Qui peut prétendre qu'on peut avoir une vie scolaire et professionnelle normale sans logement décent.

 Nous sommes déçus et nous sommes en colère : nous ne voulons pas d'un hiver de plus passé à entendre les responsables des structures censées nous aider comme le GIP, nous répondre qu'ils ne peuvent rien nous proposer.

 Nous voulons un logement maintenant.

15:00 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : expulsions, gip habitat et interventions sociales, cecile duflot, aides à la pierre, ush, dalo, super pla-i | | |  Facebook

jeudi, 12 juillet 2012

Les vrais logements sociaux, c'est maintenant: Les mal-logés à l'USH

70 mal-logés ont manifesté ce matin devant l'Union Sociale pour l'Habitat, organisme qui regroupe l'ensemble des bailleurs sociaux publics et privés.

Nous avions déjà interpellé sa vice-présidente, Marie Nöelle Lieneman à l'automne dernier à l'occasion d'un colloque de l'organisation sur l'inadaptation entre l'offre HLM et la demande, notamment au regard du type de logements sociaux majoritairement construits, en PLS, et donc beaucoup trop chers pour 76 pour cent des demandeurs de logement franciliens.

Nous sommes revenus aujourd'hui, à l'occasion d'une réunion où étaient présents les présidents de nombreuses sociétés HLM, pour que soient enfin pris en compte les besoins réels des mal-logés !

 


Paris: Des mal-logés manifestent devant le siège... par HLMPOURTOUS


Le communiqué diffusé sur place

RASSEMBLEMENT DEVANT L'USH : NOUS EXIGEONS DE VRAIS LOGEMENTS SOCIAUX

 

Ces dernières semaines, l'UNPI ( Union Nationale des Propriétaires immobiliers ) a lancé une nouvelle attaque médiatique et juridique contre le logement social, en prenant prétexte de la défense des plus défavorisés, et du prétendu réservoir à hauts revenus que seraient devenus les HLM.

Cette attaque repose sur des arguments fantaisistes pour la plupart, et sur l'idée dangereuse selon laquelle le logement social devrait représenter l'exception et concerner le moins de personnes possibles . Mais il n'en reste pas moins un très gros problème : non pas celui des riches qui habiteraient prétendument en masse les HLM, mais celui du niveau des loyers de ces mêmes HLM.

Nous manifestons aujourd'hui devant le siège de l'Union Sociale des HLM à ce sujet.

 L'organisme réunissant l'ensemble des bailleurs sociaux le reconnaît elle même dans un communiqué en réponse aux allégations de l'UNPI : il y a notamment en Ile de France, des dizaines de milliers de logements du parc social dont les loyers ne sont pas du tout sociaux, qu'il s'agisse des « loyers libres » , de certaines catégories d'ILN , ou des PLI ( logements intermédiaires).

 Les bailleurs sociaux restent très flous sur le nombre de logements concernés, et surtout peu de mesures sont prises pour faire de ces logements des logements sociaux . En effet la question n'est pas tant celle de leurs actuels occupants, mais plutôt celle de leur reconventionnement lorsqu'ils sont libérés : il est tout à fait possible légalement d'en faire des PLUS ou des PLA-I, mais ce n'est pourtant pas le cas.

 Cela coûterait pourtant beaucoup moins cher que les opérations d'acquisition de logements privés déjà occupés , notamment à Paris, où le prix de l'immobilier est très élevé.

 D'autre part, si le logement social doit aussi servir à loger les classes moyennes, qui connaissent également des difficultés de logement, la production actuelle ne correspond pas du tout à la nature de la demande : en Ile de France les PLS, accessibles à des personnes gagnant jusqu'à 2000 euros par mois sont inaccessibles à 78 %  des demandeurs de logement.

 Le nombre de logements produits avec ce niveau de loyer a pourtant triplé en moins de dix ans, quand celle des vrais logements sociaux, les PLA-I augmente péniblement, et que beaucoup d'entre eux sont en réalité des hébergements précaires.

 A Paris, devant cette surproduction de PLS et la sous-production de PLA-I, les autorités en sont à attribuer 78% des PLS à des foyers dont les ressources n'y correspondent pas : de fait, cela entraîne une nouvelle forme de mal-logement, les locataires ayant des difficultés à assumer le loyer, alors même qu'ils sont dans le logement social.

 Ces dernières années, les bailleurs se sont également engagés dans la production de logements en Usufruit Locatif Social : ces logements sont comptabilisés au titre de la loi SRU, alors qu'il s'agit non seulement de loyers du type PLS, mais aussi et surtout de logements temporairement sociaux, appartenant en réalité à des propriétaires privés, qui en cèdent la gestion pour quinze ans, bénéficiant en retour d'exonérations fiscales très importantes ! Ces logements sont pour beaucoup localisés dans des communes des Hauts de Seine qui ont ainsi trouvé un nouveau moyen de contourner la loi SRU, mais Paris s'y met aussi avec un programme de 65 logements dans le 15ème arrondissement, sur la ZAC Boucicaut

 Nous sommes donc venus à manifester devant l'USH pour exiger une production massive de logements vraiment sociaux , vraiment adaptés à la demande.


14:52 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : ush, lienemann, duflot, repentin, pls, pli, logement intermédiaire, pla-i | | |  Facebook

jeudi, 12 janvier 2012

Les mal-logés occupent le siège d'Amalia

Le siège d'Amalia, un des principaux collecteurs du 1% Logement a été occupé pendant plusieurs heures ce matin par une centaine de mal-logés .

Le 18 novembre, lors d'une intervention du collectif à un colloque organisé par Amalia et la vice présidente de l'USH et sénatrice Marie Noelle Lienemann, celle-ci et le président d'Amalia s'étaient engagés à recevoir le collectif.

Finalement, Mme Lienemann n'était pas présente au rendez-vous convenu, et le président d'Amalia après s'être engagé à une seconde rencontre, n'a pas donné suite.

Manifestement, les responsables politiques ou institutionnels en charge du logement social peinent à comprendre l'urgence de la situation: nous sommes donc venus nombreux à Amalia pour leur rappeler que les mal_logés n'ont plus le temps d'attendre qu'on veuille bien se préoccuper de leur sort.

Devant notre nombre et notre détermination, un rendez-vous avec Mme Lienemann et le président d'Amalia a été fixé pour lundi: nous en attendons naturellement plus que des déclarations d'intention sur le long terme, qui n'aboutissent jamais, tels les 25% de logements des collecteurs du 1% qui devaient être réservés au contingent préfectoral et dont les mal-logés ne voient pas la couleur.

UN LOGEMENT POUR TOUS MAINTENANT, C'EST POSSIBLE ET C'EST URGENT

Communiqué diffusé sur place ci-dessous :



Mal-logement : Occupation d"Amalia (collecteur 1%) par HLMPOURTOUS

  

LES MAL LOGES AU SIEGE D'AMALIA

Les mal-logés s'invitent aujourd'hui au siège d'Amalia, le 4ème collecteur du 1% patronal au niveau national.

La raison de notre venue est simple : sur le papier, nous devrions profiter de nos cotisations au 1% pour la résolution de nos problèmes de logement et l'obtention d'un logement social.

Parmi les mesures phares annoncées en 2011 , et qui concernent ce secteur, il y avait notamment l'effort en direction des jeunes actifs qui devait conduite à l'attribution et à la mise sur le marché de milliers de logements.

Il y avait aussi, la réservation pour le contingent préfectoral attribué par l'Etat, de 25% du contingent total de logements des collecteurs du 1% : l'application de cette mesure devait permettre l'augmentation du nombre de logements disponibles pour les salariés et populations les plus modestes, mais aussi un accès simplifié à ces logements.

Actuellement en effet, beaucoup de salariés cotisent, mais la complexité du système fait que très peu accèdent réellement à un logement sur la base de ces cotisations : notamment parce que nombre d'entre eux sont précaires et ne restent pas suffisamment longtemps dans la même entreprise pour obtenir quoi que ce soit mais aussi parce que les employeurs ne font souvent aucun effort pour mettre en œuvre ce droit.

Surtout, une grande part des prestations du 1% sont inaccessibles à la majorité des demandeurs de logement social : les logements privés ou de La Foncière Logement, l'accession à la propriété ne concernent pas les salaires équivalents au SMIC ou même un peu supérieurs.

Des mal-logés sont bien contactés par des organismes du 1% dans le cadre des 25% du contingent réservés par la Préfecture : mais de fait, cela ne va jamais au delà de la proposition, les candidatures étant systématiquement rejetées pour « inadaptation » du dossier ou «  insuffisance de revenus », quand le refus est motivé et transmis , ce qui est rarement le cas. La mesure n'est donc pas appliquée sur le terrain.

Nous avions interpellé le président d'Amalia, à l'occasion d'un colloque organisé le 17 novembre à Paris, avec Marie Noelle Linemann , vice présidente de l'UESH. Devant la centaine de mal-logés présent, le président d'Amalia et Mme Lienemann s'étaient engagés à nous recevoir , à nous écouter et à nous soutenir.

Mme Lienemann n'est pas venue au rendez-vous auquel elle s'était engagée. Quant au président d'Amalia, après un premier rendez-vous rapide et l'engagement d'en tenir un second plus construit en ce début janvier, il a décommandé et ne semble pas pressé de nous faire connaître une nouvelle date.

Les mal-logés sont donc de retour aujourd'hui.

Le 1% , c'est notre argent, c'est nos logements !

16:28 Écrit par Collectif des Mal-logés en colère ! | Lien permanent | Tags : marie noelle lienemann, amalia, action logement, osica, dalo, ush | | |  Facebook

 
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